Willow

Les Eighties sont de retour pour que vous passiez de chouettes vacances. On vous conseille aujourd'hui la vision du film étrange d'heroic fantasy de Ron Howard et George Lucas!
L'histoire: Dans un autre temps, à une époque où Peter Jackson n'était qu'un barbu amateur de films gore et gras, à une époque où James Cameron n'avait pas encore bidouillé les effets spéciaux, eh bien cela paraissait juste impossible de mettre en scène un livre aussi énorme que Le Seigneur des Anneaux! Il fallait donc inventer une histoire qui puisse rentrer dans le cahier des charges d'une production des années 80. Donc un bébé princesse se retrouve dans les bras d'un nain courageux, nommé Willow. Il doit la protéger d'une vilaine sorcière. Il peut compter sur un mercenaire costaud, Madmartigan.
Le réalisateur: Ancienne star de la série Happy Days, Ron Howard est devenu un héros du box office américain dans les années 80. Et cela va continuer dans les décennies suivantes. Dans les années 80, la science fiction lui doit deux énormes succès: l'aquatique Splash qui révèle Tom Hanks et Cocoon qui permet une cure de jeunesse à d'anciennes gloires d'Hollwood. Hélas, Willow est un gros bide critique et rentre moyennement dans ses frais: tout ce qu'il faut pour être culte!
L'anecdote: Le tournage du film a eu lieu entre le Pays de Galles et la Nouvelle Zélande (qui sera le gros point fort des trilogies autour du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson) mais surtout Willow fut fait au pays de l'amour. Effectivement c'est sur ce tournage que le bellatre Val Kilmer tombe amoureux de Joanne Whalley et vont se marier rapidement. Le héros du film, Warwick Davis a lui aussi rencontré son épouse sur ce tournage. Ron Howard et George Lucas se retrouveront malgré eux pour Solo des années plus tard et le résultat au box office ne sera pas glorieux, une fois de plus.
Le casting: Val Kilmer est un sale type sur les tournages. On le dit difficile mais il était amoureux sur Willow donc il semble très heureux de courir partout avec des armures et des grosses épées. La révélation du film, c'est bel et bien Warwick Davis! Ewok dans le Retour du Jedi, le comédien jouera dans de nombreuses sagas fantastiques. On le verra dans l'horrifique Leprechaun, le familial Harry Potter ou le...euh familial Monde de Narnia. Warwick Davis a participé aux quatre dernières productions "Star Wars". Plus qu'un acteur, c'est une mascotte!
Pourquoi on aime: justement Willow est un film mal aimé. Ecrit et produit par George Lucas, le film profite des dernières technologies qui vieillissent mal. Il offre à Ron Howard un grand spectacle héroïque qui ne va pas beaucoup l'inspirer. Les comédiens sont bons mais trop premier degré. La musique est folle mais pas à sa place. La photographie est un peu ratée. Les idées de mise en scène sont parfois hasardeuses. Le conte vire un peu à la série z couteuse. Les défauts sont désormais les qualités de ce film d'héroic fantasy qui vient compléter une longue liste de films d'heroic fantasy qui fonctionnait mal dans les années 80: Krull, Legend, Dark Crystal. C'est donc assez drole à revoir, suite aux chefs d'oeuvre de Jackson, qui a mis un peu plus de coeur dans ce genre de spectacle.
1988
Mobilis in Mobile

Bande son de l'été. Ca y est c'est le grand départ. Ecoutez donc Mobilis in Mobile, hommage parfait, français et pop au grand Jules Verne, roi des terres inconnues et des voyages extraordinaires. Tout comme cet album.
Cet été, Benjamin Biolay reprend l'album de L'affaire Louis Trio, Mobilis in Mobile. Il rend ainsi hommage à son ami de toujours, le disparu Hubert Mounier, dessinateur de génie et chanteur sautillant de L'affaire Louis Trio.
