Alphonse Mucha – Musée du Luxembourg – Paris
Déc16

Alphonse Mucha – Musée du Luxembourg – Paris

Mucha ou la quête d’universalisme Mucha est un universaliste. Convaincu que les différentes cultures ont un socle de valeurs communes, l’artiste n’aura de cesse tout au long de son parcours que de mettre en avant son art au service des progrès de l’humanité, de l’unité et de la paix. “L’objectif de mon travail n’a jamais été de détruire mais de construire, de relier, car nous devons tous garder espoir que les Hommes se rapprocheront, et cela sera d’autant plus facile qu’ils se comprendront.” L’exposition aborde la vie de l’artiste au travers de six thématiques : un bohémien à Paris, un inventeur d’images, Mucha le cosmopolite, Mucha le Mystique, Mucha le Patriote, Mucha artiste et philosophe. Chronologique, l’exposition met très rapidement en avant les grands panneaux verticaux dédiés à Sarah Bernhardt dont celui qui l’a rendu célèbre en 1895, Gismonda. Le parcours finit sur son triptyque en 1936, L’âge de la raison, l’âge de la sagesse, l’âge de l’amour, alors que se font entendre à grand pas les bruits de botte de la seconde guerre mondiale. En tant que personnalité tchèque et franc-maçon, Mucha est un des premiers artistes déportés en 1939, peu de temps avant sa mort. Entre 1895 et la fin de sa vie, l’exposition met en valeur les aquarelles et lithographies qui ont rendu célèbre l’artiste et en ont fait un des représentants majeurs des arts décoratifs de l’art Nouveau : affiches publicitaires théâtrales, pour alcools, papier à cigarettes JOB, ou produits de beauté. “Je préfère être un illustrateur populaire qu’un défenseur de l’art pour l’art.” disait-il. Plus inconnues du grand public, ses oeuvres mettent progressivement en avant les premiers pas d’un illustrateur symbolique dans ceux du peintre allégorique qu’il sera à la fin de sa vie. Il ressort de l’ensemble un réel génie dans l’art de représenter les femmes, entourées de motifs ornementaux de différentes origines, japonaises, celtiques, islamiques, grecques, gothiques, byzantines, selon le fameux « style Mucha ».  Avec en omniprésence, la lumière. Des femmes lumineuses, dans Les Saisons, La lune et les étoiles, ou  pacifiques quand elles préservent dans leurs mains ce qu’il reste de lumière à l’aube de la première guerre mondiale, La lumière de l’espérance. La femme est sans nul doute une muse inspiratrice – voir les études sur La Musique, La Danse, La Peinture, La Poésie– une vénus des temps modernes, figure protectrice mystique parfois. Une ode à l’amour de la beauté et de la paix.  « Je recherchais des moyens de répandre la lumière jusque dans les coins les plus reculés. » Un message pictural pacifique qui fait du bien.       https://museeduluxembourg.fr/expositions/alphonse-mucha 12 septembre 2018 – 27 janvier 2019 Horaires d’ouverture  tous les jours de 10h30...

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JAN FABRE – Ma nation : l’imagination – Fondation MAEGHT
Août18

