Grosse rigolade : Le cinéaste Lee Cronin provoque un smash up d’Encanto et de Brain Dead. Tout cela pour détruire une famille américaine insupportable. C’est sûr, la momie s’est réveillée de très mauvaise humeur !
Pour cela on peut lui dire merci. La famille nucléaire yankee en prend un coup. Jeu de massacre il y a. Il est très sale. Ce n’est plus le réveil de la momie mais le retour du vomi. On avait déjà remarqué que Lee Cronin aimait bien faire déborder les corps de toute substance gélatineuse avec Evil Dead Rise.
Lui et ses maquilleurs n’y vont pas avec le dos de la cuillère. Il nous met à rude épreuve. Les corps se déforment, s’agitent et surtout se décomposent. Ajoutez à cela des scorpions et des coyotes pour mâchouiller des personnages malmenés par une vilaine malédiction égyptienne.
Il y a une dizaine d’années, la momie à Hollywood avait été ridiculisé par Tom Cruise. Il n’est pas anormal de la revoir revenir en force. Pas de pitié pour ces Américains abrutis par leur American Way of Life. En Égypte, un couple perd sa fille aînée. Elle disparaît. Huit années passent et on retrouve la gamine dans un sarcophage en plomb. Les parents sont ravis. Le frère et la sœur aussi. L’abuelita aussi. Ils vont tous déchanter : son traumatisme et son isolement cachent un truc bien pire.
Dans une jolie casa du Nouveau Mexique, un drame crade et gluant va se jouer. La petite rescapée est victime d’une terrible malédiction. Il n’y a que les parents éplorés pour ne pas se rendre compte qu’il y a quelque chose qui cloche. Logiquement, face à un tel événement, on devrait faire confiance à quelques spécialistes La science… Non, ici on règle ça dans le cercle restreint de la famille.
Lee Cronin se fout un peu de la logique. Lui, il veut que ça saigne. Que ça bave. Que cela nous choque. Finalement on rit plus que l’on a peur, mais il faut avouer que le bonhomme s’acharne sur tous les membres de la famille. Il n’épargne vraiment personne. Les vieux comme les jeunes. En cela, le film est assez jouissif, sorte de destruction massive d’une famille ordinaire.
Le spectateur est invité à avoir des hauts le cœur. L’auteur fait réellement des efforts au point de dépasser les deux heures de métrage. Mais il veut un spectacle entier et bien fourni. Totalement crétin, le scénario n’est qu’une excuse pour rivaliser avec les premières œuvres de Sam Raimi et Peter Jackson. La maison Blumhouse produit cela avec ses limites habituelles mais le cinéaste parvient à créer une potache satire craspec tout à fait amusante. On se sent comme les personnages un peu sales en sortant de la salle. On peut dire alors que la mission est bien remplie. La momie peut se rendormir paisiblement : elle a bien œuvré dans le petit monde de la terreur. Si le film fonctionne, le sommeil devrait être de courte durée…
Au cinéma le 15 avril 2026
avec Jack Reynor, Laia Costa, Natalie Grace, May Calamawy
Blumhouse | 2h11

