All that reckoning

Bon okay ca fait pas mal que l'on fait la route, durant les vacances. On fait un break. On prend une pause. On retrouve de vieux copains qui n'ont pas changé!

Les Cowboys Junkies! Vous vous souvenez ou pas? Un reprise sombre de Lou Reed, Sweet Jane, et surtout un album, The trinity Sessions, sorte country décalé et ambiance diaphane avec une voix féminine envoutante. Ca vous dit rien?

Pourtant le groupe a continué de vivre depuis ce succès incroyable et unique en 1988. Après le groupe a plongé dans le succès tout juste d'estime mais n'a jamais baissé les bras. Le groupe est toujours le même depuis sa création en 1985. La famille Timmins et leur meilleur pote. Margo chante avec sa morne voix de belles histoires et des aigres récits.

Le style ne bouge pas. C'est toujours assez lent. Mais c'est très beau. C'est épuré mais ca ne manque jamais d'efficacité. La tristesse se cache derrière des accords lancinants et des quelques guitares qui s'énervent de temps à autres, histoire de se rappeler les racines roots et country.

Les Canadiens de Toronto aiment les ambiances. Ils les soignent et cela s'entend encore sur ce 17e album. Tout de même! Ils atteignent désormais la cinquantaine mais la musique leur semble viscerale.

Après quatre années de silence, on apprécie les retrouvailles! Margo Timmins a toujours cette voix folle, qui fait dans la douceur mais pas que! L'originalité n'a plus vraiment le droit de citer mais on s'étonne d'entendre encore de telles ritournelles.

Bref, avant de reprendre la route, cette pause s'imposait!

Latent recordings - 2018

Vampire, vous avez dit vampire?

L'été, on ressort nos vieux dvd, nos films cultes, nos nanars d'antant, on se balade dans les années 80 et c'est sacrément drôle... et ca ne manque pas de mordant!

L'histoire: Charlie est un adolescent ordinaire: il s'ennuie devant des films fantastiques ou rêve de coucher avec sa petite amie. Il habite une charmante maison avec sa maman dans une banlieue sans surprise, sans âme. Un endroit charmant qui le sera un peu moins lorsque Charlie découvre que son nouveau voisin est un véritable vampire...

Le réalisateur: Tom Holland a marqué les années 80 et le genre horrifique avec deux titres. En 1985, il actualise le mythe des vampires avec sa série B mais deux ans plus tard, il fabrique un authentique boogeyman qui va concurrencer Jason ou Freddy: la poupée maléfique, Chucky. Il est effectivement le réalisateur de Jeu d'enfant, premier épisode de ce serial killer un peu spécial. Par la suite, Holland s'est fait discret mais a longtemps oeuvré pour le genre. On lui doit pas mal d'adaptations télé de l'oeuvre de Stephen King. Petit maître de l'horreur, il a aussi été le responsable de l'impensable Psychose 2 comme scénariste. Un tout petit maitre du genre, mais petit maitre tout de même!

L'anecdote: Le film de Tom Holland a obtenu rapidement son statut de film culte malgré des scores sans prétention au box office. Un second épisode fut rapidement mis sur les rails mais Tom Holland était occupé par Jeu d'enfant avec l'acteur charismatique du premier, Chris Sarandon. Un troisième volet fut envisagé mais le producteur intéressé par le projet, Joe Menendez, président de Carolco, fut tué par ses deux enfants. Ce fait divers fut meme l'une des causes de l'echec du second volet. Comme quoi, l'horreur dépasse souvent la fiction!

Les acteurs: Le casting est la force du film de Tom Holland. Les ados sont des tétards qui méritent bien des morsures mais cela laisse la place pour l'envoutant Chris Sarandon et l'impayable Roddy McDowall. Ce dernier restera dans l'histoire du cinéma comme l'extraordinaire interprète de Cornélius dans la saga de La Planète des Singes. Sarandon, premier époux de Susan, lui n'a jamais eu la carrière qu'il méritait. Il est présent dans quelques pépites des années 80 dont Princess Bride où il joue le méchant roi.

