Sound & fury

De la funk, du synthé dans de la country. On se croirait presque à l'époque de Eliminator de ZZ Top!
Pourtant il s'agit bien du quatrième album de Sturgill Simpson, génie de la country qui a réalisé un authentique chef d'oeuvre A sailor's guide to the Earth, magnifique album sensible et roots.
Et là, on découvre un héros du Kentucky se prendre pour un roi du disco! Il y arrive maladroitement mais la démarche est très courageuse. Sturgill Simpson a eu depuis son dernier essai, une très mauvaise relation avec l'industrie du disque. Son indépendance lui joue des tours. Ce n'est pas pour rien qu'on le croise désormais dans les films de Jim Jarmusch.
Il ne veut pas suivre les règles et il le prouve avec cet album qui fait du rodéo avec les conventions. Ici rien ne se passe comme prévu. C'est un disque très mécanique, à l'image de la couverture. On embarque sur une autoroute du rock'n'roll, électrique et cabossé. Le disque est d'ailleurs accompagné d'un dessin animé japonais sur Netflix. Non, vraiment, Simpson ne veut pas être là où on l'attend.
Il y a des instruments étonnants comme des synthés qui donnent la cadence. La voix de Simpson se met à de nouveaux styles. Le style est très ombragé.
Influencé par le hip hop et la grosse soul délurée, le chanteur s'offre un pied de nez magistral aux stéréotypes. Il enfonce le clou avec deux trois fautes de goût mais le résultat ne manque jamais de panache. Le respect, voilà ce que mérite cet artiste vraiment surprenant!
Elektra - 2019
Ad Astra

CHIANT COMME LA LUNE, CA VOUS VA COMME ENTRÉE EN MATIÈRE ?
APRÈS LE TRÈS MAUVAIS "FIRST MAN" SUR LA NON EXPÉRIENCE DE ARMSTRONG, J'EN ATTENDAIS RIEN D'AUTRE QU'UN FILM SUR L'ESPACE. UN SUJET FASCINANT QUI CES DERNIÈRES ANNÉES A FINI PAR ME LASSER AUTANT DANS LE FOND QUE DANS LA FORME (SAUF QUAND Y'A DE GROSSES BÉBÊTES HEIN !) .
EN FAIT DEPUIS "GRAVITY", QUI M'AVAIT COMPLÈTEMENT TRANSPORTÉ (ON EST D'ACCORD QUE CELA N'A RIEN A VOIR), JE TROUVE TOUJOURS LE MOYEN DE ME FAIRE CHIER. C'EST BIEN DE CHANGER L'AXE DE RECHERCHE MAIS SI CET AD ASTRA EST LOIN D'ÊTRE UNE TORTURE A REGARDER, IL NE PARVIENT ENCORE UNE FOIS PAS À ME FAIRE DÉCOLLER.
C'EST BIEN RACONTÉ, TOUT EN DOUCEUR AVEC BRAD PITT EN VOIX OFF, AUSSI POSÉE QUE SON POULS. C'EST VISUELLEMENT MAGNIFIQUE, APRÈS TOUS LES FILMS SUR LE SUJET, J'EN ATTENDAIS PAS MOINS.
Y A DE TRÈS BONNES CHOSES INATTENDUES ET FINALEMENT DRÔLE COMME LA REPRÉSENTATION DE LA LUNE, COLONISÉE COMME UN SIMPLE STOP DE PASSAGE À L'AÉROPORT...
LES HOMMES QUI D'UNE PLANÈTE A L'AUTRE SE BATTENT TOUJOURS AUTANT POUR LES RESSOURCES (ON EN VOIT 5 MIN ET ÇA AURAIT SÛREMENT ÉTÉ UN MEILLEUR SUJET)... LA MUSIQUE EST TRÈS BELLE ET PUIS CETTE SUPER INSTRUCTION M'A DONNÉ ENVIE D'Y CROIRE MAIS TOUT RETOMBE MALHEUREUSEMENT TRÈS VITE.
IL Y A BEAUCOUP DE LONGUEURS (2H QUI EN PARAISSENT 4!) ET DE FAUX PLANS CATASTROPHES QUI N'APPORTENT RIEN AU RÉCIT. L'ÂGE DE CERTAINS PERSONNAGES QUE L'ON ENVOIE SUR MARS ME PARAÎT INCOHÉRENT, JE VEUX BIEN QUE L'ON SOIT PASSIONNÉ ET DÉDIÉ À CETTE VIE MAIS DONALD SUTHERLAND ET MÊME TOMMY LEE JONES ONT PASSÉS L'ÂGE DE RAISON ET EN SONT PLUTÔT À L'ÂGE DE PIERRES PRÉSENTES SUR PLACE !
DIEU EST ENCORE UNE FOIS PRÉSENT, IL TRAVERSE LA STRATOSPHÈRE DANS UNE SÉQUENCE FURTIVE MAIS UNE DE TROP À MON GOUT, QUI N'A RIEN A FAIRE AVEC CES SCIENTIFIQUES LÀ . ÇA RESTE UN JOLI CONTE SPATIAL EN MODE MALICK INTROSPECTIF QUI N'A VRAIMENT RIEN DE SPÉCIAL.
ET MÊME SI GRAPHIQUEMENT IL DÉPASSE DE TRÈS LOIN "INTERSTELLAR" (AVEC LEQUEL IL Y A PAS MAL DE SIMILITUDES EN FAIT). JE N'AI PAS PEUR DE DIRE QUE JE PRÉFÈRE LE CONTENU DE CE DERNIER ET CEUX QUI ME CONNAISSENT SAVENT COMBIEN CELA SIGNIFIE.
JE NE CONNAISSAIS PAS LES FILMS DE JAMES GRAY, JE NE SUIS PAS UNE GRANDE CONNAISSEUSE DE BRAD PITT NON PLUS, JE CROIS QUE C'EST DU À L'EFFET CHEWING-GUM, VA SAVOIR. (DÉJÀ DEUX FILMS DE PLUS DE 2H CETTE ANNÉE QUAND MÊME). C'ÉTAIT TRÈS BEAU C'EST DÉJÀ ÇA MAIS ON NE S'ATTACHE À AUCUN PERSO, RIEN N'EST DÉVELOPPÉ. "LES SOI DISANTES REPONSES QU'E L'ON ATTEND"...Y'EN A PAS.
PAR CONTRE Y'A DES TRUCS COMPLETEMENT IRRÉALISTE MAIS PASSONS APRÈS TOUT NOUS SOMMES AILLEURS.... IL N'Y A PAS D'ÉMOTION (AUCUNE AUCUNE AUCUNE) SI CE N'EST UN GRAND ENNUI INTERSTELLAIRE QUI VA A COUP SUR RAVIR LES CRITIQUES FERVENTS ADMIRATEURS DE CE GENRE D'IMMENSÉMENT NEANT.
AVIS AUX AMATEURS
Avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Donald Sutherland et Ruth Negga - 20th century fox - 18 septembre 2019 - 2h04
L’homme à la tête de chou, Jean-Claude Gallotta, Rond-Point


