En Liberté

HA LE PIED ! QUE CA FAIT DU BIEN CETTE COMÉDIE FRANÇAISE. OUI JE PRECISE FRANÇAISE PAR CE QUE C’EST TELLEMENT RARE QUAND C’EST FAIT AVEC CE NIVEAU D’EXCELLENCE, QU’IL EST TOUJOURS BON DE LE RAPPELER.

CELA NOUS PROUVE ENCORE QUE L’ON PEUT FAIRE DES FILMS COMME CELUI-CI. C’EST COMPLÈTEMENT DÉCALÉE ET LOUFOQUE VOIR BURLESQUE PAR MOMENT. JE NE CONNAIS PAS DU TOUT LE TRAVAIL DE PIERRE SALVADORI MAIS JE VAIS M’EMPRESSER DE RATTRAPER CE FAUX PAS.

IL Y A BEAUCOUP DE DUPONTEL (UNE AUTRE TRÈS BONNE RÉFÉRENCE) DANS CE POLAR AUX ALLURES RETRO. C’EST ADMIRABLEMENT BIEN ÉCRIT. LES DIALOGUES SONT A MOURIR DE RIRES ET BIEN DOSÉS DANS LEUR DEGRÉ DE NEVROSE.

JE VOUS RAPPELLE LE PITCH, YVONNE EST LIEUTENANT DE POLICE ET SE REND COMPTE QUE FEU SON MARI N’ETAIT PAS L’HOMME QU’ELLE CROYAIT ET QUE PAR SA FAUTE UN HOMME A PASSÉ 8 ANS DERRIÈRE LES BARREAUX.

QUAND CELUI CI SORT ENFIN DE PRISON, ELLE SOUHAITE PLUS QUE TOUT SE FAIRE PARDONNER POUR CETTE ERREUR. C’EST DONC SUR CETTE DÉCOUVERTE QUE DÉCOULE 2H DE QUIPROQUOS, DE SITUATIONS INTENSÉMENT ABSURDES.

LES ACTEURS SONT FORMIDABLES, ADELE HAENEL QUE JE NE CONNAISSAIS PAS NON PLUS EST JUSTE GÉNIALE ET LES AUTRES NE SONT PAS EN RESTE. JE NE SAIS QUE DIRE DE PLUS, J’AI KIFFÉ COMME RAREMENT SUR CE GENRE DE GENRE!!!

C’EST DRÔLE, FIN ET POÉTIQUE. CA RACONTE UNE HISTOIRE QUI SEMBLE TRÈS AUTHENTIQUE ET QUI PREND AU COEUR LES PERSONNAGES DE CETTE FICTION RÉELLE ET NOUS AUSSI DU COUP. C’EST TOUCHANT ET TELLEMENT DRÔLE, FIN ET TRAVAILLÉ. LA MISE EN SCÈNE EST PARFAITEMENT ADAPTÉE. IL Y A DU RYTHME, ET DE LA RETENUE. DE LA PREMIÈRE MINUTE A LA DERNIÈRE, ON NE PEUT QUE SOURIRE ET RIRE DE BON COEUR.

CA COMMENCE DIRECT ET CA DOIT SUREMENT PASSER OU CASSER TOUT DE SUITE. SI L’INTRO NE PLAIT PAS ALORS LE RESTE DU FILM NE PLAIRA PAS NON PLUS C’EST SUR. UN FILM JUBILATOIRE SANS FAUSSE NOTE QUI REHAUSSE D’UN CRAN TRÈS CERTAIN L’AVENIR DU CINÉMA FRANÇAIS . ET QUAND ON VOIT LES NOTES DE SPECTATEURS (2/5) ON NE PEUT QUE SOURIRE FACE A SES IGNORANTS DU TRES BON CINOCHE COMME A L’ÉPOQUE. SI VOUS PREFEREZ REGARDER CAMPING 5 (ATTENTION JE NE DENIGRE PAS JE COMPARE JUSTE, J’AI COMME BEAUCOUP VU LE 1!;) GRAND BIEN VOUS FASSE MAIS SI VOUS ÊTES AUSSI CURIEUX DE VOIR DU GRAND CINEMA LIMITE D’AUTEUR, NE VOUS PRIVEZ PAS DE CETTE PETITE BOMBE, EXPLOSIVE.