Hubert s'appelait au début des années 90, Cleet Boris. Il avait un look de zazou. Il était connu pour sa banane, sa danse "j'ai mis les doigts dans la prise" et son hit souriant Chic Planète. L'affaire Louis Trio a rapidement connu le succès et a bien du mal à échapper à son image de trio cartoonesque.
Pourtant les albums du groupe montrent à quel point le trio vénère la pop dans ce qu'elle a de plus noble. Il faudra sûrement réévaluer leur discographie. Ils sont l'équivalent des Innocents, autre source de pop à la française rafraichissante.
Mais le sort jouera un mauvais tour au groupe. Du trio, il ne reste aujourd'hui que le taciturne Vincent Mounier, le frère doué pour les riffs de guitare. Une engueulade avec le frangin abrégera l'existence du groupe en 1997.
En 1993, le groupe rêve d'être pris au sérieux. Justement, c'est dans leurs rêves d'enfant que Hubert et ses deux compagnons trouvent l'inspiration, le concept! Mobilis in Mobile sera un album autour de 20000 lieues sous les Mers.
La pop se mèle aux folies scientifiques et exotiques de Jules Verne. Cela donne une base solide pour que le groupe montre de quoi il est capable. La mélancolie colle aux refrains. Les couplets sont habiles. 25 ans plus tard, on est subjugué par la limpidité du concept qui embrasse le gout de la pop de l'Affaire Louis Trio.
Les titres s'enchainent avec une fluidité incroyable. Le rire initial du groupe ne manque pas désormais d'ironie et de douces rudesses. Ce n'est jamais condescendant: le trio démontre son talent avec une aisance mélodique absolument royale.
Il nous embarque dans son hommage. On est vraiment dans un voyage fou et délicat. On comprend que Benjamin Biolay reprenne le disque: c'est un chef d'oeuvre flamboyant, épique et intime. Bonheur, du début à la fin!
Barclay - 1993
Le Flic de Beverly Hills 2

Youpi revoilà l'été et nos films so eighties et très stéréotypés: on commence fort avec un vrai film qui doit être réhabilité! Bienvenue au pays des filtres, de la beauferie et des valeurs bizarroïdes de Tony Scott!
L'histoire: roi de la tchatche, le policier de Détroit Axel Foley reprend la route pour Los Angeles lorsqu'il apprend que son ami le commissaire Bogomil s'est fait tirer dessus. Une fois de plus, il va mettre à mal le rêve californien.
Le réalisateur: frère de Ridley, Tony vient de réaliser deux films très différents en 1987. On lui doit Prédateurs avec des vampires dandy et érotisés mais on vient de se prendre dans la tronche, Top Gun et ses filtres impayables sur le sourire sublime de Tom Cruise. Hollywood apprécie donc son coté flamboyant pour les besoins de la suite du Flic des Beverly Hills. Par la suite, Scott prouvera qu'il est un grand faiseur, un fou furieux de l'image, le papa du style épileptique qui fera les beaux jours du cinéma de Michael Bay et autre crétin d'Hollywood.
L'anecdote: Le très british Tony Scott arrive donc à Hollywood et tombe sous le charme de la sculpturale Brigitte Nielsen, grande icone blonde des années 80, qui compose le rôle de la tueuse sans pitié. Le problème entre les deux amants a un nom: Sylvester Stallone. Donc il y a de la vanne dans le film autour de la star de Rambo. Après les succès très mitigés des mythiques Rocky IV et Cobra, le couple star est mal en point et Scott est littéralement amoureux de la comédienne, assez limitée, il faut l'avouer.
Le casting: Eddie Murphy est au top de sa carrière. Il est puant et désagréable. On préfère donc parler de l'incroyable trio qui forme le jeune Judge Reinhold, le taciturne John Ashton et le classieux Ronny Cox. Le premier a les meilleurs répliques. Le second a un sens de la comédie qui se révèle des années après. Le troisième est juste le meilleur second couteau des années 80. Ce qu'il va prouver dans Robocop en 1987. On remarquera aussi la présence de Dean Stockwell, hologramme de la série Code Quantum et surtout lauréat de deux prix d'interprétation au festival de Cannes, en 1959 et en 1962. On croise du beau monde à Beverly Hills.