Le sexe et la sensualité, c'est
donc de la lingerie, des chemises ouvertes et des mains dans
l'entre-jambe ? Vulgaire simulation !
Où sont les silences ? Où
est le souffle ? Le temps qui passe ? La fragilité ? L'âme de
l'histoire ?
Rien ne vient vibrer au delà de la scène. Rien n'apporte à la musique. Rien ne se dit. Qu'une grotesque illustration des chansons par la danse. Un très mauvais clip.
Jusqu'au 29 septembre 2019
Jean-Claude Gallotta
Théâtre du Rond-Point
Hypersonic missiles

Il s'appelle Sam Fender. Son premier disque se nomme Hypersonic Missiles. Avec de tels indices, on pourrait imaginer un Texan qui adore le rock patriotique et qui rêve de faire du golf avec l'actuel crétin président des Etats Unis. Bah non, il s'agit d'une petite perle anglaise qui visiblement aime beaucoup le Boss.
Sam Fender nous rappelle le jeune héros du film Music of my life, comédie sociale où un désoeuvré des années Tatcher fait l'expérience de la musique de Bruce Springsteen.
Comment ne pas penser à lui quand on entend le saxophone, instrument proche de la nitroglycérine dans le rock'n'roll, dans le premier titre qui donne son nom à l'album? A 25 ans, le Britannique attrape tous les tics du rock eighties du Boss et le ressert à sa sauce, assez piquante et raffinée il faut le dire!
Puisque nous ne sommes pas en face d'une pale imitation du chanteur du New Jersey. Le jeune lad chronique lui aussi son quotidien et dépeint sa génération mais il le fait avec une aisance incroyable.
Il a la bonne idée d'emprunter plus aux Américains. Il rappelle effectivement tous ses songwriters qui veillent avec bienveillance sur un rock efficace mais pas idiot.
Ces chansons seront donc faites pour les salles de concert et dans le meilleur des cas, des stades. Avec sa gueule d'ange anguleuse, on s'attend pas vraiment à autant de charisme et d'assurance dans la voix. Il a une tête de boys band mais Sam Fender a surtout des mélodies qui s'accrochent obligatoirement à nous. Son goût pour les vieux tics du rock font désormais la différence. Ce premier album est une entrée en matière assez excitante. Auréolé de prestigieux prix en Angleterre, ce disque est une arme de destruction massive de mauvaise humeur, de dérision et de cynisme!
Polydor - 2019
Cause & effect

