Her smell

Après un été à chroniquer des disques de filles, on propose une rentrée ciné avec un film sur les rockeuses qui suent tout leur calvaire. Loin des sages biopic, Her Smell déroute, agace avant de convaincre... une illustration raide de la tragédie du rock'n'roll.

Ce sera donc un film grandiloquent avec un rôle en or pour une actrice qui n'a pas peur de jouer avec le grotesque, la sueur, les larmes et le sang. Elisabeth Moss, star de Mad Men, n' a pas peur. Elle produit même le film. On savait qu'elle avait du tempérament mais là, elle frise l'hystérie. Son personnage est un double imaginaire de Courtney Love, muse de Nirvana et monstre du rock le plus toxique.

Becky Something est donc un vestige d'une époque. Elle se cache derrière des crises héroïques, des excès dangereux et des furibardes engueulades: elle est finalement une nana paumée qui n'assume pas sa maternité.

Un drame que l'on a déjà lu plus d'une fois dans les pages de Rock'n'folk. Mais le réalisateur Alex Ross Perry ne va pas nous présenter de façon proprette à la manières des films sur Queen et Elton John. Le film nous venge de cette vision romancée du rock.

Non, Becky Something mérite une tragédie et le film s'apparente à une pièce de théâtre, en plusieurs actes, avec des vraies pauses entre les scènes pour s'en remettre.

Le réalisateur ne nous lache pas et on va arriver à se demander si on va réussir à supporter la chute pitoyable de cette star comme tant d'autres. Elle éructe. Elle insulte. Elle n'a plus de filtre (dans le cendrier, pardon, c'est facile). Elle fait peur. Elisabeth compose un monstre, un peu comme les tristes sires qui hantent le théâtre de Shakespeare. La première heure est une véritable lessiveuse très inconfortable. Vous voilà prévenus!

La suite est plus apaisée. Le réalisateur prend du recul avec son étrange créature. L'économie de moyens pourrait agacer: le film indé dans toute sa splendeur! Mais non car il capitalise son final sur un truc qui concerne bel et bien la musique, et l'art en général: l'émotion.

Et la fin, un peu sentimentale par apport au reste, donne de l'espoir pour l'héroïne. Et nous une occasion d'apprécier ce drame sacrément électrique.

Avec Elisabeth Moss, Agyness Deyn, Dan Stevens et Cara Delevingne - Potemkine films - 17 juillet 2019 - 2h14

Roubaix une lumière

Beaucoup diront que c'est la première fois que Arnaud Desplechin s'essaie au film de genre. Pourtant La Sentinelle, son premier long métrage, était un film d'espionnage. Ce n'est donc pas une surprise s'il est assez à l'aise dans un autre style: le film noir.

Et à Roubaix, le constat est plutôt sombre: pauvreté, toxicomanie, insécurité, violence. Un petit concentré de dépression social, de misère absolue. Enfant du quartier, le commissaire Daoud fait ce qu'il peut pour maintenir l'ordre.

On devine chez lui une certaine compassion, qui n'a plus le droit de citer aujourd'hui. Il est à la fois contemporain et il a quelque chose de très romanesque dans sa façon d'enquêter. Il y a chez lui une volonté de prendre du recul...

C'est bel et bien un personne typique d'Arnaud Desplechin. Ce qui ne l'est pas c'est le style. Le réalisateur de Rois et Reine se confronte donc au réel. Il nous plonge dans un fait divers triste et sordide.

Aidé par un jeune lieutenant qui doute de sa mission, Daoud enquête sur le meurtre d'une vieille dame. Très vite, les soupçons se portent sur deux marginales...

Desplechin suit donc ses deux policiers dans un Roubaix qui petit à petit va échapper au réel des actualités (et même des clichés sur le Nord) et sa réalité économique. Le cinéaste ne peut pas se refaire. Au passage, il prouve qu'il est un formidable formaliste en faisant de la ville de son enfance, un labyrinthe destabilisant mais aussi fascinant. C'est presque dans la forme qu'il faut chercher le suspense. L'auteur travaille plus l'ambiance que le scénario.