Pourquoi on aime: Le premier épisode était un film noir classique transformé en comédie pour star du one man show. On sentait à quel point le polar se pliait sous le charisme de Eddie Murphy. Avec son style visuel appuyé, Tony Scott impose une vision du film noir où le compromis avec la star est moins évidente. Toutes les scènes sans Murphy sont plus dures et imposent une dissonance avec le reste comique du film. C'est une oeuvre bipolaire. Scott prouve qu'il est de son époque en trouvant l'inspiration dans le cinéma de HongKong et de John Woo. C'est un film assez violent, et proche de l'univers de Scott. On fut surpris à l'époque par cette violence. Maintenant c'est plus cohérent dans la filmographie du petit frère turbulent de Ridley Scott. Comme dans ses autres films, il y a une morne représentation de la société. Disloqué. Perverti. Corrompu. Mais on devine déjà un gout pour l'expérimentation. Ce n'est pas une oeuvre d'art, juste une série B vénère, bien dans ses baskets, à l'aise dans les années Reagan.
1987
My deer hunter dad

Josh Brolin sur tous les postes. Le comédien des Goonies a bien l'intention d'être l'acteur le plus vu cette année. Il s'y emploie avec un certain talent.
En 2018, il aura fait son apparition remarquée et remarquable dans deux franchises Marvel. Il est le méchant rugueux dans Deadpool 2 et surtout il joue l'ultime nemesis de tous les super héros qui gravitent autour de la planète, Thanos, dans Avengers Infinity War.
Un peu plus tard, on retrouve dans la suite un peu surprenante de Sicario de Denis Villeneuve. Bref, il est partout et désormais sur Netflix pour une récréation champètre avec My Deer Hunter Dad (dont on préfère tout de même le titre original The Legacy of Whitetrail Deer Hunter).
Le film se moque de la beauferie américaine autour d'un chasseur très heureux de célèbrer la nature en tirant sur les cerfs du monde entier. Il vit de sa passion et rêve de réaliser un film sur la première mise à mort d'un animal par son fils. Hé oui on peut faire ça dans les forêts américaines et le film va suivre le tournage épique de cette aventure sauvage.
Josh Brolin, qui a joué de président Bush Jr il y a des années, s'y connait pour donner du corps à la bétise et les visions simplistes d'un américain un peu à la ramasse, obsédé par les valeurs et la tradition.
Il est exceptionnel avec sa moustache virile et son pratique face à la nature. Reste que le scénario est un peu léger, trop facile. Il enfonce des portes ouvertes et le constat finit par lasser. La promenade finit par ennuyer. C'est toujours amusant de voir des américains se moquer d'eux mêmes mais c'est devenu courant depuis l'élection d'un type qui ferait passer Bush Jr pour un prix Nobel...
Avec Josh Brolin, Danny McBride, Montana Jordan et Scott McNeary - 2018 - Netflix
Les Indestructibles 2

Il LAISSE UN TRES BON SOUVENIR, LE PREMIER VOLET. QUE J’AURAIS DU REVOIR AVANT, HISTOIRE DE COMPARER AVEC CELUI CI. LES INDESTRUCTIBLES C’EST UN PEU LE PIXAR QUI CHANGE DE LEUR LIGNE DE CONDUITE, ET DE LEUR CONFORT HABITUEL.
C’EST TRÈS SYMPA A REGARDER, COMME UN BON VIEUX POLAR RÉTRO AVEC LA MUSIQUE QUI VA BIEN, TOUT D’AILLEURS DANS CE FILM FAIT PENSER A UNE CARTE POSTALE DES ANNÉES 50-60. MÊME LEURS COSTUMES AVEC JUSTE UN BANDEAU SUR LES YEUX, ME RAPPELLE LES VIEUX BATMAN.
