Nowhere Near Old Enough

Vous connaissez Mumfords & Sons? Là c'est un peu la même chose mais en moins bien, moins brillant, moins original.

Chasing Grace veut vous faire danser! Ce quatuor s'est lancé un défi: ne pas le faire selon les codes commerciaux actuels de l'industrie musicale. Pas de dj qui lève les bras en l'air. Pas de dj casqués qui invitent un producteur chanteur qui porte des drôles de chapeaux! Il y a bien une blondinette dans le groupe mais elle ne minaude pas et ne bidouille pas (trop) sa voix pour ronger vos oreilles.

Chasing Grace parie sur la vieille méthode: des guitares sèches qui cavalent sur des airs folkloriques et des voix traditionnelles qui nous font sentir humain. Un peu trop. Si la chanteuse a une voix jolie et erraillée, le chanteur en fait quatre tonnes pour rivaliser avec les géants du genre.

Leurs chansons sont donc lancés pour vous donner l'envie de courir tout nus dans les prés, de vous croire dans une publicité pour les saucisses Herta. Mais le trait est un peu trop énorme pour être totalement sincère. On est bien obligé de contredire le début de ce texte: c'est de la grosse pop qui se cache derrière une sympathique réunion de musiciens folkeux!

Il n'y a pas les gros sabots de la grosse production clinquante et prétentieuse: les titres sont tout de même trop calibrés pour les grandes ondes! C'est fort dommage lorsque la mélodie, dans sa simplicité, est plutôt intéressante. Mais les deux voix en font souvent trop pour nous laisser prendre. Dans le genre, la bande son du film Once restera la référence ultime. Il s'y passe quelque chose. Sur ce disque, on s'ennuie poliment. C'est bien fait mais c'est trop sage. Un peu moins de grâce et un peu plus de crasse, voilà ce qu'on aurait pu apprécier!

Naughty boy recordings - 2015

Barbe-neige et les sept petits cochons au bois dormant‏

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Du Perrault version Rita Mitsouko. Métissage réussi entre danse hip hop, personnages classiques et humour sans limite. A voir!

Du Perrault version Rita Mitsouko. Métissage réussi entre danse hip hop, personnages classiques et humour sans limite. A voir!

Dans le cadre de la 23e édition du Festival Suresnes Cité danse qui se déroule du 16 janvier au 10 février, Laura Scozzi est revenue avec son succès "Barbe-neige et les sept petits cochons au bois dormant". Pour le plaisir du public séduit.

L'italienne Laura Scozzi marie les contes de notre enfance avec les battle et la génération 2.0. Les décors sont flashy et les petites abeilles portent des Adidas blanches. A la fin, la bonne fée se fait rattraper par ses personnages et on tombe dans le quotidien en écho à la chanson Cendrillon de Téléphone. Ici Barbe Neige semble échappée d’un conte jusqu’à ce que la nuit tombe et qu’au réveil l'envers du décor entonne un air… « Les histoires d'amour finissent mal en général ».

Dans cette version actualisée loin du Walt Disney, la Belle au bois dormant ne se réveille pas, Cendrillon perd ses Birkenstocks à paillettes en sortant de boite de nuit et les sept Blanche neige se ruent sur le pauvre nain après avoir ingurgité une Pink Ladie aphrodisiaque… Eclats de rire dans la salle. Autant dire que si tu viens pour le hip hop et Marvin Gay, c'est raté mais si tu viens pour rigoler c'est gagné! En même temps, difficile de breaker avec un déguisement d'ours en peluche. Quoique, les deux videurs de la boite de nuit de Cendrillon ne s'en sortent pas si mal…

On sort enfin réconcilié avec le Prince charmant qui n'est pas du tout grand beau et fort mais plutôt gringalet, puéril et bourré. Du vécu? Heureusement Barbe bleue fait diversion avec un jeu de fesses d'enfer et un show de crooner digne de Barry White! Un vent de bonne humeur souffle sur Suresnes et son festival.

Festival Suresnes cités danse - 23ème édition

Durée 1h15

 

36ème Festival mondial du cirque de demain

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Une célébration de force et de créativité par les talents du cirque de demain. De toute beauté.

