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Chérie j’ai rétréci les gosses

Bon allez, aprèrs trois films avec Steve Martin, on peut aussi faire trois chroniques sur Rick Moranis puisqu'il était dans La Petite Boutique des Horreurs et Parenthood. Présentons ici son plus gros succès au cinéma: Chérie j'ai rétréci les gosses.

L'histoire: il invente, Wayne Szalinski! C'est un truc récurrent dans le cinéma américain: le voisin qui invente des choses inutiles et qui parfois réussit l'impensable. Wayne aimerait être un génie mais c'est plutôt un bricolo qui agace ses voisins. Pourtant un beau jour, une de ses inventions réduit les enfants et ceux des voisins à la taille d'une puce. Ils vont vivre une folle aventure dans la jardin, devenu un exotique enfer vert!

Le réalisateur: Joe Johnston est l'un des plus sympathiques faiseurs américains. C'est un type qui fait ce que l'on attend de lui. Il le fait avec un savoir faire extraordinaire. D'abord responsable d'effets spéciaux, Chérie j'ai rétréci les gosses est son premier film et son premier succès au box office. Il enchainera avec son premier bide, le très mésestimé Rocketeer, adaptation d'un comic avant la mode. Son créneau reste le film tout public. On lui confie des gros budgets sans problème mais il fait des choses plus personnelles comme October Sky. Mais il a surtout réalisé le meilleur film de super héros, le premier Captain America en 2011.

L'anecdote: le film vient de l'imagination de deux petits brigands de la série B d'horreur, Stuart Gordon et Brian Yuzna. Ces deux là ne font pas dans le spectacle grand public. On leur doit des excellents films d'horreur comme Reanimator ou Society. Des films à ne pas mettre entre toutes les mains. Aujourd'hui encore, les deux hommes défendent le fantastique et l'indépendance!

Le casting: Rick Moranis est la star de ce film. Canadien, il est d'abord disc jockey puis se fait connaitre dans des sketchs à la télévision. Héros de la pop culture, il accède au cinéma hollywoodien grâce SOS Fantomes, il confirmera sa popularité tout au long de la décennie avant de disparaitre des écrans. En 1997, après le succès des Flintstones, il doit s'occuper de ses enfants après la mort de son épouse.

Pourquoi on aime: Produit par Disney, le film est un hommage au cinéma bis des années 50, et spécialement au cinéma de Jack Arnold, spécialiste du fantastique, responsable de pépites du genre comme Le Météore de la Nuit, Tarantula, La créature du Lac Noir ou bien sûr L'homme du rétrécit, connu pour son final quasi philosophique. Ici, nous sommes dans un spectacle familial, bien sous tout rapport mais distrayant en diable.

A kind revolution

Bon lui ce n'est pas un revenant mais il a un certain âge et une rage d'écrire qui ne s'éteint jamais. Paul Weller est il le plus grand artiste anglais?

En tout cas le leader des Jam ne baisse jamais les bras. Sa production est incroyable depuis quelques années. Comme Neil Young, il multiplie les galettes comme un prophête exalté amoureux de son art. Il ne se laisse jamais aller à la facilité. Il continue d'expérimenter. Sans fin. Sans limite. Sans fausse note!

A kind revolution est le treizième album de Paul Weller et il porte chance au bonhomme puisqu'il continue de muter, de transformer son style et ses idées de la musique! Plus qu'une révolution, ce nouvel album continue de montrer l'impressionnante créativité!

Les disques de Paul Weller sont comme des feux d'artifice. Ca part dans tous les sens. Il y a toutes les couleurs. Les gammes sont éclatantes et pourtant cela peut former quelque chose de cohérent. Les albums les plus faibles étaient les plus fragmentés. Les plus impressionnants sont ceux où ils mêlent les sons les plus divers. C'est un véritable explorateur.

Et un Géotrouvetout qui adore les aliages les plus fous! Il n'est pas prêt de se momifier le papa des Mods! Il bouillonne sur des hymnes géniaux. Sa guitare est le fil qui nous guide dans un patchwork passionnant. Incapable de choisir entre les genres, Weller mélange tout. De la pop, de la soul, de l'electro, de la folk, du jazz, il prend tout et embrasse tous les genres!

Il sait être respectueux (le soft Long Long Road, le gospel The Cranes are back) comme il peut encore s'imaginer à Madchester (l'impetueux Nova) ou ailleurs, avec une envie de faire la fête! Paul Weller est un musicien épanoui, heureux de se confronter à son époque et ses passions. Sa nouvelle révolution, à 59 ans, est un moment d'optimisme où son rock reste robuste.

Il n'a plus rien du jeune garçon énervé qui réinventait le punk. Il est désormais un noble musicien qui a trouvé sa cure de jouvence dans la musique et qui en tire tous les bienfaits sur des compositions abordables mais complexes. Quand on invite quelqu'un comme Robert Wyatt, c'est que l'on n'a pas encore fait le tour de la question. Les étapes de Paul Weller sont décidément toutes passionnantes. Elles peuvent décevoir. Mais le Modfather déçoit très rarement et rappelle tout le bonheur que peut apporter la pop quand elle devient un acte de foi littéralement. Voilà une saine révolution!