JAN FABRE – Ma nation : l’imagination – Fondation MAEGHT

My only nation is imagination. Avec cette phrase qui ouvre l’exposition, Jan Fabre vient célébrer l’imagination et le pouvoir du cerveau, icône récurrente et mystique de l’artiste. Un territoire sans limite. Jan Fabre appartient à la liste des artistes contemporains les plus renommés à travers le monde. L’artiste est polyvalent. Il oeuvre aussi bien dans le théâtre contemporain, que la danse ou l’opéra. Si vous n’avez jamais traversé son univers, l’exposition de la Fondation Maeght est une excellente entrée en matière. Celle-ci axe le parcours du spectateur sur trois formes de production de l’artiste : les sculptures, les esquisses qui montrent le cheminement de la pensée de l’artiste et ses oeuvres au stylo BIC. L’exposition, spectaculaire, surréaliste, iconoclaste comme souvent, est facile d’accès pour le profane, seul ou en famille. Vous rêverez, sourirez-ou pas- devant ses magnifiques Pietàs qui avaient fait un petit scandale à la Biennale de Venise de 2011 et qui siègent enfin dans leur totalité dans la cour de la Fondation à la place des habituelles statues de Giacometti. BHL avait réussi à faire venir une des Piétas (Pietà 5) pour son exposition Les aventures de la vérité, mais sans l’estrade dorée et ses 5 sculptures qui participent à la sacralisation de l’oeuvre. La présence de cette oeuvre monumentale dans le paysage solaire de la fondation mérite à elle seule la visite. Superbe. La présence de la mort sous forme d’installation reviendra plus tard dans l’exposition, notamment dans la salle Giacometti, sanctuaire iconoclaste dédié aux Gisants figés dans le marbre de Carrare blanc que sont E.C. Crosby et K.Z. Lorentz. Impressionnantes sculptures funéraires dédiées aux sciences de la vie. Les insectes statufiés parcourent comme dans les Pietàs les corps des scientifiques. Deux matières sont particulièrement exposées, le marbre blanc qui apporte une pureté à chaque sculpture et contribue à la sacralisation de l’objet et la silicone qui accroît le réalisme de cerveaux ou de parties corporelles. Il suffit de faire vibrer légèrement le piédestal des jambes cérébrales pour comprendre l’influence de la matière gélatineuse sur le sujet. L’aspect gélifié des jambes produit une répulsion-fascination digne des écorchés de Fragonard. L’ensemble agit comme un cabinet de curiosités, un entre-deux mêlant sujet et objet, vivant et mort, dans lequel le cortex de Jan Fabre entre en résonance avec celui du spectateur. Un effet miroir égocentrique qui ne peut laisser indifférent et vient rappeler avec talent à tous que l’imagination reste un potentiel unique, pour l’artiste comme pour le spectateur. Jan Fabre en ce sens se place dans la droite lignée de toute la réflexion déjà portée en son temps par Diderot qui plaçait l’imagination au fondement même de notre humanité...

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Bonnard, Vuillard, La donation Zeïneb et Jean-Pierre Marcie-Rivière, Musée d’Orsay
Mar30

Bonnard, Vuillard, La donation Zeïneb et Jean-Pierre Marcie-Rivière, Musée d’Orsay

Bonnard petit maitre Bonnard le brouillon le gentil bourgeois barbouilleur. Tranquillement.
 
Tandis que Vuillard
Vuillard le taiseux s’enfonce dans des silences que nul n’a encore percés

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Christo et Jeanne-Claude – Fondation Maeght – Et le Mastaba fut !
Août10
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Paula Modersohn-Becker, L’intensité d’un regard, MAM
Juin26

Paula Modersohn-Becker, L’intensité d’un regard, MAM

Une femme libre debout nue au bord de sa toile devant nous

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Le Douanier Rousseau, L’innocence archaïque, Musée Orsay
Avr28

Le Douanier Rousseau, L’innocence archaïque, Musée Orsay

Il ne plaît pas, n’a pas plu à son époque, moqué ridiculisé il n’est pas dans l’air du temps il ne respire pas le même air il n’est pas élégant facile léger, il est obscur dense singulier toujours aujourd’hui il tranche il est différent son langage ses couleurs ses formes son instinct

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Picasso Sculpture
Oct27

Picasso Sculpture

Il travaille aussi sur la céramique ou des objets plus petits (certains ont été très peu exposé) puis arrive la plus célèbre période où Picasso se consacre aux assemblages. Il y a de l’humour et de la rage. Picasso défie nos habitudes et nos regards. C’est aussi troublant que ses plus célèbres et fameux tableaux.

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Splendeurs et misères. Images de la prostitution de 1850 à 1910 », musée d’Orsay
Oct16

