The night comes for us

Un bon vieux film d'action qui se prend pour une oeuvre gore... bonne idée!

Alors, là il faut aimer la bidoche. Il ne faut pas être vegan, faire dans le bio ou manger des graines. Faut aimer la lacrymo sur les champs élysées, les gilets jaunes en mal d'essence et les vidéos chocs du groupe activiste L214. Le fim de Timo Tjahjanto, ce n'est fait pour le bobo qui ne sort jamais de son petit producteur local.

Là, c'est du produit avarié venu de loin, de l'exotisme déviant, de la violence gratuite pour tous les âges. D'ailleurs tout part d'un enfant. Parce qu'elle est tout mignonne, une petite fille fait craquer un tueur légendaire en Asie. Ce dernier la sauve du massacre de son village. Il se met à dos toutes les triades et c'est parti pour deux heures de bastons submergés par des hectolitres de sang.

Depuis The Raid, le cinéma d'action indonésien est devenu une référence en matière d'action totalement décompléxée. Ici, ca tranche, ca broie, ca charcute dans les quatre coins de l'écran. Sur deux heures, vous pouvez trouver cela indigeste mais, à notre humble avis, il y a quelque chose d'héroïque dans ce geste de cinéma pour le moins désinvolte.

Timo Tjahjanto assume donc tous les excès et son film est une sorte de viste d'un Leroy Merlin où tout objet deviendrait une arme dangereuse. C'est incroyable comme le réalisateur a de l'imagination dans l'ultraviolence, qui emprunte tout son esthétisme (c'est un grand mot que j'emploie là) au cinéma d'horreur. Même le titre appartient au genre.

A une époque de lissage général, cette série B a le grand mérite de ne pas être poli, de rentrer dans le lard et de poursuivre le spectateur jusqu'au harcélement en lui imposant un rythme hystérique et une violence inouïe. C'est de la bédé hardboiled. C'est du navet grandiose. C'est assez taré pour être vu, et saigner des yeux!

Avec Joe Taslim, Iko Uwais, Sunny Pang et Zack Lee - Netflix - 2018

Silver faces

Du rock. Sans surprise mais sacrément vintage. Margerin au pays des Pretty things.

Car les musiciens de The Jones aurait leur place entre Ricky et Lucien, les héros des bédés rock'n'roll de Frank Margerin. Avec eux ca sent la banane metallique. Ils ont des rêves de harley et de grandes prairies. La route 66 n'est jamais très loin pour ces cinq franchouillards, nourris avec des classiques du genre.

Comme dans les oeuvres de Margerin, il y a surtout du coeur avant les attitudes vintage. Les rockeurs sont doués. Ils composent un rock poisseux, ouvert et qui profite des régles pour régaler l'auditeur.

Les riffs sont hargneux. La voix glisse entre les rythmes convulsif. Ils ont la foi. Cela s'entend sur les 13 titres de Silver Faces, qui brille de mille feux.

C'est un peu répétitif ici ou là mais il y a cette incroyable croyance en la bonne vieille formule basse guitare batterie. Pourtant ils se révèlent doués en introduisant des cuivres et des cordes. Non, c'est vintage mais c'est surtout un plaisir vieillot mais jamais ringard. Bien au contraire: les convictions sont importantes dans cet art!

Mortel records - 2018

Furia, Lia Rodrigues, Théâtre National de la Danse Chaillot

 

Dans sa dernière création Fúria, la chorégraphe Lia Rodrigues livre un spectacle musclé et brutal. Dix danseurs évoluent sur scène entre fureur de vivre et de désespoir. Le plus important semble d’exister et de dénoncer.

Le spectacle Fúria prolonge la dynamique houleuse amorcée par la trilogie brésilienne : Pororoca (2009), Piracema (2011) et Pindorama (2013). Le propos de cette dernière pièce porte sur la question de l’altérité. C’est une performance pour dix danseurs avec un engagement fort du corps, miroir de la danse engagée proposée par Lia Rodrigues.