« Le festival met en avant le talent incontestable de la jeunesse mondiale. 14 pays sont représentés pour élever les futurs stars des pistes de demain» annonce d'emblée Alain Pacherie, directeur de cette 36e édition.

Ce qui épate d'emblée c'est l'aisance d’exécution des numéros. Les circassiens manient la corde, la roue comme si cela ne demandait pas d'effort. Les corps s'élancent, les muscles se tendent et tout n'est que beauté et sensualité.

Des prouesses d'équilibre, de souplesse et d'idées se présentent à nos yeux ébahis. Au delà de la technique et de l'originalité des performances, c'est bien la capacité à nous emporter dans leur univers qui attire l’œil. Les meilleurs nous racontent une histoire.

Trois numéros emplissent ainsi d'une émotion toute particulière. Celui de l'américain Matthew Richardson. Son corps sculptural ne fait qu'un avec sa roue Cyr. La précision des gestes et la poésie des formes crées subjuguent le public. Le duo russo-ukrainien Gold art offre un numéro de main à main d'une extrême sensualité. Et enfin dans le duo Kiebre, les corps sanglés et enlacés de Campanita Soledad d’Urugay et Oskar Mauricio de Colombie nous transportent dans des sphères célestes.

Parmi une sélection de 350 candidats, 24 numéros des plus spectaculaires illustrent la richesse du cirque contemporain. Le corps, au cœur de cette expression artistique, se plie à une discipline drastique et nous transmet toute l'énergie de la jeunesse passionnée. Bravo.

http://www.cirquededemain.com/presentation/historique/festival/40

La Solution Finale

Ce pourrait être une aimable série B, un jeu avec les références. C’est plutôt un livre troublant où ce qui n’est pas dit, finit par envahir la conscience du lecteur.

Michael Chabon est un auteur reconnu aux Etats Unis. Il publie depuis 1988. On lui doit Les mystères de Pittsburg ou Des garçons épatants qui a été adapté au cinéma par Curtis Hanson sous le titre de Wonder boys (avec Michael Douglas).

Les aventures de Kavalier et Clay l’ont hissé au rang d’auteur culte. Pendant plus de 700 pages, il raconte l’odyssée de deux jeunes juifs inventant des super-héros dont l’objectif est de détruire le IIIe Reich, pendant les années 1930. C’est un roman magnifique et presque l’ultime roman d’aventures.

En tant que scénariste, il a participé à la gestation de Spiderman II, qui fut un triomphe dans le monde entier. Michael Chabon se situe à la croisée des chemins entre deux mondes, d’un côté le roman populaire hérité d’Alexandre Dumas et Paul Féval, de l’autre côté la littérature qui se nourrit des grandes œuvres et des mythes.

Il est à la croisée des chemins et son existence est la preuve qu’une fusion des deux mondes est possible.

Auteur de gros romans copieux et lyrique, il propose aussi La solution finale, une novella, un divertimento datant de 2004.

Pour le plus grand plaisir du lecteur, Chabon imagine un Sherlock Holmes quasi nonagénaire rencontrant en 1944 un petit garçon juif rescapé de l’Holocauste. Ce petit garçon porte à l’épaule un perroquet qui attire la convoitise de beaucoup de monde.

Le perroquet disparu et un meurtre plus tard, la police locale demande au célèbre détective désormais reconverti dans l’élevage d’abeilles, de reprendre du service.

Chabon est un styliste doué et un narrateur hors pair. Il vous ballade autant qu’il fait progresser l’intrigue. Cela dit, le fin mot de l’intrigue ressemble à ce qu’Alfred Hichcock appelait un MacGuffin, c’est-à-dire un secret juste destiné à faire avancer l’histoire.

Ce qui rend le livre touchant et profond, outre la renaissance et la nouvelle exploration d’un mythe littéraire, c’est la façon dont ce court roman s’adosse à la Shoah. Il n’en parle jamais ou rarement, par allusion. Elle est donc présente et déploie son ombre sur le roman.

Pavillons poche - 152 pages

La Fille du 14 Juillet

Comédie sans moyen mais nourrie d'une infinie douce nostalgie. Un petit parfum de liberté souffle sur le cinéma français!