Splendeurs et misères. Images de la prostitution de 1850 à 1910 », musée d’Orsay

  « Splendeurs et misères » : le titre est tiré du roman de Balzac Splendeurs et misères des courtisanes, publié entre 1838 et 1847, soit juste avant la période traitée dans l’exposition du musée d’Orsay. La prostitution est un sujet forcément racoleur mais il est ici bien argumenté. En effet, la prostitution a été, particulièrement à Paris, un fait social de premier plan pendant le Second Empire (1852-1870) et la fin du XIXe siècle, objet de débats passionnés entre « abolitionnistes » et « règlementaristes », et un thème de prédilection pour les peintres. Concourant à la propagation de la syphilis qui faisait des ravages, il s’agissait aussi d’un problème très sérieux de santé publique, qui nourrit un imaginaire macabre chez certains artistes (comme Félicien Rops). Comme le montrent bien les premières sections de l’exposition, le statut des prostituées était alors ambigu car la prostitution était présente dans toutes les classes sociales, des « pierreuses » misérables en passant par les petites employées et vendeuses accordant leurs faveurs pour compléter leur maigre salaire, jusqu’aux courtisanes de haut vol adulées et prêtes à toutes les excentricités, les « grandes horizontales ». Il était dès lors difficile de les distinguer des « honnêtes femmes » et l’ambiguïté persiste dans la peinture. Replacés dans leur contexte social, des portraits de femmes, des scènes de rue, de cafés ou d’opéra s’éclairent d’un sens nouveau. A travers ce phénomène largement répandu à cette époque, c’est le regard des hommes sur les femmes qui est en jeu et, partant, la condition même des femmes. L’exposition présente un grand nombre d’œuvres, essentiellement des peintures à l’huile dont la plupart, hormis dans les dernières sections qui évoquent la « modernité », datent des années 1870-1880. Toulouse-Lautrec, connu pour sa tendresse envers les prostituées, est l’un des principaux peintres représentés, avec plusieurs huiles et pastels sur cartons en provenance d’Albi ou des États-Unis. Sont aussi convoqués, entre autres, les peintres Jean Béraud, Edgar Degas, Edouard Manet, Gustave Courbet, Emile Bernard, Vincent Van Gogh, Henri Gervex, plus tard Félicien Rops et Edvard Munch et, à la fin (dans les sections concernant la « modernité ), Kies Van Dongen et Pablo Picasso. Un effort particulier a été porté sur la mise en scène, confiée au scénographe Robert Carsen. Ce dernier explique (dans la vidéo de présentation, sur le site d’Orsay) comment il a reproduit sur les murs des nuances de rouge du XIXe siècle jusqu’à un rouge plus « moderne ». Un couloir tapissé de photos agrandies de rues de Paris où se trouvaient des maisons closes marque une transition entre les sections concernant l’espace public et celles traitant des maisons closes. C’est l’occasion d’entrer dans l’intimité de ces maisons, avec une pièce aménagée comme un salon d’accueil, puis...

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Elisabeth Louise Vigée Le Brun, Grand Palais
Oct12

Elisabeth Louise Vigée Le Brun, Grand Palais

Élisabeth Louise Vigée le Brun (1755-1842) a été le peintre officiel de Marie-Antoinette à partir de 1778 et a portraituré, au pastel ou à l’huile, toute la bonne société européenne lors de son exil jusqu’en Russie de 1789 à 1801. Tous les collégiens connaissent son portrait de Marie-Antoinette entourée de ses enfants, reproduit dans les livres d’histoire. Exceptionnellement douée, on compare son art à celui d’un Jean-Baptiste Greuze, son ami, ou d’un Maurice Quentin de la Tour. Elle a excellé particulièrement dans le portrait si légèrement idéalisé qu’il en paraît réaliste, ce qui plaisait beaucoup à ses contemporains. Sa très longue et prolifique carrière, à mi-chemin entre le XVIIIe et le XIXe siècle, lui a donné l’occasion de connaître aussi bien les fastes de l’Ancien Régime que les bouleversements de la Révolution française, l’Empire et la Restauration. Elle a été ainsi un témoin privilégié de l’histoire de France, de l’art de vivre des classes aisées, de l’évolution de la mode, et a croisé nombre de célébrités de l’époque telles que Hubert Robert ou la comtesse de Ségur. Pourtant, elle n’avait fait l’objet d’aucune rétrospective d’envergure avant celle du Grand Palais ; seuls les États-Unis, dont proviennent beaucoup des tableaux exposés, lui avaient consacré une exposition monographique en 1982. L’exposition du Grand Palais suit, en quinze sections, la chronologie de sa vie depuis les années de formation jusqu’à son retour à Paris après l’exil, et s’arrête sur quelques points d’intérêt : ses nombreux autoportraits, la portraitiste de la cour, la peinture de l’enfance et de l’amour maternel, la pratique du pastel et de la peinture à l’huile, notamment. Cette segmentation permet de scander une présentation très complète, sur deux étages, qui pourrait sinon être fastidieuse. Parmi les sections les plus intéressantes figurent celle consacrée à ses rivales en peinture, notamment Adélaïde Labille-Guiard, totalement oubliée aujourd’hui, et aux cours qu’elle a donné à d’autres femmes peintres, ou celle consacrée à ses portraits d’enfants, notamment de son frère Étienne (au début de l’exposition), de sa fille Julie, et de délicats portraits de bébés. Les commissaires de l’exposition ont réussi à réunir plusieurs œuvres issues de collections particulières, comme un charmant portrait de Julie Le Brun se regardant dans un miroir. La scénographie, sobre, met en valeur les œuvres en jouant uniquement sur les couleurs des murs – des tons pastels très doux (mauve, gris, vert, terre de Sienne… à l’exception d’un rouge vif dans les deux dernières salles) tirés des fonds très souvent unis des portraits – et un habile encadrement, au rez-de-chaussée, du magistral portrait de la reine avec ses enfants. Une grande carte de l’Europe présentant le parcours de l’artiste lors de ses...

