Confusa

Confusa, le disque du lendemain de fête. Quelques euros pour voyager loin et en toute tranquillité.

Voilà le genre de disque qui vous remet doucement en forme après les repas trop gras de fin d'année, les bonnes résolutions qui vous ne respecteraient jamais et les excès qui font la magie de Noël. En quelques notes, avec un dépouillement total, le groupe Klonk vous offre une digestion légère, facile et délicate.

Vos soucis s'en iront aussi tellement les musiciens font attention à l'harmonie. Ce sont des artistes allemands qui ont gagné un concours et le droit d'enregistrer leur disque dans un prestigieux studio de Cologne: ils ont faim de bien faire et se lancent vite dans des accords qui les passionnent.

On entend parfois des guitares dissonantes mais la force du collectif fascine et repose. Bien entendu il y a quelques expérimentations qui devraient troubler la plénitude mais le guitariste Andreas Volk et ses trois amis n'oublient pas qu'ils sont écoutés et qu'il s'agit de leur premier et peut être unique effort.

Il y a donc de la vitalité sur chacun des morceaux. Les petits jeunes veulent en découdre et prouver leur fraîcheur tout autant que leur virtuosité. C'est un album plein de surprises, qui jouent habilement entre le classicisme et les expériences. Il y a de la jeunesse et du sérieux. Il y a du respect et de l'ambition.

Ils ont bien raison de tout confondre. Leur disque permet une belle élévation, une étonnante contemplation du jazz, la vie, l'amour et les emmerdes. Un disque qui vous emmène loin!

Meta records - 2014

Punk Rock & Mobil Homes

Après Mon ami Dahmer, Derf Backderf confirme qu'il est un très grand dessinateur indépendant, américain, soucieux de défendre la contre culture et la douce anarchie. En période d'intolérance et de violence, cela rassure!

Otto Pizcok, alias Le Baron, est un marginal. C'est un grand costaud qui n'a pas vraiment sa place dans le lycée. Les sportifs l'humilient et il est incapable de se comporter normalement. Mais c'est justement sa singularité qui va faire de lui un héros hors catégorie, entre révolte et fin d'adolescence.

Avec l'aide de deux amis, Otto va découvrir le rock et le punk. Nous sommes au début des années 80 et Otto ne sait pas qu'un trésor se cache dans sa vie un peu pourri, entre son mobil home, sa voiture fantasque et son évidente solitude et la médiocrité qui lui pend au nez: The Bank.

Un temple de la musique. Le jeune homme croise d'abord Klaus Nomi puis les Ramones et beaucoup d'autres figures du sacré et putain de rock'n'roll. Parce qu'il est bizarre, Otto devient une figure de The Bank. La musique va changer sa vie.

Comme dans sa précédente bande dessinée, l'anguleux Derf Backderf observe le petit peuple, l'adolescence cruelle et fragile, l'angoisse existentielle qui peut terrasser des existences. Entre Larry Clark et Robert Crumb, Derf Backderf est un fin scrutateur de l'Amérique pauvre, blanche et un peu réac. Le dessin en noir et blanc est drôle, inhabituel et iconique. Otto impressionne par son charisme naissant et sa loufoquerie plus ou moins candide.

La bédé célèbre la passion face à la petitesse, spécialité américaine selon l'auteur. Il dépeint avec un humour ravageur la sauvagerie et la révolte du rock'n'roll à l'aube des années Reagan. Il retrouve parfaitement l'esprit punk et nous fait sentir les émotions, les vibrations et même les notes agressives de musique.

Son récit s'articule sur des anecdotes et des faits d'armes souvent hilarants. C'est aussi touchant, une célébration pétaradante de la différence et une vision rugueuse de la vie adolescente. En deux bédés, Derf Backderf pourrait devenir un grand nom de la bande dessinée.

Ca&La - 154 pages

Le clochard stellaire, Manufacture des Abbesses

vignette gde

Comme il se fait rare d’écouter de la poésie en plein Paris. Pablo Neruda, René Char, Aragon ou Alain Leprest se trouvent ici réunis par la gouaille d’un clochard solitaire. Allez voir !

C’est l’histoire d’un poète passé sur l’autre rive de la vie. C’est l’histoire d’un homme qui se pensait maudit de Dieu et qui se découvre son préféré. C’est le dialogue d’un solitaire bouleversé dans l’au-delà par un message d’espoir.