C'est effectivement le genre de comédie qui n'intéresse pas vraiment les producteurs français. Pas de stars et une passion évidente pour le bon vieux sketch burlesque et le détail qui tue. La fille du 14 juillet est hors du temps et demande une connaissance certaine du cinéma de papa pour apprécier la saveur de sa légèreté!

Antonin Peretjatko, le réalisateur, convoque pour son film les petits accélérés des vieux films de Molinaro, les petites caricatures sociales de De Broca, le charme bavard et bord de plage d'Eric Rhomer ou le cinéma libre de Jacques Rozier. Le tout se mélange avec un humour frais, délirant et gentiment absurde!

C'est la crise en France. Pour la remettre au boulot, on écourte les grandes vacances d'un mois. Les juilletistes sont heureux mais les aoutiens font la tronche. Hector s'en fout: il veut partir en vacances avec Truquette, une jolie brune au chômage. Accompagnés d'amis hurluberlus, le voyage devient complètement fou!

A contre courant, voilà ce qui convient le mieux à ce petit film. Il se moque de tout, dans la bonne humeur et parodie avec bienveillance toute une histoire du cinéma français. Ca part dans tous les sens avec un goût effectivement réel pour la liberté.

Il y a de la poésie, du surréalisme, du slapstick et des moments plus graves. Les filles sont belles. Les garçons sont idiots. Quelques vérités se promènent dans cet élan quasi anarchique de cinéma festif et pétaradant. C'est normal, ca se passe le 14 juillet! Ne perdez votre temps pour le voir!

Avec Grégoire Tachnakian, Vimala Pons, Vincent Macaigne et Marie Lorna Vaconsin - Shellac - 2013

Interstellar

Ha ce bon vieux Hans Zimmer, le roi de la BO fourre tout et du sound design tout mou! Il se transcende dans le psychologique Interstellar et ses visites de trous noirs!

Ca fait quelques années déjà que le budget de la musique de film a sérieusement baissé. Maintenant les grands auteurs sont priés de faire dans l'humilité dès que c'est possible. On ne parle plus de musique mais de sound design: illustrer l'image avec quelques notes, un synthé ou un petit orchestre.

Hans Zimmer, capables de belles envolées lyriques, est devenu le maître du genre. Il a toujours le droit de participer à de grosses productions qui demandent un orchestre symphonique mais il sait faire en matière de bidouillages pour faire dans l'emphase et imposer un thème sans trop se casser, toujours fortement critiqué pour des sources d'inspiration toujours trop évidentes.

Bref, on l'attendait au tournant avec Interstellar et son illustration de cette quête spatiale et intérieure. On n'est pas déçu: il y a des choeurs qui nous hérissent les poils et des nappes de synthétiseurs qui font réfléchir...ou somnoler, c'est selon votre état!

On pense beaucoup à 2001, bande son sonore qui s'impose à tous les esprits dès qu'un cinéaste veut s'envoler dans l'Espace. On pense à la musique du dessin animé Akira pour le coté martial. On pense aussi à la musique de The Fountain pour les touches de piano élégantes et les ruptures osées.

Ce n'est pas du tout désagréable à l'oreille. Mais ce n'est pas aussi neuf que le film. Ce dernier a des défauts. La musique aussi. On s'amuse de l'orgue un peu hystérique qui se promène dans les compositions. Le disque est un pot pourri de tout ce que peut faire Zimmer, du meilleur jusqu'au pire. Ca nous transporte pas dans une autre dimension, cela ne détruira pas la planète: cela reste une musique d'ambiance assez inédite dans le genre.

Sony Music - 2014

Henny

Henny était une poule.

Si, si, elle était une poule, mais elle était un peu différente des autres. Pas tant que ça non plus, mais un peu différente quand même : Henny est née avec des bras.

Pour le reste tout était normal de la crête jusqu’aux pattes. Alors parfois Henny était très heureuse d’avoir des bras, mais parfois elle les trouvait bien encombrants.

Et puis en grandissant elle a dû se poser des tonnes de questions qu’aucune poule ne s’était jamais posées.