MAIS BIZARREMENT JE ME SUIS BIEN EMMERDÉE MALGRÉ L’ACTION (AUCUNE IDÉE D’OU CA VIENT, JE PRÉFÈRE SUREMENT QUAND C’EST PLUS SUBTIL ET PLUS RECHERCHÉ EN TOUT CAS EN ANIMATION). J’AI TROUVÉ CA LONG ET TELLEMENT PRÉVISIBLE, DANS L’HISTOIRE.
LA SURPRISE DES PERSONNAGES EST MOINDRE ÉTANT DONNÉ QUE C’EST LE NUMÉRO 2. MAIS LE PITCH SUR LA PERCEPTION QU’ON A DES IMAGES DES MÉDIAS EST BIEN AMENÉ. ON NOUS MONTRE CE QU’ON VEUT BIEN NOUS MONTRER. ET DERRIÈRE CHAQUE IMAGE MÉDIATISÉE, IL Y Y’EN A TOUJOURS UNE AUTRE BIEN PLUS RÉELLE ET CRÉDIBLE QUE L’ON NOUS MONTRE JAMAIS.
ET LA OU PIXAR FAIT ENCORE LA DIFFÉRENCE C’EST QUE LE STUDIO TROUVE ENCORE LE MOYEN DE BALANCER UN MESSAGE TRES ACTUEL EN PARTICULIER AVEC LA POLITIQUE ET SUR LE SURDOSAGE D’OBJETS CONNECTÉS CONSTAMMENT PRESENTS DANS NOTRE QUOTIDIEN.
IL N’Y A VRAIMENT QU’EUX POUR NOUS FAIRE RÉFLÉCHIR ET NOUS AMUSER EN MÊME TEMPS DANS UN DESSIN ANIMÉ. JE N’AI JAMAIS ÉTÉ TRÈS SATISFAITE DU VISUEL DE CETTE ÉQUIPE QUI BOSSE EN FAMILLE. JE TROUVE QU’ILS FONT UN PEU TACHE, COMPARÉS AU RESTE DU DÉCOR MAIS C’EST UN PARTI PRIS UN PEU CARICATURAL DU DESSIN DE SUPER HÉRO, A L’IMAGE DU RÉTRO ÉVOQUÉ.
L’HISTOIRE EST DIGNE D’UN JAMES BOND, ON Y DEVINE AUSSI SON AVANCÉ C’EST DOMMAGE MAIS CA RESTE SPECTACULAIRE SUR PAS MAL DE POINTS. IL Y A BEAUCOUP DE SUJETS ABORDÉS, LE REVERS DE LA MÉDAILLE DES SUPER HÉROS QUI SAUVE LE MONDE MAIS A QUI ON DEMANDE TOUJOURS PLUS.
ILS VIVENT DANS L’ESPOIR DE DEVENIR UN VRAI HÉROS ORDINAIRE AUX YEUX DE TOUS ET C’EST PAS GAGNÉ POUR NE PLUS ETRE CONSIDÉRÉ COMME DES HORS LA LOI. IL Y A MÊME UN CÔTÉ FEMINISTE, CAR C’EST HELENE QUI PREND LES REINES DANS CET OPUS, TANDIS QUE BOB RESTE A LA MAISON A GARDER LES GOSSES. DONC LA DOUBLE LECTURE QUE FINALEMENT LE SUPER HÉRO, C’EST CELUI QUI ARRIVE A CONCILIER VIE PROFESSIONNELLE ET VIE PRIVÉE SANS JAMAIS BRONCHER MARCHE PARFAITEMENT ET CA C’EST SÛREMENT CE QU’IL Y A DE PLUS IMPORTANT DANS CE DESSIN ANIMÉ.
UNE GRANDE AVENTURE POUR LES PETITS ET LES GRANDS QUI N’A VRAIMENT RIEN D’ORDINAIRE.
