Songs of praise

Le premier electrochoc de l'année nous vient évidemment d'Angleterre, avec un disque qui sent bon le fish & chips, la biture et la colère de lads.
Shame sera donc le groupe à la mode en ce début d'année 2018. Ils sont jeunes. Ils sont fougueux. Ils sont tellement mal habillés qu'ils sont trop cools pour tous les critiques de la planète. Ils semblent bien vivre dans les années 80: sur les photos, on dirait les contemporains tout aussi tourmentés de Joy Division.
Les premiers titres nous plongent réellement dans le bouillon supersonique du post punk british. Mais ils restent néanmoins modernes car la rage du chanteur est bien celle de notre époque. Ils sont juvéniles mais ils maîtrisent avec une incroyable dextérité leur énergie.
Les Anglais sont toujours très forts pour nous sortir de jeunes groupes biberonnés à la culture pop de leur pays. Là, c'est impressionnant. Le chanteur Charlie Steen est un aboyeur de première. Il permet pourtant à ses copains de s'amuser musicalement.
Ils aiment les années 80; cela s'entend mais il est vrai qu'ils empruntent à beaucoup d'illustres ainés sans en avoir l'air. On est époustouflé par le souffle puissant et bien chargé de Steen qui pourrait être un membre de la famille Gallagher: un working class hero dans toute sa splendeur. Shame pourrait avoir toutes les qualités sonores et mythologiques pour être le premier groupe post Brexit pur et dur.
C'est un peu plus que la démonstration du rock garage, sous genre très à la mode chez les indépendants que l'on écoute dans cet album pas du tout honteux. Au fil des titres, il y a une sorte de lyrisme, de cinématographie qui se ressent. C'est un bordel finalement bien organisé et qui nous fait vraiment le don d'un sentiment, d'une émotion. C'est toute la classe typiquement britannique que l'on retrouve dans ce premier album spectaculaire.
Evidemment, aussitôt apparus, il peut avoir de fortes chances que les héros de Shame disparaissent après un succès ravageur mais il est vrai que cet album est marquant et a moyen d'être une référence dans les années à venir
Dead Oceans - 2018
the bad batch

Finalement Netflix c'est la résurrection du vidéoclub avec son lot de nanars à découvrir et de choses un peu étranges ou un peu ratés.
La plate forme Netflix produit des séries et des films à petits budgets. Netflix propose une gamme de films qui n'intéressent plus les studios. Spielberga a poussé sa gueulante il y a quelques années sur la folie des grandeurs des studios qui produisent désormais que des gros films dont le budget mettent en péril l'industrie. Les coups de poker sont devenus la norme à Hollywood.
Donc les moyens et petits budgets sont assez rares et c'est grâce au streaming que l'on voit de nouveau des petits films, courageux, ratés, marrants, lourdingues mais originaux. Sur Netflix, c'est de la série B qui prime mais dedans, on a bien vu des choses intéressantes, qui sortent du lot!
C'est le grand principe de The Bad Batch: les marginaux, les voyous, les rebelles, les éléments dysfonctionnels de la société sont jetés à la frontière des Etats Unis dans un No man's land désertique. Une jeune fille s'y retrouve et découvre le cannibalisme. En une journée, elle perd l'avant bras et la jambe mais réussit à échapper à l'appétit de détraqués bodybuildés.
Et puis le survival devient autre chose. Une espèce de déambulation romantique dans une monde de brûtes. La réalisatrice nous fait plonger dans l'horreur avant de nous tirer vers le haut! Vers quelque chose de plus éthéré. de plus délicat. La belle victime n'est pas qu'une blonde bornée. Le gros costaud n'est pas qu'un vilain carnivore. Le film n'est pas qu'un nanar post apo. Il y ressemble beaucoup. Beaucoup de stars (Jim Carrey ou Keanu Reeves) viennent faire coucou dans une intrigue flottante qui fait preuve d'un romantisme étonnant, naïf, en totale contradiction, avec la violence du genre. C'est donc du grand n'importe quoi. Mais comme c'est atypique, inadapté et très bizarre, on ne peut pas condamner ce drôle de petit film zonard!