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Henry Darger: Derniers Jours
Oct08

Henry Darger: Derniers Jours

C’est déroutant. Parfois choquant mais on se passionne pour ses croquis comme pour ses fresques (dé)culottés et colorés. On plonge dans un désordre organisé et parfaitement illustré. Les étrangetés sont des interrogations que l’on aime creuser. La cohérence dans l’illogisme devient un spectacle.

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Beauté Congo
Août10

Beauté Congo

Mise à l’honneur de l’extraordinaire créativité artistique du Congo. Laissez-vous emporter dans ce tourbillon de couleurs, de contestation et d’auto-dérision. Superbe exposition! 300 œuvres d’une grande diversité sont exposées à la Fondation Cartier pour l’art contemporain. De la naissance de la peinture moderne au Congo dans les années 1920 à aujourd’hui, l’exposition retrace près d’un siècle de création. Peintures, photographies, musiques, maquettes, des talents des quatre coins du pays racontent la mémoire collective et l’histoire locale. L’exposition ne manque pas d’humour et encore moins de sens contestataire. Le politiquement correct est absent chez les artistes congolais exposés. Et c’est tant mieux! Cheik Ledy dénonce aussi bien la main mise de l’Occident que les motivations des migrants. Chéri Chérin les nouveaux maitres du monde et les malversations des politiciens surnommés “pourritiques”. Les maquettes de ville universelle de Bodys Isek Kingelez méritent des heures de contemplation. Les détails des gratte ciel fait de matériaux de récup’, l’architecture de ces immeubles aux formes toutes différentes, tout cela fascine. Plonger son regard dans cet urbanisme artistique rend heureux. On se verrait bien habiter dans cette ville de Sète digne d’un Miyazaki. Le succès de l’exposition est au rendez vous. Sans surprise! Dynamique, joyeuse, esthétique, elle interroge, rend hommage, dénonce et se moque. Voyage dans une Afrique moderne, en prise aux grands enjeux de société. Beaucoup de plaisir vous attend! Allez-y! Beauté Congo – 1926-2015 – Congo Kitoko, du 11 juillet au 15 novembre 2015 Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261 boulevard Raspail, 75014 Paris L’exposition est ouverte tous les jours sauf le lundi, de 11h à 20h. Nocturne le mardi jusqu’à...

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The Art of the Brick – L’incroyable art du Lego de Nathan Sawaya
Juin07

The Art of the Brick – L’incroyable art du Lego de Nathan Sawaya

L’exposition est étonnante et spectaculaire. Étonnante parce qu’elle montre l’inimaginable à partir de Lego, spectaculaire parce que les sujets sculptés ont des dimensions humaines qui troublent l’œil du spectateur et sa perception. Le changement d’échelle joue en faveur de l’oeuvre comme chez Ron Mueck ou Jeff Koons. Nathan Sawaya est sans soute un brin mégalomane, un brin fêlé et à coup sûr très rusé. L’homme se présente à travers une vidéo dès l’entrée de l’exposition, avec l’assurance du self-made-man américain qu’il est, puis il continue à vous parler sur les cartels en s’adressant à votre conscience. Cela en énervera certains ou en amusera d’autres. L’homme a débuté par des études de droit et finit avocat. Mais voilà, le soir, l’homme crée avec des Lego. Il est employé par Lego qui voit le filon s’ouvrir à lui. Nathan Sawaya ouvre alors son propre cabinet pour voler de ses propres ailes… de Lego. Les œuvres exposées sont à voir. Qu’on y voie ou non de l’art contemporain ou un geste marketing savamment dosé à partir de produits dérivés, il y a dans les œuvres montrées une continuité autour de la condition humaine et des limites de la matière que l’artiste lie aux limites de l’existence dans une société mondialisée ou l’entreprise impose ses lois. Il y est question de tensions entre le monde intérieur de l’homme et son environnement. Si le pouvoir expressif de la matière Lego est limité -l’art est essentiellement figuratif- les jeux de lumières créent en revanche des effets intéressants sur le relief des visages représentés. Au-delà des concepts ou des symboles, la matière Lego est utilisée par Nathan Sawaya comme un pixel numérique. Notre œil de spectateur est beaucoup moins efficace que l’objectif de nos smartphones pour saisir la réussite réaliste de ses œuvres planes. Prenez une photo d’une œuvre, le constat est saisissant : l’œuvre photographiée est plus réaliste que ce que nous voyons. L’appareil voit ce que nous ne voyons pas. La dernière salle joue de cette ambiguïté. Les œuvres en Lego sont intégrées à des photographies numériques de synthèse avec des couleurs pastels type cartes postales américaines des années 50. Les sujets représentés sont suffisamment simples pour que chacun puisse s’y identifier. Les métaphores sont récurrentes, amusent parfois ou font grincer. La solitude est probablement le personnage qui apparaît le plus dans cette exposition, cette solitude partenaire idéale du joueur de Lego. “Un jeu terrible, cruel, captivant… comme un légo avec du vent…” http://www.theartofthebrick.fr/ Paris Expo, Porte de Versailles, Pavillon 8/A 1 Place de la Porte de Versailles – 75015 PARIS Métro : ligne 12, station Porte de Versailles Tramway : Ligne T2 et T3...

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David Bowie is, Philarmonie de Paris
Avr01

David Bowie is, Philarmonie de Paris

On est tous un peu David Bowie, on a tous une chanson de lui en tête, une image, un visage.

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Les bas-fonds du Baroque, la Rome du vice et de la misère
Mar27

Les bas-fonds du Baroque, la Rome du vice et de la misère

Baroque, définition. En JOAILL. [Se dit d’une perle] Qui est de forme irrégulière, d’une rondeur imparfaite. Le baroque ce sont des gorges renversées des grappes de raisin, des figues, des travestissements des nudités Des débauches des jeux des libertés L’ivresse à toutes les tables, des excès Initiations bachiques, des baptêmes de vin chandelle plantée dans des croupes offertes Des dents gâtées des sortilèges, des crânes renversés des sabbats outrés Dans un seul cadre agité, chairs affaissées, cœur planté sur une lame, pendu grisâtre au cou gonflé, la Mort assise sous un drap blanc drapé au plus près de ses formes, couronne de fleurs autour du cou, cercle de feu sur les genoux, des cercueils d’où se relèvent les squelettes, des pactes étranges des enfants sacrifiés des créatures cauchemardesques Gestes obscènes masques et loups, jeu de hasard et d’aventures où tricher plie les corps en angles désordonnés Désordres. Désobéir. Vivre aux extrêmes à l’extrême voler violer tuer crier de plaisirs. S’enivrer se baiser se bagarrer. L’envers des décors la face invisible des âmes. Assauts de chair et des sens sous la lumière d’or de l’Italie. Les corps s’empoignent se disputent se mêlent. Ils s’accouplent s’offrent jouent des comédies divines sur le sol de l’enfer. Un homme pisse parmi les ruines, Hermès rattache sa sandale, un mendiant joue de son cistre. Les tavernes sont des Palais, soudain le peuple tient le premier plan. Les tourtes à demi-dévorées abandonnées sur les tables de bois aiguisent encore notre appétit de beautés convulsives. Les mots s’enfoncent dans le baroque, la langue perce la peinture à la rencontre de ce qui n’est pas montré ici. Au Petit Palais un abus de langage ne tient pas ses promesses. Les Bas-fonds du Baroque – La Rome du vice et de la misère Au Petit Palais l’exposition n’ose pas s’aventurer dans les bas-fonds. Elle reste prudemment au bord du vice, à la périphérie de la misère. Dans le Petit Palais trottinent des groupes de fourrures, de bijoux, d’appartements cossus et de privilèges. Le choix des œuvres est à leur intention bien-pensante.   Jusqu’au 24 mai 2015 Les bas-fonds du Baroque, la Rome du vice et de la misère, Musée du Petit Palais, Paris. Fermé les lundis et le 1er...