AVIS AUX AMATEURS
Pixar disney - 4 juillet 2018 - 1h55
American Nightmare 4: les origines

IL FAUT DONC ATTENDRE CE QUATRIEME VOLET POUR CONNAITRE LES ORIGINES DE CETTE PURGE (ENCORE QUE), QUI JE VOUS LE RAPPELLE, AUTORISE UNE FOIS PAR AN, LE MEUTRE GRATUIT ET SANS CONSÉQUENCE DE VOS CONCITOYENS.
ALORS JAMES DEMONACO N’EST PLUS DERRIÈRE LA CAMÉRA COMME POUR LES 3 PREMIERS MAIS RESTE IMPLIQUÉ DANS LE SCÉNARIO CE QUE J’AI BEAUCOUP DE MAL A CROIRE. J’AI PRESQUE ENVIE DE L’EXCUSER VU LA QUALITÉ DE CE DERNIER MAIS C’EST A SE DEMANDER SI IL N’Y A PAS SON NOM JUSTE PAR CRÉDIT.
C’EST D’UN BATEAU ET D’UN CONVENU COMPARÉ AUX 3 AUTRES. ILS N’ÉTAIENT PAS NON PLUS OUF NIVEAU SCÉNAR MAIS AU MOINS IL Y AVAIT DE LA TENSION ET DE QUOI S’IDENTIFIER. ON CRITIQUE « BLACK PANTHER » D’ÊTRE UN FILM DE BLACK, CE QUE JE NE TROUVE PAS.
J’AI TROUVÉ QUE C’ETAIT CULTUREL ET QUE CA SERVAIT LE FILM. CELUI CI EN REVANCHE EST TRÈS COMMUNAUTARISTE (ET PAS COMME DANS « DOPE » NON PLUS), LA ON A L’IMPRESSION QUE LE RÉALISATEUR (NOIR) INCONNU, S’EST DIT QUE C’ÉTAIT L’OCCASION DE RENDRE JUSTICE À TOUS LES GENS DE COULEURS, GENRE C’EST SA CHANCE, A NE PAS RATER. (C’EST CON CA AURAIT PU ETRE TOTALEMENT DIFFÉRENT SANS CETTE VOLONTÉ, C’EST PAS DU TOUT CE QU’ON ATTEND DE CE FILM).
EN GROS JE SUIS DÉSOLÉE MAIS SI TU N’ES PAS NOIR ET PAUVRE, ET BIEN TU N’ES PAS CONCERNÉ. LA TRISTE VÉRITÉ EST QUE SEULS LES BLANCS SONT RICHES ET MANIPULENT L’OPPRIMÉ. C’EST UN PEU RADICAL COMME TRAITEMENT MAIS C’EST VRAIMENT CE QU’ON RESSENT DANS LE FILM.
ET C’EST VRAIMENT CE QUI M’A AGACÉE. CERTES LES PÈRES FONDATEURS RESSEMBLENT A S’Y MEPRENDRE AUX SUPRÉMATISTES BLANCS AMÉRICAINS. QUI EUX MALHEUREUSEMENT SONT BIEN RÉELS. C’EST D’UN CLICHÉ TELLEMENT FACILE QUE CA DISCRÉDITE LE FILM ET LE SENS MÊME DE LA PURGE, QUI EST DE LIQUIDER N’IMPORTE QUEL HUMAIN, SANS DISTINCTION DE STATUT SOCIAL, DE COULEUR...
DU COUP LA CA ANNULE TOUT. ATTENTION SI TU ES NOIR, QUE TU ECOUTES DU RAP, QUE TU DEALES DE LA DROGUE, PARCE QUE COMME TU ES NOIR, TU ES PAUVRE DONC TU NE FAIS PAS D’ÉTUDE ET BIEN TU AS PRESQUE TOUTES TES CHANCES DE TE FAIRE BUTER LORS DE LA PURGE.