Sur scène, les corps s’emmêlent et se confrontent. Danse survoltée, on peut voir et ressentir une violence qui est exprimée par le corps, la rythmique et le jeu scénique des danseurs. Ils apparaissent tour à tour tels des démons ou des protecteurs. Leurs mimiques pourraient même nous renvoyer aux interprétations de la dance indienne ou indonésienne.

A travers sa pièce, Lia Rodriguez s’interroge sur l’état du « monde haché par une multitude de questions sans réponse, traversé de sombres et fulgurantes images, de contrastes et de paradoxes ». Il est nécessaire de se révolter. Artiste associée à Chaillot – Théâtre National de la Danse, Lia Rodrigues a financé Fúria avec des fonds européens. Comme elle le note, le Brésil ne finançant plus ce type de créations, « repenser l’écologie d’un projet artistique est presque une question de survie. »

 

Teaser de "Fúria" de Lia Rodrigues from Théâtre de Chaillot on Vimeo.

 

Jusqu'au 07 décembre 2018

1h10

Théâtre National de Chaillot 

The records were ours

Le disque que l'on est allé chercher très loin: en Australie, on a mis la main sur deux frangins ouverts, doués et intrépides.

Jack et Pat Pierce ont débuté leur carrière dans la rue. Ils jouent toutes sortes d'instruments de musique. Ils ont bien le look d'Australiens: massifs et surs d'eux. Ils ont tous les deux un regard rieur et affirmé.

On dirait des jumeaux. Ils jouent sans arrêt. Depuis des années. Avec une hargne qui force le respect. Ils sont surtout capables de jouer des titres personnels avec une conviction flamboyante. Les voir en concert, c'est quelque chose. Un exemple de grandeur d'âme.

Ils viennent de sortir un premier disque dans leur lointain pays, mais on parle ici d'un de leurs ep, où l'on entend leur style, entre country, rock et choses plus celtes. Ils mélangent les saveurs. Avec une guitare sèche, ils ont la force d'ACDC. En une trentaine de minutes, les frères Pierce vous promènent sur des terres luxuriantes, amicales et bien souvent nobles.

Ils rappellent Mumfords & Sons ou The Lumineers, avec une candeur qui attendrit en quelques refrains. Ces gars là jouent avec le coeur. Le mélange folk et pop est une formule magique pour eux, qui ont tout compris pour faire réagir le public et l'audience. C'est simple et fort. Tout s'incruste facilement dans la mémoire. Les évidences se multiplient. Ce ne sont pas des rustres mais bel et bien des savants. Les Australiens savent faire dans l'efficacité la plus totale. Ce duo le prouve une fois de plus.

Sony - 2017

Sœurs (Marina et Audrey), Pascal Rambert, Audrey Bonnet, Marina Hands, Bouffes du Nord,

 

C’est en assistant à la première répétition de la scène entre les deux sœurs de sa pièce « Actrice » en octobre 2017 que Pascal Rambert, en entendant Audrey Bonnet et Marina Hands, a commencé à leur écrire une pièce rien que pour elles. Cela donnera « Sœurs (Marina et Audrey) » ; une scène unique d’1h30, comme un long travelling où les mots sont des flèches ou des scalpels. Mots-outils pour comprendre le passé, se délivrer d’une emprise, mots-armes et mots-boomerangs… Les actrices tournent autour d’un point central, s’empoignent (rarement), font valser des chaises. Car il ne s’agit pas de retrouvailles, ni de pardon, mais bien d’un profond règlement de comptes. Et comme à la fin d’une guerre, on n’est pas sûr qu’il y ait un gagnant à l’issue du combat.