Cet être rustre et si délicat à la fois nous parle de nos lumières et de nos ombres, de nos courages comme de nos peurs. Il interroge le libre arbitre, la confiance en Dieu, la complexité de notre être. Sa grandeur autant que sa misère.

Clochard stellaire entrelace les poèmes de Pablo Neruda ou de Louis Aragon avec ceux de Georges de Cagliari, l’auteur de la pièce. Chaque poème parle différemment au spectateur, il le rejoint dans son humanité.

Loin d’être une simple lecture, la pièce est interprétée avec sincérité par Pierre Margot. Même s’il nous perd un peu parfois dans des envolées ésotériques ou métaphysiques et une voix de Dieu digne de Dark Vador, son charisme et sa diction capte notre attention. Et toutes nos émotions.

Par ce voyage en mots, l’auteur nous invite à accueillir le poète qui sommeille en nous. A tisser des liens d’amitié avec cet « ennemi du monde ordinaire, qui devient le gardien de notre seul vrai bien : la beauté. »

Jusqu'au 28 février 2015

La Manufacture des Abbesses

http://leclochardstellaire.fr/

7 rue Véron, 75018 Paris - 01 42 33 42 03

D’un 07 janvier 2015

charlie esteban

07 janvier 2015, 16:29.

De mon bureau j'aperçois une grande roue, des enfants à vélo, un coin de soleil orangé bleuté, un paysage calme d'un jour de janvier, un peu froid, je pense à mes enfants, me demande ce qu'ils font...pensées furtives...

Je n'ai pas déjeuné ce midi, trop "pris" par des trucs du quotidien, par des emmerdes de mec dans son truc, sa chemise clean, les chaussures cirées, observateur juste là quelques instants d’un moment de vie d’un jour quelconque, d’un jour comme tant d’autres auquel on ne prêtera plus attention dans quelques années, voire dans quelques jours.

16 :31, j’ai envie d'une clope, je n’ai pas relevé la tête, je n'avais pas vu, pas lu, pas entendu, et pourtant.

16 :32 Je prends mon téléphone je vois des "Je suis Charlie", m'interroge, ne comprends pas, regarde alors le feed de mes pages Instagram et Facebook, mets l’appli d’I-TV pour comprendre…et je comprends…que ce jour ne sera pas banal…

16 :33 Je glisse un peu, coule, une vague de nausée, de peur, de gris, je me demande si ce n'est qu'un début, m'inquiète lourdement, me glace, repense alors à mes enfants, à mes neveux, aux enfants de France, aux familles, de Charb de Cabu, d’Ahmed, simple flic, mort, pour la France ? Pour la liberté de pensées, la liberté d’expression, notre liberté, votre liberté.

17:02, il fait vraiment très froid. Je n’ai plus l’envie de bosser, plus l’envie de grand-chose, sauf de me battre, de gueuler peut-être, de diffuser humblement une photo, un texte, un cri, des larmes là où je peux.

17 :27, je rejoins une grande place blanche où sont jonchées des carcasses de cabanes de Noël en démontage, je rejoins une petite foule qui deviendra de plus en plus en plus grande au fil des heures.

Tard, après avoir passé la soirée devant les témoignages et les images en boucle sur toutes les chaînes infos, je tente de m’endormir, me dit que la connerie humaine, l'arrogance infâme des êtres petits recroquevillés sur leur fanatisme, leur fausse croyance, leur jeu de vies infâmes et le cerveau nourri de préceptes avides de sang et d'intolérance se résument en 1 phrase "On a vengé le prophète Mohammed, on a tué Charlie Hebdo"...pauvres connards, pauvres idéaux d'un autre temps...comment ont-ils pu ?

Ce soir, aujourd’hui, demain et après-demain, la France s’appellera désormais Charlie.

Je Suis Charlie

Cabu aimait le jazz.Comme personne. Il aimait ces fous chantants qui virevoltaient entre tous les instruments de musique. Cab Calloway était son idole. Il explorait et illustrait les premiers temps du jazz, celui du big band, cette réunion d'artistes qui ne voulaient que (se) faire plaisir.

Wolinski aimait lui les femmes. Il a passé sa vie à les dessiner. Elles ont inspiré des albums entiers. Elles sont à la source de très mauvaises blagues et de jolis dessins à la poésie naïve. Wolinski, à 80 ans, était un gentil anarchiste, capable de dessiner pour Hara Kiri ou Paris Match. Sage, son irrévérence a subsisté à tous les journaux et toutes les époques.

