Serenity

Sur Netflix, les flops ont droit à une seconde chance. C'est le cas de Serenity, film noir qui veut être plus malin que tout le monde!

La limite entre le génie et le grotesque est toujours très fine. Serenity est un film qui veut vous en mettre plein la vue mais qui joue avec de vieux effets, hautement difficiles à maitriser.

Scénariste à succès, Steven Knight roule sur les plates bandes bien usées de M.Night Shyamalan. Il va vous réserver des surprises derrière un film premier degré et assez stéréotypé.

Vous avez donc le gars au bout du rouleau. Planqué sur une île, il possède un beau bateau et rêve de pêcher un thon géant. Il n'attend que ça et passe son temps à fumer, boire et séduire. Evidemment son ex revient. Belle et vénéneuse, elle lui propose de tuer son violent de mari. Pour dix millions de dollars...

Plus classique tu meurs... mefiez vous de la phrase que je viens d'écrire. Steven Knight a littéralement travaillé sur ce thème. Le cahier des charges est respecté avec une rectitude qui ressemble à un manque d'imagination. On comprend alors le jeu bizarre de Matthew McConaughey, devenu respectable depuis quelques films bien choisis.

Et puis boum, il y a le twist qui permet de tout comprendre et qui nous plonge dans l'ennui poli finalement. Si ton film préféré, c'est Le Cobaye, nanar informatique du début des années 90, alors Serenity est pour toi! Knight se perd à son tour dans ses choix de récit, en entrant dans le discours meta qui fait de Serenity, un Truman Show en mode thriller poisseux.

Il a raison de prendre des comédiens que l'on admire car on se perd dans des explications et des justifications sans fin... C'est parfois intéressant. C'est souvent foireux. Ca a tout l'air d'un nanar qui veut s'ignorer! L'ambition du réalisateur est touchante. Sa pratique est franchement ratée... Une jolie contradiction

Avec Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jason Clarke et Djimoun Hounsou - Netflix - 2019

The dirt

Enfant malade. Pas de ciné cette semaine. Mais une bonne dose de films sur Netflix et un biopic assez marrant sur le groupe le plus navrant de la planète.

Tiré de la biographie du groupe, The Dirt raconte donc la destinée éthilique à succès de Motley Crüe, quatre chevaliers de l'apocalypse du hard rock! Sexe drogues et rock'n'roll!

Voilà le programme qui va très bien au réalisateur Jeff Tremaine, fidèle complice de la bande de Jackass, produit dégénéré typiquement américain. On est dans le même schéma: un délire régressif et finalement subversif du bon vieux rock'n'roll.

Nikki Sixx est un grand enfant désoeuvré. Mick Mars est un alien venu d'ailleurs. Tommy Lee est un crétin. Vince Neil ne fait de la musique que pour culbuter les groupies. Ces marginaux se sont rendus célèbres avec un hard rock débridé, placé en dessous de la ceinture et visiblement très sexy au milieu des années 80.

Leurs excès sont légendaires. Défoncés en permanence, leur création artistique n'est qu'une excuse pour la fête, sorte de revanche sur la vie bien pourrie des quatre musiciens. Le film accumule les morceaux de bravoure plus ou moins choquants. Et la reconstitution est particulièrement folklorique! Tremaine est clairement dans son élément

Evidemment ils dépasseront toutes les limites, et à la fin, il y aura une belle morale sur l'amitié plus fort que tout. Néanmoins, le film a le mérite de ne pas trop lisser les mésaventures soulographiques et navrantes de Motley Crüe.

Divertissant, le film ne révolutionne rien du tout mais nous donne à voir ce que beaucoup aimeraient taire (c'est un peu l'anti Bohemian Rhapsody). Juste pour ça, The Dirt vaut le coup d'oeil!

Avec Douglas Booth, Machine Gun Kelly, Daniel Webber et Iwan Rheon - Netflix - 1h46

trust in the lifeforce of the deep mystery

Peut être est ce l'approche du Brexit, mais en ce moment, on entend beaucoup de bonnes musiques en provenance du Royaume Uni.

Après un premier opus remarqué, voici le retour des très psychédéliques The Comet is coming, trio de jazz qui vit visiblement sur une autre planète, très loin de l'ambiance feutrée des clubs américains.

Eux, ils sont plus inspirés par les pochettes bien barrés des disques d'Herbie Hancock dans les années 70. Ils planent à dix mille et ils ont de la place dans leur jet supersonique! Embarquez, vous ne le regretterez pas!

Car la musique de The Comet is Coming offre un moment de liberté à la saveur exceptionnelle. Ils vont parfois très loin dans leurs envies mais ils n'oublient jamais leur auditoire. C'est la valeur de ce groupe plus que généreux dans l'effort.

Pour eux le jazz est une espèce de transe qui ne déplairait pas à Frank Zappa et les hurluberlus qui pensent la musique autrement. Le trio n'est pas passéiste. Il lorgne sur la modernité et y introduisent leurs idées de fusion avec une déconcertante facilité.

Impulse - 2019

LOVE, REN HANG, MAISON EUROPÉENNE DE LA PHOTOGRAPHIE

 

Il y a beaucoup de cadavres chez Ren Hang, beaucoup de suicides, beaucoup de chair exsangue.
étouffements.sauts dans le vide.suicides calmes.
Il y a beaucoup de viols, d’agressions silencieuses.
Il y a beaucoup de silence, des mers des montagnes des jungles de silence.
Il n’y a pas de limite. Au silence, à la nudité, au risque.
Il y a des souillures dans des écrins de pureté.
La nature à portée de corps.
La ville et ses violences de béton ses angles tranchants ses toits d’où s’envoler.
des-équilibres.
Des nudités dans des villes déshumanisées.
Des départs. Des nuits.
Ren Hang photographie d’abord entre ses murs l’intérieur de l’appartement où ami.e.s et modèles se dévêtent puis se fondent dans la ville la chair fondue revivifiée en pleine nature.
Sauvage nature. Devenir branche lac bosquet rameau brisé lys noyé.
Il y a beaucoup de symboles chez Ren Hang une écriture image par image.
Des natures véritablement mortes des paradis véritablement perdus.
Les femmes sont des fleurs sont des tiges sont des lianes sont des lignes de chair blanche des poupées-Bellmer démultipliées des poupées-Araki finement ficelées.
Femme ikebana, des liens de fleurs une censure douce.
Des hommes serpents oiseaux poissons. Morts.
Hybrides accouplements des corps on ne sait plus comment dans quel sens de quel genre ?
Des d’hystérie calmes. Nul ne crie ne pleure ni ne jouit.
contorsions.arcs.profusions.
Des symétries incarnées des tentatives d’ordre quand l’inquiétude et la dépression détruisent souterrainement un peu plus chaque jour.
Rescapés, escarpés, ensemble ils sont plus
plus nus
plus fragiles
plus dévoilés
plus visibles
des-armées
les corps s’emmêlent se superposent s’entrechoquent.
On s’enfouit dans des dérives des histoires des rituels de feu, d’eau, d’air.
Il n’y a pas un seul sourire chez Ren Hang, pas une seule naissance, pas un seul flou.
Tout est net tranchant tranché. Tout est joué, tout est jeu, tout est Je.

REN HANG
LOVE, REN HANG
06.03.2019 - 26.05.2019
MAISON EUROPÉENNE DE LA PHOTOGRAPHIE
5/7 Rue de Fourcy - 75004 Paris

Doko Mien

De la funk, des musiques sans frontière, de l'electro, le pot pourri de la semaine a bien de la gueule.

Venu d'Angleterre, Ibibio Sound Machine pourrait être le rejeton des groupes des années 90 qui inventaient l'acid jazz. Un mélange des genres comme source d'inspiration, comme ambition claire et identifiée!

La volonté affichée de la chanteuse Eno Williams et son collectif londonien est bel et bien de vous faire danser. Sa voix met la fièvre mais ses musiciens connaissent toutes les clefs pour ouvrir leur musique au funk le plus débridé.

Ils osent donc emprunter au disco, à l'afro et toutes les musiques qui devraient logiquement vous faire rebondir dans tous les sens. Ca peut faire un peu tambouille mais le groupe connait à l'évidence ses ingrédients.

Ils se moquent parfois des dates de péremption: les années 80 sont beaucoup cités mais avec un savoir faire qui efface les pauses et les exagérations de cette époque.

Heureusement la voix de Williams oblige à la fraicheur et à la danse. Si vous voulez vous dérouiller après l'hiver, ce disque devrait faire largement le job et vous faire toute l'année!

Merge records - 2019

Sainte saucisse

Avec un tel titre et une pochette aussi belle, on ne peut que s'intéresser à Maud Octallinn.

Et sa passion pour la boucherie. Ses chansons ont de la suite dans les idées. Il y a donc une chanson sur l'aligot. Elle nous fait découvrir le stoemp saucisse. Elle passe chez le boucher ou encore, elle se voit bien comme une andouille.

C'est ce qu'on appelle un album concept. Ce dernier est pour le moins particulier. Et assez drôle. La charmante chanteuse a décidé de se marrer avec nous. Elle nous rappelle Philippe Katerine et ses passions presque dérisoires pour les petits riens de l'existence.

Comme ce dernier, les blagues cachent surtout un sens de la délicatesse assez incroyable. Les paroles sont déroutantes mais elles glissent sur des mélodies subtiles et les arrangements sont pas si légers qu'on le pense.

Elle fait le clown, mais elle fait surtout de la bonne musique. Elle joue en décalé. Elle se joue aussi des conventions en cherchant à rigoler avec l'auditeur. C'est presque de l'humour belge.

Elle observe les détails. Elle rit de tout. Elle bricole des potacheries qui cache un vrai talent d'auteur, avec des idées toujours accrocheuses. Allez, ce n'est jamais le moment, mais profitez bien de cette tranche de rires! Ca fait du bien!

Ratée production - 2019

Us

APRÈS « GET OUT » QUI AVAIT MIS TOUT LE MONDE D’ACCORD, JORDAN PEEL REVIENT DONC AVEC « US ».

THRILLER HORRIFIQUE ASSEZ PERTURBANT SUR LE PAPIER, PAS TEMPS QUE CELA À L'ÉCRAN. EN EFFET, UNE FAMILLE SE VOIT CONFRONTER A LEUR DOUBLE À L’IDENTIQUE, TENTANT TOUT POUR PRENDRE LEUR PLACE, ALORS QU’ILS SONT CONFORTABLEMENT INSTALLÉS CHEZ EUX EN FAMILLE.

MAIS ALORS AU DELA DE CETTE BANDE ANNONCE, QU’EN EST T-IL DU FILM? EH BIEN C’EST PAS LE MIRACLE DU PREMIER, CA C’EST SÛR. LA SCÈNE D’INTRO MET POURTANT BIEN DANS L’AMBIANCE. D’AILLEURS LE T SHIRT « THRILLER » PORTÉ PAR LA GAMINE FAIT SOURIRE, SURTOUT EN CE MOMENT AVEC TOUT CE QU’IL SE PASSE POUR JACKSON.

BREF, LA TENSION RETOMBE UN PEU SUR LEURS INSTANTS DE VIE DE COUPLE ET DE FAMILLE. LES DIALOGUES NE SONT PAS TERRIBLES ET IL Y A BEAUCOUP DE VIDE. MAIS LES PETITS CLINS D’ŒIL ET INDICES SEMÉS ICI ET LÀ SONT TRÈS APPRECIABLES ET REMONTE D’UN CRAN LE RESTE ASSEZ FADE.

TOUT VA BIEN JUSQU’AU MOMENT DE LA PREMIÈRE CONFRONTATION OÙ TOUT DEVIENT TROP ÉVIDENT, VOIR ABSURDE. SURTOUT POUR LE PÈRE DE FAMILLE VRAIMENT TRÈS BÊTE VIS À VIS DE LA SITUATION.

D’AILLEURS SEULEMENT LES FEMMES DE CE FILM SONT CREDIBLES. L’ADOLESCENTE EST SUPER. JE NE PEUX EN DIRE AUTANT DE LEUR FILS ET DU MARI D’ELIZABETH MOSS. ET CE N’EST CERTAINEMENT PAS ANODIN.

C’EST BIEN DOMMAGE PARCE QUE L’AMBIANCE ÉTAIT LÀ, BIEN TENDUE PENDANT 45 MINUTES. Y’A DES SCÈNES BIEN GORE COMME ON AIME MAIS TRÈS REGARDABLES. ON AURAIT VOULU PRESERVER LE MYSTÈRE DE CES DOUBLES PLUS LONGTEMPS.

LE TEMPS QUE LA MÈRE RACONTE SON HISTOIRE. ON A D’AILLEURS BEAUCOUP DE MAL A CROIRE QUE SA FAMILLE NE SOIT PAS AU COURANT. DU COUP TOUT EST BALANCÉ EN 5 MINUTES: AVOIR TOUT EN MÊME TEMPS CA GACHE LE PLAISIR. CE N’EST PAS SUBTILEMENT AMENÉ COMME AVAIT PU L’ÊTRE « GET OUT ».

ON SENT VRAIMENT LA VOLONTÉ DU FILM A EN FAIRE QUELQUE CHOSE AUSSI RÉUSSI QUE « HÉRÉDITÉ » SANS LES AFFRES DE LA RELIGION (QUOIQUE!), MAIS ÇA PASSE À CÔTÉ TRÈS VITE.

LA BANDE SON EST STRESSANTE ET LES CHANSONS BIEN COOL MAIS ÇA NE SUFFIT PAS. ON A BIEN DES RÉPONSES QUANT À LEUR INTENTIONS. LE PROPOS DE LA DUALITÉ ET DE LA DISCRIMINATION EST INTÉRESSANT, MAIS ON N’EN SAURA PAS PLUS SUR LE POURQUOI MAINTENANT. LE FILM EST MAL MONTÉ, MÊME L’HUMOUR DU FILM PASSE MOINS. LE TOUT EST EN DENTS DE SCIE, OSCILLANT ENTRE LE FASCINANT ET LE GROTESQUE.

IL Y’A QUAND MÊME DES SITUATIONS HYPER IRRÉALISTES ET DES DIALOGUES BIEN CON. CA PEINE A TROUVER UN JUSTE MILIEU. CA NE PLAIRA PAS A TOUS, C’EST SÛR ET MOI COMME LE FILM, JE SUIS MITIGÉE. CA AURAIT PU ÊTRE VACHEMENT MIEUX QUE CA, Y’A DE SUPER BONNES IDÉES ET DES VISUELS TRÈS INTÉRESSANTS. JE PENSE VRAIMENT QUE LE PROBLÈME VIENT DU MONTAGE, SANS CELA CA PASSAIT NICKEL. J’EN ATTENDAIS VRAIMENT RIEN ET BAH VOILA ! EN TOUT CAS BEL HOMMAGE A « LA CASA DEL PAPEL » OUI BON MOI AUSSI JE PEUX AVOIR UN HUMOUR DE MERDE.

AVIS AUX AMATEURS

Avec Lupita Nyong'O, Winston Duke, Elizabeth Moss et tim Heidecker - Universal - 20 mars 2019 - 1h55

Le chant du loup

Ils disent des choses que l'on ne comprend presque jamais, pourtant Le Chant du loup est plutot un film de genre français réussi!

Puisque nous sommes à bord d'un sous marin. Le jargon local est pour le moins obscur. Le métier du gars qui gère le sonar est d'autant plus mystérieux. Il cherche le moindre bruit suspect au milieu de l'océan. Un boulot de dingue.

Et lorsque le jeune Chanteraide se plante, il met en danger tout un équipage et toute une mission. Il s'en veut mais il a ce don que l'on appelle sur les bases marines, l'oreille d'or!

Et bien entendu, mis sur le carreau, le jeune homme viendra à la rescousse de la nation en péril, à la veille d'un conflit nucléaire...

On n'en dit pas plus parce que vous allez découvrir les secrets de la force de dissuasion atomique, liée à nos sous marins. On plonge effectivement dans l'univers cloisoné de ce monde en sourdine qui a inspiré Aristote:"Les vivants, les morts... et ceux qui sont en mer!"

La force du réalisateur, c'est bel et bien de fabriquer et passionner son petit suspense avec une totale immersion dans l'armée de mer! On se demande même à un moment si on assiste pas à une version bidasse de Blow Out, chef d'oeuvre de De Palma!

Hélàs non, l'analyse c'est le fort de l'armée mais ce n'est pas non plus une vision en double lecture du divertissement. Mais le niveau est tout de même élevé pour un film de genre à la française. Le casting est viril et correct. Ca pourrait ressembler à de la bédé sur grand écran.

C'est bien fichu, à défaut d'être totalement prenant. C'est juste de la série B qui assume son sujet du début à la fin. Ce n'est pas une pub pour l'armée. Ce n'est pas le thriller de l'année. C'est un bon moment de cinoche pour un samedi soir!

Et parfois, on n'en demande pas plus!