Petit rappel (si nécessaire) : Pascal Rambert est l’auteur notamment de « Le début de l’A. », « Clôture de l’amour » et l’année dernière : « Actrice » aux Bouffes du Nord. Audrey Bonnet a été pensionnaire de la Comédie française dans les années 2000 (on l’a vue notamment dans « Le début de l’A. », « Clôture de l’amour » et « Actrice »). Marina Hands a reçu le Molière de la meilleure comédienne en 2018 pour son interprétation dans « Actrice » ; c’est aussi la gracieuse et fougueuse « Lady Chatterley » de Pascale Ferran au cinéma…

Il faut une complicité authentique et une confiance solide à Audrey Bonnet et Marina Hands pour exprimer si fort, (corps et âme), l’une à la face de l’autre, la colère, le ressentiment, la haine et le mépris. Bien sûr la douleur s’exprime aussi. Les émotions semblent se nourrir des profondeurs de l’expérience vécue, traversent les corps et explosent en vérités indéniables, définitives et irréconciliables… Au sujet de « Sœurs », Pascal Rambert parle d’« intensité plastique de l’écoute » et d’un spectacle « à la vie, à la mort ». Pour évoquer le jeu de Marina et Audrey, le mot « puissance » vient immédiatement à l’esprit. Il n’y a pas que la colère qui se donne à voir, mais aussi la fragilité de la grâce et le balancement hypnotique de la transe. Le jeu de ces deux-là, ce qu’elles trouvent ensemble, fait de ce moment une étonnante expérience scénique à partager.

Ne vous inquiétez pas, cher spectateur, vous serez choyé : il faut que les actrices respirent et boivent un peu d’eau, que les corps tentent une réconciliation le temps d’une danse adolescente ; ainsi, des moments plus calmes alternent avec des moments plus intenses.

On reprend son calme, on verse une larme. On pense à sa propre famille, à ses proches parfois si lointains. On regarde son voisin, sa voisine, on échange un sourire : ce n’est que du théâtre et c’est la vie : elles sur scène, nous qui les regardons et pensons encore à elles en sortant boulevard de la Chapelle, émus et vivants.

 

 

 « Sœurs (Marina & Audrey) », texte et mise en scène de Pascal Rambert avec Marina Hands et Audrey Bonnet au Théâtre des Bouffes du Nord, jusqu’au 9 décembre 2018.

Vu le samedi 24 novembre 2018 au Théâtre des Bouffes du Nord http://www.bouffesdunord.com/

Durée du spectacle : 1h30.

Du mardi au vendredi à 20h30 et le samedi à 16h jusqu’au 9 décembre 2018.

Le texte de « Sœurs (Marina & Audrey)»  est publié aux Éditions Les Solitaires Intempestifs. Plus d'information sur le site internet http://structureproduction.com/

 

 

 

Le contr’un, La Boétie, Charly Magonza, Agathe Mortelecq, les Déchargeurs

 

 

Charly Magonza et Agathe Mortelecq ont fait le pari de mettre en scène le Discours de la servitude volontaire de La Boétie. Bien que ce texte ne soit pas destiné à être prononcé en public, on est captivé par le ton direct employé. Nous avons l’impression d’être invités à dialoguer avec le comédien. On serait presque tenté de vouloir lui répondre lorsqu’il nous apostrophe !

Ce texte retentit à nos oreilles, nous poussant à réfléchir sur le rapport que nous entretenons avec le pouvoir. Le tyran est décrit sous toutes ses formes. Toujours d’actualité, La Boétie nous invite à questionner notre part de responsabilité dans le renoncement de nos libertés.

La mise en scène minimaliste et moderne replace ce texte dans une atmosphère résolument contemporaine. La posture théorique est animé par des effets de lumière poétiques. Nous sommes embarqués dans un début vivant, habité par l’urgence de nous faire comprendre et de nous pousser à agir.

Pari réussi 

 

LE CONTR'UN • Étienne de La Boétie from NIGHTHAWKS on Vimeo.