Tignous aimait la provocation. Il détestait la haine et les bassesses. Il se moquait de tout pour mieux dénoncer les petites horreurs quotidiennes, nos sales lâchetés. Son ton était satirique parfois acerbe. Il était un peu le rocker de la bande de Charlie Hebdo

Charb était le jeune punk. Le convaincu. Pour lui, la grossièreté n'était pas dans l'attitude mais dans les sombres pensées et les silences coupables. Il a toujours brandi un humour graveleux pour dire tout haut ce que l'on pense tout bas. Il poussait les limites du mauvais goût. Ses bédés sont libres et incarnent l'esprit punk qui représente aussi notre esprit franchouillard et farouche.

Honoré aimait enfermer ses illustrations dans des cases. Dessinateur pour de nombreux journaux, il avait pourtant une ouverture d'esprit incroyable. Son indignation et son sens du dessin ont nourri une efficacité incroyable. En un seul dessin, il pouvait tout dire. Nous faire ressentir.

Bernard Maris aimait la littérature. C'est un économiste rigoureux qui se voulait drôle. Qui savait jouer avec les mots et faire sourire avec les problèmes économiques, les égos des industriels et la chute du baril de pétrole. Bernard Maris ressemblait à l'oncle qui sait tout mais qui ne la ramène pas. Qui préfère le rire à la morale et l'austérité.

Le correcteur Mustapha Ourad, la psychanalyste Elsa Cayat, le journaliste Michel Renaud mais aussi les employés et les policiers assassinés aimaient certainement des livres, des films ou des musiciens. Ils avaient des passions, des envies et des valeurs.

Aujourd'hui on n'arrive pas à rire. Des joyeux drilles sont assassinés. On pensait être les seuls à pouvoir lier le mot "culture" et "etat critique". On s'est trompé. Notre meilleur arme contre l'obscurantisme: continuer à défendre la culture, nos passions et nos déceptions. La culture, c'est une manière de refuser l'intolérance et la violence!

Carmen, Dada Masilo, Théâtre du Rond Point

carmen

Une émouvante et fougueuse version de "Carmen", chorégraphiée et interprétée par Dada Masilo, en ce moment au Théâtre du Rond-Point. Quelle énergie! Un spectacle qui nous subjugue! Et pourtant, c'est avec prudence et étonnement que les 16 danseurs saluent et accueillent les applaudissements enthousiastes du public réuni au Théâtre du Rond-Point.

De Carmen, Dada Masilo dit: "Elle est tellement méchante. Elle est tout ce que maman vous dit de ne pas être." De quoi nourrir la créativité provocante, fantaisiste, presque juvénile, de la chorégraphe. Dans cette version toute personnelle, on retrouve les personnages clés: Carmen, la cigarière; son amour le Capitaine; leur rival(e) respectif; et leurs compagnons de travail, de danse, de fête et d'infortune. Pour notre plus grand bonheur, on retrouve aussi les grands airs de l'opéra de Bizet, mais aussi des musiques plus contemporaines de Rodion Chtchedrin et d'Arvo Pärt. Quant à la fable, elle a été triturée et resserrée autour de son noyau dur, l'élément primordial: le désir.

Les rivalités amoureuses, l'art d'inspirer le désir, de le faire enfler et de le retenir, est un superbe sujet pour la danse. Cette compagnie a su s'emparer du sujet et enflammer la scène. Ici les hommes dansent en smoking et les femmes en robe longue: soie écarlate, rose, rouge, or ou verte, bustier de dentelle noire, coiffées de chignons rehaussés d'énormes roses ouvertes.

Dada Masilo, qui vient de Johannesburg, est passée par l'école bruxelloise d'Anna Teresa de Keersmaeker, invente une danse où affleure l'influence africaine et s'approprie ici l'art brûlant du flamenco. La fable y gagne  une fin aussi cruelle que dans le livret de l'opéra de Bizet, mais où les rôles de victime et de bourreau s'inversent; le désir contrarié entraîne la confusion des esprits et la perte des héros.

Car Dada Masilo choisit d'aborder le sujet de la violence sexuelle en tant que crime d'honneur et le drame prend ainsi une connotation toute contemporaine. Le viol exutoire remplace le duel, vengeance conventionnelle plus ou moins policée de l'ancien code d'honneur.

jusqu'au 10 janvier 2015 au Théâtre du Rond-Point

puis en tournée (à Annecy, Besançon, Oyonnax, Blagnac, Alès, Toulon, Macon, Aix-en-Provence) jusqu'au 15 février 2015.

