Concrete & gold

On ne sait pas trop comment mais il faut le dire: les Foo Fighters sont incontournables dans le monde du rock. Ce que prouve, avec des muscles, ce neuvième album.

Dave Grohl ne sera jamais Kurt Cobain. Il sera toujours son batteur. A coté de cela, il est devenu pourtant le fer du lance du rock tendu, ferailleur et barbu. Avec les Foo Fighters il restera comme un héros du genre. Il est le copain de tous les gros cogneurs du genre. Il a joué sur le meilleur album de Queens of the stone age. Il aime faire le pitre avec Jack Black. Il a le carnet d'adresses le plus rempli de la planète.

Il aime tout le monde et tout le monde l'aime. Derrière le sourire éclatant et les cheveux longs, c'est un sérieux bosseur qui aime bien se confronter à tous les genres avec une fausse décontraction. C'est vrai que c'est pour cela qu'il est appréciable: il a peur de rien ce type!

Il a donc toujours son fier groupe pour faire du gros rock qui donne l'envie de sauter partout, de secouer la tête et de transpirer dans un pogo. Pour leur neuvième opus, le groupe a serré les boulons et réalise un disque plus incisif, plus rentre dedans. Ils ne s'éparpillent pas: les morceaux sont costauds et devraient plaire à votre pote qui porte encore des vestes sans manche en jean (quoi, vous en connaissez pas?).

C'est de la grosse production mais cela fonctionne parfaitement! L'album est clairement inspiré par les grands noms des années 70 et les hymnes pétaradants qui vont faire bouger les "arena" du Monde entier.

Mais c'est bien écrit. Difficile de ne pas être enthousiaste devant toute cette décharge d'énergie qui a une haute idée du rock, invitant McCartney et puisant des idées dans tout ce qu'il y a de bon sans que ce soit du pillage! Le groupe affectionne le refrain implacable et le riff puissant. Pourtant chaque chanson a son identité entre blues furieux, hard rock décoiffant et metal stoner.

Ce n'est pas un disque pour tous les mélomanes, mais ceux qui aiment le bon gros jam entre zicos chevelus, vous allez être servis! Concrétement, c'est de l'or cet album!

RCA - 2017

Mother!

Cronenberg, Kubrick ou Lars Von Trier, les emprunts sont nombreux dans le dernier film d'un auteur que l'on pensait plus singulier. Déception.

Darren Aronofsky est un cinéaste ambitieux, mystique et assez passionnant à suivre depuis son Requiem for a Dream, fascinante plongée dans l'enfer de la drogue. Depuis il a touché à tout. Des films indépendants et des grosses productions. Et Mother rappelle toute sa singularité.

C'est un faux film d'horreur. La maison hantée est bien là mais elle nous ouvre la porte sur autre chose. Quelque chose d'inédit! Mais avant de partir dans le mysticisme si cher à l'auteur de The Fountain, le cinéaste va reprendre le grain de pellicule et le style de Lars Von Trier pour nous mettre mal à l'aise.

Nous mettre dans une ambiance étrange, où le concept dépasse la fiction, qui singe déjà la réalité. Puis rentre l'angoisse à la mode Polanski, avec une femme qui s'interroge sur son quotidien et décortique l'absurdité de sa maison, de son couple et pourquoi pas du monde?

Là dessus la touche organique si chère à David Cronenberg apparait. La jeune femme voit de drôles de choses dans sa maison. La maison est vivante et on trouve des chairs au fond des toilettes et des fentes bien chaudes au milieu du parquet!

Normalement, là, le flippomètre devrait être au plus haut. Mais pas vraiment en fait car tout cela ressemble à une digestion poussive d'influences, ce qui est étonnant de la part d'Aronofsky, plus aventureux d'habitude.

Cela ne s'arrange pas lorsque le mari de la femme se révèle être un écrivain ce qui avec la maison bizarrOïde, n'est pas sans rappeler Stanley Kubrick et son hotel maudit de Shining! On comprend que la maison est hantée finalement par les difficultés du couple: la solitude exisentielle, le processus de création, l'arrivée d'un enfant...

Lourdaud, on devine les symboles puis le film part dans un grand n'importe quoi où Aronosky se laisse aller à une dénonciation des religions, de la gloire, de la folie des hommes et salue avec violence, la grâce des femmes. Avec un fracas inutile et souvent grotesque.

