L’homme à la tête de chou, Jean-Claude Gallotta, Rond-Point

Le sexe et la sensualité, c'est
donc de la lingerie, des chemises ouvertes et des mains dans
l'entre-jambe ? Vulgaire simulation ! 

Où sont les silences ? Où
est le souffle ? Le temps qui passe ? La fragilité ? L'âme de
l'histoire ? 

Rien ne vient vibrer au delà de la scène. Rien n'apporte à la musique. Rien ne se dit. Qu'une grotesque illustration des chansons par la danse. Un très mauvais clip.

Jusqu'au 29 septembre 2019
Jean-Claude Gallotta
Théâtre du Rond-Point

Hypersonic missiles

Il s'appelle Sam Fender. Son premier disque se nomme Hypersonic Missiles. Avec de tels indices, on pourrait imaginer un Texan qui adore le rock patriotique et qui rêve de faire du golf avec l'actuel crétin président des Etats Unis. Bah non, il s'agit d'une petite perle anglaise qui visiblement aime beaucoup le Boss.

Sam Fender nous rappelle le jeune héros du film Music of my life, comédie sociale où un désoeuvré des années Tatcher fait l'expérience de la musique de Bruce Springsteen.

Comment ne pas penser à lui quand on entend le saxophone, instrument proche de la nitroglycérine dans le rock'n'roll, dans le premier titre qui donne son nom à l'album? A 25 ans, le Britannique attrape tous les tics du rock eighties du Boss et le ressert à sa sauce, assez piquante et raffinée il faut le dire!

Puisque nous ne sommes pas en face d'une pale imitation du chanteur du New Jersey. Le jeune lad chronique lui aussi son quotidien et dépeint sa génération mais il le fait avec une aisance incroyable.

Il a la bonne idée d'emprunter plus aux Américains. Il rappelle effectivement tous ses songwriters qui veillent avec bienveillance sur un rock efficace mais pas idiot.

Ces chansons seront donc faites pour les salles de concert et dans le meilleur des cas, des stades. Avec sa gueule d'ange anguleuse, on s'attend pas vraiment à autant de charisme et d'assurance dans la voix. Il a une tête de boys band mais Sam Fender a surtout des mélodies qui s'accrochent obligatoirement à nous. Son goût pour les vieux tics du rock font désormais la différence. Ce premier album est une entrée en matière assez excitante. Auréolé de prestigieux prix en Angleterre, ce disque est une arme de destruction massive de mauvaise humeur, de dérision et de cynisme!

Polydor - 2019

Cause & effect

Une semaine très pop puisque derrière ce gros crado de Liam Gallagher, on peut retrouver les dandys vieillissants de Keane, qui continue de réaliser leur pop idéal... respect!

Parce que Keane continue de faire des refrains avec le mot "love" devant et faire "ouhouhouu" dans les couplets. En 2019, il faut le faire. Mais c'est aussi ce qui fait le charme de ce groupe qui rivalisa à ses débuts avec Coldplay dans cette espèce de pop assez lyrique, que certains jugeront facile.

Pourtant le groupe a bien réalisé deux chefs d'oeuvre. Leur premier disque qui avait écarté les guitares pour trouver la quintessence de la pop énergique. Puis il y a six ans avec Strangeland, succession de morceaux de bravoure franchement réjouissants. Un album jubilatoire à découvrir

Cause & effect, arrive donc derrière Strangeland et ne supporte pas la comparaison. On est d'abord déçu car les quatre musiciens vont vers la pop eighties et lui rendent un hommage juste poli.

Puis en réécoutant, on retrouve le talent de Tom Chaplin, chanteur incroyable, capable de tout. Il est vraiment la voute centrale de leurs chansons qui libèrent petit à petit des secrets.

Comme les albums précédents, c'est un disque qui se décortique, au charme surané et discret. Il y a de quoi se réjouir dans ce sixième album qui a mis du temps à venir. A deux ou trois moments, on sent bien que le temps a passé. Les gamins sont devenus des hommes responsables. Il n'y aura pas de folie.