MALHEUREUSEMENT AVEC CE FILM ON EN EST ENCORE LA, ET C’EST PAS CA QUI VA AIDER L’HISTOIRE A ÉVOLUER ! Y’A QUAND MÊME UN PROBLÈME DANS L’HISTOIRE, SI ON SUIT TOUT CE QUI EST ENTENDU, ALORS LES BLANCS DEVRAIENT BUTER LES NOIRS MAIS CE N’EST MÊME PAS LE CAS.
ILS SE TUENT ENTRE EUX. CE QUI PROUVE LE GRAND N’IMPORTE QUOI DE CETTE AMERICAN NIGHTMARE ! MIS A PART CE GROS POINT NOIR (JE VAIS AU BOUT DU BOUT AUSSI), LES SCÈNES DE PURGE SONT TROP FURTIVES, ET PAS BIEN AMENÉES, C’EST PAS TRÈS BIEN FILMÉ, C’EST PAS TRÈS BIEN JOUÉ NON PLUS.
LE PARALLÈLE ENTRE LE PREMIER JOUR DE PURGE ET DES GANGSTERS QUI VEULENT METTRE EN SUSPENS LEUR PETITE AFFAIRE LE TEMPS DU MASSACRE N’EST VRAIMENT PAS BIEN CHOISI ! J’EN AI CLAIREMENT RIEN A FOUTRE DE VOIR UNE BANDE DE DEALERS, SE FAIRE DU FRIC, PARLER BITCH, BRO, MOTHER FUCKER...
J’ESPÉRAIS UN PARTI PRIS BEAUCOUP PLUS INTELLIGENT, MOINS ÉVIDENT ALORS QUE C’ÉTAIT CARRÉMENT ÉVITABLE.... J’ATTENDAIS CLAIREMENT AUTRE CHOSE QUE CETTE PURGE BLING BLING. LE RÊVE AMÉRICAIN EST MORT, TOUT COMME CETTE FRANCHISE (LA TRILOGIE QUE J’ADORE), QUI VIENT DE PRENDRE UN SACRÉ COUP SUR LA GUEULE.
AVIS AUX AMATEURS
Avec Y lan Noel, Lex Scott Davis, Marisa Tomei et Joivan Wade - Universal - 4 juillet 2018 - 1h35
Full Moon Fever

Bande son pour l'été. Bande son pour la route. Bande son pour s'imaginer au milieu des grands espaces, plutôt que dans un bouchon devant une station service. Bande son qui a besoin de la fausse candeur de feu Tom Petty, génie de la ritournelle californienne.
En 1989, Tom Petty est déjà bien installé dans les charts américains avec son groupe, the Heartbreakers. Pourtant le chanteur veut tenter une aventure solitaire. Finalement quand on regarde de plus près, la plupart des membres du groupe sont présents sur Full Moon Fever, disque qui donnera effectivement la fièvre à la carrière de Petty, référence incontournable du rock américain, à la hauteur de Dylan ou Springsteen.
A la fin des années 80, il devine presque le retour des instruments simplement branchés sur un ampli, idée qui fera la joie électrique de la génération grunge qui commence à grogner. La plupart des titres sont composées dans le garage de Mike Campbell, fidéle ami de Petty depuis les débuts. Full Moon Fever n'est pas trop marqué par la production des années 80, si identifiable, si synthétique. Il est bourré d'amour, de riffs passionnés et de paroles nostalgiques. C'est de la bande FM old school.
En vrac, Tom Petty rend hommage à ses maitres comme les Beatles (George Harrison fait une apparition sur une chanson), les Byrds et quelques vieux vestiges du rock'n'roll de son enfance. Pourtant la ligne claire a quelque chose de moderne. La joie de vivre sublime les références et le style du musicien, faux candide dans un monde cynique.
Full Moon fever montre une fois encore le talent d'écriture du musicien. On est admiratif devant une rigueur qui ne s'empêche pas la passion. Les hits s'enchainent. On a bien l'impression d'écouter une radio californienne, où le vintage s'amuse du monde moderne et lui offre une bande son parfaite, pour soigner les bobos du quotidien, les maux du coeur et les affres du monde moderne.