Avec Suki Waterhouse, Jason Momoa, Jayda Fink et Keanu Reeves - Netflix - 2017
Wake up Now

Allez tout le monde debout! On se réveille et on danse avec ce gentil boy scout, Nick Mulvey, cousin éloigné de Jack Johnson.
Comme le surfeur chanteur, il aime la nature, les amitiés et les chansons optimistes. Il apprécie la simplicité et les rencontres. Petit anglais barbu, il aime regarder et écouter au delà de ses frontières et cela s'entend dans son second disque, collection de chansons folk "united colors of". Avec lui nous ne sommes pas loin du cliché de l'artiste engagé, qui aime le Monde dans sa globalité et qui écrit des chansons pour tous les charts de la planète.
Heureusement Mulvey est novice et on veut bien se faire avoir par ses chansons riches effectivement des sons d'ailleurs. Il y a bien cette guitare sèche qu'il partage avec Johnson et tous ces doux illuminés du rock qui veulent un monde meilleur.
Mais il y a un choeur capricieux que l'on pourrait voir venir d'Afrique. Il y a cette idée de transe qui fonde l'énergie de ce deuxième album. Sa voix imite des chants tribaux. C'est osé. Ca pourrait être maladroit mais la plupart du temps, cela fonctionne très bien.
La construction des titres est sophistiquée mais permet une cohabitation entre les influences absolument flamboyante, à l'image de la pochette, composition colorée et détaillée. Le diable est dans les détails. Ici, c'est un enfer de mélodies et d'instruments. C'est charpenté et chaloupé pour nous proposer une belle évasion dans une musique optimiste et subtile. Avec des cordes et des percussions, le bonhomme fait la différence et on se prend à rêver d'un monde meilleur.
Dans l'hiver froid, voilà un disque qui réchauffe!
Caroline - 2017
The Visitor

Comme les Stones, Neil Young continue de faire l'actualité malgré sa longue expérience. Récemment il offrait à tous ses archives. Il en profite aussi pour sortir un tout nouvel album.
Durant l'été, il a montré qu'il fut le roi de la folk en retrouvant un vieux disque pas totalement fini mais captivant. Il a sorti ainsi le meilleur album de l'année. Avant Noel, il a mis en ligne tous (je dis bien tous) ses enregistrements depuis ses débuts.
En même temps, il sort son trente neuvième album. Il retrouve pour l'occasion les petits jeunes de Promise of the real, qui tente de remplacer le Crazy Horse. Ce que cherche Neil Young avec eux, c'est bien entendu l'énergie pour accélerer quand il faut.
Car à 72 ans, le Loner ne s'arrete plus. On le dit au fil des chroniques (tous les trois mois environ): la productivité de Neil Young s'accèlère avec le temps. Ca peut ressembler à n'importe quoi. Des albums sont franchement gachés mais diablement vivants! C'est incroyable cette vitalité.
C'est ce que l'on retiendra de ce nouvel album, foutraque. Canadien, Neil Young est donc un étranger dans les Etats Unis de Trump et il le fait savoir sur ce disque qui évidemment est rempli de colère et de revendications. Le vieux hippy a encore de la ressource.
Mais il s'emporte un peu trop vite. Le disque donne parfois l'impression d'être une ébauche, une succession d'essais plus ou moins inspirés. Il y a du blues, des chansons pour les stades, des choses légères et un inévitable jam un peu trop appuyé. Ce n'est pas un grand cru mais comme Woody Allen au cinéma, une oeuvre de Young a toujours des qualités qui nous rassurent.
Ici on entend de superbes ballades. Dans ses disques peu aboutis, il y a toujours des pépites qui transcendent l'ensemble. Même quand ce n'est pas génial, eh bien, ca vaut le coup d'écouter ce barde agé, ravi de ne pas être sage.