Mais ca reste de la bonne musique bel et bien britannique. Qui nous rassure un peu. On ne vieillit pas tous comme Liam Gallagher!

Island - 2019

Why me Why not?

Avec ses sorties dans la presse et son atttitude, Liam Gallagher ne serait il pas le Donald Trump de la pop music?

En tout cas, ca en a tout l'air lorsqu'il insulte son frère ou un autre artiste. Liam Gallagher a sortit il y a trois ans un disque sous son nom. Après le bide de son groupe, Beady Eye, l'ex chanteur d'Oasis avait joué sur l'humilité et plutôt réussi son premier opus.

Il a évidemment pris la confiance et maintenant, revoilà le grand méchant Liam qui pouvait, il faut l'avouer, nous manquer. Il est toujours aussi crétin. Il reste une grande gueule du cirque rock'n'roll. Il nous fait regretter son taiseux de frère, Noel, qui préfère fabriquer sa musique dans son coin (et il a raison). Bref, le loup est laché dans la bergerie.

Il fait donc cette fois ci beaucoup de bruit pour vendre son deuxième fait d'armes, Why me why not?

Effectivement pourquoi lui? Liam Gallagher a le melon et cela se ressent dans ce disque assez musclé mais qui en fait trop. Ce n'est pas une surprise. Comme le président des Etats Unis, ca ne fait pas dans la nuance.

C'est du gros son à l'anglaise. C'est une sorte de version hypertrophiée de la pop à la manière d'Oasis ou Paul Weller. Il y a des grosses guitares. Il y a de gros refrains. Il y a des gros gospels. Il y a des grosses ballades. Il y a des grosses ficelles un peu partout et l'auditeur peut se prendre les pieds dedans.

Liam Gallagher ne peut pas s'empêcher de faire du Oasis sans la force d'écriture de Noel. C'est de la chanson pour grandes salles. Ce n'est pas déshonorant mais c'est un peu ennuyeux.

Liam Gallagher est plus efficace pour lancer des skuds que pour trouver un peu de poésie dans le son pop. Il en fait des tonnes. On n'est pas surpris. Il devrait bientot se teindre les cheveux en orange!

https://www.youtube.com/watch?v=wiJ9b5u6SPo

Warner - 2019

Hollywood (wednesday) Nights

DTV. Voilà trois lettres qui pourraient intriguer vos adolescents, les millenials de tout poil et les amateurs de Shannon Tweed.

Qui ça? Une pulpeuse actrice qui savait se déshabiller avec la classe d'un fantasme de routier ukrainien. Une magnifique créature blonde qui n'avait pas peur des gros calibres. La femme de Gene Simmons, le célèbre bassiste de Kiss. Une comédienne avec des nuances de far breton dans le regard. L'héroïne d'un paquet de DTV!

Le Direct To Vidéo. Le film fabriqué pour combler les étagères de vidéo clubs. Là, on a perdu vos adolescents et les millenials mais pas du tout les amateurs de Shannon Tweed! On compte sur vous pour un jour leur raconter les visites de vidéo clubs!

shannon et ses canons

Ce n'est pas le sujet aujourd'hui. Le DTV, ce fut du pain béni pour TF1 qui a réussi à créer l'évenement dans les années 90 avec sa fumeuse deuxième partie de soirée: Hollywood Night!

Un moment particulier sur la première chaine où d'un seul coup s'abattait tout le mauvais goût des thrillers californiens, racoleurs, débiles, complaisants et assez jouissifs par leur médiocrité!

On avait là l'idiotie d'un bon vieux Charles Bronson et le racolage érotique des films du dimanche soir sur M6. Des blondes faisaient l'amour en slip avant de sortir la sulfateuse contre un salaud de démocrate qui a osé avoir une idée progressiste.