AVIS AUX AMATEURS

Avec Adèle Haenel, Pio Marmaï, Vincent Elbaz et Damien Bonnard - memento - 31 octobre 2018 - 1h40

Navegador

Quand il commence à faire moche. Quand la pluie froide fait tomber les feuilles mortes. Quand les vacances de la Toussaint sont passées... au coin du feu, rien ne vaut l'écoute d'un disque bien chaud et mélodique. Un plaid grosse maille et musical!

C'est l'effet que fait en tout cas, le second disque de Tonio Thulo qui se cache derrier le nom de Cubalibregrupo. Il y a de la chaleur, de la qualité et des idées! Ce drole de punk, de la génération des Thomas Fersen ou des Manu Chao, s'est retrouvé dans la musique latine. La salsa de Cuba fut un choc dont il s'est jamais remis, visiblement.

Le Français se prend donc pour un pirate des Caraïbes. Il réalise son rêve. Après un premier album déroutant et décomplexé, la formule est désormais connue et fonctionne parfaitement: de la musique cubaine en version française. Cela surprend mais cela plait car on entend surtout un musicien se réaliser.

Les chansons sont généreuses et remplies de toutes les amitiés de Tonio. Ce dernier a invité tous ses amis cubains. Il a créé un lien que l'on écoute avec presque de la jalousie. Cela se fait en toute simplicité, sur des rythmes chaloupées, que l'on connait mais surtout que l'on apprécie.

Les cuivres jouent sur la jovialité. Le tempo fait transpirer. Les paroles amusent et s'adaptent aux influences africaines ou sud américaines. On se réchauffe auprès de cet album. Ca fait du bien!

Mayerling

La dernière sortie en solitaire, Xavier Plumas nous invitaint dans un coloré Cabinet Vaudou. Cette fois ci, il nous promène dans un atelier d'artistes. L'art de l'esquisse...

Xavier Plumas est un héros très discret de la musique française. Avec son groupe Tue loup, il fait des choix radicaux et souvent justes. Il touche à tout et on le retrouve sur d'autres projets. En solo, il se livre un peu plus et fait preuve d'une délicatesse que l'on pourrait comparer à celle d'un peintre.

C'est ce que pourrait rappeler la pochette de son troisième effort en solo. Un patchwork de coups de pinceaux. Suggestifs. Bariolés. Vifs. Ses chansons sont un peu comme cela. Elles sont le travail réel de l'artiste. Pas de bidouillage. L'instrument et l'inspiration seront les seuls armes pour offrir une image du Monde et des émotions à l'auditeur!

Il réussit cela très bien.  Le chant se fait avec les contours d'une musique assez introspective. Les instruments semblent à l'affut du moindre vague à l'âme. Les mots ont leur importance et leur poésie. Xavier Plumas fignole avec une grâce des titres vibrants. Les sentiments sont crayonnés sur des accords toujours bien choisis et des refrains qui n'en font pas des tonnes.

C'est ce sens de l'évocation qui fait de l'art de Xavier Plumas, un moment simple et important. Ce type est précieux. Ses chansons, si proches de nous.

La lezarde l'autre distribution - 2018

Here if you listen

Mais qu'est ce qui fait courir David Crosby?

Il est l'un des figures discrètes mais imposantes de la musique folk. C'est dans le collectif qu'on le respecte. Avec Stephen Stills et Graham Nash. Les trois chevelus font de la résistance en ce moment. Ils multiplient les projets. Mais Crosby est celui qui semble vouloir rivaliser avec la productivité quasi hystérique du vieux complice solitaire, Neil Young.

Quatre albums depuis 2014. L'inspiration a repris le dessus sur ce roi fainéant. Les réunions d'anciens combattants ne lui suffisent plus. Il tourne à travers la planète et sort des disques qui ne sentent pas la vulgaire redite. Comme Young, il n'est pas du genre à recycler.

La course de fond impressionne. Le Californien sort donc Here if you listen qui rassemble une fois de plus de belles chansons pleines de coeur, d'espoir et d'activisme doux. Il s'est associé à quelques jeunes: Becca Stevens, Michael League et Michelle Willis. Le membre de CSN sait que l'union fait la force.

