Dans les hautes herbes

L'écrivain Stephen King est définitivement redevenu à la mode. La preuve avec cette nouvelle adaptation pour le géant Netflix... LeKing est dans le pré!
Avant le fameux retour du Shining pour une séquelle plus que casse gueule, après le retour ultra rentable du sinistre clown de Ca, voici donc un tout nouveau maléfice venant de l'esprit bien tordu de Stephen King.
On ne compte plus les adaptations depuis Carrie de Brian de Palma mais franchement, sans lui, le cinéma fantastique serait pauvre comme un sourire sur Mélania Trump.
Bref, dans ces temps sombres aux Etats Unis, le récit horrifique de King reprend tout son sens et sa façon d'exorciser les pensées malsaines de l'Amérique d'aujourd'hui offre de nouveau une source d'inspiration.
En tout cas, cela réveille cet artisan du fantastique qu'est Vincenzo Natali. Vous vous souvenez de Cube et ses meurtres quasi mathématiques? Depuis le troublant Splice en 2009, Natali avait un peu disparu en ne produisant que quelques séries B.
Esprit roublard lui aussi, il va donc se plaire à nous perdre dans un nouveau piège. Des personnes se perdent dans un champ. Les herbes hautes cachent un terrible secret qui va transformer le survival un peu simpliste en casse tête assez ludique.
Vincenzo Natali est un petit malin. C'est la qualité et le défaut de son cinéma. Un peu de vent, un ralenti, un sound design flippant et le tour est joué. Le labyrinthe devient vraiment déroutant en quelques minutes. Mais il faut que ca tienne la route.
Le film concept est une habitude pour Natali. Il fait le job. Bien aidé par un casting élégant mené par un Patrick Wilson toujours aussi convaincant dans les moindres séries B. On peut regretter quelques couloirs de dialogue pour tenter de trouver une explication à ce diabolique enfert vert. Mais Natali nous trouble et pour un film du catalogue Netflix, c'est déjà pas mal du tout
Avec Patrick Wilson, Laysla de Oliveira, Avery Whitted et Rachel Wilson - 90 mn - Netflix
Une leçon d’histoire de France, Maxime d’Aboville, Poche Montparnasse


Insolent, brillant, magistral. A voir à tout âge.
De 1515 au Roi-Soleil, d’après Dumas, Michelet, Hugo, Saint-Simon, Maxime d’Aboville fait sa classe. Il capte l’attention de nous autres, écoliers.
Avec un regard tour à tour inquiet et malicieux mais toujours perçant, il réveille Ravaillac, Richelieu, Mazarin mais aussi le mousquetaire D’Artagnan, La Fontaine ou les cadets de Gascogne. Non
seulement les personnages mais aussi les paysages prennent alors vie (les bois de Chenonceau, Azay le Rideau, Versailles).
Tel un troubadour, cet instituteur atypique tire des grands romans historiques des récits ou des portraits qui, réunis, font une mosaïque pleine de couleurs, de
vivacité, de finesse et d’humour.
Face à une classe parfois dissipée, Maxime d’Aboville sait trouver la joute verbale, l’accent gascon, l’envolée lyrique qui fait mouche. Il
a le sens des mots pour rendre l’histoire vivante, mettre la petite histoire dans la grande. Passionné et passionnant, il nous transporte au fil des siècles.
Qu’on ne s’y trompe pas, l’histoire ici contée est aristocratique, monarchique. Hormis quelques vagues de protestation, c’est bien de la succession
de rois au pouvoir dont il est question. Bien qu’aujourd’hui attachés à une histoire plus populaire, on reste sensibles à la mise en lumière d’une certaine grandeur historique
de la France.
C’est un spectacle en or pour faire aimer l’histoire à des jeunes. Cet instituteur a dans ses grands mérites l’éloquence pour déclamer
la langue soutenue de Michelet, Alexandre Dumas, la Fontaine, Victor Hugo ou Chateaubriand.
Après avoir vu sa première et deuxième leçon d’histoire, il nous reste à découvrir sa pièce Je ne suis pas Michel Bouquet, qui rencontre également le succès sur les planches du Poche Montparnasse.
UNE LEÇON D’HISTOIRE DE France de et par Maxime D’ABOVILLE
À PARTIR DU 15 SEPTEMBRE 2019
au Poche Montparnasse
LEÇON 1 DE L’AN MIL À JEANNE D’ARC Dimanche 14h30
LEÇON II DE 1515 AU ROI SOLEIL Dimanche 16h
Heavy Metal Rules

