The Phosphorescent Harvest

Si vous voulez planer sans être hors la loi, le nouveau groupe de Chris Robinson vous offre sa dose d’effets ouatés et de rock psychédélique. Intemporel !

Quand il ne fait pas des tournées avec les Black Crowes et son frangin, Chris Robinson bricole une musique beaucoup moins blues que son premier groupe et plus ouverte sur des musiques pleines d’utopies mystiques, de visions colorées et de soleil californien.

L’illustration du troisième album du Chris Robinson Brotherhood est un modèle du genre : un pur produit psychédélique avec petites fleurs, paysages et créatures cosmiques. Chris Robinson, barbu et perché, disparaît totalement dans ce groupe où l’on retrouve entre autres, le guitariste de Ryan Adams, Neal Casal, assez inspiré par cette ambiance fumeuse et trippée.

Dans ce nouvel opus, Chris Robinson tente donc un rock plus barré que les Black Crowes. C’est tout aussi roots mais la nature des ambitions est différente. Effectivement, ici on navigue au bord de plages délirantes de sons bidouillés et vintage.

On pense évidemment au Grateful Dead car Robinson partage ce goût pour les rythmes qui s’étirent mais qui conservent leur influence rock. C’est un joyeux foutoir où l’on devine sur chaque solo, un plaisir partagé.

Les musiciens assurent. Il y a des références multiples mais le groupe réussit sa mission : nous faire voyager. Avec une pointe de funk, des instruments libérés et des idées retro, cette récolte phosphorescente nous plonge dans un univers barré et résolument vieillot. C’est le charme et la limite. On s’en moque, les vibrations sont bonnes. Sans nostalgie, le Chris Robinson Brotherhood est une belle découverte typiquement américaine !

Silver Arrow - 2014

Petit art de la Fuite

Si lire est l’un des grands plaisirs de l’existence, découvrir de beaux livres nous entraine toujours dans des moments de bonheur inégalables. Et celui-ci est un véritable enchantement.

Enrico Remmert est italien et ce Petit art de la fuite  est son troisième romain. Le turinois a en effet déjà été remarqué à la fin des années 1990 pour Rossennotti, qui a obtenu de nombreux prix.

L’auteur a également étudié dans une école de « creative writing » et la fréquentation de ce genre d’ateliers aurait pu lui donner des réflexes, des tics. Pas du tout. L’écriture de Remmert est fluide et vive. Ce roman dégage d’ailleurs un dynamisme, une énergie incroyables. Chaque page est pleine de punch, de bruits et de couleurs. Vivante. Et le choix de donner la parole tour à tour à chacun des protagonistes, entre monologue et tutoiement, donne au texte une véritable légèreté.

Dès le début, l’histoire est prometteuse. Trois copains qui vivent à Turin, à peine sortis du monde étudiant, partent ensemble jusqu’à Bari. L’un d’eux, violoncelliste, doit en effet  y jouer pendant quelques mois dans un orchestre.  Quant aux deux filles qui l’accompagnent, l’une d’elles les embarque dans « La Baronne », une vieille Fiat d’auto-école, tandis que l’autre ne sait plus où elle en est dans sa vie amoureuse. Cela pourrait paraître convenu mais, dès les premières pages, les situations cocasses, les événements loufoques, les quiproquos, les frayeurs et les grosses cuites s’enchainent.  Bref, très vite, le petit week-end calme devient un road-trip complètement déjanté.  Évidemment, rien ne se déroule comme prévu mais le lecteur est toujours surpris et amusé. Leur équipée, de jour comme de nuit, ne leur permet pas de repos ni de répit. Ils dorment parfois quelques heures au hasard des arrêts. Sans oublier les rencontres : un vieux sage, un restaurateur pressé ou encore un boucher pervers…

Portrait tendre d’une jeunesse qui a grandi trop vite et se retrouve aux prises avec ses doutes, histoire de belles amitiés et de sentiments forts, ce livre touche au cœur et met de bonne humeur. Un seul regret : il se lit tellement bien qu’on le finit trop vite !

