Le roi de la polka

Le blues du rêve américain!
Jan Lewan est une star en Pennsylvanie. Jovial, d'origine polonaise, il défend la tradition en chantant la polka sous toutes ses formes. Avec un orchestre. Un type déguisé en poulet. Une autre déguisée en ours et une volonté farouche surtout de réaliser son rêve.
Il possède une petite boutique dans un bled paumé et pourtant il veut être à la tête d'un empire autour de la célèbre danse. Sa femme l'admire. Sa mère redoute ses magouilles. Ses voisins sont prêts à lui donner de l'argent avec des bénéfices astronomiques. Candide, Jan Lewan va devenir un sympathique escroc qui chante!
Le fisc va donc s'intéresser à ce drôle d'artiste, qui radine sur tout mais qui génère un business dangereux connu sous le nom du schéma de Ponzi. L'embrouille est connue. Elle continue aujourd'hui d'alimenter les pages économiques ou judiciaires.
Mais ce Lewan a fait cela avec un naturel assez désarmant. Maya Forbes, la réalisatrice, ne le juge pas. Elle le laisse face à ses problèmes et observe. C'est la bonne idée du film: ne pas faire dans la démonstration facile.
Lewan est un bon gars mais il ne peut pas s'empêcher de rêver son american way of life, avec l'argent des autres. Jack Black, avec sa rondeur habituelle, rend le personnage encore plus attachant que le vrai, puisque bien entendu tout ceci est une histoire vraie.
Le gout du kitsch est assumé par la réalisatrice, productrice de Larry Sanders et donc fine connaisseuse de l'humour doucement subversif. Le comédien fait son numéro habituel. Il le fait bien et permet quelques ambiguités sur les réalités de l'Amérique et de ses opportunités. Discret, le film est appréciable par son humilité et la tendresse qu'il a pour ses personnages. Loin du Loup de Wall Street, venez découvrir le louveteau de Pennsylvanie!
Avec Jack Black, Jenny Slate, Jason Schwartzman et Jacki Weaver - Netflix - 2018
Performance

Premier choc de la rentrée: le rock décontracté et souriant de White Denim! Pour prolonger les vacances!
Venu du Texas, White Denim aurait dû normalement faire de la country ou du gros rock qui se roule dans la poussière du sud des Etats Unis. Mais les petits gars de ce groupe atypique n'aime pas trop les clichés et les routes toutes tracées.
Au début de leur carrière, le groupe a fait dans le garage rock puis avec les multiples arrivées et départs, le groupe s'est tourné vers un rock plus 70's et surtout White Denim a gagné en assurance. Il n'a pa peur de citer T.Rex et assumer d'autres influences plus ou moins éthérées.
Mais comme tout guitariste du Texas, les instruments sont solidement affutés et prêts pour la révolte! Les compositions sont pop mais l'ensemble est joué avec force et dévotion au Dieu de l'électricité.
Avec White Denim, le plaisir se confond avec la décontraction. Les chansons sont ciselées mais tout tourne autour d'une nonchalance que l'on ne sait vrai ou pas. Le quatuor suit des pistes psychédéliques avec une désinvolture pleine d'imagination. On tombe rapidement sous le charme de leurs orchestrations libres.
Le disque est aéré pourtant le groupe est plutôt adepte des pétarades et d'un son heavy, effectivement proche des années 70 et tous les hurluberlus de cette époque. Le mélange donne un équilibre assez incroyable où les nuances se mêlent à l'efficacité. Il n'en faut pas plus pour faire de Performance, un des grands plaisirs de la rentrée!
Slang - 2018
Equalizer 2

