Crawl

Cocorico, le metteur en scène français, spécialiste de l’horreur, revient en pleine forme et nous promène dans une piscine de crocodiles. De la série B comme on aime.

Après avoir pêché des piranhas dans un joyeux nanar, Alexandre Aja a produit et réalisé des séries B plus ou moins louables mais qui n’arrivait même plus sur nos écrans. Restait cette persévérance assez incroyable d’un frenchy qui veut réaliser ses rêves américains.

Crawl a tout l’air d’un retour aux sources. Une oeuvre concept. Un survival très simple. Très apre pour le réalisateur de Haute Tension. Donc une jeune femme, qui nage très bien (détail déterminant), veut aider son papa à fuir une violent tempête. Manque de bol, ce dernier est coincé dans la cave, lieu de villégiature d’un gros alligator…

Donc c’est parti pour une partie de cache cache assez sanglante entre le duo et le gros lézard qui réserve lui aussi quelques surprises. Si le film fait l’apologie du pardon familiale, il permet surtout à Aja à reprendre du poil (de l’écaille) de la bête.

Enfermant tout ce petit monde dans une maison envahie par les eaux, le réalisateur semble vouloir aller à l’essentiel. Aidé par des comédiens qui mouillent le maillot, le film court après un aspect primitif, thématique qui colle à la peau du cinéaste. Une sorte de retour à l’état de nature assez spectaculaire.

Court, minimaliste, divertissant, Crawl s’apprécie pour sa simplicité et son humilité. Série B humide, Crawl est une vague de fraicheur à notre époque de produits hollywoodiens bien trop formatés!



Avec Kaya Scodelario, Barry Pepper, Morfydd Clark et Ross Anderson – Paramount – 24 juillet 2019 – 1h24

Auteur: Le Z au Top

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