Hélàs il confie le rôle principal (et omniprésent) à Jennifer Lawrence, peu charismatique et qui se fait voler la vedette par une Michelle Pfeiffer, malicieuse et sexy dans la première partie du film. En plus elle joue la femme d'Ed Harris, qui impressionne toujours autant! Avec Javier Bardem, Jennifer Lawrence a bien du mal à amener une once de compassion ou d'empathie.

Le réalisateur aime bien prendre le spectateur par surprise mais cette fois ci son piège est trop complexe, tordu ou tout simplement raté. Il nous prend un peu pour des tétards! Son faux film d'horreur est simplement un vrai ratage!

Avec Jennifer Lawrence, Javier Bardem, Ed Harris et Michelle Pfeiffer - Paramount - 13 septembre 2017 - 1h50

Novecento – Alessandro Baricco – Théâtre du Rond-Point

novecento

L’élégance et la légèreté d'André Dussolier dans une fable de Baricco.

 

André Dussolier rêvait de pouvoir monter ce monologue d’Alessandro Baricco, auteur reconnu en Italie et si méconnu en France. Jean-Michel Ribes leur offre un plateau. André Dussolier est seul en scène à conter cette histoire d’une belle humanité, accompagné à cour par un quatuor composé du pianiste Elio Di Tanna, du trompettiste Sylvain Gontard, du batteur Michel Bocchi et du contrebassiste Olivier Andrès. Dans un univers réaliste, le quintet d’un soir nous propose une belle adaptation de la partition théâtrale de Baricco avec pour seuls artifices quelques cyclos finement décorés et un escalier mobile.

Novecento raconte l’histoire d’un enfant abandonné  dans une boîte sur le pont de première classe d’un Paquebot transatlantique nommé le Virginian. Cette boîte est posée sur un piano, signe d’un destin. Cet enfant, surnommé Novecento, grandira dans ce paquebot aux allures de prison flottante, apprendra le piano pour devenir un virtuose à la créativité débordante. L’inattendu prodige.

L’enfant devient homme, écoute les voyageurs, sans jamais mettre le pied à terre. Il invente son monde en musique, dans la contrainte des 88 notes de son clavier, dans la contrainte de ce bateau qui ne fait que des allers-retours, entre les continents Europe et Amérique. Il entend par hasard Titine du migrant Chaplin, joue des Gymnopédies, du Bach,  un balbutiement du melting-pot américain.

Novecento, c’est surtout 1900. Le jazz est là, comme une révolution de la dissonance. En construction sur, en construction avec les phrases classiques. Ca ragtime.Ca blues. Ca swing. Entre 1900 et 33, aube de la guerre, Novecento le pianiste crée. La musique, comme relais de l’émotion, enchante le plateau et dynamite un Dussolier trompettiste dans la fable, Monsieur Loyal et conteur sur scène. Un Dussolier plaisir qui n’a aucune peine à tenir le grand plateau du Rond-Point et à nous embarquer dans son récit autobiographique.

Elégante, lègère comme peut l’être l’acteur de Resnais, la pièce peint l’authenticité d’un territoire, la possibilité d’une île, comme source des plus belles évasions et des plus belles audaces. Un hommage à la liberté d’être et de devenir. De très beaux moments de vie traversent le spectacle, notamment quand André Dussolier trompettiste se laisse porter par une musique endiablée jouée par un pianiste en osmose avec l'océan, ou encore lorsque Novecento raconte en fin de parcours pourquoi il n’a jamais réussi à vivre sur terre. Le monde a trop de possibles pour être bon musicien. "Sur ce clavier-là, il n'y a aucune musique que tu puisses jouer. Tu n'es pas assis sur le bon tabouret : ce piano-là, c'est Dieu qui y joue."

Le texte donne une bonne bouffée d’air théâtrale et musicale. Un joli conte humaniste sur l’amitié, les forces de la créativité et de la finitude. La pièce avait été présentée en 2014 au Rond-Point, avec le temps, elle s'est embellie.