Avouez que c'est un super programme. He bien sachez que ca peut se reproduire le mercredi soir sur la TNT grâce à la solide concurrence virile qui agite NRJ 12 (toujours dans les bons coups) et C Star, le mercredi soir.

Alors les vieux, on se calme tout de suite. Il n'y a pas de donzelle au cerveau de moineau qui font cuicui devant le premier crétin à tablettes de chocolat. Ca manque cruellement d'érotisme gratuit.

Mais en matière de mélasse filmique, les deux chaines ont bien le chic pour nous trouver des nanars d'exception qui feraient les beaux jours des vidéo clubs, si ces derniers n'étaient pas devenus des salles de sports ou des boutiques de vapoteuses.

Il y a donc de comédiens qui ne savent plus jouer. On reconnait des vieilles gloires qui ne font plus du tout d'effort. Il y a des acteurs qui doivent payer des impots. Il y a encore des blondes à sauver. Il y a des morales totalement douteuses. Il y a des réalisateurs qui lancent des défis au bon sens du cinéma. Il y a chaque semaine de quoi se souvenir de ce bon vieux Hollywood Night, rendez vous pour cinéphiles totalement détraqués.

Shannon Tweed, je t'embrasse très fort! A bientot sur NRJ 12 ou CStar?

Malade Imaginaire, Claude Stratz, Guillaume Gallienne, Théâtre Montansier

© Christophe Raynaud de Lage, coll. Comédie-Française

Un hypocondriaque naïf,

Des charlatans cupides,

Une épouse vénale,

Des filles désobéissantes (mais aimantes),

Des amours contrariées,

Une servante rusée (mais loyale),

Des ballets époustouflants,

Un décor et des éclairages parfaits…

Voilà quelques ingrédients de cette comédie crépusculaire,
dernière pièce écrite et jouée par Molière qui mourra pratiquement sur scène à
la quatrième représentation.

Molière n’aurait pas renié la mise en scène de feu Claude Stratz qui respecte tant l’époque de l’action que l'ambiguïté d’une pièce à la fois résolument burlesque mais aussi effrayante dans son propos, et dans son atmosphère. Les médecins ont des airs de croque-morts (d’ailleurs, « Presque tous les hommes meurent de leurs remèdes et non pas de leurs maladies. »), tandis qu'Argan ressemble à un gros bébé aussi ridicule que pathétique. Claude Stratz n’hésite pas à appuyer cette dualité en montant des saynètes de Commedia dell’Arte et d’ombres chinoises dans une ambiance de mort (la demeure d’Argan est une ruine magnifiquement éclairée à la bougie).

Claude Stratz prouve, s’il en était besoin, qu’il est inutile de vouloir moderniser Molière dont le génie comique suffit à faire rire aux éclats les enfants (et les adultes !) près de trois siècles et demi après sa mort. La mise en scène et pourtant ancrée dans la modernité, notamment par l’utilisation de saisissantes prothèses permettant de transformer littéralement des comédiens en monstres.

Certes,
en cherchant bien, on peut dire qu’on aurait aimé un Cléante (Yoann Gasiorowski)
plus convainquant et une scène du faux médecin jouée par Toinette (Julie
Sicard) un peu plus subtile, mais il faut bien reconnaitre que la
représentation donnée en ce 24 septembre 2019 était formidable.

Gallienne ne se prend pas pour Gallienne (ouf !) mais met toute sa force et son talent au service d’une pièce qui résonne tout particulièrement dans le magnifique théâtre Montansier de Versailles qui – même s’il fut édifié un siècle après la mort de Poquelin – nous donne l’impression d’assister à une représentation à la Cour du Roi Soleil. Les comédiens sont épatants, avec une mention spéciale pour la petite fille incarnant Louison, qui est bluffante de talent).

Une fois de plus, Molière triomphe à Versailles : le public est debout pour l’acclamer, et c'est mérité !