Une semaine très pop puisque derrière ce gros crado de Liam Gallagher, on peut retrouver les dandys vieillissants de Keane, qui continue de réaliser leur pop idéal... respect!
Parce que Keane continue de faire des refrains avec le mot "love" devant et faire "ouhouhouu" dans les couplets. En 2019, il faut le faire. Mais c'est aussi ce qui fait le charme de ce groupe qui rivalisa à ses débuts avec Coldplay dans cette espèce de pop assez lyrique, que certains jugeront facile.
Pourtant le groupe a bien réalisé deux chefs d'oeuvre. Leur premier disque qui avait écarté les guitares pour trouver la quintessence de la pop énergique. Puis il y a six ans avec Strangeland, succession de morceaux de bravoure franchement réjouissants. Un album jubilatoire à découvrir
Cause & effect, arrive donc derrière Strangeland et ne supporte pas la comparaison. On est d'abord déçu car les quatre musiciens vont vers la pop eighties et lui rendent un hommage juste poli.
Puis en réécoutant, on retrouve le talent de Tom Chaplin, chanteur incroyable, capable de tout. Il est vraiment la voute centrale de leurs chansons qui libèrent petit à petit des secrets.
Comme les albums précédents, c'est un disque qui se décortique, au charme surané et discret. Il y a de quoi se réjouir dans ce sixième album qui a mis du temps à venir. A deux ou trois moments, on sent bien que le temps a passé. Les gamins sont devenus des hommes responsables. Il n'y aura pas de folie.
Mais ca reste de la bonne musique bel et bien britannique. Qui nous rassure un peu. On ne vieillit pas tous comme Liam Gallagher!
Island - 2019
Why me Why not?

Avec ses sorties dans la presse et son atttitude, Liam Gallagher ne serait il pas le Donald Trump de la pop music?
En tout cas, ca en a tout l'air lorsqu'il insulte son frère ou un autre artiste. Liam Gallagher a sortit il y a trois ans un disque sous son nom. Après le bide de son groupe, Beady Eye, l'ex chanteur d'Oasis avait joué sur l'humilité et plutôt réussi son premier opus.
Il a évidemment pris la confiance et maintenant, revoilà le grand méchant Liam qui pouvait, il faut l'avouer, nous manquer. Il est toujours aussi crétin. Il reste une grande gueule du cirque rock'n'roll. Il nous fait regretter son taiseux de frère, Noel, qui préfère fabriquer sa musique dans son coin (et il a raison). Bref, le loup est laché dans la bergerie.
Il fait donc cette fois ci beaucoup de bruit pour vendre son deuxième fait d'armes, Why me why not?
Effectivement pourquoi lui? Liam Gallagher a le melon et cela se ressent dans ce disque assez musclé mais qui en fait trop. Ce n'est pas une surprise. Comme le président des Etats Unis, ca ne fait pas dans la nuance.
C'est du gros son à l'anglaise. C'est une sorte de version hypertrophiée de la pop à la manière d'Oasis ou Paul Weller. Il y a des grosses guitares. Il y a de gros refrains. Il y a des gros gospels. Il y a des grosses ballades. Il y a des grosses ficelles un peu partout et l'auditeur peut se prendre les pieds dedans.
Liam Gallagher ne peut pas s'empêcher de faire du Oasis sans la force d'écriture de Noel. C'est de la chanson pour grandes salles. Ce n'est pas déshonorant mais c'est un peu ennuyeux.
Liam Gallagher est plus efficace pour lancer des skuds que pour trouver un peu de poésie dans le son pop. Il en fait des tonnes. On n'est pas surpris. Il devrait bientot se teindre les cheveux en orange!
Warner - 2019
Hollywood (wednesday) Nights