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François Truffaut, l’exposition, Cinémathèque Française
Déc06

François Truffaut, l’exposition, Cinémathèque Française

L’exposition consacrée à François Truffaut à la Cinémathèque est l’un des événements de cet automne à Paris. Rétrospective dans et hors les murs, elle balaie de nombreux aspects de la vie et de l’œuvre de ce grand cinéaste.   Ceux qui connaissent bien la biographie de François Truffaut auront le plaisir de découvrir des documents inédits. Et ceux qui ignorent presque tout du cinéaste sortiront de l’exposition avec l’envie de courir voir tous ses films. Car la Cinémathèque a relevé un défi assez difficile : dans un espace finalement assez limité, elle parvient à aborder de nombreux angles du travail du cinéaste, mais aussi de son parcours personnel et de ses engagements. On le sait, François Truffaut a mis beaucoup de lui dans le personnage d’Antoine Doinel, qui apparaît pour la première fois dans Les Quatre cents coups. Jean-Pierre Léaud incarnera dans quatre autres films ce garçon vif et impertinent, qui deviendra au fil des années un homme un peu moins haut en couleur, voire décevant. Mais l’exposition permet de revoir les images du casting, la lettre de motivation du jeune garçon et les notes du cinéaste après leur rencontre. Car le parcours proposé au visiteur est riche de lettres, de notes en tout genre. Cela va des mots d’absence à l’école de son ami Robert Lachenay aux lettres de Jean Genet, en passant par des photos de son service militaire avant sa désertion. Mais l’on passe assez vite sur l’enfance solitaire durant laquelle le jeune garçon, souvent délaissé par ses parents, s’évade grâce à la lecture, qui restera toujours très présente dans sa vie d’adulte. Ce sont les mots de Truffaut qui sont le plus mis en valeur ici. Qu’il s’agisse de ses lettres à des amis, de ses notes sur des films à venir, de ses critiques et de ses carnets, de ses brouillons, mais aussi des annotations de ses scénarios, l’homme est présenté comme un véritable graphomane. Son bureau est d’ailleurs reconstitué avec soin, non loin de nombreux télégrammes, extraits de films et photos. Le tout donne parfois une impression de « trop » malgré les différents aspects abordés : ses critiques féroces, son travail de cinéaste, la musique… Et, à vouloir ne rien rater, l’exposition donne parfois l’impression d’étouffer le visiteur.       Jusqu’au 25 janvier 2015. Cinémathèque française, Lundi, mercredi à samedi 12h-19h Dimanche 10h-20h Nocturne le jeudi jusqu’à 22h. Ouverture à 10h pendant les vacances scolaires....

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L’Azerbaïdjan, l’élégance du feu, Reza
Nov27

L’Azerbaïdjan, l’élégance du feu, Reza

Paysages étonnants d’Azerbaïdjan en face de visages aux regards perçants. Élégante exposition photos de Reza dans un décor inattendu du Petit Palais. L’exposition fait découvrir l’Azerbaïdjan. Loin du brouhaha de la ville, on s’évade dans ses collines verdoyantes et ses champs fleuris. On part à la rencontre de ses artisans, ses danseurs, ses familles. Reza attire notre regard sur la diversité culturelle mais aussi religieuse du pays. Zoroastrisme, judaïsme, chrétienté et islam cohabitent. Dans le péristyle du Petit Palais, cette galerie de colonnes de marbre entourant le jardin intérieur, des photos grand format font face à des portraits sur voile, ondulant au gré du vent. Les photographies se fondent dans le monument historique parisien. Le photo-reporter Reza porte son regard sur l’Azerbaïdjan depuis bientôt 30 ans. Lors de nombreux voyages dans le pays, il a pu observer ses évolutions, le voir sortir de l’empire soviétique pour valoriser sa propre identité. Situé dans le Caucase du Sud, au carrefour de l’Asie et de l’Europe, ce pays méconnu -si ce n’est pour son pétrole ou le concours de l’Eurovision à Bakou- nous révèle ses 1001 facettes. On salue la force des photos, la poésie de leurs légendes témoignant de la complexité de l’humanité à cheval entre traditions et modernité. Les éclats de rire répondent aux regards de souffrance, tous deux animés par l’élégance du feu sacré. Venez découvrir l’Azerbaïdjan dans les yeux de Reza ! Jusqu’au 07 décembre 2014 au Petit...