Parlophone - 2017

Portrait Craché d’une famille Modèle

Retour dans notre saga de l'été autour des années 80! Et on termine sur le meilleur film où l'on peut trouver le comédie Steve Martin, héros du box office dans les années 80.

L'histoire: tout est dans le titre. Le film de Ron Howard dépeint plusieurs générations d'une même famille. Il y a la grand mère, bienveillante, et le grand père qui a des relations contrariées avec ses quatre enfants. Gil, l'ainé, est un homme sérieux mais très stressé par le travail: il a du mal à jongler avec sa femme, ses trois enfants et sa vie professionnelle. Helen, la seconde, mère divorcée, se prend l'adolescence de ses enfants en pleine tronche. Susan ne vit qu'autour de l'éduction de sa petite fille avec son mari obsédé par la réussite. Enfin, il y a Larry, le petit dernier qui ne fait pas grand chose sauf pour se mettre dans les pires situations. Une famille ordinaire donc!

Le réalisateur: Pas la peine de vous présenter Ron Howard, l'un des rois du box office depuis Cocoon en 1984. L'homme est une valeur sûre d'Hollywood. Il sait faire le Yes Man pour certaines productions comme il sait faire des films moins couteux et très réussis. Il a une infinie tendresse en lui et cela se ressent dans ses petites productions. Au delà de ses blockbusters, Ron Howard est un émotif, qui sait transmettre ses sentiments à l'écran. Cela fonctionne merveilleusement dans Parenthood!

L'anecdote: le film a connu un développement inattendu par la suite: il s'est développé en série. Ron Howard produit une adaptation pour NBC qui ne fonctionnera pas. On pouvait y voir David Arquette et Leonardo DiCaprio. Puis en 2010, Brian Grazer relance l'idée et cette fois ci cela cartonne. Parenthood connaîtra quatre saisons avec un casting de télé aux petits oignons: Peter Krause, Dax Shepard, Monica Potter, Erika Christensen et Lauren Graham.

Le Casting: Steve Martin fait un peu moins le guignol dans ce film mais surtout il participe à une vraie de famille où il retrouve des copains comme Rick Moranis mais des acteurs plus sérieux comme le vénérable Jason Robards ou la nuancée Dianne Wiest. Difficile de résister aussi au charme de Mary Steenburgen et à l'inscouciance de Tom "Amadaeus" Hulce. Le film met surtout en scène des petits débutants qui font se faire une place majeure dans le box office des années 90 et 2000: Keanu Reeves et Joaquin Phoenix.

Pourquoi on aime: Parenthood est d'une sincérité déconcertante. Ron Howard est un enfant de l'après guerre et un incorrigible optimiste. C'est l'archétype de l'américain. Ce n'est pas pour rien qu'il dirige souvent Tom Hanks, d'ailleurs, autre vision de l'américain moyen mais profondément bon. Ici, les douleurs sont la source d'un espoir qui se regénère tout le temps. Le film ose les ruptures de ton: il y a des constats troublants surle temps qui passe et des moments d'une drolerie absolue. C'est parfaitement dosé. Howard sait mener sa barque à bon port: il veut nous faire rire et pleurer. Il veut toucher à l'universel. Il veut nous divertir de la plus noble des manières. Il y arrive sans problème!

Pollinator

A 71 ans, Debbie Harry, icone des années 80, explique comment on fait la fête. Les petits jeunes, un conseil: prenez des notes!

Dans la série des retours, voici un come back que l'on n'attendait pas: celui de Blondie, groupe de pop punk des années 80, connu pour sa sensulle chanteuse, la blonde Debbie Harry et une fine connaissance des musiques qui donnent la bougeotte.

Ca faisait pas mal de temps que le groupe avait disparu. Il n'y a plus que le duo fondateur, Harry et Chris Stein, pour faire survivre l'effervescence pettillante de ce groupe glamour par excellence. Mais que peut on faire à plus de 70 ans? Debby Harry a du charisme mais seuls les Stones semblent capables de tenir la distance!

Pourtant Pollinator est un champagne qui explose et une leçon de pop qui nous fait chavirer vers des plaisirs simples et jubilatoires! A 71 ans, Debbie Harry n'a rien perdu de son sex appeal et son ouverture d'esprit: elle aime toujours autant la jeunesse et leur prépare des tubes bien sentis.

Avec Chris Stein et Clem Burke, ils reviennent aux bases. On ne va pas s'en plaindre. Ils font plus ragaillardis que nos petits Biscuits, qui se cachent derrière leurs consoles. Le sens de la fiesta, Blondie l'a assurément. Cela s'entend sur la totalité de l'album, rafraichissant!