Reprise - 2017
Les heures sombres

Le biopic bien carré sur ce politicien tout rond et tout bougon qu'était Winston Churchill! Joe Wright possède tout le flegme britannique pour venir à bout de ce périlleux projet.
Le réalisateur Joe Wright défend toute la culture anglaise qui s'exporte si bien au cinéma. Il a commencé avec Jane Austen (en 2005 avec Orgueil et Préjugés) puis a poursuivi avec des films typiquement british. Lorsqu'il s'essaie à autre chose, il est franchement maladroit ( sa version de Peter Pan et le polar Hanna). Il revient donc aux basiques en s'intéressant au plus célèbre des Premiers Ministres du Royaume Uni, Winston Churchill!
Un exercice difficile tant le personnage relève de l'icone identitaire! Mais Wright retrouve ses réflexes d'habile faiseur et limite son évocation aux premiers jours au pouvoir de Churchill, lorsque la guerre frappe de plein fouet l'armée britannique. Ce dernier est bien coincé entre la violence des nazis qui envahissent plusieurs pays en même temps et les petites combines politiques qui deviennent de nombreux pièges.
La politique et son isolement. Les arcanes du pouvoir comme un sous sol de la démocratie où tout n'est pas beau à voir et à entendre. Le film nous promène dans les palaces royaux et les cabinets de guerre. Il nous fait partager le quotidien d'un homme porté sur la bouteille et l'humour. Un père de famille absent. Un homme politique redoutable. Pourtant il est incroyable car il a des doutes et des imperfections comme le souligne sa femme campée par une épatante Kristin Scott Thomas.
Il faut bien des comédiens exceptionnels pour faire face à un Gary Oldman, qui dépasse l'imitation de l'homme politique. On oublie le maquillage et on devine les failles de cette légende de la politique anglaise. Oldman est truculent: il était fait pour ce rôle hors norme.
On aurait aimé un film hors norme aussi. Cela reste du bel ouvrage avec quelques belles idées de cinéma. C'est un peu long mais le devoir historique du film est respectable et un film sur le courage politique, n'est pas inutile à une époque où le cynisme régne.
Avec Gary Oldman, Kristin Scott Thomas, Stephen Dillane et Lily James - universal - 3 janvier 2018 - 2h08
Chaines info…le stagiaire du jour de l’an


Ahhhh ça oui, il est des vies que l’on ne peut envier, celle d’un SDF dans le froid québécois qui vient de paumer sa chaussette droite, celle d’un réfugié syrien cloitré à la frontière kurdo-irakienne avec un avenir aussi dégagé qu’une traversée de D958 à 22h20 en plein hiver (Celle qui va de Sée à Argentan dans l’Orne, oui, j’avais envie), celle d’un veilleur de nuit en abattoir à Valenciennes, celle d’un morpion accroché à un pubis d’actrice porno amateur, celle du coiffeur personnel de Trump ou encore celle de l’homme de ménage d’origine malienne d’Eric Zemmour…
Mais, malgré les sunlights apparentes, et pas nécessairement des tropiques qui se racontent en musique, certaines vies semblent elles aussi peu enviables, quand on les aperçoit au travers du petit écran. Celle du stagiaire reporter pour chaine Info durant la période des fêtes, appartient sans nul doute à cette catégorie.
Et oui ma brave dame, à la télé les places sont chères, il faut jouer des coudes, faire ses preuves, ni dieu ni maitre ni amis ni amours, et si, au début de ta carrière de journaliste, on te demande d’aller couvrir un 25 décembre ou un 1er de l’an, une tempête de bretonne dès 5h30 du mat dans un bled désertique du Finistère, et bah tu y vas…
Accompagné d’un preneur de son lui aussi stagiaire, et un caméraman, qui le sera tout autant, stagiaire, tu devras accepter de dire adieu à la dinde de Noël de mamie ou encore à toute idée de faire, comme au bon vieux temps, la bringue avec tes potes en hurlant « bonnneeeee annnnnééééeeeee » déguisé en cotillon géant lors du 31…non, ta vie pour les prochaines années sera d’aller là où aucun autre reporter confirmé ne veut aller.