Jusqu'au 22 Décembre 2018

Le contr’un

Texte Etienne de La Boétie, d'après le Discours de la servitude volontaire 

Mise en scène : Charly Magonza & Agathe Mortelecq

Acteur : Charly Magonza 

Théâtre  Les Déchargeurs

La Ballade de Buster Scruggs

Grandeurs et misères autour de la mythologie américaine. Les frères Coen sont toujours les mêmes. Même en s'installant sur Netflix.

La plateforme pique en tout cas de plus en plus les réalisateurs de cinéma, les plus respectueux de l'art et du vénérable grand écran. Ca vaut le coup: à Venise, le film Netflix de Alfonso Cuaron, Roma, est reparti avec le Lion d'or. Et les frères Coen ont reçu le prix du scénario pour cette anthologie du western, La Ballade de Buster Scruggs.

La grande loufoquerie des frangins, leur accomplissement visuel et leurs profondeurs un peu dépréssives résistent au changement de support. Et à l'exercice de style si difficile. On a cru au début à une mini série puis Ethan et Joel sont revenus à un format qu'ils connaissent. Le film est une succession de sketchs, avec les défauts et les qualités que l'on sait.

A savoir: il y a toujours un sketch supérieur à un autre. Difficile d'être homogène quand on raconte des histoires courtes, aux contenus différents. En tout cas, les Coen taquine la mythologie du cow boy et tout le barnum qui va avec. On peut compter sur eux avec leur mise en scène tout en ironie, aidée il faut le dire par l'excellente photographie de français Bruno Delbonnel, qui joue sur les paysages américaines avec une infinie nuance et une beauté incroyable. Promis, il s'agit bien de cinéma ici!

On a donc le cowboy accro aux jeux et aux duels, le hors la loi le plus malchanceux, un artiste en danger, une la femme abandonnée dans un monde viril et dangereux et une diligence bien bavarde. Les Coen prennent un malin plaisir à rejouer les grands classiques du genre.

On les remercie de sublimer tout cela avec une morale acerbe, un sens de la critique bien actuel et leur incroyable réalisation, virtuose, moderne et pourtant jamais démonstratrice. Mais hélas, l'équilibre n'est pas la force des films à sketch. Et on a toujours une préférence pour un ou une baisse d'attention pour un autre. Mais le niveau reste haut: on pense souvent à une version yankee du Sens de la Vie des Monty Python! C'est dire!

Il ne faut pas bouder son plaisir. Ils réunissent d'ailleurs un casting épatant, avec des trognes pas croyables. On est heureux de croiser Tom Waits, Liam Neeson, James Franco, Brendan Gleeson et plein d'autres types et actrices vraiment patibulaires. Comme un livre d'images, l'apparence et l'attitude sont primordiales dans La Ballade de Buster Scruggs. Le moindre détail a son importance: c'est ce qui fait d'un film des frères Coen, un moment unique, drôle et précieux. Hiiiihaaaaaaaa!

Avec Tim Blake Nelson, James Franco, Harry Melling et Zoe Kazan - 2018 - Netflix

Overlord

JJ Abrams est un spécialiste des résurrections! Il a redonné vie à la franchise Star Trek. Il a relancé Star Wars. A la télévision, il a démocratisé la science fiction. Bref, c'est le roi des geeks. Sa nouvelle production au cinéma remet au gout du jour le nanar passionné! Bah oui!

Car Overlord n'est qu'une bonne vieille série B à l'ancienne. Des G.I. débarquent sur le territoire français à quelques heures du débarquement. Ils doivent détruire un brouilleur sur le haut d'une église. Ils découvrent un laboratoire secret où il y a évidemment un commandant sadique et un savant fou pour inventer des coups bien tordus... bienvenue en enfer.

Les nazis font de terribles expériences sur d'innocents villageois et nos amis Américains vont vite regretter leur mission... La plus belle idée du film: prendre son temps. Il y a bien entendu une ouverture musclée avec un destin funeste pour toute une patrouille yankee.