Aussi ses personnages ont droit à une densité folle. Roschdy Zem est admirable en flic particulèrement charitable. Le réalisateur tournait un peu trop autour de son ego ces derniers temps. Il tergiversait dans ses émotions et ses motivations. Il reprend du poil de la bête en se lancant dans un film noir, mais effectivement jamais sombre, jamais manichéen, jamais facile.

Avec Roschdy Zem, Sara Forestier, Léa Seydoux et Antoine Reinartz - Le pacte - 21 aout 2019 - 1h55

Crawl

Cocorico, le metteur en scène français, spécialiste de l'horreur, revient en pleine forme et nous promène dans une piscine de crocodiles. De la série B comme on aime.

Après avoir pêché des piranhas dans un joyeux nanar, Alexandre Aja a produit et réalisé des séries B plus ou moins louables mais qui n'arrivait même plus sur nos écrans. Restait cette persévérance assez incroyable d'un frenchy qui veut réaliser ses rêves américains.

Crawl a tout l'air d'un retour aux sources. Une oeuvre concept. Un survival très simple. Très apre pour le réalisateur de Haute Tension. Donc une jeune femme, qui nage très bien (détail déterminant), veut aider son papa à fuir une violent tempête. Manque de bol, ce dernier est coincé dans la cave, lieu de villégiature d'un gros alligator...

Donc c'est parti pour une partie de cache cache assez sanglante entre le duo et le gros lézard qui réserve lui aussi quelques surprises. Si le film fait l'apologie du pardon familiale, il permet surtout à Aja à reprendre du poil (de l'écaille) de la bête.

Enfermant tout ce petit monde dans une maison envahie par les eaux, le réalisateur semble vouloir aller à l'essentiel. Aidé par des comédiens qui mouillent le maillot, le film court après un aspect primitif, thématique qui colle à la peau du cinéaste. Une sorte de retour à l'état de nature assez spectaculaire.

Court, minimaliste, divertissant, Crawl s'apprécie pour sa simplicité et son humilité. Série B humide, Crawl est une vague de fraicheur à notre époque de produits hollywoodiens bien trop formatés!

Avec Kaya Scodelario, Barry Pepper, Morfydd Clark et Ross Anderson - Paramount - 24 juillet 2019 - 1h24

Fast & Furious: Hobbs & Shaw

Quand Vin Diesel ne peut pas conduire ses grosses bagnoles dans la fameuse franchise pour fans de tuning, ce sont deux autres gros bras qui prennent le relais. Moins beauf mais toujours aussi crétin!

Le capital sympathie de Dwayne Johnson est intact malgré des faux pas assez catastrophiques dans sa filmographie. L'ancienne star du catch a néanmoins toujours cette complicité naturelle avec les spectateurs. Ca fonctionne!

Autre spécialiste de la "tarte dans la gueule, c'est aussi de l'acting": Jason Statham. Mutique, chauve et britannique, la star de The Meg n'a aucun problème pour signer des oeuvres qui vont à l'essentiel: la baston. Mais il a un "je ne sais quoi" exotique!

Bref, les deux hommes sont des champions de la tatane et voilà qu'ils s'allient pour ce spin off de la saga mécanique. Cette fois ci, c'est le bon gros buddy movie. L'ancien agent de la cia et le vilain sur la voie de la rédemption doivent sauver le monde en se chamaillant et en collant des prunes au moindre personnage dans le décor!

Les vannes fusent. Les coups aussi. Idris Elba amène son petit coté sexy à l'affaire en jouant le méchant ricanant de service. Comme on est chez Fast & Furious, le film nous sermonne sur la famille et son importance. David Leitch, cascadeur devenu réalisateur de gros films d'actions avec des néons et des acteurs bankables (John Wick ou Atomic Blonde), respecte le cahier des charges mais semble plus détendu avec les deux gros bras qui se cherchent pendant plus de deux heures. Ca se chamaille et ca se bastonne. C'est la méthode. Elle est idiote. Elle est fiable commercialement!

Reste cette ravissante faute de casting: Vanessa Kirby. La jeune Anglaise n'est pas une bimbo et offre un cour gratuit aux deux costauds. Quelques grammes de finesse dans un monde de brutes!

godzilla 2: king of monsters

Bear McCreary est un habitué des séries télévisées. Il a percé grace au succès de Battlestar Galactica. Ancien élève d'Elmer Bernstein il prend de l'ampleur avec la suite de Godzilla version hollywoodienne.