Champions du mauvais gout, les tatoués de Steel Panther continue de défendre une idée particulière du bon vieux rock'n'roll. Hilarant!
Ils ont des bandeaux dans les cheveux. Ils cachent leurs regards de bovins californiens derrière de grosses lunettes. Ils portent du cuir solide, du lycra violet et des gros tatouages. Ils sont bêtes et ils l'assument: ici, on aime les joyeux abrutis de Steel Panther!
On se demande si ces ersatz de Motley Crue n'ont pas pris le film Spinal Tap au premier degré. Ils sont crétins mais ils se battent pour que le heavy metal conserve toute cette magnifique beauferie!
Le rock pour eux, c'est donc un art de vivre. Avec du sexe. De la drogue et des grosses guitares pour faire secouer les cheveux des stades et de tous les hardos qui ne se remettent pas des Guns et tous les autres zinzin du metal californien, qui se bourrent la gueule avec style et se tapent toutes les bimbos d'Hollywood Boulevard. Un art de vivre, on vous le dit!
Toujours proche de la parodie, le groupe de Stix Zadania (juste cela cela suffit pour nos zygomatiques) a tout de même un minimum de savoir faire. Les chansons sont bien troussés, exagérés et crétines.
Tous les clichés se chevauchent les uns sur les autres pour une énorme orgie du mauvais gout! A l'image de la géniale pochette qui multiplie les références ou les hommages. On ne sait plus trop! Sur la longueur, la potacherie peut un peu lasser mais on rigole vraiment beaucoup et bon coeur avec ces Charlots du metal!
Plus c'est con, plus c'est bon!
Steel panther - 2019
Life is not a fairy tale

Nantes, toujours et encore la ville où il faut toujours avoir une oreille attentive!
C'est ainsi que l'on pourra découvrir le sympathique groupe de Emy Magic, chanteuse dont on tombe forcément amoureuse. Energique, capricieuse et souvent juste!
Elle nous rappellerait presque le jour où l'on a entendu la douce voix de la chanteuse des Cardigans, Nina Persson. Il y a chez cette artiste, ce "je ne sais quoi" intemporel et charmant.
Avec Emy, nous remontont le temps puisque ses amis et musiciens ne dépassent pas la découverte du Teenage FanClub ou justement les Cardigans. Il y a donc beaucoup de Britpop dans l'inspiration de Hanky Panky mais on peut pousser la machine à remonter dans le temps à la douce époque de swingin' London ou des Byrds.
Le temps gris de Londres se mélangent à l'inspiration californienne. A Nantes, on a la nostalgie assez brillante avec des plages électriques et des murs de son assez réjouissants.
Les titres s'enchainent avec un savoir faire assez frais et des sourires sonores qui se partagent avec l'auditeur. C'est de l'écriture épicurienne. C'est simple et efficace. Nantes est vraiment la capitale française du rock!
Pop sisters - 2019
Sound & fury

De la funk, du synthé dans de la country. On se croirait presque à l'époque de Eliminator de ZZ Top!
Pourtant il s'agit bien du quatrième album de Sturgill Simpson, génie de la country qui a réalisé un authentique chef d'oeuvre A sailor's guide to the Earth, magnifique album sensible et roots.
Et là, on découvre un héros du Kentucky se prendre pour un roi du disco! Il y arrive maladroitement mais la démarche est très courageuse. Sturgill Simpson a eu depuis son dernier essai, une très mauvaise relation avec l'industrie du disque. Son indépendance lui joue des tours. Ce n'est pas pour rien qu'on le croise désormais dans les films de Jim Jarmusch.
Il ne veut pas suivre les règles et il le prouve avec cet album qui fait du rodéo avec les conventions. Ici rien ne se passe comme prévu. C'est un disque très mécanique, à l'image de la couverture. On embarque sur une autoroute du rock'n'roll, électrique et cabossé. Le disque est d'ailleurs accompagné d'un dessin animé japonais sur Netflix. Non, vraiment, Simpson ne veut pas être là où on l'attend.
Il y a des instruments étonnants comme des synthés qui donnent la cadence. La voix de Simpson se met à de nouveaux styles. Le style est très ombragé.
Influencé par le hip hop et la grosse soul délurée, le chanteur s'offre un pied de nez magistral aux stéréotypes. Il enfonce le clou avec deux trois fautes de goût mais le résultat ne manque jamais de panache. Le respect, voilà ce que mérite cet artiste vraiment surprenant!
Elektra - 2019
Ad Astra