En plateau, la prise d’antenne sera assurée par les deux Ken et Barbie eux aussi stagiaires qui t’appelleront le « correspond sur place », tu auras la mouillette, calé sur le rebord mouillé de front de mer, le vent en pleine tronche, levé depuis 3 du mat dans l’espoir de croiser un jogger courageux venu braver les bourrasques, juste histoire d’avoir de quoi remplir tes 32 passages de la pré-matinale au journal du midi, car oui, ça sera ton privilège, comme le monde semble s’arrêter de tourner les jours de fête de fin d’année, toutes le lumières seront braquées sur toi.
De l’autre côté du petit écran, des dizaines de milliers de français les yeux mi-clos, haleine de poney péruvien chargée à la téquila de la veille, café trop fort et tartines difficiles à avaler, te regarderont en grommelant d’emblée «non mais z’ont vraiment rien à dire sur BFM TV à part les trucs de tempête » ! Et oui, là où t’as vraiment pas de bol, c’est qu’un 1er de l’an sur deux, en Bretagne, y’a tempête ; bon, l’autre année sur deux tu pourras toujours te contenter d’interroger les vingt mêmes débiles qui se foutent dans l’atlantique glacée à 8h du mat avec des bonnets de bains à piquetons fleurs tulipes en hurlant des « ah bah ça saisit un peu au départ mais après elle est bonne »…t’auras gagné ta journée tiens mon con !
Mais attention, ça ne sera pas ta seule mission brave gars, car pour être un bon stagiaire envoyé spécial pour chaine info, ton année sera longue, il te faudra sans nul doute signer la charte des « commandements de l’envoyé spécial stagiaire », que voici :
1. J’accepterai sans broncher de partir avec une voiture de location dans un endroit qu’aucun GPS ne connait, tout ça parce qu’un arbre est tombé sur une maison de retraite et qu’il fallait que j’y aille.
2. Je galérerai comme un dingue pour trouver un témoin dans un village perdu d’Alsace afin de savoir s’il a voté ou non FN un dimanche d’élection cantonale. En acceptant de me faire traiter de « juif bobo gauchiste », car pour l’électeur du FN, même stagiaire, un journaliste est juif bobo gauchiste.
3. J’apprendrai à rebondir sur des lancements plateau inintéressants croire creux vides du type « Preuve de cette vague de froid, ce -22C constaté dans les Vosges, où nous rejoignons d’ailleurs sur place… ».
4. Et que là c’est à toi et tu vas devoir broder 40 secondes autour de ce -22C, dans les Vosges, où tu es, à base de « en fait, ici on les sent bien les -22C, de mémoire d’habitant, on n’avait jamais vu ça depuis 1954, comme en témoigne Mme Gérard, habitante de 89 ans… » et là tu lanceras ton sujet avec l’amère sensation de travailler pour Groland TV.
5. Tu accepteras d’être entouré de supporters de foot bien tartinés à la bière de table après une ½ finale de Coupe de France un soir de 1er mai, alors que tous tes potes font barbecue dans ton jardin et on regardait le match à la cool, pendant que toi, tu attendais comme un con le lancement du JT Nuit pour intervenir et que des supporters beuglent derrière ton dos téléphone portable dans la main gauche pour dire à leur pote « ouaisss gros regarde j’suis sur Cnews derrière le mec à lunettes » et corne de brume dans la main droite qu’il ne manquera pas d’actionner au moment où tu es en direct, pour, un, te faire chier, deux, te rendre sourd, à tel point que le mec en plateau ne comprendra rien de ce que tu racontes et reprendra l’antenne…et tu feras le zapping en passant pour clown.