Piano sur l'eau / Novecento par WebTV_du_Rond-Point
http://www.theatredurondpoint.fr/

 

Wind river

Eloge d’un acteur. Western moderne. Polar Glacial. Réflexion sur le deuil et la vengeance… Wind River est un grand film américain.

Il y a deux types à suivre ici. D’un coté, l’acteur Jeremy Renner. De l’autre, Taylor Sheridan. Second couteau à Hollywood, Jeremy Renner fut révélé par Démineurs il y a une dizaine d’années. Depuis il a tourné dans pas mal de grosses machines mais le bonhomme n’a jamais eu l’occasion de concrétiser artistiquement sa notoriété. C’est fait. Le charisme de l’acteur impressionne. Petit et costaud, il n’a pas la carrure des grandes stars mais il interprète un pisteur perdu dans une enquête policière avec une force qui  nous rappelle les plus belles étoiles d’Hollywood.

Peut être est ce dû au talent de Taylor Sheridan ? Il est le scénariste à la mode depuis le succès de Scisario et Comancheria, deux polars percutants. Avec Wind River, il signe son second long métrage en tant que réalisateur et prouve qu’il sait raconter des histoires policières, sales et fascinantes.

Notre pisteur, endeuillé par la mort de sa fille il y a quelques années, est donc embauché par une agent du FBI pour l’aider à faire la lumière sur le meurtre d’une jeune femme dans une réserve indienne. Dans un Wyoming enneigé et austère, elle doit communiquer avec une population mise à mal et délaissée. Pour le pisteur, cette enquête est le moyen d’exorciser ses vieux démons.

Nous avons donc la structure d’un polar mais nous retrouvons toute l’iconographie du western. Avec au milieu un héros malmené par la vie qui ne sait que faire des lois et qui ronge sa culpabilité. Le réalisateur dénonce la condition des Indiens aux Etats Unis mais il réussit à faire entrer de l’émotion dans un thriller glacial.

C’est le coup de force de ce film qui prend par surprise. Il y a les beaux paysages, la belle héroïne et des types louches et patibulaires. Il y a surtout un beau portrait d’hommes meurtris et enfermés dans une solitude dévastatrice.

La place pathétique de l’homme dans la nature, l’immensité du monde et la petitesse de l’homme… Sheridan jongle avec des sujets connus mais pas évidents à manipuler. Tout en équilibre, il écrit une œuvre poignante, un polar rare et célèbre un acteur que l’on attendait plus. Mettez votre chaud manteau et filez au cinéma !

Avec Elisabeth Olsen, Jeremy Renner, Graham Greene et Kelsey Asbille – Metropolitan filmexport – 30 aout 2017 – 1h47

Robopocalypse

Aujourd'hui il pleut. Il nous semble loin le temps où l'on glandait à l'ombre, un bouquin à la main et un spritz dans l'autre, au fond d'un hamac!

Désolé mais pour l'été je ne veux pas être exigeant. Je ne veux pas me plonger dans de profondes réflexions sur la vie, l'amour, les vaches ou sur le nombril de l'auteur. Non, moi, j'aime (vous devez vous en rendre compte) les choses simples, carrés et sincères.

Comme je célèbre la série B tout le reste de l'année, en été, pendant mes congès, moi je me plonge dans une littérature détendu, de genre et si possible facile d'accès. Tous les atouts que semble avoir le livre Robopocalypse.

Avec un titre comme ça, on pense déjà que l'on tient une pépite qui va nous vider le disque dur! C'est le cas. Spielberg veut adapter prochainement ce livre écrit par Daniel H Wilson. Il a réussi à transender Le Parc Jurassique (moi j'ai l'édition où c'est écrit comme cela) de Michael Crichton, alors pourquoi pas?

En attendant l'écrivan reprend un peu la formule de Max Brooks avec World War Z. Il s'agit d'un ensemble de documents qui résume la révolution des robots après l'invention d'une intelligence artificielle nommé Archos!

De là on voit émerger quelques figures importantes qui sauveront l'humanité d'attaques sournoises des objets automatisés et des robots. Finalement durant une bonne partie du bouquin nous fait plus penser à Maximum Overdrive de Stephen King, joyeux nanar où les objets se retournaient contre les humains en écoutant du ACDC, à cause d'une cométe qui détraque tout.