Puisque le compositeur d'une quarantaine d'années a visiblement en tête quelque chose qui a totalement disparu dans les bandes originales actuelles: de l'intensité. Ce n'est John Williams. Ce n'est pas Jerry Goldsmith. Mais le bonhomme sait faire monter les notes vers une vraie dramatisation. Attention, c'est assez rare de nos jours!

Donc cette BO est totalement jouissive, à la hauteur des combats titanesques entre Godzilla, Ghidorah, Rodan et Mothra. McCreary s'amuse beaucoup avec le grand écran et le spectacle qu'il veut total. On l'avait bien compris: le film réduisait les personnages à peau de chagrin, alors il s'empare de la place pour une musique qui fait trember les murs.

Les cuivres sont lourds. Les violons sont stressants. Et les choeurs en font des tonnes dans l'emphase dramatique. La nuance s'en va pour laisser la place à un orchestre assez déchainé et surtout convaincant.

Les thémes se multiplient et c'est la bonne idée du disque. Bear McCreary rend un hommage fort au thème mythique de Godzilla mais il prend l'initiative et son score se révèle assez passionnant. Une vraie variation autour de l'aventure épique.

Alors, ce n'est pas la musique la plus reposante du Monde, mais cette bande originale a vraiment sa place dans le film et elle s'impose à la manière de Godzilla: assez monstrueuse!

Watertower music - 2019

L’arme fatale 2

On va bientot plier bagages. On se doit tout de même de rendre hommage au maitre étalon du buddy movie dans sa version la plus acceptable.

L'histoire: Les deux flics les plus complèmentaires de Los Angeles vont devoir affronter de très vilains trafiquants qui en plus sont bien racistes puisque ils sont sud africains. Ca ne plait pas au sympathique Murtaugh bien sur et ca ne plait pas du tout à Riggs, qui va un peu mieux psychologiquement mais qui pête très facilement les plombs... Ils ne sont pas encore trop vieux pour ces conneries!

Le réalisateur: On oublie de le dire mais Richard Donner a fait deux choses merveilleuses dans les années 70. Il a foutu de sacrés pétoches encore au monde entier avec La Malédiction. Il a prouvé que le film de super héros ca pouvait marcher avec l'indétronable Superman, très grand film sur l'Amérique et ses mythes. Il en fabrique un nouveau avec les aventures policières de Riggs et Murtaugh. Après ce second opus, le talent de Richard Donner sera nettement moins évident.

L'anecdote: La fin de L'arme fatale 2 fut longtemps sujet de discorde. Si bien qu'il existe bel et bien une fin alternative où la petite amie de Riggs ne se fait pas zigouiller. D'ailleurs dans l'esprit du scénariste Shane Black, Riggs ne devait pas survivre et mourir à la fin de son enquête... Ca nous aurait éviter des suites paresseuses.

Les acteurs: Bon bah on ne va pas vous refaire la carrière de Mel Gibson et Danny Glover. On pourrait parler de l'arrivée dans cet épisode de Joe Pesci, acteur fétiche de Scorsese, qui s'essaie à la comédie. Avec brio. Avant de devenir insupportable dans les deux autres épisodes.

Pourquoi on aime: Parce que l'on est au coeur du cinéma des années 80. On fait dans le bigger et stronger à chaque fois. Le producteur déchainé, Joel Silver, veut que l'on gomme l'aspect thriller ou polar bien sombre pour laisser la place à un film policier musclé et surtout farceur. Désormais on en fait trop mais c'est pour la bonne cause. On peut tirer sur les petites frappes comme sur les racistes belliqueux. La méthode du duo est limite mais on s'en moque: l'alchimie entre les protagonistes est simplement irrésistible. On se croirait avec des membres de la famille. Les blagues graveleuses leur vont à merveilles. La VF est génialissime. Les producteurs vont vite le comprendre: les suites seront lissées au point que l'on s'éloigne du concept initial.