Ensemble, ils font de jolies compositions qui ondulent de vibrations et d'harmonies vocales, grosse spécialité de David Crosby. Le style est sage mais aussi sympathique qu'une réunion autour d'un ancien professeur qui n'a pas fini d'enseigner ses leçons d'humanité et de joie.

On se sent bien dans cet album. Les températures baissent mais lui fait l'effet d'un feu qui réchauffe. C'est du scoutisme folk. Ca a son charme, c'est certain!

Bmg - 2018

The Capitol Studios Sessions

Acteur cool, comédien nonchalant, grand dadais au génie tranquille, Jeff Goldblum a peut être gaché son talent dans quelques nanars célestes mais il en profitait pour devenir un jazzman élégant et connaisseur... Ca excuse les mauvais films alors!

Bon okay, il n'a pas joué que dans de mauvais blockbusters américains. Jeff Goldblum a tourné avec Woody Allen, Philip Kaufman, Robert Altman ou Paul Mazursky dans les années 70. Il fut un visage familier du bon cinéma populaire des années 80 (Silverado, La Mouche, Série noire pour une nuit blanche). Dans les années 90 puis 2000, le bonhomme rentabilise sa notoriété et son talent. Jurassic Park et Independence Day seront des cartons mondiales.

La négligence du bonhomme cache donc en réalité une passion pour le jazz. Tiré à quatre épingles, l'attitude du comédien est celle d'un mélomane en fait! Il fait donc le grand saut aujourd'hui avec un album fringant, à l'image de ce grand binoclard à l'élégance permanente.

Il ne fait que des reprises. Mais il les a répétées durant des mois. Il a monté un groupe efficace, The Mildred Snitzer Orchestra. Il n'y a pas de fausse note. Il s'est visiblement entrainé dans les clubs de Los Angeles. Le son est aussi travaillé que l'attitude du comédien.

Alors qu'il accompagnait au piano Gregory Porter dans un concert, un type de Decca a vu la performance de Goldblum et lui a offert les clefs des studios Capitol, que l'acteur a transformé en club. Il y a donc l'ambiance, la générosité, de l'humour et des notes de jazz qui swinguent parfaitement.

C'est tellement parfait que l'on devient soupconneux. Mais bon c'est aussi ca la classe. Goldblum est un faux jemenfoutiste. Au cinéma, il se compromet parfois sans avoir l'air d'y toucher. Ici, on entend tout de même un type passionné, ravi de son nouveau rôle! L'enthousiasme emporte tout! Le costard de crooner va très bien à ce drôle de comédien!

2018 - decca

The spy gone north

Histoire vraie et vrai film de cinéma surtout, The Spy gone North prouve bien que la Corée du Sud est le premier dealer de véritables spectacles populaires.

Cela fait bien une dizaine d'années que l'on constate que c'est là bas que les talents éclosent et que les blockbusters ne sont pas des machines à fric ou des objets frustrants. La vigueur de la série B et du film de genre de la Corée du Sud est incroyable. Elle rassure les cinéphiles qui ne peuvent plus supporter la frigide attitude d'Hollywood.

C'est donc en Asie que l'on trouve les meilleurs cinéastes, les projets les plus fous et les polars les plus hardcore. Désormais, les Coréens montrent qu'ils ont tout compris à l'art du film d'espionnage.

De la duplicité, il y en a. Des trahisons aussi. On pourrait même trouver le film très long à démarrer. Il faut dire que le réalisateur a le culot de coller à la réalité. Il raconte un récit inspiré de Black Venus, un espion sud coréen qui a su convaincre les sommets de la dicture du Nord.

Au début des années 90, la Corée du Nord fait trembler le Monde avec son hypothétique programme nucléaire. Le sud a des suées et envoie donc un ancien militaire qui se fait passer pour un homme d'affaires... On devine alors les coulisses de la politique dans cette zone chaude de la planète.

Ca fait peur mais le cinéaste a surtout la très bonne idée de fuir petit à petit le contexte géo stratégique. Le film met en place lentement des personnages. Ce sont eux qui vont nous faire vivre ce moment sombre de l'histoire des deux Corées.