Là c'est un peu pareil. Les personnages doivent surmonter un monde qui se détraque et se prennent dans la tronche une guerre mondiale qui plairait beaucoup à tous les robots vu dans la saga Terminator.

On est donc en terrain connu. Le récit ressemble malgré sa forme de correspondances à un scénario catastrophe. Il y a tout pour plaire à Hollywood. Ce n'est pas original mais ca fait le job comme on dit. La mission est remplie: divertissant et parfait pour l'été au soleil!

Pocket - 480 pages

Peasant

Excentrique et britannique, Richard Dawson est bel et bien Anglais. Son sixième disque prouve encore que de l'autre coté de la Manche, on a le droit d'être original! Une bonne raison de regretter le Brexit!

On espère que Richard Dawson réussira un jour à sortir des frontières du Royaume Uni. Ce gars rondouillard de Newcastle est un artiste qui doit absolument être connu ailleurs: il nous console avec le flegme anglais et leurs douces envies d'absurdité. Peasant, son nouvel album, est une aventure. Une vraie de vraie.

Elle commence avec une chanson sous la forme d'une conversation entre deux cuivres. Et l'aventure prend de l'ampleur avec Ogre, un titre de sept minutes qui se la joue troubadour et kermesse. Une réussite que confirme Soldier où Richard Dawson montre qu'il joue bien de la guitare avec des cordes en nylon. L'entrée en matière a en tout cas tout pour réveiller notre curiosité.

La voix est parfois hésitante mais elle ne cache jamais le courage et l'ambition de ce drôle de géotrouvetout de la folk anglaise. Dans la disonnance, il trouve néanmoins un équilibre grace à des paroles denses et des arrangements beaucoup plus justes. Weaver impressionne par ce style artisanal mais derrière très téméraire.

Prostitute souligne l'importance des paroles. Chez lui, c'est un instrument et les limites de la voix peuvent ainsi devenir un atout. Il rappelle un peu le Peter Gabriel des premiers albums de Genesis. Il se donne un air de barde loufoque, imprégné les traditions qui remontent à plusieurs siècles!

C'est Tom Waits qui tenterait une imitation d'Assurantourix dans Astérix! C'est le pays de l'approximation sauf que c'est joliment travaillé. Shapeshifter est totalement abordable même si le musicien semble se saborder lui même. Il aime jouer sur le fil du rasoir, sur des petits riens qui vont tout de même faire la différence. Un blues détraqué, voilà ce qu'il y a dans ce disque étonnant!

Scientist est un banquet festif ou un joyeuse partouze avant gardiste. C'est gargantuesque tout simplement. Son genre "a peu près" révèle un incroyable chanteur déroutant mais d'une générosité à toute épreuve. Il nous en impose mais jamais il nous fait fuir. Même le début chaotique de Hob nous emmène vers une certaine douceur, même un mysticisme étrange.

Beggar vient conclure avec sept nouvelles minutes d'inventions plus ou moins déroutantes puis No-One termine cette aventure assez folle sur une note encore d'espièglerie. Joyeux bouffon, habile conteur, musicien avant gardiste, Richard Dawson est typiquement british... s'il vous plait ne partez pas!!!!

domino - 2017

Hitchhicker

Nouvel album du chanteur Canadien? Oui et non! Après Zuma en 1975, Neil Young cherchait l'inspiration chez son complice David Briggs et lachait des pépites acoustiques avant de faire un disque avec Stephen Stills qui ne restera pas dans l'Histoire. Bref, il oublie un peu que ce disque enregistré en une nuit, qui rentre dans la légende. Il existe pour de bon et tombe enfin entre nos mains quarante plus tard.

Le plaisir et le talent sont intacts! Le type est tellement prolifique que les vieux disques, les vrais mythes finissent par remonter à la surface. Neil Young est généreux. Il a lancé une collection d'archives remarquable. Il n'a pas peur de regarder l'éclat de son glorieux passé.

On voit à quel point le talent est régulier chez cette tête chercheuse du rock, touche à tout souvent génial. Prolixe, Neil Young sort des disques à qualité variable mais il a la foi du jeune converti. En réalité Hitchhiker est composé de morceaux que le musicien utilisera par la suite. Il n'y a que deux véritables inédits.