Pourquoi on aime: Les comédiens sont hilarants. Ils surjouent sans chercher le copinage avec le spectateur: ce qui fait du film de Tom Holland, un bel exercice horrifique. Il s'agit bien là de faire peur et de faire sursauter le public. Mais on rigole tout de même. On s'étonne même encore de la férocité du film. Beaucoup de critiques adoraient suggérer la frustration sexuelle qui ressortait de la navrante saga Twilight. Tout vient de ce film où le sujet c'est bel et bien, la sexualité! Mais Holland est d'abord un passionné de l'horreur pour tous. Il y a de l'amour dans la description de Peter Vincent, chasseur de vampires un peu paumé dans le monde moderne, ou dans la vie quotidienne de Charlie, où les angoisses se melent aux hormones. Le gothique se mélange avec humour dans l'ordinaire de l'Amérique moyenne, sous valium. C'est un constat qui ne manque pas de mordant que l'on redécouvre avec plaisir!

Sortie 21

Bon on voyage. On prend la route. On découvre de nouveaux espaces. Empruntez la sortie 21 et rencontrez un sympathique cowboy à la française, Sammy Decoster!

Ce musicien là est en passe de devenir un mythe. Il y a des années, tout le monde louait son talent lors de la sortie de son premier essai boisé et vintage, Tucumcari. Entre temps, il s'est éparpillé dans des projets forts et atypiques (comme Verone, Fredda ou bien entendu les géniaux Facteurs Chevaux). Il a joué à disparaitre!

On se demandait si le garçon voulait vraiment avoir à faire avec la reconnaissance, ou pire le succès. Dix ans après son remarquable et remarqué premier opus, il revient donc avec son blues rétro et étrange, tout en version française. Ce pourrait être une version vinyle de l'émission culte de FR3, La dernière Séance. Il aime les vieux films, les westerns et tous les mythes qui se glissent dans le genre. Il en parle en chansons!

Il a conservé donc cette aspect années 50, ce vieux son vintage et les reverbs comme meilleures amies à des refrains simples et savoureux. Il adapte les paroles en français. Il réadapte le mythe à son esprit franchouillard. Le gars du Nord a des rêves de grands espaces mais connait pas bien ses limites.

Et compte sur son coeur. Sur la pochette, il pose avec sa famille. Dans sa guitare, il y a tous les héros du rock'n'roll qu'il adore. Dans ses chansons, il y a une candeur tout en gravité. Au fin fond de sa campagne, Sammy Decoster se fait son film, son western.

On espère ne pas attendre dix ans pour entendre de nouveau son amour pour le vieux et le vintage. En tout cas, il nous invite au voyage et à la curiosité avec une belle originalité que l'on est heureux de redécouvrir à nouveau.

La grange au belles - 2018

Le jeu de la défense, André Buffard, éditions Plon

Voici un bon livre. Drôle d’entrée en matière, me direz-vous. Mais un texte de qualité, on n’en dévore pas tous les jours. Car oui, je l’ai littéralement dévoré, ce Jeu de la défense. Plus de 400 pages et combien d’heures à m’y plonger…

J’ai été durant quelques années chroniqueuse judiciaire et j’ai tout revu, des images lointaines redevenues soudain bien présentes : les couloirs des tribunaux, les rapports parfois ambigus avec les avocats, les procureurs et les juges, tout ce monde qui évolue dans un lieu extrêmement vivant.

Une jeune femme est assassinée. A Lyon, un soir, battue à mort près d’une porte cochère. Ghislaine était magistrate. Belle, intelligente, secrète et coquine. Mais qui l’a tuée ? Son amant, brillant avocat quinquagénaire ? La femme de celui-ci ? Le compagnon de Ghislaine, qui ne supportait pas l’idée qu’elle le quitte ? Ou un autre, une autre encore ? Car la jeune femme avait, semble-t-il, une vie bien éloignée des apparences…
Très vite, les choses se précipitent, l’amant-avocat est le coupable idéal. Tout est contre lui et il décide de prendre un confrère, David Lucas, pénaliste réputé, pour assurer sa défense. Ce dernier est le narrateur, assez proche dans la description et le parcours, de l’auteur du livre. Lucas entame alors un travail de fourmi, tout à la fois de réflexion et d’observation. Avec la complicité de son assistante et d’une commandant de police, il prépare pas à pas la défense de son client. Tout en essayant de maintenir une distance avec une journaliste intéressée par l’affaire.