Jusqu'au 26 septembre 2019

Théâtre Montansier, Versailles

The right stuff

Christina Halladay est une rockeuse. Une vraie. A la tête de son groupe bien vintage, elle a évidemment le droit de citer dans nos pages très féminisées ces derniers temps.

Et elle défend chérement sa place pour obtenir le titre de reine du rock. Sur son deuxième album, la leader de Sheer Mag pousse un cri qui va obligatoirement vous prendre à parti.

Ensuite c'est parti pour de la grosse guitare qui nous rappelle les ancetres les Gaulois... à savoir 38 Special ou autres groupes bien ricains qui n'existent que pour écrire des hits de la route 66. La chanteuse n'a rien à envier à tous ces moustachus de légendes: elle a une voix simplement incroyable.

Halladay roule pour le rock, celui qui fait crisser les basses et qui accélèrent les accords pour offrir le grand frisson. Le retour aux sources du heavy metal est totalement dépoussiérer par la jeune chanteuse et ses camarades.

Même en interne, la légende du rock'n'roll semble être respectée: le groupe use un batteur par an et en change automatiquement. La production profite aussi de ce mélange musclé de rock fm de toutes sortes, avec des guitares et des claviers qui se tirent la bourre. Bref, vintage, ce disque est aussi jouissif. Sheer Mag métamorphose nos vieux souvenirs en belle Bande très Originale pour les bars entre copains!

Wilsuns recording - 2019

Deux moi

Ultra moderne solitude! Un refrain connu repris par Cedric Klapisch qui met en avant ses deux nouveaux comédiens chouchous!

Ce qui nous lie réconliait avec le cinéma très généreux de Cédric Klapisch. Un joli film de famille, avec du rire, de l'émotion et du vin. Et surtout de sacrés comédiens. Nous en retrouvons deux: Ana Girardot et François Civil.

Le réalisateur de L'auberge Espagnole aime la direction d'acteurs. Et Ana Girardot est à coup sûr la plus belle actrice du cinéma français actuellement. Grace à lui. En plus c'est la plus juste. La plus intéressante. Force et sensibilité. On peut dire la même chose pour François Civil, sorte d'incarnation idéale du français moyen.

Le duo ne manque pas de charmes et n'a aucun souci à incarner les trentenaires un peu déphasés par le monde moderne qui ne laisse aucun répit. Leurs nuances nous laissent comprendre la difficulté d'exister dans un quotidien parisien sans merci... un monde sans pitié pour paraphraser un film où jouait le papa d'Ana, Hyppolite!

Klapisch a toujours ce sens de la comédie mais son nouveau film fait dans la redite. Le cinéaste a des thématiques mais elle bascule dans un refrain très entendu sur la solitude des hommes et des femmes où l'on communique beaucoup et on ne se parle pas.

Heureusement pour nous, c'est très bien fait. Les seconds rôles sont aux petits oignons. Comme d'habitude, le réalisateur est un incroyable optimiste qui préfère ne pas trop déprimer sur l'état des choses. Et y a en plus la musique. Et les visages familiers comme madame René (qui est décédée depuis). Et Zinedine Soualem...

Non, on est bien dans son nouveau film mais on s'y ennuie un peu. Klapisch reprend des généralités pour un récit qui ne passionne pas vraiment parce qu'on sait ce qu'il désire le plus. Arriver à un happy end. Un incorrigible optismiste, on vous dit!

Avec Ana Girardot, Francois Civil, Francois Berléand et Camille Cottin - Studiocanal - 11 septembre 2019 - 1h50

Un jour de pluie a New York

Cure de jouvence pour Woody Allen. Une fontaine de charme et de bons mots! New York comme on l'aime! Même par mauvais temps!

Cette fois ci, c'est la bonne! On retrouve Big Apple ! Après deux oeuvres au charme rétro, Woody Allen se remet à filmer sa ville. Le décor de Manhattan et Annie Hall. Aidé une fois de plus par la lumière raffinée de Vittorio Storaro, le cinéaste enchante sa ville. Il convoque ses aspects snobinards. Il la filme comme s'il s'agissait d'un personnage, écho protéiforme de la vie foisonnante qui l'anime.

