Le Poulain

Joann Sfar, Riad Sattouf et maintenant Mathieu Sapin: ils sont nombreux les auteurs (ou les stars) de BD à se confronter au grand écran. Et il faut l'avouer: le passage est plutot réussi.
Parce qu'ils ont l'habitude du "cadre" et du "point de vue". La bande dessinée est finalement un très bon moyen d'apprendre tout sur l'elipse et la narration. Et les auteurs de BD se sont bien débrouillés ces dernières années. Ils sont ambitieux et déterminés pour des projets indépendants, des comédies souvent drôles et satiriques. Plus que les adaptations de séries dessinées au cinéma. Catastrophique!
Eux, ils font le boulot, à la différence de nos simples faiseurs qui produisent de la comédie pour les prime time des grandes chaines. Allez on se calme et on boit du petit lait avec le premier film de Mathieu Sapin, auteur de la Salade de Fluits ou des Sardines de l'Espace.
Ce n'est pas un film extravagant. La mise en scène est assez sage. On n'est pas loin du téléfilm mais ce qui est montré est plutot culotté et assez rare au cinéma. La politique. Celle des coups de fil assassins, des tweets qui font le buzz et des retournements de situation qui ne font plus au cinéma depuis bien longtemps.
C'est ce que découvre l'innocent Arnaud Jaurès, qui doit partir dans quelques semaines au Canada mais qui voit ses plans contrariés lorsqu'il rencontre Agnès Karadzic, une femme politique sans scrupule. Il entre comme assistant de cette arriviste blonde dans une campagne présidentielle qui s'annonce folle...
Et on n'est pas déçu par le lot de coups bas, de petites phrases ambigues et de personnages iconoclastes. Mathieu Sapin, connu pour avoir croqué la vie politique sous Hollande, s'inspire de la réalité pour un récit d'initiation simple, carré et souvent moqueur.
Il réussit à rendre attachants tous ses personnages, un peu idiots, un peu mégalos, beaucoup décevants. Il doit à un casting judicieux et des dialogues souvent truculents. On regarde avec bienveillance le petit monde médiatico politique. On pourrait désespérer de cette comédie mais comme le ton n'est jamais acerbe. Ce n'est pas la petite soupe populaire du "tous pourris". Le film est assez enthousiaste et réjoui. C'est simplement une bonne comédie sur le pouvoir. Ce n'est pas frileux. Ca fait du bien!
Avec Alexandra Lamy, Finnegan Olfied, Gilles Cohen et Valérie Karsenti - Bac Films - 19 septembre 2018 - 1h30
Le Procès, Franz Kafka, Krystian Lupa, Odéon Théâtre de l’Europe


Le Procès de Kafka et de Lupa, où comment la vie se rompt, et avec soudaineté et violence s’engage dans un labyrinthe d’angoisses et d’interrogations jamais résolues.
Au moment où notre monde bascule en son entier dans la dictature, où la Pologne, comme l’Europe, se reprend à éructer des discours gammés, où le directeur du théâtre même où travaillait Lupa est évincé pour laisser place à une marionnette conservatrice, notre époque comme jamais se définit kafkaïenne. C’est à n’y rien comprendre, à n’y rien supporter, à ne plus savoir, à endurer, à entrer absolument en clandestinité pour préserver la liberté.
Liberté de penser de créer de parler d’exister.
K., lui, ne jouit plus d’aucune de ces libertés. Encadré par la ligne flambant rouge de la scène, par des gardiens, des proches, des lointains, il traverse le plateau et les heures, réclamant justice et réponse, ne recevant rien, rien d’autre que plus de ténèbres, plus d’interdiction, plus de médiocrité, plus de bêtise.
Ce poids immense de la bêtise.
Ne dira-t-on jamais assez comme elle pèse, comme elle dirige, comme elle nourrit le pouvoir.
Entre ses mâchoires le pouvoir, monstre sans visage, broie l’humanité, la liberté et la réalité.
L'angoisse kafkaïenne est celle d'un monde qui a perdu son âme, celle d’un homme égaré dans le labyrinthe, sans fil conducteur.