Si l’ouvrage évoque assez rapidement un polar, il n’est pas que ça. Autobiographie à peine déguisée, roman au style alerte, c’est aussi une description précise de l’institution judiciaire, de la garde à vue au procès, avec des portraits criants de vérité des différents acteurs que peut compter une affaire criminelle.

André Buffard est un avocat connu du grand public. De Carlos à Pierre Chanal (Les disparus de Mourmelon) en passant par des membres d’Action Directe, il a marqué les prétoires. Et, avec ce livre, les lecteurs.

Le jeu de la défense, André Buffard, éditions Plon, 430 pages

Je vais Craquer

Bon on regarde beaucoup chez nos amis américains mais il y a aussi de belles choses par chez nous. Je vais craquer ferait justement craquer tous les bobos d'aujourd'hui avec ce look et cette attitude si parisienne++!

L'histoire: Jérome est un jeune cadre dynamique. Il a de grosses lunettes, une femme aimante et de beaux enfants. Mais en renouant le contact avec un ancien du lycée, il découvre le monde de la nuit et la belle Natacha lui fait tourner la tête. Licencié, il décide de se relancer dans l'écriture de son roman...

Le réalisateur: Francois Leterrier a fait dans la gaudriole. On lui doit même un épisode de la saga érotique, Emmanuelle, avec Sylvia Kristel. Il a cependant un super carnet d'adresse ce qui lui vaut des castings fous pour des comédies pas souvent très réussies. Néanmoins le jeune François avait de l'ambition à ses débuts. Dans son premier film, Les Mauvais Coups, il tournait avec Simone Signoret!

L'anecdote: Francois Leterrier a fait donc des comédies très eighties, avec l'humour et les acteurs qui vont avec. Il a lui même débuté comme comédien chez Robert Bresson, le plus janséniste des cinéastes français. Etranges débuts. Plus logique, son fils, Louis Leterrier est lui aussi un cinéaste populaire: pur produit de la maison Besson, on lui doit Le Transporteur puis des gros blockbusters américains. Dans le fond, c'est tel père tel fils!

Le casting: quel pied de voir Christian Clavier d'avant Les Visiteurs. A une époque, il fut bien comédien et non clown grimacant. Il réalise une sublime performance de bétise typiquement masculine. Un rôle assez jouissif et hilarant si on apprécie les vétements très "Nicolas et Bruno" de son personnage petit bourgeois. A coté de lui, on retrouve deux stars de l'époque, la belle Nathalie Baye et la loufoque Anémone. Dans son propre role, Eddy Mitchell fait une apparition.

Pourquoi on aime: Leterrier n'est pas un grand cinéaste mais il a bien senti son époque, la fin des hippies et la glorification du fric et de la réussite. C'est le fond de cette comédie de moeurs, comme dirait l'ancien Télérama. Dans la forme, c'est un vaudeville haut en couleurs avec des dialogues souvent excellents et des acteurs amusés par la petitesse des personnages. Un vestige fascinant de la comédie à la francaise!

1980

From the fires

Vous êtes sur la route des vacances? Vous rêvez d'évasion et de grands espaces? Vous brulez le bitume? Mettez donc le disque très vintage des Greta Van Fleet et vous vous retrouverez dans Retour Vers le Futur... dans une voiture qui permet le voyage dans le temps!

En tout cas, le trois frères Kiszka ont mis au point une machine qui permet de revenir sur les heures glorieuses et dépaysantes du hard rock! Pas celui très cuir et très dark. Non, celui très chevelu et électrique. Celui de Led Zeppelin.

