Ca

Il est revenu. Il est de retour. Une des figures les plus terrifiantes de l’univers de Stephen King nous refait son petit numéro. Avec une charmante pointe de nostalgie!

Adapter l’écrivain Stephen King n’est pas chose facile. Si tu t’appelles Kubrick ou Carpenter, l’exercice est plutot facile. Si tu as de la chance, tu peux réaliser des pépites rares comme The Mist. Si tu manques d’ambition, tu te ramasses et tu fais des petits nanars plus ou moins honteux.

L’effort est si périlleux que même le maître de l’horreur s’est planté dans les grandes largeurs en tentant de faire du cinéma avec le farfelu Maximum Overdrive dans les années 80. Le format télévision est de son coté une alternative intéressante car on peut dépasser la longueur d’un long métrage.

C’est ce qui est arrivé avec l’adaptation de Ca et son clown diabolique. Un téléfilm de Tommy Lee Wallace de trois heures où s’amusait Tim Curry en grippe sou en amateur de petits enfants. Le telefilm avait fait son petit effet, devenant une oeuvre culte, avec son coté bancal et son monstre emblématique.

Le revoici donc de retour pour martyriser une petite bande de gamins marginaux mais courageux. Nous sommes en 1989, les jeunes rêvent de voir Batman de Tim Burton mais font un vrai cauchemar éveillé avec la présence dans les égouts d’une créature affamée qui se réveille tous les 27 ans…

La structure du livre a été bousculé. Le film reprend l’histoire de manière linéaire et raconte donc le calvaire des gosses dans une Amérique rurale qui cache bien des horreurs, derrière une plaisante imagerie de l’Amérique. On reconnait bien tous les angoisses de King qui a toujours profité d’un élément fantastique pour observer les bizarreries de la société américaine.

Le réalisateur Andy Muschietti rend donc un bel hommage au cinéma des années 80, mis en forme par les productions Amblin de Spielberg. Les références à la pédophilie et la violence faite aux enfants est présente mais pas omniprésente. Il ne faut pas étouffer le spectateur non plus. Le film se dit d’horreur mais ne fait pas très peur.

Il plaira aux quadras avec sa nostalgie bien placée, dans l’air du temps (cf Stranger Things). Avec quelques scènes choc, il se rappelle à sa propre nature d’origine, mais on est étonné de ne pas être terrifié par le clown des égouts. On attendra peut être le chapitre deux, 27 ans plus tard, déjà en préparation…

Avec Bill Skarsgård, Jaeden Lieberher, Finn Wolfhard et Jack Dylan Grazer – Warner Bros – 20 septembre 2017 – 2h15

Auteur: Pierre Loosdregt

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