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Le Pérugin, maître de Raphaël, Musée Jacquemart André
Nov12

Le Pérugin, maître de Raphaël, Musée Jacquemart André

Exposition sur le peintre italien Le Pérugin, source d’inspiration de Raphaël. Une cinquantaine d’œuvres rapproche l’esthétique de Raphaël et de Le Pérugin au Musée Jaquemart André. Peintre à la Cité Médicis, Le Pérugin a apporté des éléments de décor à la chapelle Sixtine au Vatican, une perception singulière de la Vierge Marie et un sens du portrait admiré. On prend plaisir dans ce musée à pouvoir approcher les toiles. On pose son regard sur la finesse du ciselé des feuilles d’or, le raffinement des tenues, l’harmonie des couleurs. Les yeux ébahis on contemple les drapés, la minutie des traits de visage. Avec un sens du détail et un art des jeux d’ombre et lumière remarquable, sa peinture inspire la sérénité et la tendresse. Musée Jaquemart...

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AD NAUSEAM, Tania Mouraud, Exposition monographique
Sep25

AD NAUSEAM, Tania Mouraud, Exposition monographique

  Au MAC/VAL, AD NAUSEAM, la dernière création audiovisuelle de Tania Mouraud est un vertige d’émotions, de sensations et de réflexions. AD NAUSEAM Marcher le long des trois écrans Trente-cinq mètres de destruction Frôler des désastres Arpenter AD NAUSEAM Si même les écrits ne restent pas, quelle barbarie ? Maelstrom d’actions. Il ne faudrait utiliser que des verbes d’actions, de destruction de réduction d’élimination. D’anéantissement. Des verbes de mouvements, des montées des descentes des diagonales des disparitions. Des verbes massifs. AD NAUSEAM Les tombereaux déversés, ces abondances consommées, rejetées, pilonnées. Les dents de la grue, l’heure n’est pas à la réflexion, il faut saisir, trainer ces corps de papier, les balancer dans les broyeurs, les déchiqueter, les recracher. Ça ne s’arrête pas. Écrasés, lacérés, réduits à rien. Toutes différences effacées. Il arrive que le troisième écran montre soudain une folie de déchirures blanches. Blanches comme des os. AD NAUSEAM De mobile notre corps est devenu immobile. Tandis que devant nous le massacre s’accomplit, tout autour, ce son, ces sons, 1500 samples de sons mécaniques. Ce son qui fait corps, qui est violence, qui diffracte les actions, qui remplit à ras bord. Des sons déchainés comme les images. AD NAUSEAM On tente de lire les titres des livres avant leur enlisement, de se raccrocher à quelques mots, un reste d’humanité, mais d’humanité il ne reste rien. Juste nous. Face à face avec l’Histoire. AD NAUSEAM Et le travail de confrontation se poursuit, machines froides, réalité implacable, le rythme ne faiblit pas, les écrans sont saturés. Entre les dents de fer disparaissent visages promesses savoirs souvenirs. Consommer oublier détruire, passer au suivant lorsque traîne sur le sol vide et souillé la mâchoire mécanique. L’animal repu. Il faudrait crier pour s’entendre. Crier pour entendre. Passer au-delà des rumeurs, des ordres, des autorités. AD NAUSEAM Dehors, dans le calme relatif des façades, d’autres œuvres de Tania Mouraud, en lettres capitales, son alphabet graphique, le langage du rythme, le déchiffrement à révélations, à retardement : « CEUXQUINEPEUVENTSERAPPELERLEPASSESONTCONDAMNESALEREPETER », « MEMEPASPEUR », « IHAVEADREAM » L’artiste nous place entre deux sens, deux voies. A nous de faire la synthèse, d’imaginer le monde dans lequel nous voulons vivre. du 20 septembre 2014 au 25 janvier 2015 MAC/VAL Place de la Libération 94400 Vitry-sur-Seine    ...