Robert Plant a d'ailleurs fait remarqué que Greta Van Fleet était son descendant direct. Le lion anglais respecte donc le travail incroyable des musiciens de Frankenmuth dans le Michigan. Les péquenauds ont une oreille attentive sur les années 60 et 70. Josh Kiszka, Jake Kiszka, Sam Kiszka et le batteur Danny Wagner font revivre littéralement l'épopée du rock pur et dur, celui qui se joue à fond!

En trente deux minutes, tout est dit, tout est fait, tout est entendu. On est conquis par la démonstration dévastatrice. La mandoline, les échos, l'orgue hammond, la voix aigue, la batterie cogneuse et les combats de guitares, on a droit au catalogue.

Mais ce ne sont pas des copieurs. Les chansons sont plutôt réussies. Sous influences et sous les références, le groupe parvient à exister avec des refrains entêtants et une exigence que l'on n'entend peu.

Il nous font retraverser le flower power et toutes les utopies psychédéliques et terrassantes des années 60. On est sur la route 66. On est dans les champs. On est dans le plaisir le plus saint, le plus fou, le plus électrisant. Après ce petit disque, on sait pourquoi on aime le grand Rock... Avec un grand Hard!

Republic - 2017

Highlander

Les années 80, ce ne sont pas que de la musique tout en synthétiseurs et de hits jetables, ce sont aussi des films archétypés, datés et sympathiques! La preuve avec Highlander, film ambitieux qui a donné lieu à une saga toute miteuse!

L'histoire: Connor McLeod est un courageux ecossais qui se fait tuer par un sombre chevalier, Kurgan. Bizarrement, il ne meurt pas de ses blessures. C'est diabolique pour son clan et le voilà viré au milieu de l'Ecosse. Il rencontre Ramirez, un joyeux immortel qui va lui expliquer la vie... elle sera très longue et en plus il aura le Kurgan à ses trousses puisque à la fin, il ne peut en rester qu'un!

Le réalisateur: Russel Mulcahy connaitra la gloire mondiale avec ce Highlander baroque qui avait le très grand mérite de défendre un concept original et proposer des scènes de baston assez épiques. Le tout sur le musique de Queen. Révélé par Razorback, en 1984, ce faiseur de clips va vivre des mésaventures avec Highlander 2, trop complexe puis il enchainera des séries B ou pire avant de se réfugier à la télévision. On lui doit tout de même le très étrange Ricochet où John Lightow mène la vie dure à son avocat, joué par Denzel Washington. Un polar violent et furieux qui résiste bizarrement au temps et à l'oubli!

L'anecdote: Queen n'en est pas à son coup d'essai pour illustrer les aventures de l'immortel écossais. En effet, en 1980, Freddie Mercury et ses copains jouaient de la musique pour les besoins du kitschissime Flash Gordon de Mike Hodges avec Ornella Muti et Timothy Dalton. Leurs chansons participent au coté très second degré de ce film hors du temps, des modes et du bon gout!

Le casting: Après Greystoke, Highlander sera le second succès mondial du français Christophe Lambert. Depuis, le comédien a connu une carrière pour le moins étonnante. On adore le suivre dans ses choix. Comme pas mal de stars des années 80, il a grimpé sur les sommets des box office du monde entier pour finir sur les étagères des derniers vidéo clubs avec des séries B indignes. Mais on l'aime aussi pour cela notre Cricri national: il a une espèce de constance dans la nullité ou le mauvais gout. Ca lui a tout de meme permis d'apparaitre dans des oeuvrs cucultes comme Fortress ou Beowulf! C'est presque bizarre qu'il ne soit pas apparu dans les Expendables de Stallone avec tous les vieux croutons du cinéma bis qui sentait bien des dessous de bras!

Pourquoi on aime: Highlander est un peu à l'image de Christophe Lambert. Le film en lui même est sympa. Il est original. L'aventure est défendu avec noblesse et une modernité typique des années 80. Ca n'a pas forcément bien vieilli mais il y a une vraie identité et une idée d'un cinéma fantastique. Mais il a donné lieu à des suites de plus en plus fauchés. De moins en moins regardables. A des séries nulles ou des dessins animés sans intérêt. Bref, Highlander c'est l'horreur du cinéma de masse. Mais le point de départ avait de la gueule.