Moan Snake Moan

Le blues scandinave peut il être l'avenir du blues. Un petit génie déboule de ses terres enneigées et rougit une guitare à l'extrême pour notre plus grand bonheur.

C'est la symbiose parfaite entre Robert Johnson et Nick Cave. Le massif et étrange Bror Gunnar Jansson ne passe pas inaperçu... par son talent. Un blues plus que hanté. Un rock délabré. Un quincaillerie vieillotte et sérieusement vintage.

On est pas dans le blues acrobatique. On traîne dans la sueur et la douleur. La guitare du Suèdois claque des accords lourds et les riffs sont tempêtueux. Sacrément ombrageux. La guitare est branchée aux humeurs du compositeurs qui se promène avec une aisance déconcertante dans la mythologie américaine.

Venu du froid, Bror Gunnar Jansson réchauffe le genre avec une dextérité incroyable. Il mélange le blues tenace avec un rock peuplé de personnages bizarres, échappés de Nick Cave ou Tom Waits. Son art observe la face cachée de l'Homme.

Ca faisait longtemps que l'on n'avait pas trouvé autant d'idées noires et des notes aussi incarnées dans des compositions de blues. La voix suit. Un peu nasillarde, elle se casse sur de rugueux exercices de style, plein d'entrain et de plaisir.

On appréciera particulièrement les ambiances amères, tendres et cruels qui se dégagent. C'est une écriture subtile malgré quelques délires sonores. C'est parfois d'une beauté insoupçonnable comme New Moutain Ballad et son violon qui vient vous percer le coeur.

C 'est vraiment atypique et ce bluesman européen a tout ce qu'il faut pour devenir un grand. Franchement le blues de viking c'est la grande classe.

Normandeep blues - 2014

Torobaka, Akram Khan, Israel Galván, Théâtre de la Ville

tobo
Jean Louis Fernandez

Rencontre au sommet de deux virtuoses de la danse. Akram Khan et Israel Galvàn offrent un spectacle novateur à la croisée du flamenco et du kathak indien.

De l’Inde à l’Andalousie, Akram Kahn et Israel Galvàn interrogent les racines de leurs danses respectives. Le Britannique d'origine bangladaise, chorégraphe de génie inspiré par la danse kathak de l'Inde du Nord partage la scène avec le Sévillan et inventeur d'une forme contemporaine de flamenco. Leur création Torobaka tire son nom du rapprochement entre le toro et à la vaca (« vache »), leurs « animaux sacrés » respectifs.

Dans une arène dessinée d’un rond de lumière au sol, les deux danseurs se rencontrent pour la première fois sur la scène du Théâtre de la Ville. Chacun apprend de l’autre et ensemble, ils inventent des formes nouvelles. Sur fond d’admiration réciproque perceptible, ils s’attirent, se défient, s’intriguent.

Les claquettes aux talons rencontrent les grelots traditionnels aux chevilles. Sur fond de musique sacrée, BC Manjunath, percussionniste indien, renversant de technicité synchronise la musique à la danse. Son rythme accompagne à merveille le mouvement des corps.

Avec une ingéniosité remarquable dans les chorégraphies, les gestes, le jeu des mains ils offrent des duos empreints d’une grande liberté. Dommage alors que les moments de danse ensemble se fassent rares au profit de solos qui trainent en longueurs sans grande émotion. Hormis une sublime séquence d’Akram Kahn, dansant assis sur une chaise, dans un tempo endiablé. Mémorable.

Torobaka met ainsi en lumière la richesse multiculturelle de la danse contemporaine à travers deux artistes authentiques.

 

Jusqu'au 05 janvier 2015

Théâtre de la Ville, Paris,

torobaka.com

« Sissi…bah non non ! »

sisi

Ah foutues vacances de Noël ! Chaque année, tel un tsunami (voire un sous Mamie si vous faites le con sur les photos du 25) qui revient violent entre environ le 23 décembre et le 04 janvier, vous savez à l’avance que :