éd.10-18, 240 pages.

No hit wonder

Voilà donc un petit gars qui annonce la couleur : ne comptez pas sur lui pour la révolution. Ne pariez pas trop sur son succès. Cory Branan ne sera jamais un champion du rock américain. Avec un titre comme No Hit Wonder, il fait preuve une humilité suspecte.

Car ce natif du Mississippi respecte toutes les règles du son du sud des Etats-Unis : c’est du bon vieux rock’n’roll, avec quelques pointes vintage et un accent qui glisse sur une guitare capricieuses et des rythmes empruntés à la country.

Pourtant Cory Branan n’est pas un réac : il est talentueux et son mélange a quelque chose de surprenant et d’ambitieux. Gamin, Cory Branan était fan de metal et c’est peut être ce recul qui permet aujourd’hui au musicien de faire comme les autres mais pas tout à fait. Il rappelle John Mellecamp dans ses grandes œuvres.

Il invite dans son disque des songwriters qui eux aussi ne veulent pas se limiter aux clichés du genre : Tim Easton, Jason Isbell ou Caitlin Rose. Le gratin vient soutenir l’effort du chanteur, son quatrième disque en 12 ans.

Il sait créer des ambiances très différentes à chaque chanson mais tous les titres de cet album sont accrochés au terroir musical. La slide guitar est présente mais il est vrai que la production est sacrément soignée et n’en fait jamais trop. On est bien dans la SunBelt américaine. On serait presque tenté par une séance de rodéo. Branan a le grand mérite de jouer effectivement sur la simplicité. Et la complicité. Des valeurs qui l’intéressent plus que le succès que le suppose le titre. Il y a les « feel good movies », No Hit Wonder est la version disque de ce genre.

Bloodshot - 2014

Agamemnon, Opéra Hip Hop

agamemnonLes "Erinyes"? Les "Atrides"? La "Guerre de Troie"? Ces mots n'évoquent pour vous que de lointains souvenirs de leçons d'Histoire ou de Grec ancien? D' de Kabal et ses fougueux camarades leur redonnent vie dans "Agamemnon", d'après Eschyle, le 9 octobre au Théâtre de Colombes et le 28 novembre au Conservatoire de Puteaux. La troupe de 17 comédiens / chanteurs / slameurs tient la scène pendant 2h15, livrant une performance physique impressionnante dans une interprétation qui réveille le genre de la tragédie antique*. (suite…)

Le Pérugin, maître de Raphaël, Musée Jacquemart André

perugin

Exposition sur le peintre italien Le Pérugin, source d’inspiration de Raphaël.

Une cinquantaine d’œuvres rapproche l’esthétique de Raphaël et de Le Pérugin au Musée Jaquemart André. Peintre à la Cité Médicis, Le Pérugin a apporté des éléments de décor à la chapelle Sixtine au Vatican, une perception singulière de la Vierge Marie et un sens du portrait admiré.

On prend plaisir dans ce musée à pouvoir approcher les toiles. On pose son regard sur la finesse du ciselé des feuilles d’or, le raffinement des tenues, l’harmonie des couleurs. Les yeux ébahis on contemple les drapés, la minutie des traits de visage. Avec un sens du détail et un art des jeux d’ombre et lumière remarquable, sa peinture inspire la sérénité et la tendresse.

Musée Jaquemart André

Moi assassin

Le saviez-vous? Avec son album "Moi, Assassin" Antonio Altarriba et Keko arrive à faire la synthèse d'American Psycho avec le style de Marc Antoine Mathieu! On pourrait même ajouter qu'il y a un peu de Franck Miller aussi.Vous me direz qu'avec un tel parrainage l'album doit être de qualité et bien c'est le cas!