En réalité, le disque est né de sa complicité avec David Briggs, le producteur de ses débuts. A l'aise dans son studio à Malibu, il tente de belles mélodies qui donneront plus tard des chefs d'oeuvre comme Pocahontas ou Captain Kennedy.

Ce que l'on ressent c'est le génie folk à l'état pur. La musique est simple, délicate est astucieuse. Sa voix est subtile et donne le frisson plus d'une fois. On vibre sur sur certains accords. C'est un trésor caché ce nouvel album, officiellement le 38e du Loner.

Il y a tout ce que l'on aime chez le bonhomme: cette façon de confronter ses convictions, à la musique, à la réalité, à la politique. Il vit pleiment ses compositions, toujours aussi influencées par les grands mythes américains. Il court après le lyrisme et la transcendance. Même avec une simple guitare.

En trente minutes, on est retourné par ces chansons incroyables, que l'on rédécouvre et que l'on va prendre plaisir à réécouter. Neil Young a eu raison de sortir cette veillerie. Il scintille avec un éclat inouï et montre une nouvelle fois l'importance de cet artiste hors norme, qui devrait parler encore de lui dans quelques mois avec des nouveautés, des vieilleries, on s'en moque tellement il est simplement énorme!

Dunkerque

PARCE QU'IL N'Y A QUE LES IDIOTS QUI NE CHANGENT PAS D'AVIS, C'EST BIEN CONNU, ET QUE JE SUIS LOIN D'ETRE IDIOTE HEIN?!! ALORS MOI, ALLER VOIR UN FILM DE GUERRE! ET MOI, ALLER VOIR UN FILM DE NOLAN ! ET SURTOUT MOI, ADORER UN FILM DE GUERRE FAIT PAR NOLAN, ET BIEN OUI, MAIS ALORS UN GRAND OUI, COUP DE COEUR PAS IDIOT POUR UN FILM DE GUERRE !

NAN MAIS SERIEUX OU EST PASSÉ NOLAN, LE REALISATEUR HOLLYWOODIEN ?! NE ME DITES PAS, QU'IL RESTE PLANQUÉ DANS SA TRANCHEE, SI C'EST POUR FAIRE DES FILMS COMME CELUI CI. C'ETAIT TOUT SE QU'ON NE VOIT JAMAIS DANS LES FILMS DE GUERRE, TRES PEU DE DIALOGUES (VRAIMENT TRES PEU, JE DIRAIS UNE CINQUANTAINE) ET PAS DE SANG (UN PEU MAIS BEAUCOUP MOINS QU'ON POURRAIT CROIRE), MAIS UNE IMMERSION SENSORIELLE AU COEUR MÊME DE CETTE GUERRE.

ON A L'IMPRESSION D'ETRE A LA PLACE DE SES SOLDATS, COMME SI ABDELLATIF KECHICHE AVAIT DONNÉ UN PETIT COURS DE GROS PLANS ET D'INTRUSION DANS L'ESPACE PERSONNEL A NOLAN. EN MOINS TRASH TOUT DE MÊME MAIS ON RESSENT UNE EMOTION DINGUE, C'EST PAS COMME SI ON NE CONNAISSAIT PAS L'HISTOIRE MAIS PERSO J'AI RAREMENT AUTANT STRESSÉ AU CINEMA.

C'EST SIMPLE J'AI PLUS D'ONGLE, QUE DIS JE, PLUS DE DOIGTS ! LA MISE EN SCENE EST D'UNE BEAUTE ET D'UNE INTELLIGENCE RARE. PLUTOT QUE DE FAIRE UN VULGAIRE FILM DE GUERRE OU FAUT BIEN SE LE DIRE ON SE FAIT UN PEU CHIER, LA ON EST COMPLETEMENT IMMERGÉ DES LA PREMIERE SECONDE DU FILM, GRÂCE A LA BANDE SON, CETTE FOIS CI ON NE POURRA PAS DIRE QU'ON Y A PAS FAIT ATTENTION MAIS PUTAIN QUE C'ETAIT BON.