Denzel washington sauve des vies, régle ses comptes et protège la communauté ! Le justicier idéal ! Il dérange personne. Cinéphile y compris !
Le comédien aime les réalisateurs de films d’action. Il suivait Tony Scott dans tous ses projets. Même les plus fous. Il adore travailler avec Antoine Fuqua, yes man d’Hollywood, qui film avec efficacité des histoires plus ou moins intéressantes mais toujours viriles. Donc Training Day dans le meilleur des cas ou La Chute de la Maison Blanche dans le pire.
Mais Denzel lui fait confiance pour faire de lui, un héros cool, positif et violent s’il le faut. En adaptant la série molle Equalizer, le cinéaste a fait un film rageur, un peu réac et complètement à la gloire de son comédien principal.
Dans le second épisode, c’est la même chose. Avant McCall, c’était un type charismatique comme Derrick. Aujourd’hui, c’est la coolitude incarné, le redresseur de torts ultime… Denzel quoi ! Dès qu’il voit une injustice, le gars s’énerve et casse des bras comme le faisait Steven Seagal à sa grande époque.
Cette fois ci, on s’en prend à sa vieille copine de la CIA donc il n’est pas content et le fait savoir en cassant tout sur son passage avec une attitude de badass sûr de son coup. C’est pour cela qu’on l’aime Denzel : pas de chichi et d’atermoiements. Il fonce dans le tas et tabasse le moindre gredin qui sort des clous. C’est un peu sévère mais il est la loi en quelque sorte. Ce n’est pas le premier, ni le dernier. Comme c’est Denzel, il le fait bien avec une nonchalance désarmante.
Oui car il faut dire la vérité. C’est un film d’action pantouflard où le héros joue le chauffeur de vtc pour être au plus près de sa communauté et venir en aide à ceux qui sont dans la détresse. Quand on touche à sa copine, il se vénère et le scénario se met en route, au bout d’une demi heure et pour ne pas aller très loin.
Dans votre fauteuil, vous irez plus vite que le héros dans sa grosse voiture américaine… C’est donc l’été, on ne fait pas la fine bouche et on veut bien croire que Denzel Washington sera un jour l’alter égo de Charles Bronson… en plus cool bien entendu !
Avec Denzel Washington,
En eaux troubles

Abyssal !
The Meg fut un gros succès littéraire en 1997 mais un cauchemar pour tout producteur attiré par l’odeur du sang des victimes d’un requin préhistorique aux dimensions incroyables ! Ainsi 20 ans plus tard, avec une alliance entre les Chinois et les Américains, le monstre aquatique peut enfin montrer ses grandes dents sur grand écran.
Gros budget. Casting mondial. Réalisateur impersonnel. Tout y est pour que En eaux Troubles (le titre en francais) reste une série B friquée, estivale et pour tout le monde. Car le film est programmé pour être vu par toutes les plages de la planète.
La coproduction américano-chinoise est devenue une habitude et cela donne des œuvres encore plus lisses que d’habitude. Donc ici Jason Statham montre ses muscles mais il doit partager l’affiche avec la star asiatique Lei Bingbing. On sent que ca lui fait tout drôle au gros costaud, fan de la castagne !
Il joue quand même le type mal aimé, qui savait que la catastrophe allait arriver et qui a toutes les solutions pour transformer le squale ancestral en sushi ! Autour de lui, gravitent des plus jolis clichés, entre le milliardaire crapuleux, la scientifique héroïque, la geek bonasse, la petite fille sympa et le noir qui ne sait pas nager…
Tout ce petit monde se retrouve au milieu de la mer de Chine dans une crevasse où vit le Megalodon, qui réussit à remonter à la surface pour manger plein de petits Chinois grassouillets. On irait donc au delà du concept (assez fun pour la saison) Jason Statham versus requin géant? Le film ne prend pas de risque : il reprend les règles du genre suggérées dans les années 70 par Spielberg et les Dents de la Mer.
Jon Turteltaub, réalisateur transparent, dans une scène de panique sur la plage, semble pourtant mettre un peu de méchanceté autour de la bétise de la société de consommation. On se demande même si l’appétit de notre grosse bestiole ne nous débarrasserait pas de la connerie humaine. Mais bon, l’ambiguité ne dure pas longtemps et En eaux Troubles restera dans la crasse du produit flou pour toutes les eaux internationales !
Avec Jason Statham, Lei Bingbing, Rainn Wilson et Cliff Curtis - Warner Bros - 22 aout 2018 - 1h50
Skycraper