Mais, c'est pas le tout de citer des références, il faut étayer, et bien allons y. BIen sûr nous ne sommes pas à New-York au milieu des années Golden Boys, mais dans le pays basque contemporain, dans ce pays basque oppressant que décrivait Munoz Molina dans "Lune rouge". Le héros est un universitaire, critique d'art. Mais comme le héros de Ellis, c'est un tueur. Un tueur qui n'a aucun besoin (comme si on avait besoin de tuer???), ni aucune nécessité à porter la mort. Il tue gratuitement, avec un mode opératoire toujours différent afin de ne pas passer pour un vulgaire serial killer.

Tout ceci est retranscrit dans un noir et blanc oppressant utilisé à la perfection comme peut le faire Marc-Antoine Mathieu. La comparaison avec ce dernier s'arrête là Mathieu jouant avec la forme continuellement, ce qui n'est pas le cas ici. On trouve en revanche un clin d'oeil au Sin City de Miller, puisque la seule couleur de l'album est le rouge utilisé chaque fois qu'il y a de l'hémoglobine, ce qui se produit fréquemment.

Le regard sur la société contemporaine en général et le petit monde universitaire en particulier est assez acerbe, les "mandarains" ne se faisant aucun cadeau, même s'ils sont peu nombreux à aller jusqu'au meurtre...Quoique, je vous laisse le soin d'aller jusqu'au bout des 134 pages que compte l'album pour découvrir tout le cynisme de ce petit monde.

Bekame

Depuis que ce nom, Sangatte est apparu dans l'actualité voilà 6 ou 7 ans, je ne peux m'empêcher de penser que le destin a gratifié les immigrants, comme destination, d'un lieu dont le nom raisonne comme une blague franglaise de mauvais goût.

En effet, si vous écrivez "sans gate" et que le deuxième mot est anglais, vous penserez comme moi qu'effectivement, la porte de l'Angleterre n'est pas ouverte pour tout le monde....

Le sujet s'est à nouveau invité dans l'actualité le maire français allant plaider l'aide de l'Angleterre outre-manche et s'est entendu dire que le prblème était franco-françis et qu'en aucun cas la perfide Albion ne l'aiderait. Une fois de plus la façon dont l'Angleterre se fait une idée de l'Europe.

En parallèle, le film "Samba" met aussi en lumière le phénomène de l'immigration contemporaine. Magistralement interprété par Omar Sy et Charlotte Gainsbourg, Toledano et Nakache donnent à réfléchir sur ces hommes qui vivent à côté de nous dans une réalité différente faite de peur et d'espoir, souvent déçu

Aurélien Ducoudray, reporter photographe s'adjoint les services de l'excellent Jeff Pourquié pour dépeindre, au travers des 2 tomes de Békame (2 albums de 94 pages, aux éditions Futuropolis) cette même réalité des gens partis du monde enier espérant trouver en Europe l'El Dorado.

Ducoudray décrit le destin de 2 frères qui se voient séparer dans une ville du Pas-de-Calais (qui n'a pas de nom...). On suit le destin du cadet qui lors de son dernier transport avant l'Angleterre, répétait de l'anglais dans un Walkman tout en contemplant une image du célèbre joueur de foot britannique. Le nom de celui-ci est donc retranscrit phonétiquement et donne le titre à ces 2 albums.

Grâce aux 2 frères, Ducoudray décrit tous les aspects de l'immigration, les passeurs, les combines, les astuces. Comme dans d'autres misères, certaines victimes devienent encore pires que les bourreaux, les moyens de s'en sortir ne sont pas toujours très propres.

Pourquié est moins fougueux dans son dessin que dans les extraordinaires albums commis avec le concours de Pécherot chez Castreman voilà quelques années. On se souvient de "Vague à lame" ou "Des méduses dans la tête " "Ciao Pékin". Rien à jeter dans ces 3 albums, que du bonheur avec toujours un arrière fond engagé et intelligent.

Le style s'est assagi mais il reste nerveux et personnel, s'adaptant parfaitement au propos. Comme dans Samba, les auteurs restent optimistes et d'une grande humanité. Leur point de vue est équilibré, jamais larmoyant. De la grande BD! Un bonheur.