DE BOUT EN BOUT JUSQU'A LA LIBERATION, ON ENTEND LES MOTEURS QUI HURLENT, LES BATEAUX QUI COULENT, LES AVIONS QUI VOLENT ( BA OUI HEIN), C'EST UNE MELODIE STRIDENTE QUI RENVERSE LE FILM PLUS LOIN QU'UN FILM LAMBDA ET C'EST LA TOUTE SA FORCE, JE ME DIS MEME QU'EN IMAX ON DOIT PRENDRE UN PIED D'ENFER.

ALORS BIEN SUR, L'ECOUTER SANS LES IMAGES JE VOUS LE DIS DE SUITE, CA REND RIEN, MAIS SUR ECRAN, CA DONNE UN IMPACT TELLEMENT FORT A L'IMAGE.....ON OBSERVE LES TROIS POLES DE LA REBELLION ET DE LA RESISTANCE, LA TERRE, LA MER, ET LES AIRS. C'EST TELLEMENT BIEN FILMÉ QU'ON Y RESTERAIT BIEN ENCORE SUR CETTE PLAGE DE DUNKERQUE.

EN PLUS NOLAN RECYCLE SES ACTEURS DE BATMAN , ALORS MERCI D'AVOIR OUBLIÉ BALE , ALLELUIA ET MERCI D'AVOIR RECUPERÉ TOM HARDY ET CILLIAN MURPHY ET CE PETIT NOUVEAU, FIONN WHITEHEAD JUSTE WHAOU. LE SEUL POINT NEGATIF PARCE QU'IL FAUT BIEN EN VOIR UN C'EST QU'ON A PAS L'IMPRESSION QU'IL Y AI 400 000 SOLDATS À SAUVER MAIS PLUTOT 400. A PART CA, JE VIENS DE ME PRENDRE UNE BONNE CLAQUE, COMME QUOI TOUT LE MONDE A DROIT A UNE SECONDE CHANCE MÊME NOLAN .

AVIS AUX AMATEURS

Avec Kenneth Branagh, Tom Hardy, Mark Rylance et Harry Stiles - Warner Bros - 17 juillet 2017 - 1h45

La vie secrète des chats, Super Félin Nanny…Episode 2-2

 

Appelons un chat un chat, je vous vois de là vous lécher les babines et vous astiquer vos petites papattes pleine de poils depuis une semaine en attendant la suite de cette chronique dédiée au déjà feu mais quasi-culte « La vie secrète des chats » ; car oui, c’est déjà fini, ma chronique y est-elle pour quelques chose ??? Ahaha, à votre avis !!! Bien sûr ! Que non.

Après avoir teasé la semaine dernière, ah ça, j’ai teasé, teasé éééé, féline, pour qu’elle revienne, entrons si vous le voulez bien, en même temps avez-vous le choix, le chat, oui le choix, bah non, dans la griffe du sujet !

« La vie secrète des chats », mixe et remixe toutes les bonnes recettes de la télé des années 2000, du coaching, de la caméra cachée secrète, du confessionnal, un comportement inadapté méritant l’intervention d’un spécialiste…mais ici pour les chats et leurs maitres. Souvent maîtresses d’ailleurs, de là à dire, que contre toute attente l’homme n’est finalement pas très porté chatte, il n’y a qu’une patte !

Mais après tout, le chat tout autant que l’homme, dans son mal être n’a-t-il pas lui aussi le droit de voir orienter sa vie sous les projecteurs de la plus grande chaine française, même un dimanche après-midi d’été à l’heure de la sieste ! Mais bien sûr que si.

Déjà, comment ne pas sombrer dans des séances de psy à rallonge quand on commence sa vie avec un prénom qui confine au pseudo de fille de joie dans un bordel de la Jonquera spécialiste des danses massage avec option fin joyeuse comme Kimmy, Poupoune, Crayonne, Plume ou Vixen, fatalement, angora ou pas, tu souffres.

Pis ! Quand touuttttteee la journée, malgré ton âge chat avancé, donc ton âge multiplié sept, ou truc dans le genre, donc t’as 6 ans, en fait t’en as 42 ma fille, la choucroutière blasée qui t’élève te parle comme à un môme de 1ère année de maternelle avant d’aller sur le pot, ou, cycle de la vie oblige, comme à un centenaire en mode pension des Tulipes Bleues de Vesoul façon paille pour manger sa soupe, oups pipi dans slip, oups ça sent le pas lavé depuis 3 semaines dans les plis, oui, tu peux juste avoir comme une envie de t’affirmer en terrorisant tes colocataires félins fraichement arrivés suite adoption non prévue ou encore ravager le papier peint, la dentelle point de croix du canapé La Redoute acheté en 89, tout ça sous l’œil des caméras Cerbere placées par TF1 !