Était-elle droitière ? Devait-elle se limer les ongles ? Mettre du déodorant ? J’en passe… Un jour elle a rattrapé un œuf que le fermier avait laissé tomber ; ce fut une révélation pour elle, ses longs bras allaient lui permettre de réaliser des merveilles.

Quel album attendrissant et drôle !

Elisabeth Rose Stanton raconte là une histoire à laquelle on a envie de croire. Et pourquoi pas ? Ce n’est pas si extraordinaire que ça une poule avec des bras ? Ça doit être bien embêtant mais pas tant que ça finalement.

Vous l’aurez compris, on parle là de différence, du regard des autres et des possibles que cela offre.

Les illustrations aux tons pastel donnent une grande douceur à cet album aux allures si simples mais aux détails si précis. C’est parfaitement mené et d’une grande poésie.

Foncez vite faire la connaissance d’Henny !

Seuil Jeunesse

Into the Woods

Une vraie comédie musicale, où ça chante sans arrêt, où le cinéma a bien du mal à s'adapter au format des "musical", où Disney fait franchement n'importe quoi. Ce n'est plus une forêt magique mais le Bois de Boulogne!

Car notre pauvre Meryl Streep se retrouve dans le rôle d'une sorcière bien destroy qui rêve de retrouver sa belle peau de jeunesse. Lorsque le miracle se réalise, on est plutôt en face d'un artiste du cabaret Chez Michou! On a aussi le droit de s'étonner le perruque qui finit de ridiculiser le comédie Chris Pine, qui joue un prince Charmant grotesque.

Ce ne sont que quelques détails. Into the Woods est une énormité: une comédie musicale avec toutes ses exagérations, ses fantaisies et ses insupportables tics de Broadway. L'idée est amusante: réunir plusieurs contes pour enfants pour raconter une nouvelle histoire. Le petit Chaperon Rouge croise la route de Jack et ses haricots magiques, Cendrillon, Raiponce et un couple de boulangers qui se perdent dans la forêt et provoquent toutes sortes de catastrophes!

Ca ne va pas les empêcher de chanter! Rob Marshall, responsable du très bon Chicago, n'adapte pas le spectacle de Broadway: il le recopie! Cependant le rythme d'une comédie de Broadway n'est pas tout à fait idéal pour un film hollywoodien. Coupé en deux (sans entracte), le film est bipolaire avec une première partie rigolarde puis un deuxième acte plus noir et bizarre pour un blockbuster familial. Pour faire le lien, le réalisateur fait entrer et sortir Meryl Streep qui grimace en permanence.

Disney produit mais s'offre une maladroite psychanalyse des contes qui nourrissent son compte en banque! Les ruptures de rythme sont parfois difficiles. Le ton est parfois glaçant, osant révéler les horreurs qui se cachent derrière les histoires pour nos bambins.

Des chansons étonnent donc mais d'autres horripilent. Le second degré est très mal assuré par le cinéaste, paresseux de retravailler le matériel original. Evidemment l'esthétisme bariolé ajoute au malaise, avec une production qui pille sans honte l'univers de Tim Burton. C'est un film à la dérive. On n'est plus dans une forêt mais dans un vrai désert créatif! Allez vous promener ailleurs!

Avec Emily Blunt, James Corden, Anna Kendrick et Meryl Streep - Disney - 28 janvier 2015 - 2h02

The Third

Le trio vintage découvre le monde moderne. Leur troisième album devrait convaincre le grand public et décevoir un peu les fans de la première heure!

La famille Durham est totalement fréquentable. Deux soeurs et un frère qui connaissent tout de la musique old school, du folk traditionnel au blues ancestral. Pas bien vieux, le trio reprend avec gourmandise ses styles si datés pour de longues chansons originales aux influences rétros et sympathiques!

Leur second album les a fait connaître. On aimait bien le coté foutraque et joyeusement anarchique. Pour leur troisième essai, tout est beaucoup plus ordonné. Il y a encore les cuivres un peu jamaïcains et cette guitare au son clair qui sautille de morceau en morceau.