The November Man

Houla ! Il y a encore des gens pour produire des films sans effet spécial et sans une durée délirante. The November Man n’a aucun intérêt sauf son format venu d’une autre époque !

The November Man est une erreur temporelle. Le film est réalisé par Roger Donaldson tout d’abord. Pour les plus jeunes ce nom ne vous dira rien. Pour les plus âgés, ils se rappelleront peut être du réalisateur de Sens Unique, film d’espionnage très eighties avec Kevin Costner et de Cocktail, film culte qui a placé sur orbite, Tom Cruise.

Le gars est donc un revenant et visiblement sa technique et sa mise en scène n’ont pas bougé depuis cette époque là. Tout comme Pierce Brosnan. L’interprète de 007 revient donc lui aussi dans le rôle d’un espion qui a tout vu tout connu durant la guerre froide.

On le réactive et évidemment c’est le début des emmerdes pour ce type qui va être obligé de se battre contre ses anciens amis de la CIA et un Russe forcément fourbe, pédophile et assassin. Mais notre vieil agent secret fait avec son style eighties : il casse tout et s’interroge ensuite sur le bien fondé de ses gestes.

Pierce Brosnan joue donc un salaud doublé d’un héros. C’est la bonne et quasi unique idée du film, jouer avec l’ambivalence et le manichéisme. Notre ancien agent est capable du pire. The November Man se veut old school. Tout se passe dans les décors des pays de l’Est. L’action n’est jamais impressionnante. Des types se tirent dessus et de temps en temps une bagnole explose. Rien de plus. Rien de moins.

Mais c’est aussi sans rythme et joué par des acteurs charismatiques comme des pantoufles tandis que le scénario rebondit sur des climax éculés, depuis l’époque glorieuse Gorbatchev-Reagan. On a franchement une hallucination devant cette production pourtant réalisée à notre époque. Sentimental, on devient indulgent, mais c’est sans panache, que November Man vient squatter nos écrans d’automne.

Avec Pierce Brosnan, Olga Kurylenko, Luke Bracey et Will Patton - Paramount - 29 Octobre 2014 - 1h43
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Je, Francois Villon

Frères humains qui après nous lirez ces BD, réjouissez vous car si pitié de nous pauvres avez, Dieu en aura plutôt de vous merci. Assez plagié François Villon, je n'en ai ni le talent, ni l'intellingence. Je souhaiterais seulement, comme Jean Teulé et maintenant Luigi Critone, vous faire partager mon affection pour le poète médiéval.

Tout à commencer en 6ème, mes parents évoquent le fait que Brassens chante Villon. L'info me traverse la tête mais s'incruste dans un coin. Pourquoi, simplement parce que j'admire Brassens et que par conséquent, le chanteur ne peut se tromper dans ses goûts.

Et voilà qu'en 3ème ma prof de français nous fait apprendre "La ballade des pendus". Chacun devra la réciter devant ses camarades. Assez timide, mal dans mes pompes, il se trouve que j'ai un gros rhume le jour où mon tour arrive. 3ème, les garçons n'ont pas bien mué, alors quand je déclame le texte avec une voix d'outre-tombe, tous mes potes restent subjugués et les copines se pâment. Je décroche la vedette. Le poète ne me quittera plus, d'autant que mon père m'offre une merveilleuse édition de son oeuvre et mes potes le livre de Teulé pour mes 40 piges.

La boucle est bouclée! Nous y voilà enfin! Teulé raconte dans "Je, François Villon" la vie de ce poète voyou qui se moque des grands, raille les institutions, se moque de ses études bien avant les frasques de 68. Les chapitres sont émaillés de morceaux de poèmes. Je replonge avec bonheur, sous un angle différent, la passion est entière!

D'où mon angoisse quand, en 2011 Luigi Critone adapte le roman de Jean Teulé en BD. Mais cette nouvelle forme que nous donne à redécouvrir le poète avec un plaisir renouvelé. Il y a là une forme de témoin que se passent tour à tour Brassens, Teulé et maintenant Critone. Et Dieu sait que l'affaire n'était pas gagnée.