Puis le film glisse doucement mais surement vers le film d'horreur. On peut se demander comment un tel film a pu trouver les chemins du grand écran. Les personnages se dessinent. Ce sont des clichés mais ils sont bien esquissés. Les comédiens, méconnus, sont pas lisses et polis. Le méchant est charismatique en diable. La fille à sauver a un charme plus ambigu que d'habitude.

Le réalisateur n'en fait pas trop. C'est presque déconcertant. La lisibilité de l'oeuvre donne effectivement un air old school à l'ensemble. Le spectateur est au coeur de l'action, entre la guerre et l'épouvante. Le basculement des genres progresse lentement mais surement. Ca n'empeche pas les morceaux de bravoure. Souvent jouissifs. Un film sur des zombies nazis, il y a forcément quelque chose de jubilatoire ou sinon c'est le péril programmé.

Avec JJ Abrams à la production, ce film concept profite d'un certain confort et d'une idée du cinéma populaire. Avec des tripes visqueuses, des uniformes et un gros lance flamme, Overlord est un joli plaisir coupable comme on en fait (presque) plus!

Avec Jovan Adepo, Wyatt Russell, Mathilde Oliiver et Pilou Asbaek - Paramount - 21 novembre 2018 - 1h45

Lean on me

Noel approche. On peut penser à la dinde, à la buche ou aux cadeaux. On peut imaginer aussi une bande son idéale. Il y a de fortes chances que l'album de Jose James fasse le job.

Car le garçon est doué pour la cool attitude. Le jazz. Les expérimentations. Le look. Jose James a tout pour lui. A quarante ans, il dynamite tranquillement le genre en signant d'ailleurs avec Blue note, qui fait de plus en plus dans la pop. Et ce n'est plus un crime.

Le jazz s'émancipe de ses régles mais ne joue pas le refrain de la grande révolution. Jose James aime les digressions élégantes. Après un album pointu, le musicien fait preuve d'une simplicité déconcertante pour rendre hommage à Bill Withers.

Héros discret de la soul, Withers n'a jamais fait de vague mais écrit et chanté des chansons généreuses, mélodiques et universelles. Ses hymnes sont liées aux années 70. James et son groupe retrouvent cette saveur particulière, entre résignation et espérance. C'est souvent très beau. L'exécution n'est pas originale. Mais elle est souvent précieuse et respectueuse.

James défend donc un hommage poli mais jamais paresseux. Il y a de l'amour et une vraie émotion autour de la découverte. Jose James est passionné et assez passionnant. C'est un disque lové dans la passion de la musique. Il donne de l'espoir. Parfait effectivement pour la saison des fêtes!

Blue Note - 2018

Just about anything is possible

Une voix venue d'ailleurs. D'Angleterre exactement. Pat Griffiths fait parti de ses loups qui grognent avec classe. Il appartient à cette race de chanteurs un peu cabossés qui cachent un mysticisme qui souvent éclate aux oreilles. Pour faire rougir le chanteur de Inred, on a le droit de penser à Tom Waits ou Nick Cave.

Du premier, il y a la gouaille. Le coté populaire. Avec la voix, il convoque toute une culture et peut raconter ce qu'il veut avec simplicité et générosité. Du second, il y a le romanesque. La voix nous attrape et nous narre nos tristes destinées, des paysages existentiels ou des ambiances expressionnistes.

Inred a tout de la belle découverte. Car il faut maîtriser une telle voix, imposante et fascinante. Et c'est là le tour de force du groupe: il réussit à trouver un style.

C'est bariolé. Là encore, on devrait encore convoquer des grands noms de la musique. Les musiciens aiment les aventures et n'ont pas peur du danger et surtout de la singularité. C'est bien entendu du rock mais Inred a du tempérament et des idées.

C'est de la musique brumeuse mais diablement mélodique. Les sursauts électriques sont maîtrisées. Les chansons sont des atmosphères. C'est d'une subtilité assez rare. En musique, ce groupe rappelle une chose importante: tout est possible!

French fries - 2018

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