C'est le disque qui rend heureux par excellence car c'est un album clairvoyant, un moment de rock car il vous emporte dans un ailleurs presque innocent, loin de la cruauté, proche de l'exalté! Rien à dire sur cet album, tout à écouter...
MCA - 1989
Floating Features

Youpi ca y est: les vacances arrivent. On prend la route et on vous propose une petite sélection de disques à écouter en voiture, dans les embouteillages, sur une route boisée ou la grande highway... On the road again!
On va certainement vous ressortir des vieilleries durant cet été sur nos pages mais on va commencer par une nouveauté. Un disque qui vient de sortir et qui va faire pleurer de joie les amateurs de vintage, et qui devrait faire rêver Quentin Tarantino, grand amateur de vieux sons kitsch. Ecouter cet album, c'est prendre un trajet pour les mythiques rues qui composent cette ville tentaculaire de Los Angeles.
Vous serez en bonne compagnie: La Luz est une association de quatre filles. Elles viennent de Seattle avec tout ce que cela comprend. Elles sont copines avec Ty Segall, roi du garage rock. La pluie du nord des Etats Unis a eu raison d'elles: elles filent à Los Angeles et cela s'entend sur ce troisième opus, petite pépite californienne.
Il y a donc les archétypes du rock ancestral. Il y a des titres pour surfer ou rouler. Les guitares sont tout en reverb. La rythmique est primitive. La voix est douce, élégiaque. Les harmonies vocales sont un petit plus qui fait son effet!
La candeur du style ne cache pas un amer second degré. Les filles ont une intelligence rare de la ritournelle. Tout est cosy dans Floating Features mais le rêve californien rest ambigu du début à la fin de l'album. Oser un disque aussi californien devient quasiment un acte punk.
Ecouter ce disque c'est oser plonger dans un mythologie généreuse et ensoleillée: parfait pour la période estivale donc!
Hardly art - 2018
Tau

Une voleuse se retrouve sequestrer dans une maison high tech comme en réverait Google ou Amazon. L'homme contre la machine... ce bon vieux duel qui commence à dater.
Depuis 2001, L'Odyssée de l'espace, on le sait: il ne faut pas se fier à un ordinateur. Si on leur donne un peu de pouvoir, ils finissent par nous canarder avec nos propres armes nucléaires et nous héradiquer à base de Terminator musculeux. Non, non et non, l'intelligence artificielle a sa partie de fourberie bien réelle.
Et c'est ce que confirme cette nouvelle production Netflix au nom assez simple: Tau. Après le Hal de Kubrick, voici donc Tau avec sa douce voix lui aussi (celle de Gary Oldman), il va faire des misères à une pauvre jeune femme qui n'avait rien demandé à personne.
Elle dépouillait tranquillement des mecs bourrés dans les boites de nuit! Un soir, hop, elle se fait kidnapper pour se réveiller dans une maison très sécurisée: les chiens sont remplacés par des drones et des robots! Et ils sont particulièrement belliqueux.
Mais Tau n'est pas aussi méchant que prévu. Le réalisateur cherche le trouble et le huis clos enferme donc les mêmes questions existentielles que proprose ce genre de sujet: la création et le créateur, l'humanité et son opposé, la transcendance, le futur, les éclairages futuristes...
Rien de nouveau donc dans ce spectacle pourtant pas désagréable car astucieux et bien interprété. On ne s'ennuie pas mais on a l'impression de redite. Il y aurait comme un petit bug persistant chez Tau!
Avec Maika Monroe, Ed Skrein, Gary Oldman et Sharon d.Clarke - 2018 - netflix
Hérédité

ELLE EN SUBIT DES ÉPREUVES CETTE PAUVRE FAMILLE. ET VU LE TITRE CA NE PEUT QUE CONTINUER, D’UNE GENERATION A L’AUTRE.