Delcourt fait beaucoup appel aux dessinateurs transalpins sur ses séries thématiques: Les 7 quelques choses, les évasions etc, etc...Il y a comme toujours, du bon et du moins bon...Critone avait fait les "7 missionnaires", album tout à fait honorable mais assez dans le tout venant ne méritant pas de s'y arrêter plus avant. On pouvait donc craindre, sinon le pire en tout cas pas le meilleur, seulement une adaptation médiocre. Et bien ce n'est pas le cas. Le 2 premiers tomes sont d'une grande qualité.

On regrettera le délai de 3 ans entre les 2 premiers (donc seulement un problème de forme). Sur le fond il restitue le roman de Teulé en l'illustranty de telle manière qu'il ajoute un nouvel élémentt au livre.

Un bel attelage qui rappelle le symbole des templiers: Les 2 cavalires Teule et Critone sur le cheval Villon! Vivement la suite!

Magic in the moonlight

La question que l’on pose chaque année dans les diners : « Alors, il est comment le dernier Woody Allen ? »

Cette année, je vous avoue que la réponse est sérieusement mitigée. Pas comme d’habitude. Trop de blabla. Pas assez de Woody Allen. Blue Jasmine avait placé la barre haute et surtout marqué le retour du réalisateur à New York pour une comédie existentielle et dépressive comme il sait le faire.

Convaincant, il l’est beaucoup moins dès qu’il part en voyage en Europe. Pourtant dans Magic in the Moonlight, il revient en France et l’air du Sud lui fait aussi du bien. C’est presqu’un Woody Allen optimiste qui film cette comédie fantasque, théâtrale et surtout légère.

C’est peut être ce qui manquait dernièrement à l’auteur de Midnight in Paris : un certain détachement, un plaisir de mettre en scène sans aucune sentence et bon mot inspiré par le temps qui passe et une certaine misanthropie.

Impossible de ne pas reconnaître dans Stanley Crawford, prestidigitateur à succès dans les années 20 et chasseur d’imposteurs de renommée internationale. Avec lui, les médiums de tout poil peuvent se méfier.

Un ami vient donc le chercher pour trouver la faille chez Sophie Baker, ravissante jeune femme qui communique avec les morts et semblerait escroquer une famille américaine, riche et incrédule, installée dans le Sud de la France.

Stanley ne va pas longtemps résister au charme indéniable de la jeune femme. Son pouvoir de séduction semble plus fort que ses pouvoirs paranormaux. Arrogant et bourru, l’Anglais va voir ses certitudes mises à mal !

L’animal aigri peut il devenir un être papillonnant entre le plaisir et l’amour ? Les sentiments rendent ils toujours aussi niais ? Le faux peut il révéler le vrai ? L’émotion est elle meilleure que la raison ? L’illusion peut elle sauver nos mornes existences ?

Pour les amateurs, ne vous inquiétez pas : Woody Allen continue de s’interroger et de se mettre en scène par le biais ici d’un Colin Firth irrésistible en spécialiste du canular, sûr de lui et peu aimable. Il est tout simplement génial.

Ce qui change c’est le plaisir visible du metteur en scène. Chaque année, il sort un film mais sur celui-ci, il semble s’amuser avec des comédiens investis (épatante Emma Stone qui donne une nouvelle jeunesse à Woody Allen, subjuguée comme il le fut avec Scarlett Johansson), une photographie soignée, une bande son toujours euphorisante et une nostalgie partagée. Les années 20 sont incarnées avec délice et joliesse. Il y a de l’enthousiasme dans ce film mélancolique et doux. Ce n’est pas dans les habitudes du clown triste et angoissé que peut être Woody Allen. Il arrive encore à nous surprendre. C’est là que se trouve la magie de son talent !

Avec Colin Firth, Emma Stone, Eileen Atkins et Marcia Gay Harden - Mars Distribution - 22 octobre 2014 - 1h35

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