Deborder

Houlà, mais c'est bientôt la rentrée. Il faut ranger la maison de vacances. Il faut reprendre la route. C'est presque la bonne période pour découvrir Boucan et ses douces idées noires...

Mathias Imbert et ses deux complices vont donc nous reconnecter avec l'enfer du quotidien, des habitudes, du boulot, du métro... parce que leur musique est poétique et vient découper nos mornes idées en chansons idéales, pleines d'idéaux!

Ils vont bien tenter de nous déborder par des titres bricolés et généreux. Bizarrement, ils pourront rappeler La Tordue, rival et ami des Têtes raides au milieu des années 90.

C'est de la musique qui galope et qui transcende la réalité. Le vieux complice de PJ Harvey, John Parish amène un esprit rock'n'roll alors que les musiciens touche à tout. On appréciera tout particulièrement les cuivres, surprise qui subjugue. Même la voix réserve son lot de surprises.

Le trio s'apparente à des bardes qui joyeusement chroniquent nos faiblesses et nos erreurs. L'énergie du désespoir se transforme en bizarrerie musicale et surtout impose une vitalité qui rassure. Ils débordent, c'est sûr, mais ils séduisent au point de nous réconcilier avec la rentrée à venir!

L'autre distribution - 2019

Once upon a time… in Hollywood

Moins violent, plus mélancolique, plus drôle, plus contemplatif, le dernier film de Quentin Tarantino est une oeuvre particulière... et magnifique!

Clairement le neuvième long métrage de Tarantino a de quoi vous laisser dubitatif. Beaucoup de spectateurs devraient sortir de la salle en disant: "il n'y a pas vraiment d'histoire".

Ce n'est pas faux. Le plus grande qualité et son plus grand défaut, c'est la cinéphilie même du film. Le réalisateur de Pulp Fiction ressuscite le cinéma des années 60. Le sens du détail est quasi maladif. Il faut voir cette scène ahurissante où le personnage de Brad Pitt donne de la paté à son chien. Un simple geste qui devient un moment vintage, où chaque objet a droit à un plan chéri et travaillé. Tarantino est un passionné. Ce n'est pas nouveau.

Sa reconstitution est spectaculaire. Il fantasme cette époque où l'industrie était peuplée par des producteurs un peu timbrés, d'acteurs has been, des nymphettes légères, de légendes fumeuses, de fous en tout genre jusqu'au psychopathe charismatique!!

Au milieu de cela, il y a Rick Dalton, acteur de seconde zone qui se rend compte qu'il a fait son temps en haut de l'affiche. Il traine sa dépression avec son ami, employé, doublure, Cliff Booth, qui lui ne se soucie jamais du lendemain, et traverse la vie avec un pragmatisme étonnant. Les deux hommes voient le système hollywoodien se transformer. L'arrivée de Sharon Tate et Roman Polanski est une preuve supplémentaire de ce changement...

C'est essentiellement le cinéma de Tarantino qui a évolué. Peu de violence. Ce qu'il faut pour vous écoeurer quelques instants mais ca n'ira pas trop loin. L'homme est bien trop heureux de nous représenter sa vision du cinéma qui a nourri sa carrière et sa visiTout a son importance dans son film. Il se révèle audacieux en faisant trainer les choses, provoquant peut être malgré lui une éloge du temps qui passe, une nostalgie qui se fait sans aspect réactionnaire. Il réalise son film idéal avec de grands acteurs (Léo et Brad sont magnifiques en loosers héroïques) pour prolonger le plaisir, fabriquer un paradis de toute pièce.

En suivant le sort de Rick Dalton, Cliff Booth (petite préférence pour Brad tout de même) et Sharon Tate, le réalisateur s'installe et profite de cette douce utopie qu'est Hollywood en 1969. Il se met même à imaginer l'impossible mais on n'en dira pas plus.

Ce qui est beau, c'est le geste proustien, l'envie de lutter contre le temps qui efface, faire du cinéma vivace et passionné, une victoire sur le réel... Ce cinéma, cette cinéphilie, cette manière de voir Hollywood ne peut plus exister aujourd'hui. L'hommage est sincère et presque tendre. C'est ce qui rend le film si touchant, si beau, si bon à ressasser dans sa mémoire... Souvent le signe d'un très grand film!