CHIANT COMME LA LUNE, CA VOUS VA COMME ENTRÉE EN MATIÈRE ?
APRÈS LE TRÈS MAUVAIS "FIRST MAN" SUR LA NON EXPÉRIENCE DE ARMSTRONG, J'EN ATTENDAIS RIEN D'AUTRE QU'UN FILM SUR L'ESPACE. UN SUJET FASCINANT QUI CES DERNIÈRES ANNÉES A FINI PAR ME LASSER AUTANT DANS LE FOND QUE DANS LA FORME (SAUF QUAND Y'A DE GROSSES BÉBÊTES HEIN !) .
EN FAIT DEPUIS "GRAVITY", QUI M'AVAIT COMPLÈTEMENT TRANSPORTÉ (ON EST D'ACCORD QUE CELA N'A RIEN A VOIR), JE TROUVE TOUJOURS LE MOYEN DE ME FAIRE CHIER. C'EST BIEN DE CHANGER L'AXE DE RECHERCHE MAIS SI CET AD ASTRA EST LOIN D'ÊTRE UNE TORTURE A REGARDER, IL NE PARVIENT ENCORE UNE FOIS PAS À ME FAIRE DÉCOLLER.
C'EST BIEN RACONTÉ, TOUT EN DOUCEUR AVEC BRAD PITT EN VOIX OFF, AUSSI POSÉE QUE SON POULS. C'EST VISUELLEMENT MAGNIFIQUE, APRÈS TOUS LES FILMS SUR LE SUJET, J'EN ATTENDAIS PAS MOINS.
Y A DE TRÈS BONNES CHOSES INATTENDUES ET FINALEMENT DRÔLE COMME LA REPRÉSENTATION DE LA LUNE, COLONISÉE COMME UN SIMPLE STOP DE PASSAGE À L'AÉROPORT...
LES HOMMES QUI D'UNE PLANÈTE A L'AUTRE SE BATTENT TOUJOURS AUTANT POUR LES RESSOURCES (ON EN VOIT 5 MIN ET ÇA AURAIT SÛREMENT ÉTÉ UN MEILLEUR SUJET)... LA MUSIQUE EST TRÈS BELLE ET PUIS CETTE SUPER INSTRUCTION M'A DONNÉ ENVIE D'Y CROIRE MAIS TOUT RETOMBE MALHEUREUSEMENT TRÈS VITE.
IL Y A BEAUCOUP DE LONGUEURS (2H QUI EN PARAISSENT 4!) ET DE FAUX PLANS CATASTROPHES QUI N'APPORTENT RIEN AU RÉCIT. L'ÂGE DE CERTAINS PERSONNAGES QUE L'ON ENVOIE SUR MARS ME PARAÎT INCOHÉRENT, JE VEUX BIEN QUE L'ON SOIT PASSIONNÉ ET DÉDIÉ À CETTE VIE MAIS DONALD SUTHERLAND ET MÊME TOMMY LEE JONES ONT PASSÉS L'ÂGE DE RAISON ET EN SONT PLUTÔT À L'ÂGE DE PIERRES PRÉSENTES SUR PLACE !
DIEU EST ENCORE UNE FOIS PRÉSENT, IL TRAVERSE LA STRATOSPHÈRE DANS UNE SÉQUENCE FURTIVE MAIS UNE DE TROP À MON GOUT, QUI N'A RIEN A FAIRE AVEC CES SCIENTIFIQUES LÀ . ÇA RESTE UN JOLI CONTE SPATIAL EN MODE MALICK INTROSPECTIF QUI N'A VRAIMENT RIEN DE SPÉCIAL.
ET MÊME SI GRAPHIQUEMENT IL DÉPASSE DE TRÈS LOIN "INTERSTELLAR" (AVEC LEQUEL IL Y A PAS MAL DE SIMILITUDES EN FAIT). JE N'AI PAS PEUR DE DIRE QUE JE PRÉFÈRE LE CONTENU DE CE DERNIER ET CEUX QUI ME CONNAISSENT SAVENT COMBIEN CELA SIGNIFIE.
JE NE CONNAISSAIS PAS LES FILMS DE JAMES GRAY, JE NE SUIS PAS UNE GRANDE CONNAISSEUSE DE BRAD PITT NON PLUS, JE CROIS QUE C'EST DU À L'EFFET CHEWING-GUM, VA SAVOIR. (DÉJÀ DEUX FILMS DE PLUS DE 2H CETTE ANNÉE QUAND MÊME). C'ÉTAIT TRÈS BEAU C'EST DÉJÀ ÇA MAIS ON NE S'ATTACHE À AUCUN PERSO, RIEN N'EST DÉVELOPPÉ. "LES SOI DISANTES REPONSES QU'E L'ON ATTEND"...Y'EN A PAS.
PAR CONTRE Y'A DES TRUCS COMPLETEMENT IRRÉALISTE MAIS PASSONS APRÈS TOUT NOUS SOMMES AILLEURS.... IL N'Y A PAS D'ÉMOTION (AUCUNE AUCUNE AUCUNE) SI CE N'EST UN GRAND ENNUI INTERSTELLAIRE QUI VA A COUP SUR RAVIR LES CRITIQUES FERVENTS ADMIRATEURS DE CE GENRE D'IMMENSÉMENT NEANT.
AVIS AUX AMATEURS
Avec Brad Pitt, Tommy Lee Jones, Donald Sutherland et Ruth Negga - 20th century fox - 18 septembre 2019 - 2h04
L’homme à la tête de chou, Jean-Claude Gallotta, Rond-Point