Le capital sympathie de Dwayne Johnson est incroyable. Le solide gaillard joue dans n'importe quoi et on continue de le trouver adorable et trop cool! Analyse avec son dernier nanar vertigineux!
Dwayne Johnson est le symbole des bonnes vieilles valeurs. Son physique nous montre bien que l'on peut se forger un mental d'acier dans un corps massif. Son passé de catcheur est sa réussite avant sa transformation en acteur mammouth. Il est un énorme exemple de la victoire du capitalisme américain. Un peu comme Stallone et Schwarzie à leur époque. C'est aussi pour cela qu'on l'aime: il est un peu le descendant de cette école du cinéma d'action où l'ega a le droit de citer.
Car Johnson aime les défis. Il fout des coups de tatanes, gonflent ses énormes bras, projetent des corps dans tous les coins de l'écran... mais il semble vouloir montrer qu'il a aussi un petit coeur qui bat et qui veut dire je t'aime.
Skycraper est un ersatz de Piège de Cristal (qui fete ses trente ans cette année et qui reste le maitre étalon de l'action). Il y a donc des crapuleux cambrioleurs qui mettent le souk dans un immeuble high tech et au milieu, il y a Dwayne qui veut tout simplement protéger sa femme et ses enfants. Rien de plus. C'est un gentil, Dwayne. C'est une arme fatale avec le cerveau d'un bisounours.
Ici il veut sauver donc Neve Campbell, ce qui est tout à fait louable: cette actrice américaine est fascinante mais a connu une carrière médiocre si on excepte les Scream de Wes Craven.
Skycraper ne va pas l'aider tellement le scénario est grotesque, bourré d'idioties et de raccourcis inconcevables. Ca en devient drôle car notre ami Dwayne veut tellement gratter l'amitié avec le spectateur que l'ensemble est tourné vers un second degré qui détruit toute tension, toute action... tout, simplement.
C'est pour cela que l'on aime Dwayne, comme on aimait le coté veau perdu de Stallone: le costaud est un grand maladroit. Il a de la tendresse à donner, peut être un vrai talent à montrer, mais il est perdu dans le monde impitoyable et ultracalibré de l'action. Avec sa musculature incroyable, il n'est pas à sa place, nulle part, que ce soit contre Vin Diesel, un tremblement de terre, un loup géant ou une tour en flamme. On lui souhaite qu'il y arrive un jour... juste un bon film!
Avec Dwayne Johnson, Neve Campbell, Chin Han et Roland Moller - Universal - 11 juillet 2018 - 1h43
Hive Mind

Ha l'été, ne me dites pas que le funk n'est pas le son de cette saison! Je vais me mettre en colère!
Car j'espère de tout mon coeur que cette fois ci l'été sera propice à The Internet, groupe de funk qui mérite un peu plus que le succès d'estime en 2015. Ce groupe a une haute estime de son art et cela s'entend depuis pas mal de temps. Bon d'un autre coté, leur nouveau disque est signé chez Columbia ce qui devrait leur faire du bien en terme de reconnaissance.
Ils ne l'ont pas volés. The Internet forme un collectif assez intéressant qui mélange le classicisme et des choses plus modernes. Il y a du hip hop et de l'electro dans leurs efforts assez suaves dans l'ensemble.
Ce n'est pas nouveau mais c'est bien fait: le groove de The Internet est assez original. C'est un vrai effort de groupe. Les personnaliés s'effacent pour un son particulier, qui veut être identifié. Ils empruntent pas mal à l'acid jazz anglais des années 90.
Ce qui n'est pas du tout une mauvaise chose. Au contraire, je trouvais que l'on dénigrait pas mal cette époque où le jazz empruntait une voie populaire, urbaine et mélodique. The Internet retrouve ce chemin là, chaud et velouté, avec de belles harmonies, des boucles lyriques, des vocales féminines et des envolées électriques.
Je ne suis pas en colère en fait: The Internet me chauffe agréablement les oreilles.
Columbia - 2018
JAN FABRE – Ma nation : l’imagination – Fondation MAEGHT