Avec Leonardo diCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie et Al Pacino - Sony - 14 aout 2019 - 2h40

Midsommar

APRÈS « HÉRÉDITÉ » MEET L’ÉTÉ SUÉDOIS (BIEN OU BIEN LE JEU DE MOT), DANS CETTE CÉLÉBRATION DU SOLSTICE ET PAR LA MÊME OCCASION REPOUSSER LES MAUVAIS ESPRITS. TANT QU’À FAIRE, SI ON PEUT CONJUGUER BONNES BOUFFES, TOGES, DANSES DE LA JOIE ET PETITS SACRIFICES RITUELS, POURQUOI S’EN PRIVER !

C’EST DONC UN FILM HORRIFIQUE PSYCHOLOGIQUE DANS LA MÊME LIGNÉE QUE LE PRÉCÉDENT SUR BIEN DES POINTS, OÙ LA RELIGION, ON NE SAIT PAS TROP LAQUELLE, ÇA S’APPARENTE PLUS D’UNE SECTE, CE QUI POUR MOI REVIENT À PEU PRÊT À LA MÊME CHOSE.

ENFIN BREF, TOUT CE BEAU MONDE DRAPÉ S’INVITE AUTOUR DU FABULEUX FESTIN DE DANI. LA CIBLE PRINCIPALE DE CE PÈLERINAGE À QUI RIEN EST ÉPARGNÉ.

ELLE A UNE VIE ASSEZ CHAOTIQUE ET JE NE DIS PAS QU’ELLE MÉRITE CE QUI LUI EST ARRIVÉ (LOIN DE LÀ !) MAIS C’EST UNE SACRÉE TÊTE A CLAQUE ET UNE BIEN BELLE SALOPE EN FAIT !

PERSONNELLEMENT JE ME METS À LA PLACE DE SON COPAIN, COINCÉ ENTRE DEUX SENTIMENTS, LA PITIÉ ET LE REMORD. ON A DU MAL À CROIRE QU’ILS SONT ENSEMBLE DEPUIS 4 ANS.L’ACTRICE A UN FAUX AIR DE CHLOÉ GRAVE MORETZ MAIS EN PLUS BOUGON CE QUI N’EST PAS A SON AVANTAGE NON PLUS LOL. ET LUI UN FAUX AIR DE CHRIS PRATT ET JAMIE DORNAN ! IL VA ÊTRE SERVI MR 50 NUANCES LA ! MDR !

IL A QUAND UN MÊME UN PETIT PROBLÈME AVEC SON SUJET CE REALISATEUR. NON PAS QUE ÇA ME DÉRANGE: ÇA NOUS OFFRE DES FILMS QUE L’ON A PEU L’HABITUDE DE VOIR MAIS QUAND MÊME HEIN. UN SOUS GENRE DE L’HORREUR QUI N’EST PAS POUR TOUS, MAIS QUI A SA PLACE DANS LE CINÉMA ACTUEL.

LE TRAVAIL SUR LA PHOTOGRAPHIE, L’AMBIANCE MALSAINE ET ÉTOUFFANTE, SONT COMME DANS « HÉRÉDITÉ ». LES IMAGES SONT MAGNIFIQUES ET LA MISE EN SCÈNE CADRE VRAIMENT AVEC SON PROPOS.

LA MUSIQUE EST TRÈS BELLE ET LES DÉCORS SONT ORIGINAUX ET VRAIMENT BEAUX. MAIS ON A DU MAL À COMPRENDRE VITE OU ÇA VEUT EN VENIR. ON IMAGINE FORCÉMENT UN TWIST COMME DANS « HÉRÉDITÉ » (JE ME RÉPÈTE MAIS C’EST MON SEUL POINT DE COMPARAISON) MAIS Y’EN A PAS.