Mais c'est Mick Jones qui a pris les commandes de la production. Ca ne rigole pas avec l'ancien Clash. Il apporte une véritable organisation au trio. L'efficacité est là. La spontanéité du précédent disque est gommé: il reste ce mélange habile entre tous les styles vintage pour un rockabilly réjouissant d'un bout à l'autre du disque.

Mais le groupe a un peu perdu de son charme dans l'histoire. Le producteur est rigoureux: ca vire à la démonstration au détriment du plaisir et de la fraternité qui explosaient dans l'effort précédent. Mais il ne faut pas bouder non plus son petit bonheur de musique fifties.

Le son est plus propre. La production semble plus confortable. Mais le voyage dans le temps se produit tout de même. Le contrat est rempli. Avant par des amateurs gourmands; désormais par des professionnels bien encadrés!

Sunday Best - 2015

Il était une fois complètement à l’Ouest, Caramels fous, Théâtre Dejazet

ouest

Ça y est, ils sont enfin revenus ! Les Caramels fous, troupe de chanteurs et comédiens gays, est de retour pour notre plus grand plaisir. Et le leur aussi, visiblement. Ils ont l’air tous tellement heureux d’être sur scène, de nous offrir ce moment de bonheur et d’éclats de rire que, forcément, ça rejaillit sur la salle, conquise d’avance cependant.

Les Caramels, c’est une aventure incroyable, qui dure depuis plus de trente ans. Depuis le début, ces fous chantants ont leur cohorte de fans, leurs adeptes inconditionnels. Et peu importe que l’auteur change –Michel Heim vient de laisser la place à Antony Puiraveaud - que de nouveaux comédiens en remplacent d’autres, le public est là, fidèle au poste.

Les Caramels sont bénévoles et pourtant, bien des troupes professionnelles pourraient les prendre en exemple. Cela dit, c’est un bénévolat particulier… Un vrai sacerdoce. En effet, chacun des volontaires sait qu’il signe pour une période donnée (qu’il peut ou non renouveler) durant laquelle ses loisirs vont être presque totalement couleur caramel. Répétitions, apprentissage du chant et de la danse, coup de main pour les décors, la couture et j’en passe : le temps libre est consacré au futur spectacle. Et ça marche.

Mais qu’ils en ont fait, du chemin, depuis Les Dindes galantes ! Ah, l’incroyablement hilarante Madame Mouchabeurre et Pas de gondoles pour Denise… Textes détournés, personnages féminins étonnants, petits clins d’œil à l’air du temps… Chaque fois, le bonheur est au rendez-vous.

Cette fois, la troupe nous accueille au Crazy Pony Saloon et nous reviennent en mémoire les films de western de notre enfance, sans oublier les BD de Lucky Luke…

Il y a Ma, les danseuses, la Cheyenne, le croque-mort, le chercheur d’or, bref personne n’est oublié. Mais ô surprise, dans cet univers très macho arrive un charmant coiffeur. Et là, l’histoire dérape et nous entraine dans des péripéties toutes plus loufoques et tendres les unes que les autres.

Le décor, sobre et réaliste à la fois, est à la hauteur et les costumes sont particulièrement réussis. Des danses country et des bavardages surréalistes font écho aux voix, dont certaines sont particulièrement belles. Xavier Sibuet, croquemort déjà remarqué en marin dans Madame Mouchabeurre, nous donnerait des frissons. Et il faut entendre Thierry Quessada chanter « Femme d’1mètre 80 » pour saisir totalement l’univers des Caramels. Laury André, inoubliable Bécassine de Mme Mouchabeurre –sans oublier son clin d’œil à Britney Spears dans Pas de gondoles - est toujours aussi doué, qu’il chante, qu’il grimace, qu’il danse. Il est là depuis 2003 et, espérons-le, pour longtemps encore.

Laissez-vous entrainer dans ce saloon d’un autre temps, venez rire en reconnaissant des musiques familières, laissez-vous bercer par cette générosité, cette volonté de vous faire plaisir qui anime chacun des Caramels. Vous ne le regretterez pas !

 

 

Jusqu’au 14 février 2015

Au Théâtre Dejazet

(puis en tournée dans toute la France)

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