Avec Christophe Lambert, Sean Connery, Roxane Hart et Clancy Brown - 1986

Piege de cristal

Trente ans! Trente ans que le cinéma d'action hollywoodien a changé! Il y a trente ans, le maitre du genre s'appelait John McTiernan et le nouveau cowboy du film d'action se présentait à la Terre entière... Ypikeee Motherfucker!

L'histoire: Un policier new-yorkais débarque à Los Angeles pour retrouver sa famille et recoller les morceaux avec sa femme. Au lieu de sauver son couple, le flic va devoir sauver une centaine de personnes, pris en otage, par des terroristes européens qui se révèlent être de brillants et violents cambrioleurs!

L'anecdote: On ne présente plus John McLane, flic mal luné et malchanceux puisqu'il est toujours là où il ne faut pas. On ne présente pas non plus Bruce Willis, acteur mal luné mais brillant qui deviendra une star du cinéma d'action. Avant Piege de cristal, il était plutot connu pour ses talents comiques dans la série télé Clair de lune et dans deux films de Blake Edwards, Boire et déboires puis Meurtres à Hollywood. Pourtant il faut savoir que le film était prévu à la base pour Frank Sinatra puisque le scénario est inspiré de la suite du Détective, polar de 1968. Trop vieux, il refuse et le projet est passé par tous les costauds d'Hollywood, de Stallone à Gibson en passant par Burt Reynolds!

Le réalisateur: aujourd'hui on peut le dire: John McTiernan est le plus grand réalisateur de cinéma d'action. Avant Piège de cristal, il a rendu crédible Schwarzie dans le primitif Predator puis il a réalisé un thriller suffocant, A la poursuite de l'Octobre Rouge. Ensuite c'est la plongée en enfer. Il finira même en prison pourtant son oeuvre est marquée par l'inovation, l'expérimentation et la mythification du cinéma américaine, de la figure du héros... bref, un génie mal luné... ils étaient nombreux sur le tournage de Piège de cristal.

Le casting: bon on a assez parlé de Bruce Willis! Le film de MacTiernan c'est aussi la révélation d'Alan Rickman. Le barbu est exceptionnel et le restera durant toute sa filmographie où il joue bien souvent les méchants mais a su présenter une belle sensibilité, en particulier dans les films qu'il réalise lui même. On ne peut pas oublier la belle coupe de cheveux de Bonnie Bedellia dans le rôle de l'épouse énervée et le ventre tout rond de Reginald VelJohnson celui du flic plein de compassion. Mais on profite de l'occasion pour mettre en avant notre duo préféré d'agents du FBI, l'agent Johnson et l'agent spécial Johnson, le magnétique Robert Davi et le rigolard Grand L.Bush.

Pourquoi on aime: impossible de détester ce film d'action qui devient un film catastrophe. Ce fut le grand projet de McT: modifier la face du cinéma d'action en mélangeant les genres. Predator débutait comme un film de guerre et finissait dans de la SF barré. Piège de cristal commence comme un thriller avant de virer à la destruction massive. C'est l'un des mille idées du film qui fut rapidement un monument du genre! On ne raconte plus ce film mais John McTiernan réussit un grand film populaire, qui résiste au temps, qui dépasse son concept, qui réclame l'attention du spectateur, qui nous interroge sur notre besoin de spectacle. Joyeux anniversaire!

1988

Everything Matters

Disque d'été! Avec son ombre sous un palmier californien, on se doute bien que Clément Bazin a des envies d'ailleurs. Son disque pousse l'électro vers l'humain et des paysages exotiques.

Si tu veux bronzer sans danger, il faut donc écouter Everything Matters, premier album du beatmaker Clément Bazin. C'est un animal estival: il apprécie les rayons du soleil et les rythmes chaloupés. Il navigue sur l'electro mais avec un gout irréprochable pour la chaleur et l'hédonisme.