TOUT EST BIEN PRÉMÉDITÉ ET SANS GRANDE SURPRISE. ÇA SE MET EN PLACE TROP LENTEMENT, ET ÇA RESTE TROP LINÉAIRE ET SANS PEPS À MON GOÛT. L’HORREUR ELLE PRÉSENTE SOUS BIEN DES ASPECTS MAIS PAS CEUX QU’ON ATTEND. TOUT EST PARADOXAL, GENRE À UN MOMENT ON CROIT QUE DANI RESSENT LES CHOSES ET LE MOMENT D’APRÈS ELLE VEUT SE BARRER. TOUT EST TRÈS BIZARRE DANS CE FILM, MAIS ON SAVAIT QUE CE SERAIT BIZARRE DEPUIS LE DÉBUT.

TOUT LE MONDE PARAÎT BIEN CALME VU LA SITUATION. LES PERSONNAGES N’ASSUMENT PAS LEUR CRAINTES ET FONT LE CONTRAIRE DE CE QU’ILS RESSENTENT ET ÇA, C’EST DOMMAGE.

ÇA NE VA PAS AU BOUT DU SENTIMENT. MOI JE ME SERAIS BARRÉE DEPUIS BIEN LONGTEMPS. SI JE VEUX PAS BOIRE CE PUTAIN DE JUS JE NE LE BOIS PAS, JE RISQUE QUOI AU PIRE, JE SUIS DÉJÀ BIEN DANS LA MERDE, DONC BON HEIN ! JE NE SAIS PAS TROP QUOI EN PENSER, ÇA SE REGARDE PLUS COMME UN DOCUMENTAIRE QU’UN FILM D’HORREUR.

ON EN APPREND BEAUCOUP SUR LES TRADITIONS ET LA CULTURE SUÉDOISE (SUR CETTE PARTIE LA EN TOUT CAS, A VOIR SI IL Y A UNE VÉRITÉ LA DEDANS), C’EST PAS DÉPLAISANT POUR AUTANT, C’EST JUSTE INQUALIFIABLE. AUTANT LES FILMS COMME « THE WITCH » OU « IT FOLLOWS » ME LAISSENT AVEC L’ENVIE DE RIRE DE RIDICULE AUTANT LÀ, IL Y A QUAND MÊME QUELQUE CHOSE QUI SE PASSE, DANS LE BON COMME LE MAUVAIS.

Y’A BEAUCOUP DE SYMBOLIQUE QUE L’ON NE PIGE PAS TOUJOURS D’AILLEURS. MAIS SI VOUS VOUS ATTENDEZ À DE LA TORTURE, DU JUMP SCARE, DU GORE,...., C’EST QUE VOUS NE CONNAISSEZ PAS ENCORE ARI ASTER ET JE VOUS CONSEILLE DE PASSER VOTRE CHEMIN. CELUI CI EST PARSEMÉ DE SPIRITUALITÉ DÉRANGEANTE ET C’EST PEUT ÊTRE ÇA AUSSI QUI FAIT LA FORCE DE CE MIDSOMMAR.

AVIS AUX AMATEURS

Avec Florence Pugh, Jack Raynor, Will Poulter et William Jackson Harper - 2h25 - 31 juillet 2019 - Metropolitan Film Export -

Sara Dufour

Au Canada, il y a des filles qui chantent sans rêver d'être Céline Dion. Ou Xavier Dolan... elles se verraient bien en Dolly Parton ou John Mellecamp! Exotique!

De la country en français! Faut oser et juste pour cela, Sara Dufour est une chanteuse bien courageuse. L'effet fait d'abord sourire. Au Canada, ca peut fonctionner. Le rapprochement avec les Etats Unis a toujours permis aux musiciens de Montreal de ne pas avoir peur d'imiter les comparses anglophones.

Mais pour les franchouillards que nous sommes c'est différent. On rigole d'abord en écoutant le premier titre avec cet accent irrésistible et tous les instruments venus du sud de l'Amérique. Et puis la voix finit par nous avoir. Sara Dufour a de l'énergie à revendre.

Le blues et la country s'adaptent à des paroles assez irrésistibles qui racontent les petits riens de l'existence. Cette version française finit par dépasser le simple produit exotique.

Tout le décorum de la country est visiblement transcendé par la présence de la jeune femme qui réalise son rêve américain sans se trahir. C'est peut être un peu too much pour nos petites chastes oreilles mais cet album est un ovni sonore qui passe et repasse sur la platine...

B12 - 2019

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