DTV. Voilà trois lettres qui pourraient intriguer vos adolescents, les millenials de tout poil et les amateurs de Shannon Tweed.
Qui ça? Une pulpeuse actrice qui savait se déshabiller avec la classe d'un fantasme de routier ukrainien. Une magnifique créature blonde qui n'avait pas peur des gros calibres. La femme de Gene Simmons, le célèbre bassiste de Kiss. Une comédienne avec des nuances de far breton dans le regard. L'héroïne d'un paquet de DTV!
Le Direct To Vidéo. Le film fabriqué pour combler les étagères de vidéo clubs. Là, on a perdu vos adolescents et les millenials mais pas du tout les amateurs de Shannon Tweed! On compte sur vous pour un jour leur raconter les visites de vidéo clubs!

Ce n'est pas le sujet aujourd'hui. Le DTV, ce fut du pain béni pour TF1 qui a réussi à créer l'évenement dans les années 90 avec sa fumeuse deuxième partie de soirée: Hollywood Night!
Un moment particulier sur la première chaine où d'un seul coup s'abattait tout le mauvais goût des thrillers californiens, racoleurs, débiles, complaisants et assez jouissifs par leur médiocrité!
On avait là l'idiotie d'un bon vieux Charles Bronson et le racolage érotique des films du dimanche soir sur M6. Des blondes faisaient l'amour en slip avant de sortir la sulfateuse contre un salaud de démocrate qui a osé avoir une idée progressiste.
Avouez que c'est un super programme. He bien sachez que ca peut se reproduire le mercredi soir sur la TNT grâce à la solide concurrence virile qui agite NRJ 12 (toujours dans les bons coups) et C Star, le mercredi soir.
Alors les vieux, on se calme tout de suite. Il n'y a pas de donzelle au cerveau de moineau qui font cuicui devant le premier crétin à tablettes de chocolat. Ca manque cruellement d'érotisme gratuit.
Mais en matière de mélasse filmique, les deux chaines ont bien le chic pour nous trouver des nanars d'exception qui feraient les beaux jours des vidéo clubs, si ces derniers n'étaient pas devenus des salles de sports ou des boutiques de vapoteuses.
Il y a donc de comédiens qui ne savent plus jouer. On reconnait des vieilles gloires qui ne font plus du tout d'effort. Il y a des acteurs qui doivent payer des impots. Il y a encore des blondes à sauver. Il y a des morales totalement douteuses. Il y a des réalisateurs qui lancent des défis au bon sens du cinéma. Il y a chaque semaine de quoi se souvenir de ce bon vieux Hollywood Night, rendez vous pour cinéphiles totalement détraqués.
Shannon Tweed, je t'embrasse très fort! A bientot sur NRJ 12 ou CStar?
Malade Imaginaire, Claude Stratz, Guillaume Gallienne, Théâtre Montansier


Un hypocondriaque naïf,
Des charlatans cupides,
Une épouse vénale,
Des filles désobéissantes (mais aimantes),
Des amours contrariées,
Une servante rusée (mais loyale),
Des ballets époustouflants,
Un décor et des éclairages parfaits…
Voilà quelques ingrédients de cette comédie crépusculaire,
dernière pièce écrite et jouée par Molière qui mourra pratiquement sur scène à
la quatrième représentation.
Molière n’aurait pas renié la mise en scène de feu Claude Stratz qui respecte tant l’époque de l’action que l'ambiguïté d’une pièce à la fois résolument burlesque mais aussi effrayante dans son propos, et dans son atmosphère. Les médecins ont des airs de croque-morts (d’ailleurs, « Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes et non pas de leurs maladies. »), tandis qu'Argan ressemble à un gros bébé aussi ridicule que pathétique. Claude Stratz n’hésite pas à appuyer cette dualité en montant des saynètes de Commedia dell’Arte et d’ombres chinoises dans une ambiance de mort (la demeure d’Argan est une ruine magnifiquement éclairée à la bougie).
Claude Stratz prouve, s’il en était besoin, qu’il est inutile de vouloir moderniser Molière dont le génie comique suffit à faire rire aux éclats les enfants (et les adultes !) près de trois siècles et demi après sa mort. La mise en scène et pourtant ancrée dans la modernité, notamment par l’utilisation de saisissantes prothèses permettant de transformer littéralement des comédiens en monstres.
Certes,
en cherchant bien, on peut dire qu’on aurait aimé un Cléante (Yoann Gasiorowski)
plus convainquant et une scène du faux médecin jouée par Toinette (Julie
Sicard) un peu plus subtile, mais il faut bien reconnaitre que la
représentation donnée en ce 24 septembre 2019 était formidable.
Gallienne ne se prend pas pour Gallienne (ouf !) mais met toute sa force et son talent au service d’une pièce qui résonne tout particulièrement dans le magnifique théâtre Montansier de Versailles qui – même s’il fut édifié un siècle après la mort de Poquelin – nous donne l’impression d’assister à une représentation à la Cour du Roi Soleil. Les comédiens sont épatants, avec une mention spéciale pour la petite fille incarnant Louison, qui est bluffante de talent).
Une fois de plus, Molière triomphe à Versailles : le public est debout pour l’acclamer, et c'est mérité !
Jusqu'au 26 septembre 2019
Théâtre Montansier, Versailles
The right stuff

Christina Halladay est une rockeuse. Une vraie. A la tête de son groupe bien vintage, elle a évidemment le droit de citer dans nos pages très féminisées ces derniers temps.
Et elle défend chérement sa place pour obtenir le titre de reine du rock. Sur son deuxième album, la leader de Sheer Mag pousse un cri qui va obligatoirement vous prendre à parti.
Ensuite c'est parti pour de la grosse guitare qui nous rappelle les ancetres les Gaulois... à savoir 38 Special ou autres groupes bien ricains qui n'existent que pour écrire des hits de la route 66. La chanteuse n'a rien à envier à tous ces moustachus de légendes: elle a une voix simplement incroyable.
Halladay roule pour le rock, celui qui fait crisser les basses et qui accélèrent les accords pour offrir le grand frisson. Le retour aux sources du heavy metal est totalement dépoussiérer par la jeune chanteuse et ses camarades.
Même en interne, la légende du rock'n'roll semble être respectée: le groupe use un batteur par an et en change automatiquement. La production profite aussi de ce mélange musclé de rock fm de toutes sortes, avec des guitares et des claviers qui se tirent la bourre. Bref, vintage, ce disque est aussi jouissif. Sheer Mag métamorphose nos vieux souvenirs en belle Bande très Originale pour les bars entre copains!
Wilsuns recording - 2019
Deux moi

Ultra moderne solitude! Un refrain connu repris par Cedric Klapisch qui met en avant ses deux nouveaux comédiens chouchous!
Ce qui nous lie réconliait avec le cinéma très généreux de Cédric Klapisch. Un joli film de famille, avec du rire, de l'émotion et du vin. Et surtout de sacrés comédiens. Nous en retrouvons deux: Ana Girardot et François Civil.
Le réalisateur de L'auberge Espagnole aime la direction d'acteurs. Et Ana Girardot est à coup sûr la plus belle actrice du cinéma français actuellement. Grace à lui. En plus c'est la plus juste. La plus intéressante. Force et sensibilité. On peut dire la même chose pour François Civil, sorte d'incarnation idéale du français moyen.
Le duo ne manque pas de charmes et n'a aucun souci à incarner les trentenaires un peu déphasés par le monde moderne qui ne laisse aucun répit. Leurs nuances nous laissent comprendre la difficulté d'exister dans un quotidien parisien sans merci... un monde sans pitié pour paraphraser un film où jouait le papa d'Ana, Hyppolite!
Klapisch a toujours ce sens de la comédie mais son nouveau film fait dans la redite. Le cinéaste a des thématiques mais elle bascule dans un refrain très entendu sur la solitude des hommes et des femmes où l'on communique beaucoup et on ne se parle pas.
Heureusement pour nous, c'est très bien fait. Les seconds rôles sont aux petits oignons. Comme d'habitude, le réalisateur est un incroyable optimiste qui préfère ne pas trop déprimer sur l'état des choses. Et y a en plus la musique. Et les visages familiers comme madame René (qui est décédée depuis). Et Zinedine Soualem...
Non, on est bien dans son nouveau film mais on s'y ennuie un peu. Klapisch reprend des généralités pour un récit qui ne passionne pas vraiment parce qu'on sait ce qu'il désire le plus. Arriver à un happy end. Un incorrigible optismiste, on vous dit!
Avec Ana Girardot, Francois Civil, Francois Berléand et Camille Cottin - Studiocanal - 11 septembre 2019 - 1h50