Et les ambiguités de chaque parti vont ensuite faire le reste... c'est à dire un grand film d'espionnage, virtuose malgré quelques passages un peu touffus. La reconstitution minutieuse s'efface pour des héros forts, passionnants et ambivalents.

Il y a du Hitchcock dans sa mise en scène. Il y a de l'emphase qui ne tourne pas à la démonstration. La narration historique tourne au conflit plus intime. Le classicisme finit par bousculer le spectateur. The Spy gone north est une surprise qui cache bien son intensité et fera le bonheur de tous les amateurs de bons thrillers!

Avec Hwang Jeong-min, Sungmin, Jo Jin-woong et Joo Ji-Hoon - metropolitan filmexport - 7 novembre 2018 - 2h20

Volontaire

La comédienne Hélène Fillières continuer de sonder les ames et les compromis plus ou moins pervers avec un portrait étrange d'une jeune officier de l'armée. Engagez vous qu'ils disaient!

Hé bien, la petite Laure est toute fière de se lancer dans une carrière militaire. Fille d'intellectuels, ils s'étranglent de la voir partir sous le drapeau. Son regard bleu en dit long sur la détermination de l'ancienne étudiante brillante.

Pourtant elle va voir ses doutes se personnaliser en la personne de son supérieur direct, le commandant Rivière. Respecteux et rigide, l'homme en impose sur la base et surtout il entretient un lien étrange avec la toute récente officier.

Ambigu, leur rapport semble dépasser les ordres et les devoirs. Petit à petit, tout s'embrouille dans l'esprit de Laure. Comme dans son précédent film, Une histoire d'amour, Hélène Fillières observe ce basculement vers le bizarre, le désir ou la soumission...

La jeune femme, parfaitement jouée par l'impétueuse Diane Rouxel va donc avoir des sentiments plus ou moins inconnus au contact de son commandant, raide et froid. Un rôle qui va bien à Lambert Wilson. D'ailleurs c'est la grande force d'Hélène Fillières: un beau casting, intelligent et en phase avec son sujet.

Car autour de l'armée, qu'elle ne juge jamais (et c'est la bonne idée du film), la réalisatrice réussit un beau portrait de femme qui finalement s'émancipe de manière étrange mais réussit sa mue.

Ce n'est pas un film de propagande. Ce n'est pas une histoire d'amour. C'est un film au style assez atypique que certains jugeront tiède. Le regard n'est pas féminin: il est contemporain et c'est ce qui fait du film, une oeuvre juste, belle et sérieuse.

Avec Diane Rouxel, Lambert Wilson, Alex Descas et Corentin Fila - 2018

Illang

Bon vous allez voir, il y en a ici qui vont se réjouir de la bonne forme du cinéma sud coréen... comme partout y a aussi du nanar couteux et ridicule!

Et donc voici Illang, la version live du dessin animé japonais, Jin Roh, la Brigade des Loups! Pour le coup, en Corée du sud, ils ont mis le paquet avec les stars du moment et un réalisateur qui a su sortir des frontières.

Jee Won Kim n'est pas un faiseur sans âme. Il a réalisé le survitaminé Bittersweet Life. Il s'est fait son western spaghetti avec Le bon, la brute et le cinglé. Il a fait presque vomir le public avec l'effrayant J'ai rencontré le diable. Il a donc mis en scène le grand et vieillissant Arnold Schwarzenegger dans Le régressif mais amusant Le dernier Rempart.

Le gars, ce n'est pas une buse et on sent qu'on lui a fait confiance pour mettre en images, le formidable anime scénarisé par Mamoru Oshii. Il a les moyens et les idées pour réussir son coup. Mais manque de bol, son film est l'un des plus longs calvaires envoyés d'Asie!

Les comédiens sont à la ramasse. L'image est sombre. L'action est vu et revu. Le scénario se fait avaler par la tentative de réinventer l'histoire. A l'origine, cela se passait dans les années 50; désormais on est dans un futur proche. On ne comprend pas trop le choix. Mais surtout, cela bavarde pendant des scènes et des scènes. La durée du film est totalement inutile. En fait tout sonne faux à l'image des fameux costumes de la fameuse brigade des loups, qui plonge dans un énorme complot politique et militaire.