Si tu veux de la nouveauté, il faut écouter ce disque! Clément Bazin, fidéle de Woodkid, est un multi instrumentiste et pas seulement un roi du bidouillage. Les boucles forment un patchwork dépaysant. Il a un style rien qu'à lui et c'est déjà beaucoup quand on connait la multitude de dj qui veulent nous faire danser. Clément Bazin a une passion qui s'entend pour le steeldrum, cet instrument qui convoque les Caraïbes et sa moiteur douce mais percutante.

Si tu veux voyager gratos, prends ce disque comme un aller direct pour les folkoriques îles ensoleillées. Il y a des belles nanas qui chantent mais le jeune homme sait surtout être élégant en utilisant des styles exotiques.

Il y a du hit en puissance mai Bazin n'oublie pas d'expérimenter et éveiller notre curiosité. Ce premier album est fouineur. Comme un bon guide touristique, il nous promène vers des endroits moins connus mais tout aussi révélateurs et fascinants. Bref, Everything Matters est la musique de l'été!

Nowadays records - 2018

Condorman

On en mange du super héros, n'est ce pas? On pourrait voir les années 80 comme un havre de paix à ce niveau là. Pourtant la mutation du genre se fait doucement mais surement: de Condorman, les années 80 se sont terminées avec Batman de Tim Burton.

L'histoire: les super héros sont encore dans les pages des comic-books. Woody Wilkins est dessinateur à Paris. Il met en pages les aventures de Condorman. Excentrique, il accepte de donner un coup de main à un ami de la CIA. Il part pour la Turquie et remplit sa mission de manière atypique. Il rencontre alors la belle Natalia, une espionne qui va lui faire tourner la tête...

Le réalisateur: Réalisateur anglais, Charles Jarrott est un habile artisan. Il n'a pas fait de grands films marquants mais il a débuté à la télévision britannique avant de se faire un nom dans le cinéma de costumes. Il a donc mis en scène Anne Boleyn (sous les traits de Genevieve Bujold) et Marie Stuart (Vanessa Redgrave). Il a beaucoup bossé avec Disney et réalisé des films pour la compagnie. Ce furent pour la plupart des bides et désormais des curiosités!

L'anecdote: Commme le film fut tourné en grande partie en France, il fallait employer quelques locaux pour jouer dans Condorman: ce fut le cas de Jean Pierre Kalfon. Acteur de théâtre, musicien discret, le comédien est proche de la nouvelle vague et tourne avec Godard ou Lelouch. Quel surprise de le voir dans le rôle de l'homme de main à l'oeil de glace. La seconde équioe du film est géré par Denys Granier Deferre, le fils de Pierre. Moins surprenant, c'est bien Rémi Julienne à la place du responsable des cascades. Habitué aux tournages des James Bond, il s'amuse comme un petit fou dans sa parodie!

Le casting: On vient de parler de Jean Pierre Kalfon mais on oublie pas la prestation de Barbara Carrera qui joue l'espionne venue du froid et qui, grâce à ce rôle, se retrouvera deux ans plus tard dans les bras de Sean Connery dans Jamais plus Jamais. Quant à Michael Crawford, il est un pur produit britannique, habitué des séries télé et de quelques films prestigieux. Il est peut être le plus grand défaut de Condorman.

Pourquoi on aime: pourtant ce sont bien les défauts maladroits de Condorman qui font le charme du film. Tiré d'un livre d'espionnage de Robert Sheckey, Condorman veut parodier les films de James Bond mais aussi des super héros. Le mélange est hasardeux et prouve que Disney marche un peu sur la tête à cette époque. Disney enchaine les bides et produit des vrais films qui ressemblent à des séries B, presque déviantes. Condorman multiplie les erreurs dans les décors exotiques d'un James Bond. Héros un peu nase, cascades prévisibles, incohérences faciles, méchant avec gros accent russe (Oliver Reed en roue libre), musique exacerbée, le film danse sur plusieurs rythmes mais ne respecte pas grand chose: c'est pourquoi on s'amuse désormais beaucoup devant ce petit film qui montre que le film de super héros est vraiment part de très très loin!

1981

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