A PROPREMENT PARLÉ CE N’EST PAS UN FILM D’HORREUR MAIS PLUS UN DRAME PSYCHOLOGIQUE, RIEN D’ALARMANT MAIS HISTOIRE QUE VOUS NE SOYEZ PAS SURPRIS. TOUT SE MET EN PLACE DOUCEMENT (UN PEU TROP LONG) MAIS SUREMENT.
C’EST UN FILM QUI REFUSE TOUTE FACILITÉ. TELLEMENT PAS FACILE QU’AU FINAL J’AI MIS DU TEMPS A COMPRENDRE LE SENS CACHÉ ET LE POURQUOI. MAIS CA NE M’EMPÊCHE PAS D’APPRÉCIER CE FILM POUR AUTANT.
IL Y A TELLEMENT D’ÉLÉMENTS ET DE BACKGROUND QUE S’EN EST PRESQUE TROP. LES ACTEURS SONT BIEN. LE FILS M’A UN PEU AGACÉ, AVEC SES MIMIQUES MAIS C’EST SURTOUT L’IMPRESSION QUE L’ON DIRAIT DES ENFANTS ADOPTÉS QUI ME DÉRANGE LE PLUS ET MET DONC UN PETIT COUP À LA CREDIBILITE DE CETTE FAMILLE IMPARFAITE.
CECI ETANT, L’HISTOIRE EST INTENSE MAIS ON SE DEMANDE OU CA VEUT EN VENIR, CA NE FAIT CLIC QU’A LA FIN, QUE J’AI MOI MÊME EU BEAUCOUP DE MAL A INTERPRÉTER. HEUREUSEMENT J’AI UNE FEMME MEDIUM QUI M’A TOUT EXPLIQUÉ.
C’EST FILMÉ COMME UN TABLEAU. ON SENT QUE TOUT EST MAÎTRISÉ, LA PHOTO EST BELLE, LES PLANS SONT SOIGNÉS. J’AVOUE AVOIR UN FAIBLE POUR LES MAQUETTES ET LES MINIATURES DE MAISONS ET DE PERSONNAGES PLUS VRAIS QUE NATURE MAIS D’UNE GRANDEUR MINIME. JE SUIS SERVIE AU MOINS SUR LA MAJORITE DU FILM.
LA OU JE REGRETTE QUE LE FILM NE SOIT PAS ALLÉ C’EST PLUS DANS LA PSYCHOLOGIE DES HABITANTS DE CETTE MAISON EN ANALOGIE AVEC CELLES MINIATURISÉES. IL Y AVAIT UN TRUC A FAIRE POUR SUR ET RENDRE LA PARANOIA PLUS INTENSE MAIS POUR UNE FOIS QUE JE VOULAIS QUELQUE CHOSE D'EVIDENT ET CONVENU, JE NE PEUX PAS ME PLAINDRE DE LA SINGULARITÉ DU SCÉNARIO. CA ME RASSURE QUELQUE PART, QUE DE NOUVELLES CHOSES ET DE BONNES SURPRISES PEUVENT ENCORE SE CREER.
ON FINIT PAR NE PLUS SAVOIR CE QUI EST VRAI OU FAUX, C’EST UN VÉRITABLE TRAVAIL ESTHÉTIQUE QUI CONFOND RÉALITÉ ET DESILLUSION. C’EST VRAIMENT UNE BONNE SURPRISE BIEN PENSÉE ET QUI DÉRANGE AUTANT QU’ELLE INTRIGUE. ON NE POURRA PAS REPROCHER A CE FILM D’ÊTRE ORIGINAL ET PARMI LES FILMS DU MOMENT CA NE PEUT PAS FAIRE DE MAL D’ÊTRE AGRÉABLEMENT SURPRIS.
AVIS AUX AMATEURS
Avec Toni Colette, Milly Shapiro, Gabriel Byrne et Alex Wolff - Metropolitan - 13 juin 2018 - 2h06