  • vous allez maudire votre pèse personne de par une prise légale de poids, de minimum de 3 à 5 kg, c’est selon le gras du foie gras que votre corps aura osé absorber,
  • vous allez reprendre le taf encore plus crevé après les vacances qu’avant de par une sur-prise légale, ou pas, d’alcool voire de trucs à fumer, sait-on jamais, et là vous comptez en grammes et non plus en kg mais ça vous en fera prendre quand même, des kilos, au moment du 31,
  • vos tentatives de sieste seront bafouées, que dis-je fracturées à grand renfort de bruits issus de vos heureuses progénitures quasiment cocaïnées de par l’excitation de cette foutue période tant attendue durant le mois d’avant, prendront durant vos attentes de calme un malin plaisir à jouer avec leurs jeux de Wii de m**** mettant en scène des Skylanders ou des Pokemon Giant de par la force du winter trop génial dopé au feu puissant intersidéral ou en entamant des enchainements de chorégraphie dans leur piaule le son hyper fort d’un dernier album live de cette poufiasse de Violetta qui n’en finira donc jamais de ne pas choisir entre pablo et roberto, deux jeunes pintadeaux faux semblant des One Direction en version latinos !!!
  • vous redouterez à l’avance le retour au boulot avec la magnifique obligation de souhaiter 250 fois par jour une bonne année et puis la santé parce que la santé c’est important à plein de gens gentils dont vous n’avez rien mais alors rien à taper de savoir s’ils passeront ou pas une bonne année,

  • lorsque l’idée, saugrenue, de regarder la télé vous viendra, une fois la wii éteinte, Violetta en sourdine et vos enfants en pleurs mais silencieux, , vous aurez le choix entre un bêtisier des animaux, un bêtisier des stars de la télé-réalité, un bêtisier présenté par Clara Morgane mais qu’il n’est que 14h et vous n’avez pas le droit de vous toucher le zizi, un bêtisier des bêtisiers des animaux avec lancements foireux fait par le présentateur de Slam ou Alex Goude, bref un bêtisier pour animaux pour mariage pour tous, ou pis, les rediffusions remasterisées ou recolorisées de l’intégrale des Don Camillo, ou pis de pis, la trilogie du Monde de Narmya avec des tigres avec des têtes de loup histoire de vous rappeler que vous buvez comme un trou depuis 10 jours, ou pis de pis de pis, la magnifique série des Sissi…rhaaaaaaaaaa…mais elle est pas morte Romy Schneider depuis le temps !!!

  • vous aurez la flemme de faire du sport et que donc du coup vous deviendrez, en désespoir de cause, un mec hyper aigri détestant la Wii, Violetta, Sissi, les bêtisiers, Don Camillo, Skylander, Pokemon et le présentateur de Slam qui présente le bêtisier…et vous sombrerez dans l’alcool à base d’alcool de foie gras.

Une bien bonne année à vous mes chatons,

Defend Yourself

Après Dinosaur Jr, Sebadoh fait aussi son retour. Les vieux briscards du grunge sont bien vivants…

Quatorze ans ! Cela faisaitr quatorze années que Lou Barlow n’avait rien écrit sous le nom de Sebadoh. Lui, le surproductif bassiste de Dinosaur Jr s’était fait d’une discrétion inquiétante. Le tempérament houleux, on aurait pu imaginer le pire pour cet artiste du Massachussetts.

Finalement tout semble bien aller pour lui. Cette retraite lui a fait beaucoup de bien. Sebadoh n’est plus un groupe aussi indé. Il a retrouvé ses deux compères habituels, Jason Loewenstein et Bob D’Amico. Leur style est devenu une référence dans le sous genre Lo Fi.

Mais ils continuent de composer, mixer, écrire ensemble. Ils touchent à tous les instruments. Ils forment Sebadoh et c’est ce goût du partage (bruitiste) qui fait plaisir à entendre. Avec toujours un sens du dépouillement évident, le trio présente une nouvelle collection de chansons typiques du groupe, plus abordables et plutôt réussies

Comme toujours, on est toujours un peu lassé en fin d’écoute mais le groupe a conservé une vraie fraicheur pour son rock débrouillard, entre garage et jemenfoutisme. Sebadoh donne toujours l’impression d’être des punks au cœur tendre. C’est pour cela qu’ils étaient si bien dans les années grunge.

Désormais ils font plutôt sourire mais leur idée du rock est toujours aussi plaisante. Leur résurrection n’était pas nécessaire, mais les membres de Sebadoh organisent de chouettes retrouvailles. Avec un peu de nostalgie, on adhère complètement !

Domino - 2014

Trending

Most Discussed

F.A.I. 2009 / BERTRAND BELIN et TATIANA MLADENOVICH

Et la laïcité bordel !

Diamond Dogs / David BOWIE / (EMI – 1974/ Rééd.2004)

Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu?