Lux 2.0

Lux 2.0 la nouvelle scène nationale de Valence
La danse et les musiques rencontrent le numérique sur la scène nationale rénovée de Valence. Petits et grands, institutionnels et artistes, venant de Valence comme des villes voisines vont découvrir le 20-21 décembre la scène nationale embellie. Longtemps dotée d’une identité cinéma, Lux s’agrémente dans sa génération 2.0 d’un plateau scénique, pour accueillir des spectacles d’arts
Lieu phare du cœur de Valence, Lux cultive un esprit novateur. Pas peu fier d’avoir accueilli Johnny Hallyday dans ses premières tournées, elle faisait rêver sous son seul nom de la Provence. Le public venait s’évader dans ses salles obscures. La rénovation ambitieuse a accordé un soin particulier à diversifier l’accueil des disciplines artistiques.
Très attentive à relier les arts, Lux demeure une plateforme de rencontre d’univers singuliers :
le théâtre d’ombre comme le hip hop, les innovations visuelles ou la musique. A la pointe de la création, Lux interroge les artistes. Comment s’approprient-ils le numérique dans leur imaginaire?
Comment faire interagir par ce biais le public? Comment revisiter une œuvre cinématographique avec une nouvelle musique ?
Une nouvelle création de José Montalvo lance la saison de Lux 2.0. La programmation mérite notre attention. Des spectacles, ateliers, cinémas sur scène attendent les adultes, les enfants et les jeunes.
De Lubitsch, à Hitchcock, de l’enfant lion à Edward aux mains d’argent en passant par Cyril Teste, Daniel Larrieu et Wim Wenders, les images vont prendre un coup de jeune.
Grâce au soutien de financements publics, la direction a mis un point d’honneur à faciliter l’accueil d’un public varié notamment avec une accessibilité handicap. Jusqu’en mars, le public curieux va pouvoir admirer une exposition originale de photographies de Jean Pierre Bos, en hommage aux ouvrier, artisans, équipes administratives ayant œuvré à la réouverture du lieu.
Les coulisses comme le devant de la Scène nationale vous attendent ici http://www.lux-valence.com
Chat par-ci Chat par là

5 étoiles … voire 6 !
Connaissez-vous la collection « Boomerang » des Éditions du Rouergue ? Ce sont de petits romans qui se lisent « resto/verso ». Vous pouvez commencer votre lecture d’un côté comme de l’autre ! Les récits se complètent, s’ajustent, s’imbriquent pour former un tout.
Voilà un exercice qui n’est pas simple mais là, avec ces deux histoires de Stéphane Servant – devrais-je dire cette histoire ? – c’est brillant, intelligent et parfaitement réussi.
D’un côté, vous écoutez Lorette, une vieille dame assez aigrie qui n’apprécie ni les copines du club, leur scrabble, leurs conversations ; ni le rire de la kiné trop souriante et trop joyeuse (et oui, Lorette est plâtrée encore quelques jours) ; ni les lundis ; encore moins les chats – des êtres visqueux et sales - ; ou les enfants bruyants et faussement aimables !
Pourtant, lorsqu’un chat entre chez elle et s’installe sur ses genoux, elle le trouve bien doux. Elle ne peut s’empêcher de le nommer Lundi car je vous rappelle qu’elle n’aime ni les lundis, ni les chats !
Mais pourquoi donc va-t-elle attendre impatiemment ses prochaines visites ? De l’autre côté, vous écoutez Sofiane, un jeune garçon qui rêve de la visite de ses camarades, qui attend le retour de la kiné si souriante et si joyeuse (et oui, Sofiane est plâtré encore quelques jours), qui adore les lundis, les chats et qui est un enfant trop timide, mais toujours très aimable. Lorsqu’un chat entre chez lui et s’installe sur ses genoux, il le nomme immédiatement Lunes et décide d’en faire un « chat voyageur ».
Très vite, lui aussi va attendre avec impatience ses prochaines visites … Ce roman « boomerang » est un petit bijou d’émotion, de tendresse et d’humour. Il fait avec tact un pied de nez à la solitude, prenant le parti de croire en l’avenir. Cette histoire qui paraît si simple ne l’est pas du tout ! Elle surprend le lecteur qui se laisse faire avec délice ! Impossible de décrocher ! Comment cela va-t-il finir ?
Allez, parce que c’est vous, je vous dévoile un morceau du secret : rebondissements, quiproquos, hasards heureux vont favoriser les bonnes étoiles de Lorette et Sofiane. Mais pas question que je vous explique là, les véritables desseins de nos deux personnages ! Ah non ! Pas question !
Dès 7 ans
De Stéphane Servant et Marta Orzel - Collection « Boomerang » Rouergue
Timbuktu

Dans la lumière du désert, un conte sur l’humanité meurtrie dans la tourmente de l’extrémisme.
Aux portes du Sahel, Kidane, berger touareg, vit avec sa femme, sa fille et son fils adoptif. Alors que les djihadistes imposent leur loi dans l’enceinte de la ville de Tombouctou, il semble vivre à l’abri de leur violence. Mais le mal gagne du terrain. Un drame le confronte alors à la folie des extrémistes.
Sous forme de conte aux allures de carte postale animée, le film évoque le souvenir d’une réalité bien cinglante : la prise de Tombouctou en 2012 par des djihadistes, et la lapidation à mort d'un couple pour s’être aimé sans être marié. « Où est Dieu dans tout cela ? » interrogera un imam sur le sens de la foi détournée au service de la cruauté.
Subjugué par la beauté des images tout au long du film, on est en même temps saisi par la brutalité et l’absurdité du mal. La beauté des couleurs, des lumières du Sahel, toute l’esthétique contraste avec la violence inouïe des djihadistes. Timbuktu, appelé le chagrin des oiseaux, de ceux à qui l’on couperait les ailes. Pour Abderrahmane Sissako, les ailes des hommes c’est leur culture. Il érige en respiration de l’âme humaine, le besoin primaire de s’exprimer, de jouer. Il s’élève contre le désir des djihadistes d’anéantir toute forme de liberté. Et s’indigne du silence face aux attaques d’un carrefour ethnique, culturel, religieux.
Pourquoi alors le film laisse-t-il un goût amer, un sentiment paradoxal de malaise ? Parce que l’on se demande à qui il s’adresse. Est-il un hommage au continent africain, à sa beauté, son endurance pour éveiller aux dangers de l’obscurantisme qui le menace ? Est-il un cri de révolte contre le silence des Occidentaux? Il interroge. Jusqu’où contourner les interdits sans risquer sa vie? Comment résister ?
Comment évoquer le chagrin en préservant la dignité ? Timbuktu rend hommage à la cité millénaire blessée dans son patrimoine mondial. Carrefour des cultures touareg, peuls, songhaïs, bambaras, ou encore bozos, Tombouctou incarne un symbole de mosaïque de cultures. Tout ce qui la menace, menace dès lors l’humanité.
Avec Ibrahim Ahmed dit Pino, Toulou Kiki, Abel Jafri et Fatoumata Diawara - Le Pacte - 10 décembre 2014 - 1h37
Le Hobbit: La Bataille des Cinq Armées

Rappel des épisodes précédents: des nains poilus veulent récupérer un trésor gardé par un dragon bavard et demande de l'aide à un magicien au chapeau pointu turlututu et un hobbit aux pieds lui aussi pourvus d'une pilosité imposante. Le Hobbit est un livre pour enfant: Peter Jackson a voulu en faire une trilogie épique. Il était temps que ça s'arrête.
Car mine de rien, cela fait une quinzaine d'années que le réalisateur de Brain Dead filme dans sa Nouvelle Zélande natale des combats entre des elfes qui pourraient danser comme des stars, des orques qui pourraient concurrencer les Ch'tis ou les Marseillais à Malibu et des être humains aveuglés par la puissance de l'anneau comme nos politiciens d'une place au gouvernement.
En 1999, Le Seigneur des Anneaux émerveillait par sa vivacité. Pour cette dernière Bataille sur la Terre du Milieu, tout cela semble un peu terne et réchauffé. Jackson d'ailleurs ne développe plus ses personnages à part Thorin, le chef des nains, qui se prend pour Charlize Theron dans la pub pour J'adore. Il ne filme plus les plaines et les montagnes comme un forcené d'office du tourisme de son pays.
Ce dernier Hobbit surprend même par son format théâtral, finalement séduisant: unité de temps et de lieu. Au bout de cinq films, tout est réduit à l'essentiel: une bonne grosse baston générale dans une cours de récré géante en dessous de la Montagne Solitaire. Il a une armée d'elfes blonds qui aident les survivants de Bourg du Lac à bouger les Nains mal dégrossis qui vont devoir s'unir avec leurs ennemis pour bouter deux armées de gros crades baveux et sanguinaires qui veulent casser du gentil.
Le manichéisme est poussé à l'extrême. La folie des grandeurs de Thorin permet de filmer la schizophrénie qui rongeait Gollum ou Frodon dans l'autre trilogie adaptée de Tolkien. Mais bon, on n'est pas là pour faire du Shakespeare: c'est un vrai film de guerre. Donc cela se rentre dedans avec élan et glaives pointus. Venu du cinéma Gore, Peter Jackson est un peu chiche en détails sanguinolents mais il réussit tout de même une scène de bombardements avec le dragon Smaug, un Fort Alamo avec la bataille finale et les DouzeSalopards avec une tripotée de Nains. Fortiche le gars!
Cependant calmons nos ardeurs: ca sent le déjà vu et la redite. Quelques scènes sont bien kitsch. La musique sauve souvent le film des lourdeurs inexcusables et des facilités scénaristiques. Howard Shore parvient à une épopée orchestrale magnifique et digne des grandes partitions du cinéma. Son boulot sur les six films est remarquable et fait le lien sentimental entre les différents chapitres mais aussi le spectateur. Ecrite par un autre, le film aurait été purement indigeste.
Loin d'être désagréable, ce dernier volet conclut une longue saga qui s'arrête quand il faut. Jackson et son équipe de valeureux techniciens ont relevé le défi. Les héros sont fatigués. Ils peuvent se reposer. Et penser à nous faire rêver avec (enfin) de nouveaux univers et de nouveaux récits. Promis on gardera un bon souvenir de cette trilogie!
Avec Martin Freeman, Orlando Bloom, Richard Armitage et Evangeline Lilly - Warner Bros - 10 décembre 2014 - 2h20
Lux 2.0, nouvelle scène nationale de Valence

La danse et les musiques rencontrent le numérique sur la scène nationale rénovée de Valence.
Petits et grands, institutionnels et artistes, venant de Valence comme des villes voisines vont découvrir dès le 20-21 décembre la scène nationale embellie. Longtemps dotée d’une identité cinéma, Lux s’agrémente dans sa génération 2.0 d’un plateau scénique, pour accueillir des spectacles d’arts vivants.
Lieu phare du cœur de Valence, Lux cultive un esprit novateur. Pas peu fier d’avoir accueilli Johnny Hallyday dans ses premières tournées, elle faisait rêver sous son seul nom de la Provence. Le public venait s’évader dans ses salles obscures. La rénovation ambitieuse a accordé un soin particulier à diversifier l’accueil des disciplines artistiques.
Très attentive à relier les arts, Lux demeure une plateforme de rencontre d’univers singuliers : le théâtre d’ombre comme le hip hop, les innovations visuelles ou la musique. A la pointe de la création, Lux interroge les artistes. Comment s’approprient-ils le numérique dans leur imaginaire? Comment faire interagir par ce biais le public? Comment revisiter une œuvre cinématographique avec une nouvelle musique ?
Une nouvelle création de José Montalvo lance la saison de Lux 2.0. La programmation mérite notre attention. Des spectacles, ateliers, cinémas sur scène attendent les adultes, les enfants et les jeunes. De Lubitsch, à Hitchcock, de l’enfant lion à Edward aux mains d’argent en passant par Cyril Teste, Daniel Larrieu et Wim Wenders, les images vont prendre un coup de jeune.
Grâce au soutien de financements publics, la direction a mis un point d’honneur à faciliter l’accueil d’un public varié notamment avec une accessibilité handicap. Jusqu’en mars, le public curieux va pouvoir admirer une exposition originale de photographies de Jean Pierre Bos, en hommage aux ouvriers, artisans, équipes administratives ayant œuvré à la réouverture du lieu.
Les coulisses comme le devant de la Scène nationale vous attendent ici http://www.lux-valence.com
La Percée
So 2014! Gros coup de coeur. Verone réalise le disque de saison. Une oeuvre inclassable, désuète et atypique !
C'est vraiment le genre d'écoute assez casse gueule. On n'aime pas. On adore. Impossible d'être indifférent à la folk française et sombre de Vérone. Entre nous, on vous conseille de vous accrocher. Car Vérone est un groupe aux principes bien singuliers.
Dépouillée, la musique est d'un calme presque effrayant. Le duo Delphine Passant et Fabien Guidollet pour ce troisième opus est aidé par le rocker français et sous-estimé Sammy Decoster. Les gentilles et tranquilles apparences cachent un état brut de la musique dont on n'a pas du tout l'habitude. Les ballades cachent une sourde colère qui explose sur d'autres morceaux, assez versatiles.
Il y a une voix féminine pour policer les harmonies et une guitare sèche omniprésente. Il y a surtout la voix de Fabien, proche du conteur, plus que du chanteur. Il vit ses thèmes surtout quand ils ont une superficialité un peu déplacé: avec des poissons pour manger des peaux mortes comme sujet, le bonhomme arrive à vibrer et nous surprendre. Pas mal !
Il gronde, grogne, ironise. C'est un chanteur vraiment atypique. On a beau entendre la nature, le duo s'inquiète sur son époque (le très drôle Quand Même) et désespère sans se laisser abattre (le très cruel Vieille Peau). Un peu comme dans une saison froide, il faut se réchauffer: ils chantent pour retrouver l'ivresse, le plaisir, l'humanité, la vivacité. Il embrasse la tristesse pour mieux la rejeter ensuite. Le constat est dur chez Vérone. Il y a beaucoup d'amertume dans leurs textes mais le résultat harmonieux finit par séduire.
Les idées sont noires mais le duo arrive à éclairer d'une étrange lueur leur musique. Vérone pourrait nous plomber le moral cependant leur approche raide et un peu dingue de la folk fonctionne.
Qu'il continue de percer dans cette voie !
A offrir à ceux qui n'ont pas peur des choses étranges!
Adelante

Quel rapport entre Adelante! de Rey et Giroud et le Flagellant de Séville de Paul Morand?
Les 2 tomes de Adelante de Rey et Giroud m'ont immédiatement ramené au roman de Paul Morand publié en 1951 intitulé "Le flagellant de Séville". Dans les 2 cas nous sommes transportés dans l'Espagne sous l'occupation napoléonienne. Après l'espoir qu'avait suscité les idées révolutionnaires, les espagnols se rendent compte qu'ils sont simplement passés d'une oppression à l'autre. Le frère de Napoléon règne sur le trône d'Espagne et le courant de liberté parait bien loin.
Chez Morand on commence par la fin. Qui est ce pénitent qui se flagêle depuis des années? Pourquoi s'inflige-t-il de tells souffrances? Chez Rey et Giraud le récit est linéaire commençant par une embuscade contre les forces françaises. Au cours de cette altercation, les interrogations arrivent: quelles sont les motivations du jeune Talavera, surnommé par ses hommes "el libertador"? Quels sont ses rapports avec la noblesse résistante? Qu'espère-t-il? Qui est ce prètre qui l'aide dans son combat?
Le propre de la collection "Secrets" des éditions Dupuis est bien de faire remonter des secrets enfouis dans le passé. Giroud sait mener ses intrigues et maintenir le suspens dévoilant peu à peu les mystères qui entourent les personnages. De plus, Giroud scénariste confirmé, spécialisé dans les intrigues historiques sait associer la grande et la petite histoire. Le couple qu'il forme avec le jeune dessinateur Rey fonctionne parfaitement illustrant le propos avec rigueur et clareté.
Giroud comme Morand part du constat que l'Espagne du début de XIX ème siècle est fascinée par les idées novatrices venues de l'autre versant des Pyrénées. Comme Morand, il montre aussi le désanchentement amené par la façon dont le pays passe vite d'une situation de libération à un nouvel asservissement. Sans compter la description des calculs que font les grands au détriment du peuple.
Le héros de Morand mettra longtemps à être lucide face à la présence française tandis que Talavera aura à gérer sa situation personnelle et son regard sur le monde qui l'entoure et sa soiffe d'égalité. 2 beaux récits historiques plein d'aventures et de romantisme. Mais ces récit ont tous deux un fond assez cynique car les 2 héros perdront tout dans leur combat: Les gens qu'ils aiment, comme leurs convictions. A lire et à méditer en gardant à l'esprit la fameuse maxime de Brassens: "Mourir pour des idées, d'accord, mais de mort lente..."
Vieux Frères – Partie 1

So 2014. Une petite liste d’artistes qui ont fait l’année 2014. Offrez les à Noel. Vous ne vous tromperez pas!
L'année 2014 sera celle de Fauve. En un an, le collectif parisien est devenu énorme. C'est fini les petites salles: ils font désormais la tournée des Zénith, comme des stars de la variété française. Le groupe évite le star system mais il a pris une place à part dans le coeur des mélomanes de l'hexagone.
Leurs concerts sont complets et leur participation à de nombreux festival a fait grandir leur renommée. En début d'année, il y a eu Blizzard, un intense petit album puis est sorti le premier vrai disque de Fauve, Vieux Frères Partie 1. Un disque décevant. Même s'il est bien. Car on retrouve toutes les qualités du groupe. Et d'abord ce style inimitable "spoken word", ce franc parlé entre slam, rap et rock.
Autour gravite une musique hypnotique, servie par une guitare à l'élégance rare. Il y a aussi les thèmes sombres qui feront réfléchir les adolescents et les grands enfants que sont les adultes. Fauve sait décrire les idées noires et contempler le mal être et les états d'âmes qui font mourir les espoirs et les illusions.
Des bas fonds, le groupe fait remonter une lumière subtile, transcendée par des mots et des rythmes. Celle des petits matins tristes. De la grisaille après une fête. Il n'y a pas l'image, plus présente sur scène. Il y a encore l'ambiance, survoltée et désespérée. Peut être qu'au bout de quelques chansons, le charme se rompt. Ca sent un peu la redite au bout de quelques minutes.
Pourtant Fauve fascine car il vise souvent juste et impressionne par son réalisme. Léo Ferré qui fait du slam, cela pourrait être un résumé souriant de Fauve. Ils sortent les griffes face aux doutes et aux terreurs contemporaines. La dépression devient une inspiration. Pas étonnant qu'une génération accusée de tous les maux, victimes de toutes les crises, se retrouvent dans les chansons de Fauve. Comme pour la jeunesse de notre pays, on se demande comment sera l'avenir de Fauve, si l'identification avec son époque ne va pas un peu trop cloisonner le groupe dans les années 2010, les années Fauve!
A offrir aux Parisiens, aux déprimés et aux fans de chansons réalistes!
Warner - 2014