Avec Francois Civil, Reda Ketab, Omar Sy et Matthieu Kassovitz - Pathé - 20 février 2019 - 1h45

Destroyer

Nicole Kidman est une grande actrice. C’est une vérité. Mais son talent est réduit à rien avec un polar très maladroit !

Elle est de tous les plans. Elle sait jouer la nana meurtrie par la vie. Elle pleure. Elle hurle. Elle masturbe un malfrat en fin de vie. Elle se bat comme un bonhomme. Elle picole. Tous ses pores sont tournés vers la performance d’une femme flic qui se fait rattraper par un passé douloureux.

On le sait : Nicole Kidman sait tout jouer. Elle est à l’aise dans tous les genres. Elle aime bien ces derniers temps, jouer les seconds rôles prestigieux. Mais voilà Destroyer ressemble effectivement à un défi pour comédienne ! Alors elle se donne !

Cela se voit beaucoup. On est un poil dans la surenchère. Et la production a bien du mal à suivre l’actrice australienne. Entre la perruque et le maquillage, pour enlaidir Kidman, les faux raccords sont constants et franchement rigolos. Pas sûr que ce soit voulu !

En réalité on devine à chaque instant quel bon polar aurait pu être le film de Karyn Kusama, découverte des années avec Girlfight et qui depuis se prend les pieds dans le tapis hollywoodien avec des nanars féminins comme Aeon Flux ou Jennifer’s Body.

Le coup du flic border line n’est pas nouveau mais il est vrai que la Californie porte bien le spleen du personnage central. C’est assez joli mais l’histoire ne s’incarne jamais au travers de personnages obligatoirement secondaires puisqu’il y a la star et sa performance.

D’ailleurs on sera plus intrigué par Toby Kebbell, l’acteur le plus poissard de la planète. Il faut absolument qu’il change d’agents. Si ce type est engagé dans un projet, vous pouvez être certain que ca ne va pas finir par un gros succès : les Quatre Fantastiques, Ben Hur, WarCraft, Cartel… une jolie collection de ratés qui ne profite pas vraiment de son charisme de cintre. Ce type a tous les « atouts » pour devenir le Christophe Lambert des années 2000. On l’adore.

Donc, lui a aussi une moumoute sur la tête pour montrer qu’il est détraqué, usé et complétement ouf ! Mais quand ca ne veut pas, ca ne veut pas ! Destroyer est une faute de goût, prétentieuse et exagérée. On oublie vite et on demande à Nicole Kidman que retrouver ses petits rôles bien payés ! Place aux jeunes. Toby par exemple !

Avec Nicole Kidman, Sebastian Stan, Toby kebbell et Tatania Maslany – Metropolitan filmexport – 20 février 2019 – 2h01

immigrance

Liberté et mouvement. Comment ne pas aimer Snarky Puppy?

Avec trois Grammy awards dans la poche, le célèbre collectif jazz pourrait faire dans la redite et gérer tranquillement son patrimoine sonore, déjà bien copieux, grace à la volonté d'un ensemble de musiciens ambitieux.

Michael League est plus ou moins à la tête du collectif Snarky Puppy mais il défend une écriture qui impressionne une fois de plus par sa liberté. Au Texas, certains ont les idées très larges.

Une fois de plus, les artistes ne se limitent pas au jazz mais s'enfuit vers le funk, le rock, l'electro et toutes les autres musiques populaires. A la différence de leur majeure réussite, Sylva, ce nouvel album a un coté impulsif, presque urgent!

Heureusement ca ne veut pas dire que c'est fait dans la précipitation. L'album profite une fois de plus de l'osmose entre les musiciens qui s'écoutent et se répondent avec une évidence qui impose de l'harmonie. Pour eux comme pour nous.

La diversité du collectif empêche le retour en arrière ou l'obligation de convaincre. Le groupe s'écarte toujours du disque précédent. Celui semble plus inquiet mais ne perd jamais en volupté réelle et en caresses mélodiques.

Ca rebondit à chaque coin. C'est comme un bon livre: il y a des rebondissements sans arrêt. Les fuites en avant sont des fausses pistes. Les apparences sont trompeuses. Les surprises et les révélations sont nombreuses.

C'est encore un régal d'entendre autant de liberté. Ce n'est plus de la musique à ce niveau là. Il y a tellement d'émotions et de prises de position que cela ressemble à de la politique. Le disque veut dire quelque chose. Dans cette époque crétine, l'ambition de Snarky Puppy semble tellement essentielle!

Ground up - 2019

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