My only nation is imagination. Avec cette phrase qui ouvre l'exposition, Jan Fabre vient célébrer l'imagination et le pouvoir du cerveau, icône récurrente et mystique de l'artiste. Un territoire sans limite.
Jan Fabre appartient à la liste des artistes contemporains les plus renommés à travers le monde. L'artiste est polyvalent. Il oeuvre aussi bien dans le théâtre contemporain, que la danse ou l'opéra. Si vous n'avez jamais traversé son univers, l'exposition de la Fondation Maeght est une excellente entrée en matière. Celle-ci axe le parcours du spectateur sur trois formes de production de l'artiste : les sculptures, les esquisses qui montrent le cheminement de la pensée de l'artiste et ses oeuvres au stylo BIC. L'exposition, spectaculaire, surréaliste, iconoclaste comme souvent, est facile d'accès pour le profane, seul ou en famille.
Vous rêverez, sourirez-ou pas- devant ses magnifiques Pietàs qui avaient fait un petit scandale à la Biennale de Venise de 2011 et qui siègent enfin dans leur totalité dans la cour de la Fondation à la place des habituelles statues de Giacometti. BHL avait réussi à faire venir une des Piétas (Pietà 5) pour son exposition Les aventures de la vérité, mais sans l'estrade dorée et ses 5 sculptures qui participent à la sacralisation de l'oeuvre. La présence de cette oeuvre monumentale dans le paysage solaire de la fondation mérite à elle seule la visite. Superbe.
La présence de la mort sous forme d'installation reviendra plus tard dans l'exposition, notamment dans la salle Giacometti, sanctuaire iconoclaste dédié aux Gisants figés dans le marbre de Carrare blanc que sont E.C. Crosby et K.Z. Lorentz. Impressionnantes sculptures funéraires dédiées aux sciences de la vie. Les insectes statufiés parcourent comme dans les Pietàs les corps des scientifiques.
Deux matières sont particulièrement exposées, le marbre blanc qui apporte une pureté à chaque sculpture et contribue à la sacralisation de l'objet et la silicone qui accroît le réalisme de cerveaux ou de parties corporelles. Il suffit de faire vibrer légèrement le piédestal des jambes cérébrales pour comprendre l'influence de la matière gélatineuse sur le sujet. L'aspect gélifié des jambes produit une répulsion-fascination digne des écorchés de Fragonard.
L'ensemble agit comme un cabinet de curiosités, un entre-deux mêlant sujet et objet, vivant et mort, dans lequel le cortex de Jan Fabre entre en résonance avec celui du spectateur. Un effet miroir égocentrique qui ne peut laisser indifférent et vient rappeler avec talent à tous que l'imagination reste un potentiel unique, pour l'artiste comme pour le spectateur. Jan Fabre en ce sens se place dans la droite lignée de toute la réflexion déjà portée en son temps par Diderot qui plaçait l'imagination au fondement même de notre humanité : "l'imagination voilà la qualité sans laquelle on n'est ni un poète, ni un philosophe, ni un être raisonnable, ni un homme" se plaisait à écrire Diderot dans son Discours sur la poésie dramatique.
Le site de la fondation Maeght reste un lieu habité par les nombreuses présences des artistes, de Miro à Rebeyrolle en passant par Giacometti ou Fabrice Hyber. Si vous êtes dans les parages de Saint-Paul-de-Vence, ne manquez pas cette exposition.
https://www.fondation-maeght.com/
Contre toute attente