Krystian Lupa tend un fil ténu, il relie l’hier et les demains, les comédiens et le public, les niveaux de narration et de représentation auscultés par tous les côtés, il n’y plus guère d’endroits vides, d’intimité, de replis possibles.
Au commencement quelqu’un est sur scène et le public toujours à s’installer toutes lumières allumées. Nous faisons partie. L’a-t-on-vue cette femme, cette comédienne ? Quelle étrange solitude, la solitude sociétal que nous trainons derrière nous, tandis que les écrans s’allument, que les actualités polonaises énoncent des discours extrêmes, que K. commente son procès en regardant l’écran. Sans cesse nous allons d’une époque à l‘autre puisque la réalité historique est répétition, lassante et épuisante répétition.
Les silences qui soudain tombent, la scène qui soudain se démultiplie, les propos et les versions qui se marchent dessus, tout est dispositif scénique et langagier, jusqu’à l’incompréhension parler ou ne pas parler.
Une procédure est en cours, mais laquelle ? Une farce est en cours, mais où ? Et pourquoi tous ces gens se rencontrent-ils et se parlent, et pourquoi mon voisin se lève et s’agite, et pourquoi le comédien descend de scène et s’assoit ailleurs, et pourquoi et quelles sont les raisons de ce procès ?
On a beau filmer, diffuser, en plusieurs tailles, en direct, sous toutes les coutures, les mots les visages les images agglutinés, ce n’est pas par ici que l’on entendra la vérité.
Existe-t-elle ?
Un grommellement vient d’ailleurs, du fond du théâtre peut-être, encore une autre langue, une autre version, il faut être attentif à tout, à tous, à soi. Que dit-il le langage ?
Finalement le procès a lieu, celui de l’auteur, de l’artiste, de l’humain, du personnage, le procès K. avec ces demi-mots ces abrégés ses sens interdits le banal de l’énoncé, des dénouements des renoncements d’identité. La procédure parfois sert à se définir provisoirement. Ce qui nous arrive c’est l’effondrement de la raison, place libre au mal qui nous encercle.
L’organisation du langage est mensonge, et l’opposition est bâillonnée, debout comme des fusillés.
Quelque chose va arriver à notre monde.
Nous sommes tous accusés.
Nous sommes tous condamnés.
Proces
[Le Procès]
d'après Franz Kafka
mise en scène Krystian Lupa
en polonais, surtitré en français — durée estimée 4h30 (avec deux entractes)
jusqu’au dimanche 30 septembre 2018 – Odéon, théâtre de l’Europe, Place de l'Odéon, Paris 6e
Infestation

Bon il y a toujours de la place dans cette partie du site donc je continue avec mes petites lectures à huit pattes, qui font très peur!
Ezekiel Boone a de la suite dans les idées. Eclosion parlait d'une invasion mondiale de petites araignées amatrices de viande humaine. Insfestation parle du choc qu'a provoqué cet événement qui a mis les pays du Monde entier sur les nerfs.
Car nos bestioles carnassières se sont retirés après avoir bouffés copieusement sur tous les continents. Les survivalistes jubilent. Les politiciens se désolent et les scientifiques s'inquiètent. Ils ne comprennent comment les araignées agissent et surtout ils s'interrogent sur leur retrain soudain.
Le pire n'est pas passé. Il est sûrement à venir. Et c'est la réussite de ce second volume d'une trilogie annoncée. Il fait le pont entre deux points et échappe à son aspect fonctionnel. L'auteur nous promène dans tous les coins du Monde pour nous montrer l'horreur et l'angoisse.
Il le fait sans gore et hémoglobine. A la différence du premier livre. Cette fois ci il organise une course contre la montre où la terreur grimpe au fil des pages. Redoutable dans son écriture, Boone va à l'essentiel et construit un thriller addictif. Il joue sur nos habitudes de terreur. Il sait que nous sommes habitués aux scénarios catastrophes. Et il augmente le curseur en nous faisant des relais incessants entre plusieurs personnages, situés à plusieurs niveaux du drame.
Au final, c'est une lecture légère et prenante, qui vous oblige à regarder dans chaque recoin de la pièce où vous êtes et qui définitivement, va vous brouiller avec les petites bêtes qui montent, qui montent...
Actes sud - 384 pages
At Weddings

On continue de s'intéresser aux artistes qui peuvent nous aider à rentrer dans l'automne. C'est le cas de la toute jeune Tomberlin, impressionnante dès son premier album.
Il ne faut pas grand chose: quelques gratouillis sur une guitare et une voix. En une chanson, Sarah Beth Tomberlin vous chope et nous vous lache plus. Un sentiment adolescent. Une émotion crue. Any Other Way est une chanson prenante et parfaite pour introduire la discrète chanteuse.
Venue de Louisville, Tomberlin se sert du folk pour sortir ses tripes, ses doutes et de temps en temps ses joies. Les réverbérations de sa guitare sont liées à ses états d'âme. C'est simple. C'est surtout très beau. Très doux. Très touchant.
Au sortir de l'adolescence, Tomberlin fait preuve d'une grande maturité. Car elle arrive à transmettre des sentiments, des idées et un spleen idéal en cette saison. Certes c'est un peu longuet et ca semble s'étirer. Pourtant c'est maîtrisé: la jeune femme s'épanouit dans ses titres, personnels et tout de même envoutants. C'est un délice, frais et féminin.
saddle creek - 2018
Le Roi Arthur – Jean-Philippe Bêche – Théâtre de l’Epée de Bois

Une légende arthurienne tout en énergie
Mettre en scène la légende arthurienne est un réel défi. Parce que la culture populaire en a une représentation, parce que la littérature et les fictions en ont créé de multiples versions. Si l’existence d’Arthur n’est toujours pas attestée, la légende bâtie au cours de l’histoire autour de ce roi défenseur de la Bretagne se renouvelle régulièrement dans l’imaginaire collectif.
La version écrite et mise en scène par Jean- Philippe Bêche présente une légende arthurienne dans un site remarquable qui se prête au voyage dans le temps : le plateau dénudé du Théâtre de l’Epée de bois à la Cartoucherie de Vincennes. Le mur de fond de scène en pierre, les lampes en fer forgé, l’immense plateau cabossé diffusent d’emblée chez le spectateur un dépaysement favorable à la bascule médiévale. La présence de Merlin dès l’entrée du public et la diffusion d’encens dans la salle finit pas plonger totalement le public dans un autre monde.
S’engage ensuite une narration vive et puissante de la légende en 1h45. Avec force et beaucoup d’ardeur les comédiens enchaînent un texte qui s’imprègne d’un ton shakespearien. Si le jeu se veut réaliste, les costumes ne tombent pas dans la caricature, les chevaliers et roi portent des manteaux longs rappelant ceux de la grande guerre et non des costumes d’époque qui alourdiraient le plateau. Le costume de la fée Morgane proche de la Fée des Lilas de Jacques Demy interroge néanmoins.
On suit ainsi au fil du temps la chronologie des événements. L’ensemble est de qualité, certes, mais le jeu en force et parfois en cri, du début à la fin de la pièce, part pris assumé comme une animalité, enlève toute possibilité de nuances à un texte de qualité qui pourtant le permettrait. La magie de Brocéliande en est pour le coup estompée, comme la dimension sensible de la fin'amor entre Guenièvre et Lancelot, bien loin de L’Enchanteur de Barjavel et de sa page blanche.
La très jolie trouvaille reste sans doute l’intervention d’un percussionniste qui scande et rythme la narration. L’utilisation d’un thérémine apporte une dimension mystique et lyrique qui fait écho au jeu théâtral d’un excellent Merlin qui pourrait encore aller plus loin dans la folie. Une version à voir en famille qui redore le blason de la légende.
The joy of living

Elle chante bien une chanson qui s'appelle "spring is coming soon" mais son disque pourrait nous faire rentrer tranquillement dans l'automne!
Jackie Oates n'est pas à la pointe de la modernité. On ne peut pas dire qu'elle est hype. Anglaise typique, elle aime le piano, le calme et les airs folk. Elle a une voix qui vous emporte pour une promenade venteuse dans les campagnes mouillées de l'Angleterre.
Elle laboure les terres des traditions. Il y a tout pour se croire au fin fond des ancestrales chansons britanniques, avec tous les instruments et surtout la voix. Heureusement il y a une toute petite chose qui fait la différence: l'inspiration.
Jackie Oates transforme sa vie en titres certes tristes mais pas désespérés. En dehors de l'artistique, les derniers mois ne furent pas un long fleuve tranquille pour la chanteuse. Mais cette souffrance se transforme en toute simplicité sur des chansons, originales ou des reprises.
L'album est complexe, jouant entre les nuances, les aspirations, les émotions. Il n'y a pas de naïveté. La tradition n'est pas un échapattoire, un porte de sortie sur un quotidien plus ou moins sombre. Jackie Oates semble jongler, cherche l'équilibre, trouve l'harmonie.
Cela donne un disque boisé, reposant et réflexif. Après le beau soleil, les vacances, le stress de la rentrée, la violence du quotidien, le chant de Jackie Oates nous console des feuilles mortes qui commencent à se ramasser à la pelle...
ECC records - 2018
Ma Champion’s League est bien détendue du stream !


Cette semaine parlons foot ! et oui ENFIN revoilà la Ligue des Champions, la Champion’s league, la coupe des champions, pour les non-initiés c’est le même truc, on appelle tous ça différemment selon 1. Notre génération 2. Notre niveau d’anglais 3. Parce qu’on appelle ça comme on veut ça reste définitivement le même truc l’élite de l’élite européenne en matière de foot, sauf que ce ne sont pas les pays, ce sont les clubs (PSG, Barca, Real, Liverpool, US Vesoul ; stop, JOUONS ! dans cette liste il a un club intrus, seras-tu le retrouver ! Si oui, envoie FOOTINTRUS au 7 18 49, 6€ par sms, vas-y balance ton texto frère) !
Après une coupe du monde de foliiiiieeeeeee, casser la démarche casserrrrrr comme Samuuellllll, Samuellll Umtititiiiiiii, est donc revenu le temps des joueurs et des champs, des ballons gentils oui c’est le paradis, enfin allons-y molo ça reste du foot hein, pour tous les adorateurs de football high level, et ce environ tous les 15 jours, les mardi, les mercredi, et avec bonus les jeudi en mode la même coupe mais en moins bien avec l’Europa league, football-clubs-europe aussi mais en pas pareil car moins bien, bon s’en fout c’est pas le sujet, quoique.
Oui mais voilà, que nous soyons fan absolu de foot, fan moyen, spectateur occasionnel ou bien adepte d’un match de temps en temps ça fait pas de mal, le casse-tête depuis de nombreuses années désormais consiste à savoir non pas si l’on veut ou pas regarder, mais bel et bien si on peut ou pas regarder ; le cheminement pas toujours si simple consistant à informer sa femme, parfois la convaincre, de votre haro sur la 16/9ème du salon et d’enclencher le visionnage dudit match juste après, s’est soudainement transformé en une équation bien plus complexe à plusieurs facteurs avec racines carrées, enfin rectangulaires dans le cas présent, et autres Pythagore télévisuel.
Une équation que nous pouvons résumer comme telle : Principe de bases historique (AH il y a un match + Oui je veux voir le match + je dois convaincre ma dulcinée + elle accepte + j’allume la télé + je regarde) X Principes nouveaux bien casse-brunes (Ai-je la bonne chaîne + suis-je abonné au bon bouquet + ai-je le bon opérateur ou la bonne option + même en pas HD est-ce que je peux voir bah non mon con + j’ai pris Bein l’an dernier exprès ils doivent bien avoir encore un bout de trucs à diffuser même un résumé + bah non mon con) = Bah en fait t’as convaincu ton amoureuse pour rien, en fait tu peux rien voir du tout !
Pis ! En fait, non seulement tu as Canal+, mais en plus t’as Canal+ Sport, mais en plus de plus t’as Eurosport, mais en plus de plus de plus t’as 12 chaines de BEIN SPORT, le tout cumulé à 50€ par mois, et au moment de regarder la Champion’s league, bah non, fallait avoir non pas Orange+Canal+Bein, mais SFR et RMC Sport…voilà voilà, tu remises ta binouse, ta pizza, ta casquette et ton slip propre et tu repars en cuisine.
Alors, fatalement, vieux ou jeune, ou jeune vieux ou vieux jeune, tu repenses à toute cet historique, à toutes ces soirées où la Ligue des Champions de la Champion’s league de la coupe des champions de l’Europe a bercé teinté empoigné ton âme de footeux !
Oui, tu repenses au moment so 70’s 80’s où tu n’avais qu’à allumer la 1 ou la 2 pour voir, même en noir&blanc (pas connu ça moi, c’est pour la chronique hein), l’épopée des Verts et les poteaux carrés toussa toussa.
Tu repenses aux soirées Ligue des Champions so 90’s animées par Roger Zabel sur TF1, qui n’en finissaient plus de 21h à 1h du mat, avec Thierry Rolland bonnet vissé sur la tête depuis Moscou qui te faisait vivre en mode totalement free les grandes heures de Marseille ; même si oui, tes parents avaient pris aussi Canal+ avec du Bietry-Gilardi dedans car pour suivre le PSG et les voir mettre une tannée au Real dans un ¼ de finale épique il fallait avoir Canal+, ça coûté un peu cher ok mais au-delà du foot tes parents avaient le ciné, ta frangine Ca Cartoon et que toi du haut de ton adolescence jolie tu avais ouis le foot mais aussi les kleenex le 1er samedi du mois à minuit, a tchictha…schuttt.
Tu repenses au moment so 2000’s où oui, t’étais définitivement bien content d’avoir Canal+ quand TF1 trouvait trop cher la diffusion de la Champions’League, et que du coup tu voyais arriver tous tes potes chez toi, eux pauvres ou radins, toi un peu moins, mais bon, Canal ça restait Canal, donc bon ils étaient les bienvenus.
Puis tu repenses au moment so 10’s où, et là ça a commencé à te gratter, pour voir le PSG il te fallait non plus Canal+ mais Bein Sport, et que déjà oui déjà, ce petit abonnement en sus, tout ça pour ne pas te coltiner que les matchs seconds couteaux, bah il avait du mal à passer.
Et là, alors que t’as tout fait bien depuis 30 ans, et bien on vient te dire que non, ta 1 ta 2 ton Canal, ton BEIN, ton tout ça, tu peux gentiment te le mettre au fond du slip coton pas lavé !!! AHHHHHHH mais on va pas être d’accord du tout Mme Ligue des Champions. Un pay per view à l’américaine, no way boy, zob in your zapette, tu prends tout ou rien, tu dois changer ton phone ton abonnement, ta fibre ton câble ton ordi ta nacelle, tu vires tout tu reprends tout, tu recommences ou…ou bien tu te transformes en alcoolique du mardi en allant dans le bar des sports du coin avec Jojo et Mimich qui commentent à côté de toi bière à la main…euh, pourquoi pas mais non merci…ou alors en gentil hacker du dimanche, ordi portable sur les genoux, ton fils à coté, à rechercher comme un pirate googleisé tout pourri, tu tapes « Liverpool-PSG streaming », que le truc est tellement saturé que tu as une image sur huit, que les tchats parallèles te laissent entendre que le nombre de mecs pirates doivent être le décuple du nombre de mecs réellement devant RMC Sport, tout fraîchement créé tout pas très beau…le truc marche finalement pas, ça sature, ça bug, tu finis par écouter la radio d’une oreille, façon old school encore plus old school que ton old school tv de la 1 la 2 toussa…tu arrêtes tout, ta Ligue des Champions est bien détendue du Stream, toi beaucoup moins.
Casser la démarche casserrrrrr comme Samuuellllll, Samuellll Umtititiiiiiii,
Allez j’vous embrasse.