Il ne sera jamais Spike Lee ou Abel Ferrara. New York reflète les petites tragédies bourgeoise avec une exquise ironie, une douceur très amère et une beauté incroyable.

Un endroit que connait parfaitement le jeune Gatsby, étudiant blasé qui décide d'organiser un week end romantique avec Ashleigh, ravissante blonde, à New York. Cette dernière a un entretien avec un célèbre cinéaste en mal d'inspiration. Le rendez vous ne doit durer qu'une petite heure. Ce sera le début d'une cascade d'imprévus qui va séparer les deux tourtereaux...

L'apprentie journaliste va découvrir le monde névrosé des artistes tandis que le jeune homme va replonger dans ses souvenirs en rencontrant de vieilles connaissances.

A l'épreuve de New York, l'amour peut il résister? On le sait chez Woody Allen, le couple est un incessant sujet de conversations et surtout de dialogues assez croustillants.

Il a la bonne idée de choisir de jeunes comédiens pour vivre ces mésaventures sentimentales. Cela donne un style totalement désuet mais d'une élégance folle. Selen Gomez et Elle Fanning n'ont jamais été aussi belles. Le jeune Timothée Chalamet est une version jeune du cinéaste. Que l'on reconnaitra aussi dans le portrait hilarant du cinéaste qui doute. Tout le casting se régale d'une multitudes d'affres amoureux.

Ce film, qui ne sort pas aux Etats Unis pour cause de mauvaise foi généralisée, est un moment délicieux parce qu'il fuit tous les canons actuels et se perd avec délicatesse dans une ville labyrinthique, qui fait battre les coeurs.

Il y a de la mélancolie, de la comédie, de la dérision. Allen ressort toute la panoplie. Mais dans sa ville, il retrouve une sève diabolique. Il tend un piège tendre. C'est du romantisme dans ce qu'il a de mieux.

Les quiproquos sont enlevés mais surtout laisse la place à des vérités souvent mordantes. Allen n'est pas un nostalgique. Son film est sacrément vivant même si l'Amérique puritaine le boude. Inutile de vous dire qu'il s'agit là d'un rayon de soleil en période de rentrée toujours difficile! Une comédie romantique. Une vraie!

Avec Timothée Chalamet, Elle Fanning, Selena Gomez et Diego Luna - Mars films - 18 septembre 2019 - 1h30

Boat

Faites nous confiance et embarquez!

On vous prévient que la barque est assez vétuste. Basse guitare et batterie. A la voix, vous trouverez une hollandaise qui aime gronder et pousser la chansonnette.

Elle a visiblement beaucoup aimé le rock minimaliste des années 90. A l'heure où les Breeders refont surface, la chanteuse et son groupe montre que la jeunesse sait retenir la leçon. Les compositions de Pip Blom sont donc simples mais sacrément électriques.

Les Sonic Youth ou Pavement apprécieraient. Les dissonances sont absolument contenues et distinguées. Les notes tapissent des mouvements musicaux qui dépassent les apparences. Ce n'est pas une succession de chansons proches de l'amateurisme

Heureusement, ca tangue. C'est du rock bien libéré. La radicalité est une preuve de sincérité. La sophistication c'est bel et bien de la planquer dans des chansons simplifiées jusqu'à la vérité du rock'n'roll.

On navigue au milieu d'un océan de titres réussis et purifiés. L'énergie est soft mais accrocheuse. La pochette est sublime mais cet immeuble bleu cache une marée de belles surprises!

On ne veut plus abandonner le navire.

Pias - 2019

Trending

Most Discussed

F.A.I. 2009 / BERTRAND BELIN et TATIANA MLADENOVICH

Et la laïcité bordel !

Diamond Dogs / David BOWIE / (EMI – 1974/ Rééd.2004)

Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu?