Special Noel: Paul McCartney

Monolith of phobos

Tous les clichés du psychédélisme sont là. De la pochette au troisième oeil, jusqu'au titre mystérieux qui pourrait sortir d'un livre de sf des années 50. Heureusement, il y a un petit plus dans ce disque qui fait tourner la tête.

Sean Lennon, fils de John, a rencontré le bassiste de Primus, le doué Les Claypool. Visiblement le courant est bien passé et les deux ont fusionné en un groupe ouvertement psychédélique: le Claypool Lennon Delirium. Le fiston de John a toujours aimé les ambiances ouatées et partage avec son papa, un regard assez éthéré sur la musique. Les Claypool est un type doué mais un peu jemenfoutiste. Effectivement les largesses musicales du genre vont parfaitement bien aux deux musiciens.

Qui se lachent comme des lions jetés dans une arêne. Ils tentent tout et souvent cela fonctionne. Bizarrement, ils vont chercher le moindre tic du genre pour le mettre dans leurs compositions mais ils réussissent à éviter la redite.

Bien entendu on grimpe dans le rock enfumé, qui s'essaie à tous les sons et les alliages les plus baroques. Les deux hommes trippent littéralement sur leurs instruments mais cela ne relève pas de la fumette dans un studio entre deux hurluberlus.

C'est largement accessible. On n'osera pas comparer avec les grands noms du genre mais dans la lignée de Tame Impala, le groupe assure. On a souvent peur du disque de branleurs. Ce n'est pas le cas. Les mélodies sont délicates et les instruments s'imposent en harmonie sans grande démonstration. Parfois on les perd un peu en chemin mais l'impression du disque est bonne, vivifiante et sincère.

Ca plane pour eux. Et pour nous!

Ato records - 2017

Jungle

Pour ceux qui veulent se faire mal sans trop souffrir, je vous conseille fortement la filmographie de l'Australien Greg McLean, spécialiste du film qui martyrise, qui sort son nouveau film physico-physique, le très vert Jungle.

On a découvert ce cinéaste avec Wolf Creek, et son chasseur australien fou qui traquait les touristes au fin fond de l'Australie. C'était déjà un spectacle rude et sans concession. Pour montrer qu'il aimait le bon gros film bourru, il a encore martyrisé des touristes avec le nature Rogue et son crocodile affamé.

Depuis le réalisateur a enchainé les films durs, couillus et bourrus. Il a déja décu et déconcerté. En bon Australien, le gaillard ne fait pas dans la demi mesure. Il le prouve une fois de plus avec Jungle qui raconte le calvaire réel de Yossi Ghinsberg, perdu pendant trois semaines dans la forêt amazonienne.

Après trois années dans l'armée israelienne, le jeune homme a besoin de voir ce qu'il y a au bout du monde et voyage seul durant un an. A La Paz il fait la connaissance d'un baroudeur qui veut l'entrainer dans les contrées inconnue de l'Amérique du Sud. Avec deux autres amis, il décide de partir avec son petit sac à dos et ses espoirs d'aventures!

Il va être servi: la nature ne fait pas de cadeau et la jungle devient un piège qui se replit sur le jeune barbu, innocent et rêveur. Daniel Radcliffe en prend plein la tronche. Le petit Harry Potter veut s'émanciper du rôle qui lui a offert la renommée et n'en finit pas de choisir des personnages torturés et moins lisses que le petit sorcier. Ici, il se fait mal.

Et le spectateur souffre avec lui. MccLean sait vraiment plonger le spectateur au coeur de la douleur, de la nature, de la minéralité et du désespoir. Le chemin de croix est une idée de cinéma pour McLean. C'est un peu long mais Jungle ne veut pas être un film poli et il s'acharne à ne pas être glamour ou rassurant. Juste pour ca, on dit merci! Welcome to the jungle!

avec Daniel Radcliffe, Alex Russell, Joel Jackson et Thomas Kretschmann - 2017

Special Noel: les kinks

Witness

Depuis l'arrivée de Donald Trump, il y a quelque chose de pourri dans le royaume américain. Benjamin Booker se propose d'être le témoin de ce monde agité.

On ne compte plus les insupportables contradictions du président américain. On n'a plus le temps de s'indigner des drames, des scandales et des morts qui font le quotidien de l'Amérique et des twit stupides qui s'échappent de la maison blanche. Ce genre d'époque c'est souvent bon pour la culture et la contre culture: cela multiplie les inspirations. C'est le cas du musicien roots, Benjamin Booker.

Après un premier album réussi, le jeune homme de Virginie est tout simplement écoeuré par le racisme de son pays et décide de partir au Mexique pour composer son second effort, dix titres qui dénoncent sans détour la violence faite à la communauté noire. Le blues servait déjà de défouloir pour les noirs dans les années 20: on y entendait toutes leurs peines. C'est ce que fait de nouveau Benjamin Booker avec Witness.

Les chanson activistes ne sont pas souvent les meilleurs mais il faut reconnaitre un grand talent à Benjamin Booker. Face aux idées courtes, il fait preuve d'une grande ouverture! On avait déjà deviner son esprit rock dans son premier disque. Ici, il fait le punk en recyclant le blues classique mais aussi celui des blancs becs comme T Rex. Il critique le monde qui l'entoure avec un esprit musical de la Motown.

Il piège tout ce qui le dégoute avec des arrangements saisissants et des alliages courageux. Benjamin Booker réalise un grand disque de blues parce qu'il dépasse les clichés. La voix est superbe. Les accords jonglent entre la soul, le gospel, le groove, le rock et le blues evidemment. Il n'en fait jamais trop pour que la dénonciation soit juste et que les chansons prouvent la bonne volonté. C'est un acte de résistance ce disque. A l'époque où l'on semble vacciner à toutes les horreur, entendre quelqu'un se révolter, cela fait franchement plaisir. Cri d'alarme ou cri du coeur, ce disque est essentiel à notre époque si troublée!

ATO records - 2017

L’un de nous – Albin de la Simone – (Tôt ou tard)

Une jolie ballade automnale et pointilliste

L’un de nous est un très joli album d’Albin de la Simone. On y découvre tout au long des morceaux le questionnement d’un quadramoureux. La couverture empruntée à une photographie de l’artiste contemporaine Sophie Calle annonce la couleur. Celle des différences, d’une douce jungle et des improbables rencontres entre animaux. Parmi eux, l’un de nous. Les textes, minimalistes, écrits au « je » entre 2014 et 2016 par Albin de la Simone abordent le couple, les séparations, le temps qui passe, la solitude.

La voix est particulièrement bien travaillée et posée sur des textes qui ont très belle place dans l’ensemble. Les mélodies sont particulièrement efficaces (Dans la tête, Le grand amour, A midi on m’a dit). Tout est construit autour du piano-voix clairement mis en avant. Les arrangements, originaux, accompagnent les textes, par touche de couleur sans prendre le pouvoir sur la voix, en deçà. Il en résulte une couleur automnale, boisée, un brin mélancolique, en introspection.

Parmi les chants, on discerne des voix de femmes, Maria Carlyle (chant de sirène de A midi on m’a dit), Sabina Sciubba (A quoi), Vanessa Paradis (Ado), comme en écho aux rêveries d’un chanteur solitaire, fantomatiques. L’album s’écoute et se réécoute avec douceur. En pointillisme.

 

Le Brio

Voilà un film bien dans son temps. Une comédie qui célèbre le verbe n'est jamais inutile. L'intelligence joyeuse est le sujet de cette comédie humble et agréable.

Jean D'Ormesson vient de nous quitter. Voilà quelqu'un qui connaissait la force des mots. Celui qui possède le langage obtient le pouvoir. Le respect. L'humour aussi. C'est la douce morale du film d'Ivan Attal, que l'on attendait pas à ce niveau là: une surprise prolixe mais plaisante.

Car faire un film sur le verbe est toujours quelque chose de courageux... au cinéma. Montrer ce qui ce dit, s'apprend et s'exalte. Voilà la mission de Le Brio où une jolie étudiante toute fraiche se retrouve entre les griffes d'un vieux professeur sulfureux, qui aime souffler sur les braises de la société. Pour éviter d'être virer de son université de droit, le professeur doit prendre en charge la jeune fille pour un concours d'éloquence...

Le récit n'est pas nouveau. Il va nous montrer que le mentor n'est pas si raciste. Il va nous suggérer que la jeunesse n'est pas si désespérante. Bref, pour Ivan Attal, l'ascenseur social fonctionnerait encore. Les gens qui montent dedans ne peuvent pas se blairer mais bon, avec un peu d'ouverture d'esprit, on arrive à tout.

Daniel Auteuil en ersatz d'Eric Zemmour, ca fonctionne! Camelia Jordana en actrice, c'est une excellente nouvelle. Elle est resplendissante et impressionne. Tout le casting est réussi et le cours oral prend de la valeur au fil des minutes.

Car Attal ose un constat social ce qui est trop rare dans une comédie française. Il profite de tous nos maux pour fêter les mots. La rhétorique et la prononciation deviennent des enjeux de société. Il donne une petite leçon simple et efficace à travers son concours entre apprentis avocats. Les clichés et les mésententes se corrigent avec les mots et les discussions. Louable morale!

Le film fait du bien car Attal n'est pas un pessimiste: son film est maladroit dans sa dernière partie, trop entendu. C'est encore un feel good movie qui dit des choses et juste pour cela on doit saluer cette oeuvre sensible comme un courageux film français. Bah oui, on en est là! Un divertissement qui a des choses à dire, ce n'est pas tous les jours que l'on voit chez nous!

Avec Camelia Jordana, Daniel Auteuil, Yasin Houicha et Nicolas Vaude - Pathé - 22 novembre 2017 - 1h35

Après ton black Friday, c’était comment ton Thanks Giving ?

 

Hi guys ! Alors comme ça on aime s’américaniser mes ptits poussins ? Hein, non ? Mais si voyons, à la fin de cette année 2017 qui a vu, quand même, quand on y repense hein, 1/3 de français bien franchouilles voter pour la folle issue de la dynastie lepeniste, oui cette frange bien bien vieille école, et pas la plus belle des cour de récrée, celle plutôt branchée blouse pour tous et si t’es rebeu va ailleurs ça sera mieux si t’es migrant repart avec ou sans tes dents, finalement en 39-44 y’avait pas que tu mauvais, voilà que nous avons retrouvé le même 1/3 enfourcher leur renault clio 3 places pour se fondre dans la masse à l’assaut des hypermarchés répondant à l’appel des milliers de spots radiophoniques pas irritants pour les oreilles pour deux sous oulalalal non en mode « Chéééérriiiiiieeeee dis donc chez Leclerc c’est le Black Friday pendant 28 jours tu voudrais en faire profiter ta mère pour ses packs de lait», des millions de pop up internet en mode « Black Friday -50% sur tes slips ton shit et même une kalach si ça te branche » et bien sûr les alertes mail par centaine où l’éternelle question de savoir comment une marque de bonnet péruvien a pu avoir ton adresse mail pour te proposer -70% sur du lainage à pompon issu des meilleurs poils de cul de lama du monde élevé à 3000m d’altitude.

A l’heure où, malgré tout, nous ne troquerions pas 1 Macron pour 8 Trump, loin de là, 20 ans après qu’Halloween ne soit apparu en France alors que le truc était franchement pas dans le rite français, voilà que nous devenons gentiment mais sûrement des jolies résonances d’outre-Atlantique au point de devenir plus ricains que ricains ? So what . Si tel était le cas, autant y aller franchement, let’s go boys, on est des fous, welcome in France of the USA, 10 trucs à prévoir avant, allons-y !

  1. Fini la messe de minuit le 24 décembre et les huitres au réveillon au soir bande de ringards ! Place à Thanks Giving, qu’est-ce ça veut dire, ça signifie quoi ? Mais qu’est-ce qu’on s’en cogne, Dinde pour tout le monde début décembre, et sacrifice de dinde à l’Elysée en live sur FoxLCInews, la nouvelle chaine d’infos française.
  2. Organisation le dernier dimanche de janvier du SUPERBOULES ! Grand concours de pétanque mais avec casque et combinaison bodybuildée retransmis sur en direct sur TFNBC1, FranceUS2, FranceUS3, Canalamérica4, FranceUS5, Mérica6. Chaque français devra impérativement regarder l’événement en dévorant des tacos au fromage et s’enfiler des litres de Budweiser.
  3. Les croissants du dimanche seront obligatoirement remplacés par des Pancakes au sirop d’érable, les pains au chocolat par des sandwiches au beurre de cacahuettes.
  4. L’hymne franco-américaine sera apprise dans toutes les écoles, le choix de la chanson « Si les ricains n’étaient pas là », de Michel Sardou est pour le moment le seul et meilleur choix.
  5. Les expressions « Oh my god » et « God Bless you » seront désormais d’usage dans une phrase sur deux ; exemple à la machine à café du bureau le matin « Dis donc t’as appris pour le furoncle à l’aine de Nicole de la compta » « Oh my goooodddd, God bless Nicole ». Voyez, c’est pas compliqué.
  6. Terminé le Ricard à l’apéro ou le punch pour les soirées d’été le tout dans un jardin bordélique avec des thuyas trop haut, on vire les portails, on tond les pelouses nickel, on achète des 4x4, on met une pancarte « Bush-Reggan 1984 » visible de la rue et on boit des bières ! Do it !
  7. Même quand t’as fait ton service militaire à Metz en 1996, tu dis que t’as été un « Marines », yes sir, que t’as servi la bannière french étoilée, que t’as fait ça pour préserver nos sources de pétrole mec, tu étais un simple Guy, tu es désormais super GI.
  8. Terminé de jouer u foot avec ton fils dans un parc à la con en bas de ton immeuble, tu t’achètes un gant de baseball et tu lui lances des balles en l’appelant Junior ! Oui même s’il s’appelle Mathis ou Adrien, maintenant c’est Junior, il doit collectionner des cartes des Yankees hyper rares et rêver d’aller voir un match de baseball dans le Bronx et non PSG-LILLE ! Ptit con !

 

  1. Achetez une arme ! Bah oui, c’est quoi cette histoire de pas être un mec, un vrai texan, un vrai gars alors ! Casquette de ton université sur la tête (ok ok t’as fait un IUT GEA en 93, pas grave) tu pars en forêt tous les dimanches pour canarder de la boite de conserve, mets la bien en évidence, avec un peu de bol, ta progéniture voudra shooter un de ses copains de classe à l’adolescence, lâche pas l’affaire, tu pourrais devenir célèbre.

 

  1. Voter Trump, c’est comme voter FN mais avec une touche quand même vachement moins honteuse et plus glam business réussite en dollars et moins retour au Franc. T’es toujours un abruti fini mais y’a un côté building Dallas JR Ewing où tu peux épater les copains.

 

Bon Thanks giving à tous et Merry Xmas in advance,

I kiss you,

Romestebanr

The Last Girl

On continue d'éternuer pour vous faire flipper: vous allez vous transformer en zombie habillé en beige et amateur de sang chaud! Non ce n'est pas vrai mais on vous demandera de jeter un coup d'oeil à ce film d'horreur anglais pas comme les autres!

Pourtant le film de Colm McCarthy ose un choix que l'on condamne très souvent en matière de zombie et mort vivant en tout genre: il donne une conscience à un zombie. Une jolie petite fille en plus. Franchement, on collerait bien des baffes dès le début du film.

Heureusement, McCarthy est un petit malin. Il ne fait pas un film de zombie. Il réalise un conte horrifique. Et le film va s'enfuir vers des sentiers inédits qui nous rappellerait presque Sa majesté des Mouches ou d'autres livres sur le monde cruel et les enfants.

Le début ressemblerait presque au film de Romero, Le Jour des Morts Vivants. Des zombies presque plus humains que les méchants militaires et les scientifiques tarés. Au milieu de tout cela il y a une jeune institutrice qui s'occupe d'une classe particulière: elle est composée de jeunes enfants qui sembleraient avoir une conscience malgré leur appétit vorace!

Après une attaque de monstres, la jeune femme prend soin de Mélanie, la fille la plus "humaine" du groupe. Ensemble elles vont tenter d'échapper à un triste sort. Et les péripéties vont se multiplier pour nous révèler un parti pris culotté et plutôt sympathique.

Une fois que la base militaire est envahie, le film s'échappe pour un récit d'aventures assez surprenant, décevant pour ceux qui sont habitués à Walking Dead, mais très agréable par sa croyance de la science fiction et du fantastique. Plus d'une fois, on se demande si tout le projet ne va sombrer dans le ridicule.

Un film d'épouvante avec Glenn Close ne peut pas être raté. Ni avec Gemma Aterton, blle raison de regretter le Brexit. L'interprétation aide le film. Il y a des petits ratés, des longueurs et des erreurs mais The Last Girl refuse d'être un énième film de zombie. C'est autre chose et très plaisant. Presque le film d'horreur idéal pour les fêtes de fin d'année.

Avec Gemma Arterton, Glenn Close, Paddy Considine et Sennia Nanua - 2017 - Universal

Viral

Atchoum! Désolé, c'est la saison des virus. Au cinéma, un petit microbe et c'est votre vie qui part en vrille! La preuve avec ce film où une contamination empêche une adolescente de flirter.

Et c'est le drame absolu pour Stacey et Emmma, deux frangines coincées chez elles après l'armée et l'état demandent à tout le monde de rester cloitrer chez soi. En effet, un vilain virus transforme la population en créatures agressives...

Le refrain est connu. Auteurs des très mauvais Paranormal Activity 3 et 4, le duo Henry Joost et Ariel Schulman avait le curriculum pour gacher le plaisir! Eh bien, on a tout faux. Viral est une très chouette série B, une de plus pour le producteur Jason Blum qui connait une belle année avec ses petites productions horrifiques qui cartonnent comme Get Out par exemple.

Car le film s'acharne sur l'american way of life et sur la morne existence qui en découle. Les rapports simples, humains, stéréotypés, se détériorent et virent au cauchemar ou au fantasme paranoïaque. Avec peu de moyens et des bons comédiens (dont le mésestimé Michael Kelly, éternel second ou troisième roôle à Hollywood), le duo de réalisateurs fait du bon boulot.

C'est assez inoffensif mais on devine une sourde ironie. Le duo respecte la grande régle d'une bonne série B: développer un sens critique à travers un spectacle en apparence divertissant et limité. La situation est connue: le film d'infectés est un genre qui explose en ce moment. Pourtant la réalisation est subtile. On se met à réflechir. Bref, la mission est remplie et Viral est loin d'être le navet industriel.

Avec Sofia Black D'elia, Analeigh Tipton, Travis Tope et Michael Kelly - 2016 - Wild side -

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