Avant Sharon Stone, avant Glenn Close, l'objet de désir ultime au cinéma c'était...Jeff Bridges. L'interprète du Big Lebowski n'a jamais été aussi beau que dans Contre toute attente, polar lent mais haletant.
L'histoire: on peut se demander si le scénario complexe et absurde du Big Lebowski des frères Coen ne serait pas un clin d'oeil à l'intrigue tortueuse de Contre toute attente, remake de La Griffe du Passé, film noir de 1947 avec Robert Mitchum. Cette fois ci, c'est un vieux jouer de football mis sur la touche qui se voit payer pour rechercher une jeune femme au fin fond du Mexique. Bien entendu il en tombe amoureux et c'est le début des ennuis pour cet homme blessé...
Le réalisateur: Taylor Hackford est le yes man par excellence à Hollywood. Il est compétent. Ses films sont souvent bien faits. Il n'a pas peur de diriger des stars et ne manque pas d'ambition. Il réalise Contre toute attente juste après son premier succès populaire, le cultissime Officier et Gentleman. Passionné par la musique, on lui doit aussi le très eighties Soleil de Nuit et surtout il se rappellera à notre bon plaisir avec la bio de Ray Charles en 2005. Signe particulier du bonhomme: ses films sont souvent trop longs et ce n'est pas toujours justifié!
L'anecdote: Taylor Hackford a souvent célébré la musique dans ses films. Cela a une place importante dans l'oeuvre du réalisateur de Hail Hail Rock'nroll, documentaire sur Chuck Berry. Contre toute attente n'a pas laissé une grande trace dans l'histoire du cinéma mais a délivré l'un des premiers tubes sirupeux de Phil Collins, échappé de Genesis et futur roi du pop rock.
Les acteurs: Bon bah voilà, il y a juste un duel sous le soleil californien qui vaut son pesant d'or. D'un coté, il y a le beau Jeff Bridges, mauvais garçon barbu mais grand sentimental. Face à lui, il y a le machiavélique James Woods, vénéneux à souhaits, en admiration devant Richard Widmark qui fait ici sa dernière apparition au cinéma.
Pourquoi on aime: Los Angeles est peut être l'enjeu de ce film qui joue entre polar et romance de manière maladroite. Hackford n'est pas un grand cinéaste mais sa description de la ville californienne est franchement fascinante entre les clubs de foot, les collines sauvages ou Sunset boulevard, lieu plus sauvage qu'il n'y parait. La ville porte toutes les ambiguités d'un monde qui ne tourne qu'autour de l'argent et du pouvoir. Dans sa partie noire, le film est passionnant et vieillit bien grâce à ses acteurs. Pour la partie sentimentale, ca se gate un peu avec des scènes stéréotypes, faussement érotiques et pas toujours crédibles. Mais le mélange ne manque pas de saveurs et c'est souvent un régal à revoir!
Isaac Gracie

Ami troubadour, voyage donc avec nous et conte nous de belles ritournelles!
Quand vous découvrez la tête de Isaac Gracie, vous avez le droit de vous demander s'il ne vit pas à une autre époque: celle des bardes célestes qui découvrez le patchouli, la guitare et les cheveux longs!
On est en 2018 mais quand on écoute le jeune Isaac Gracie, on pense évidemment à Richard Thompson, champion du Monde des menestrels modernes, folk et britanniques, mais aussi à nos héros locaux comme Moustaki. Si, si je vous jure: c'est dire si le voyage que propose le jeune homme de Londres est très champêtre.
Et pourtant il jongle avec les tourments comme Jeff Buckley ou plus récemment, Nick Mulvey et Damien Rice. Mais effectivement il a des tics qui viennent des années lointaines: des choeurs féminins et des petits plaisirs bien bien folk.
Mais il n'a pas peur de l'electricité. Il le démontre avec deux trois chansons assez impressionnantes et qui doivent prendre de l'ampleur sur scène. Le Londonien ne craint rien et c'est tout le charme de ce premier essai, qui picore des idées un peu partout sans que cela s'apparente à du plagiat! Il a le look d'un jeune Assurantourix mais on pourrait voir un apprenti Springsteen (running on empty pourrait être une déclaration d'amour au Boss).
Il ne renouvelle pas vraiment le genre folk rock mais sa potion est magique, car les titres s'enchainent comme des hits imparables et il y a fort à parier qu'il s'installe durablement sur nos ondes et dans nos mémoires. En tout cas, il a bien le pouvoir de prétendre au titre de bande son de l'été avec son style passe partout mais pas anodin.