Ce qu'il y a vraiment de bien sur ce nouvel album, c'est la vitalité qui transcende l'histoire chaotique du groupe. Ca ne sent pas la redite ou l'obligation. Harry chante bien et la musique ne veut que notre bien. Stein réussit de très chouettes arrangements et des mélodies qui font sautiller. Rien de moins, rien de plus.

Un bon gros "fuck" au jeunisme!

BMG - 2017

L’Homme aux deux cerveaux

On continue notre visite estivale dans le monde merveilleux des années 80 et de ses mythiques héros. On continue de piquer des petites pépites dans la filmographie du comique, Steve Martin!

L'histoire: Michael Hfuhruhurr est un homme meurtri après le décès de son épouse. Après un accident, ce neuro chirurgien rencontre Dolores, une femme sublime qui est surtout vénale et infidèle. Mais le pauvre Michael l'épouse. En voyage, il rencontre un professeur fou qui a mis au point une technique unique dans le domaine de la neurologie. Il rentre alors en communication avec un cerveau dans un bocal et tombe amoureux de cet esprit!

Le réalisateur: Carl Reiner est le vieux complice de Steve Martin. Ensemble ils viennent de faire Un vrai Schnock en 1979 et Les Cadavres ne portent pas de costard en 1982 lorsqu'ils se lancent dans une nouvelle comédie. Le papa de Rob Reiner et son ami veulent rendre hommage aux séries B de leur jeunesse et mettent au point cette comédie déjantée qui fait dans la science fiction naïve. Venu de la télévision, il a cessé de réalisé en 1997 et on a pu le voir dans la trilogie Ocean's Eleven dans le rôle de Saul Blum.

L'anecdote: c'est la voix de la comédienne Sissy Spacek qui est donnée au cerveau dont Steve Martin va tomber amoureux. L'interprête de Carrie dans le film de De Palma vient de connaitre la gloire avec un Oscar pour Nashville Lady. Le film de Carl Reiner est une parenthèse rigolote dans sa filmographie de l'époque. Les auteurs la réclament pour des films plus ambitieux: Robert Altman, Woody Allen ou encore Mark Rydell.

Le Casting: dans le casting, il faut retenir la présence de la magnifique et sensuelle Kathleen Turner. La comédienne venait de mettre le feu au box office dans le polar moite, La fièvre au Corps avec William Hurt. En acceptant de jouer dans le film de Reiner, elle casse un peu son image et prouve qu'elle a pas mal d'humour. Ensuite elle formera à trois reprises, un trio irrésistible avec Michael Douglas et Danny De Vito. Puis ce sera de longues années difficiles où elle connaitra la maladie, l'alcoolisme et quelques abus. Revenue par le théâtre, elle fait quelques apparitions au cinéma (elle est remarquable dans The Virgin Suicides en 1999) mais reste connue pour son activisme.

Pourquoi on aime: Reiner et Martin s'amusent comme des petits fous à parodier les vieux nanars avec des savants fous et des cerveaux dans des bocaux. Le film est une satire amoureuse corrosive et grotesque. Steve Martin apparait un peu au fil de ses oeuvres, comme une version légère des angoisses existentielles qui font le sel d'un Woody Allen. Il n'a pas sa finesse mais ses lourdeurs ne sont pas si honteuses et L'homme aux deux cerveaux possède une tendresse irrésistible.

In Beetween

Dans la série, les revenants de l'an 2017 voici les Feelies, groupe discret et légendaire qui fait de temps en temps un petit disque, comme ça, pour rien. Juste pour le plaisir!

Quarante balais! Les Feelies ont entamé une cinquième décennie. Et seulement six petits disques. Les historiens vous parleront de l'étonnant Crazy Rhythms et son importance dans le post punk. Avec leur physique de coton tiges les quatre larrons du groupe montraient que le rock appartenait à tous.

Et puis des sorties très espacées. Des séparations. Des concerts surprises. Et toujours une intense attente autour de ce groupe du New Jersey, jamais charismatique mais toujours là après des années et des années de galère. On leur doit bien un certain respect car ils sont toujours là à tricoter de la musique comme ils aiment.

Donc ils sortent de leur coquille pour quelques ritournelles. Ce qu'on aime évidemment chez eux, c'est ce coté élémentaire du rock. Rien de spectaculaire. Juste des jolies harmonies vocales et des guitares qui se lovent les unes aux autres.

Six ans après le bucolique Here Before, les Feelies continuent d'entretenir cette candeur musicale. On dirait de grands adolescents attardés. Ils pourraient être ridicules. Mais leurs chansons sont gratifiées de tout un tas de petites subtilités qui nous rappellent pourquoi il y a un petit culte autour de ce groupe si peu prolixe.

Plus folk que post punk, le disque s'écoute au coin du feu. Il y a cette flamme qui subsiste chez ces messieurs trop tranquilles. Ils resteront les visages juvéniles de ce premier album. Leur musique résistent au temps. Leurs mélodies dépassent les modes. Ils n'ont pas grand chose à démontrer mais ils donnent de jolies chansons et c'est déjà pas mal. On se revoit dans six ans?

Bar None records - 2017

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