Le film ressemble à un gros compromis entre metteur en scène et producteurs. Il n'y pas d'ame ou de corps dans ce film. Ce fut un bide en Corée du sud et on comprend pourquoi. Ce coin de la planète est épatant pour les cinéphiles mais pour les amateurs de nanars, vous trouverez aussi votre bonheur...

avec Kang Dong-won, Han Hyo-joo, Jeong Woo-seong et Kim Moo-yeol - Netflix - 2018

Au milieu de l’hiver, j’ai découvert en moi un invincible été, Anaïs Allais, la Colline

 

 

Dans son spectacle Au milieu de l'hiver, j'ai découvert en moi un invincible été, nous suivons l’histoire de Lilas et son frère Harwan. Ils se positionnent différemment par rapport à l’histoire familiale qui leur a été cachée.

D’un côté, Lilas se plonge à cœur perdu dans l’histoire de l’Algérie, ce pays d’où leur mère est originaire. Elle décide de découvrir la « grande » histoire à travers des ouvrages variés ; personnages sportifs, écrivains, artistes… Ces lectures et ces découvertes lui permettent de faire des rattachements avec la « petite » histoire familiale. Grâce à Méziane, musicien et professeur d’arabe, elle s’imerge un peu plus dans la culture arabe, notamment en apprenant une chanson.

Cette soif d’apprendre fait tenir Lilas et lui donne le goût de vivre alors qu’elle est en pleine rémission d’un cancer.

D’un autre côté, on retrouve Harwan. C’est le frère peu sûr de lui, qui s’inquiète pour la santé de Lilas. Il ne comprend pas l’engouement de Lilas pour ce pays qu’ils ne connaissent pas. L’Algérie, c’est le pays de sa mère et rien de plus à ses yeux.

 

Au milieu, on retrouve Méziane, c’est lui qui va réussir à reconnecter un frère et une sœur, la France et l’Algérie. Il raconte la douloureuse histoire partagée entre les deux pays sur fond de colonisation et d’indépendance.

 

On se laisse complètement embarquer par ce conte à l’atmosphère des mille et une nuit mais qui nous écorchent par les thèmes abordés : la fraternité, la mort, l’héritage…

 

Jusqu'au 1er décembre 2018 

 

La Colline, Théâtre National

Durée 1h30

Rebecca Bory

 

Le Livre de la Jungle, le Musical, Ned Grujic, Théâtre des variétés

 


L’histoire, chère à notre âme d’enfant : Mowgli, petit d'homme, grandit parmi les loups dans l’esprit de meute. Menacé, il doit partir découvrir la jungle et apprend avec Bagherra et Baloo les essentiels de la vie. Non sans risque, il se forge son identité d’homme dans un monde animal. Et apprend d’eux à respecter la terre et à se faire respecter.

Chacun savoure les scènes mythiques de ce voyage initiatique : l’arrivée dans la meute, la danse des éléphants, l’hypnose de Kaa le serpent, l’amitié avec Baloo maître du slow life et de la bio food, un maitre de bonheur targué de « gros ours altermondialiste » par le roi Louie, le singe rastafaraï opportuniste.

On salue tout particulièrement le talent époustouflant du metteur en scène Ned Grujic, de Raphaël Sanchez pour ses musiques aux paroles aussi inspirantes qu’Il en faut peu pour être heureux « Apprend moi à être sûr de moi, à respecter la terre, à aller au bout des choses », Julia Ledl pour ses chorégraphies aux allures animales, plus vraies que nature, et surtout Julie Coffinieres pour ses masques si beaux, si vivants, à en rugir de plaisir.

Tom Almodar en Mowgli et Terja Diava dans Bagherra nous épatent. Ils sont faits pour la scène. Dans leurs attitudes on perçoit tant la fierté animale mêlée à la tendresse, la vivacité et la fougue.

Quelle belle idée de placer ça et là des leçons de vie saine, d’amitié, d’harmonie entre les animaux, les hommes et la nature sauvage. Les enfants rient et s’amusent. Les adultes voient les clins d’œil à notre société. Un vrai spectacle réussi pour petits et grands dans un esprit écolo et joyeux. A voir !

 

Théâtre des variétés

Durée : 80 min

Horaires: 14H00

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