Le sexe et la sensualité, c'est
donc de la lingerie, des chemises ouvertes et des mains dans
l'entre-jambe ? Vulgaire simulation !
Où sont les silences ? Où
est le souffle ? Le temps qui passe ? La fragilité ? L'âme de
l'histoire ?
Rien ne vient vibrer au delà de la scène. Rien n'apporte à la musique. Rien ne se dit. Qu'une grotesque illustration des chansons par la danse. Un très mauvais clip.
Jusqu'au 29 septembre 2019
Jean-Claude Gallotta
Théâtre du Rond-Point
Hypersonic missiles

Il s'appelle Sam Fender. Son premier disque se nomme Hypersonic Missiles. Avec de tels indices, on pourrait imaginer un Texan qui adore le rock patriotique et qui rêve de faire du golf avec l'actuel crétin président des Etats Unis. Bah non, il s'agit d'une petite perle anglaise qui visiblement aime beaucoup le Boss.
Sam Fender nous rappelle le jeune héros du film Music of my life, comédie sociale où un désoeuvré des années Tatcher fait l'expérience de la musique de Bruce Springsteen.
Comment ne pas penser à lui quand on entend le saxophone, instrument proche de la nitroglycérine dans le rock'n'roll, dans le premier titre qui donne son nom à l'album? A 25 ans, le Britannique attrape tous les tics du rock eighties du Boss et le ressert à sa sauce, assez piquante et raffinée il faut le dire!
Puisque nous ne sommes pas en face d'une pale imitation du chanteur du New Jersey. Le jeune lad chronique lui aussi son quotidien et dépeint sa génération mais il le fait avec une aisance incroyable.
Il a la bonne idée d'emprunter plus aux Américains. Il rappelle effectivement tous ses songwriters qui veillent avec bienveillance sur un rock efficace mais pas idiot.
Ces chansons seront donc faites pour les salles de concert et dans le meilleur des cas, des stades. Avec sa gueule d'ange anguleuse, on s'attend pas vraiment à autant de charisme et d'assurance dans la voix. Il a une tête de boys band mais Sam Fender a surtout des mélodies qui s'accrochent obligatoirement à nous. Son goût pour les vieux tics du rock font désormais la différence. Ce premier album est une entrée en matière assez excitante. Auréolé de prestigieux prix en Angleterre, ce disque est une arme de destruction massive de mauvaise humeur, de dérision et de cynisme!
Polydor - 2019
Cause & effect

Une semaine très pop puisque derrière ce gros crado de Liam Gallagher, on peut retrouver les dandys vieillissants de Keane, qui continue de réaliser leur pop idéal... respect!
Parce que Keane continue de faire des refrains avec le mot "love" devant et faire "ouhouhouu" dans les couplets. En 2019, il faut le faire. Mais c'est aussi ce qui fait le charme de ce groupe qui rivalisa à ses débuts avec Coldplay dans cette espèce de pop assez lyrique, que certains jugeront facile.
Pourtant le groupe a bien réalisé deux chefs d'oeuvre. Leur premier disque qui avait écarté les guitares pour trouver la quintessence de la pop énergique. Puis il y a six ans avec Strangeland, succession de morceaux de bravoure franchement réjouissants. Un album jubilatoire à découvrir
Cause & effect, arrive donc derrière Strangeland et ne supporte pas la comparaison. On est d'abord déçu car les quatre musiciens vont vers la pop eighties et lui rendent un hommage juste poli.
Puis en réécoutant, on retrouve le talent de Tom Chaplin, chanteur incroyable, capable de tout. Il est vraiment la voute centrale de leurs chansons qui libèrent petit à petit des secrets.
Comme les albums précédents, c'est un disque qui se décortique, au charme surané et discret. Il y a de quoi se réjouir dans ce sixième album qui a mis du temps à venir. A deux ou trois moments, on sent bien que le temps a passé. Les gamins sont devenus des hommes responsables. Il n'y aura pas de folie.
Mais ca reste de la bonne musique bel et bien britannique. Qui nous rassure un peu. On ne vieillit pas tous comme Liam Gallagher!
Island - 2019
Why me Why not?

Avec ses sorties dans la presse et son atttitude, Liam Gallagher ne serait il pas le Donald Trump de la pop music?
En tout cas, ca en a tout l'air lorsqu'il insulte son frère ou un autre artiste. Liam Gallagher a sortit il y a trois ans un disque sous son nom. Après le bide de son groupe, Beady Eye, l'ex chanteur d'Oasis avait joué sur l'humilité et plutôt réussi son premier opus.
Il a évidemment pris la confiance et maintenant, revoilà le grand méchant Liam qui pouvait, il faut l'avouer, nous manquer. Il est toujours aussi crétin. Il reste une grande gueule du cirque rock'n'roll. Il nous fait regretter son taiseux de frère, Noel, qui préfère fabriquer sa musique dans son coin (et il a raison). Bref, le loup est laché dans la bergerie.
Il fait donc cette fois ci beaucoup de bruit pour vendre son deuxième fait d'armes, Why me why not?
Effectivement pourquoi lui? Liam Gallagher a le melon et cela se ressent dans ce disque assez musclé mais qui en fait trop. Ce n'est pas une surprise. Comme le président des Etats Unis, ca ne fait pas dans la nuance.
C'est du gros son à l'anglaise. C'est une sorte de version hypertrophiée de la pop à la manière d'Oasis ou Paul Weller. Il y a des grosses guitares. Il y a de gros refrains. Il y a des gros gospels. Il y a des grosses ballades. Il y a des grosses ficelles un peu partout et l'auditeur peut se prendre les pieds dedans.
Liam Gallagher ne peut pas s'empêcher de faire du Oasis sans la force d'écriture de Noel. C'est de la chanson pour grandes salles. Ce n'est pas déshonorant mais c'est un peu ennuyeux.
Liam Gallagher est plus efficace pour lancer des skuds que pour trouver un peu de poésie dans le son pop. Il en fait des tonnes. On n'est pas surpris. Il devrait bientot se teindre les cheveux en orange!
Warner - 2019