Car oui, malgré ton illettrisme avéré, ton expression restreinte à un simple miaou miaou qui d’ailleurs fait même pas franchement miaou miaou à bien t’écouter, t’es pas complètement con  toi le chat ! Tu sais bien qu’il se passe un truc dans la baraque, tu vois bien qu’une nana payée grassement par une chaine de télé va venir te pourrir la vie et te donner des ordres, probablement de la même trempe que la véto qui 3 ans avant t’avait coupé les roubignolles sous le fallacieux prétexte que tu ne t’enfuisses plus les soirs d’hiver pour aller mettre des coups de mini zob à pic de chat (si si, le chat à des épines sur la zob, j’avais lu ça une fois dans un Femme Actuelle de ma mère, si si) dans le cucul de Petouchka, la chatte asiatique des voisins. Depuis, de fait, tu ne coures plus, tu ne bouges plus, tu ne baises plus, tu bouffes comme huit, enfin comme sept, truc de l’âge toussa toussa, et t’as pris un poids mon cochon !!! D’ailleurs, elle l’a dit la coach à ta maitresse, « non mais dites donc, c’est plus un chat c’est un Marcassin le Broubi» ; car oui, tu t’appelles Broubi, ta maitresse de 55 ans, mariée, 3 enfants, si si, c’est marqué dessus, était fan de Dallas et des Ewing, du coup t’as eu le droit à Broubi, car Broubi Ewing, mouhahahaha !!!

Tu m’étonnes que tu sois grave vénère, et là, par-dessus le marché, ta rémission va passer par un coaching devant des millions de beaufs un dimanche aprèm…mais baaaarrreeeee toi. Freine sur les croquettes, fais trois tours de jardin par jour, expérimente les sauts armoires-canapé-armoires-table basse pour retrouver le poil et la ligne de tes 2 ans, et tiirrrreeee toi !!!

Et justement, sans doute notre flux cognitif chroniqueur-chat, bien connu des grands mediums, tu vas faire une tentative de fuite mon brave Broubi ; mais ils le sentaient venir les enfoirés, ils avaient mis du barbelé de partout, ils t’ont même mis un GPS dans le poil les mesquins, et voilà que ta fugue est décortiquée façon palette de foot dans J+1 avec tout ton parcours sur un écran géant par la bande des vétos malfaisants !!! et à qui ils la montrent ta tentative d’évasion, et bien à Lidia, ta maitresse, oulalalalalalalala, comment tu vas morfler mon Broubi, toi mon frère, toi mon ami, toi mon pote de toujours, moi le défenseur des libertés, des libres penseurs chats, hardant pionnier de l’anti-caisse qui te sert de chiotte, mais va pisser où bon te semble, déjà qu’ils t’ont enlevé ta masculinité et que tu ne peux plus aller te tringler Petouchka façon mammouth sur brebis derrière la poubelle eco spéciale emballage carton de Mme Martin, la voisine du pavillon N°69 de la rue des Minimes, oui 69 !!! Comme pour mieux te narguer ! Le fumiers, les sans cœur, les renégats !!!

Mais attends, c’est pas tout, ils t’ont même suivi en t’accrochant une mini Go Pro sur les oreilles afin de voir où tu allais fumer des spliffs croquettes avec tes potes le samedi soir. Horreur, ils découvrent que tu dois traverser une départementale sur le chemin, une de leur bande de coachs s’interroge (véridique) « mais comment fait il pour traverser avec toutes ces voitures !?!? »…réponse après analyse de ta Go Pro… « Bah en fait il attend qu’il n’y ait plus de voiture pour traverser »…ah oui, ils te prennent vraiment pour un teubé mon brave Broubi. Mais toi, t’es pas un Ewing pour rien…be punk ! Broubiiiiiii ton univvveeerssss impitoyaaaabbblllleeeeeee ! Tattataaaa tadaaaaa !

Allez, j’vous embrasse.

 

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