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Afrique(s), Pascal Maitre, Maison européenne de la photographie

Attaché à saisir la diversité du continent africain souvent réduit à certaines de ses facettes, le photographe français Pascal Maitre nous livre à la MEP quelques uns de ses tirages mêlant beauté, mystère, effroi et fascination. Le visage d’un enfant des rues de Kinshasa saute aux yeux dès qu’on entre dans la salle. Loin de se contenter de fixer les désastres et fléaux qui touchent le continent, Pascal Maitre interpelle. Grâce à des légendes bien fournies, on recueille des informations de ce qui anime et afflige ses habitants. En passant d’un camp de réfugiés à un salon de beauté ou une salle de jeux vidéo, on dépasse les cases dans lesquelles bien des médias enferment l’Afrique. Des paysages verdoyants du Cameroun ou de Madagascar aux marchés multicolores de Kinshasa en passant par les lumières d’un bar, Pascal Maitre fixe les couleurs qui réveillent le regard. Le tirage en grand format et la couleur des murs de la MEP mettent particulièrement en valeur la beauté et le sens des photos. Pascal Maitre fait sortir l’humanité par delà la souffrance. C’est dans sa capacité à recycler, à magnifier, à résister et surtout à créer que l’Afrique puise, pour lui, sa force. On verrait bien une exposition plus large de ce grand maitre du photo reportage notamment de clichés tirés de ses plus récents et futurs projets. Allez d’ici là à la Mep admirer les Afriques captées par ce talent digne d’un Cartier Bresson ou d’un André Kertész ! Jusqu’au 02 novembre 2014 Maison Européene de la...

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Il était une fois l’Orient-Express – Institut du Monde Arabe
Juin23

Il était une fois l’Orient-Express – Institut du Monde Arabe

                      L’Orient-Express est à quai à l’Institut du Monde Arabe. C’est le moment où jamais ! Errant du côté de l’Institut du Monde Arabe, mon regard se posa sur des wagons bleus qui parlaient à ma mémoire. Ma première réflexion fut -” Tiens ils font fort les cheminots pour la grève ! En plus des bacheliers qui vont rester sur le carreau ou arriver stressés aux épreuves, des classes de découverte des écoliers annulées, voilà qu’ils ont envahi la capitale en semant ça et là des wagons sur les lieux touristiques. Ma pensée fila immédiatement vers le parvis de Notre-Dame. Y avait-il là-bas aussi des wagons posés ça et là pour plaider la cause des cheminots ? Une Micheline à Notre-Dame pour faire ombrage à Esméralda… Des wagons bleus traversés par une bande dorée… Plus de doute possible ! Les cheminots avaient réussi à kidnapper l’Orient-Express et à le planter sur le parvis de l’Institut. Un coup de maître ! Un wagon-salon Pullman Flèche d’Or, un wagon-lit, un wagon-bar Pullman Train Bleu, un wagon-restaurant Anatolie ! Le plus fort était sans doute la présence du guichet. Comment pouvait-on oser demander de l’argent à des voyageurs pour monter dans des wagons qui ne roulaient même pas ? Les cheminots étaient décidément très forts. Comme les autres, tel un mouton, je fis la queue, me disant qu’il devait bien y avoir une raison… et espérant au fond de moi que le voyage serait sans aucun doute imaginaire. Payer pour faire semblant de voyager en train, le défi était enfin merveilleux. Jusqu’où irait l’absurde ? J’appela ma compagne : -“Allô ? Amour ? Je t’invite à bord de l’Orient-Express ? Non ce n’est pas une blague, rendez-vous à l’Institut du Monde Arabe !  – Ça ne se refuse pas !… J’arrive !” Une fois la compagne téléportée, l’invitation au voyage se décompose alors en deux temps : les wagons à l’extérieur et une partie exposition dans l’Institut. En deux temps trois mouvements nous voilà transportés à la fin du XIXe siècle. La bascule est totale. A la vitesse de la lumière, unité de temps, de lieu et d’action, le théâtral Orient-Express récite alors ses plus belles tirades. L’arrivée d’un train en gare de la Ciotat, première série de films des Frères Lumière, vous accueille. Un siècle en arrière, nous aurions sans doute pris les jambes à notre cou et serions sortis en courant de la salle. Aujourd’hui, peu de visiteurs s’attardent dessus. Je contemple cette pièce historique pendant que Nagelmakers lui-même me regarde. Nagelmakers, photographié par Nadar me toise de ces trois mètres de haut. A ses pieds, un train...

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