6. Tu en auras ras-le-bol de répéter 10 fois la même non-info devant l’Elysée un soir de remaniement ministériel pendant 3h, dans le froid, avec tous tes potes envoyés spéciaux, et que cette phrase « non ici à l’Elysée, toujours pas d’informations à part quelques rumeurs à mettre au conditionnel, donc toujours pas d’infos non… »
7. Tu connaitras les Vosges par cœur et pourras épater ou pas tes amis.
8. Tu finiras par coucher avec ton preneur de son car mine de rien, les départs dans les Vosges à -22C, ça crée des liens…
Un bien beau métier, bon courage mec, et surtout la santé hein, car c’est important la santé.
Bright

Bright, le premier blockbuster de Netflix s'est fait détruire par la presse américaine. Dans l'inconscient, le film de David Ayer a tout pour être l'ennemi du cinéma. Mais il est juste l'ennemi du bon goût! Rien de plus.
Car le nouveau film de David Ayer est assez laid. On ne va pas parler de son héros orque qui n'est pas très beau. Non, on va effectivement critiquer la photo du film, jaune pisse et on a le triste sentiment de voir un cinéaste incapable de filmer Los Angeles et ses crimes.
Michael Mann a marqué son art avec sa facon naturaliste de filmer la violence urbaine et son décor. Beaucoup de réalisateurs veulent faire la même chose sans aucun talent. Et le style de David Ayer s'est beaucoup détérioré depuis qu'il a essayé de faire un film de super héros, Suicide Squad. Pourtant il fut l'auteur de quelques polars secs et californiens.
Ici il rapproche donc l'heroic fantasy au polar. Les orques, les elfes et autres personnages légendaires partagent notre quotidien. Il y a longtemps, on s'est mis royalement sur la tronche mais depuis la dispartion du Dark Lord, la paix est relative et la coexistence entre les races se fait malgré tout.
Car les problèmes sociaux sont les mêmes. Les Elfes sont des riches et les orques, de grosses racailles à grosses dents. Au milieu, il y a un flic taciturne obligé de faire équipe avec le premier flic agent de police avant tout!
Sa vie n'est pas simple. Et elle va se compliquer le soir où il met la main sur une baguette magique et une elfe apeurée. Les ripoux veulent lui faire la peau. Un trio d'elfes albinos veulent lui faire un peau. Un gang veut lui faire la peau. les fédéraux de la magie veulent lui faire la peau. Bref, bright veut dire brillant, mais ce flic passe une sombre soirée.
Les ambitions de Ayer sont évidentes. Un gros buddy movie avec une touche fantastique. Une Arme fatale cruelle et uchronique. Un navet sans humour mais rigolo. Car Ayer imite en réalité une série B de 1987 où les monstres étaient des aliens: Futur Immédiat Los Angeles.
Bright est donc le miroir déformé du Los Angeles actuel. Mais c'est à peu près tout ce qu'il y a à voir dans ce polar répétitif et sans grande imagination. L'enjeu industriel semble plus important que l'identité artistique du film. Will Smith s'ennuie. Les méchants orques sont ridicules. La violence est mal placée. Noomi Rapace continue de s'enterrer dans des séries B qui ne sont pas à la hauteur de son talent. L'action est prévisible. Ce n'est pas un gros navet honteux. Mais juste un film paresseux qui gache une drôle d'idée. Si la liberté des séries impressionne à la télévision, ce n'est pas encore le cas des blockbusters produits par la télévision. Netflix n'a pas encore sorti son grand film populaire. Petit écran, petites ambitions!
Avec Will Smith, Joel Edgerton, Noomi Rapace et Edgar Ramirez - 1h50 - Netflix - 2017
On air

Incroyable voyage dans les années 60 avec les Rolling Stones.
Bon ils vieillissent mais ils sont omniprésents. Les Rolling Stones sont au coeur de l'actualité malgré leur âge très avancé. L'année dernière, ils sortaient un disque de reprises absolument passionnant. Il y a quelques mois, ils remplissaient trois fois le nouveau stade de Nanterre. Et maintenant ils compilent des morceaux entendus sur la BBC.
Juste avant Noel, il ne faut pas s'étonner de cette idée plus lucrative que commerciale. Les dollars sont très importants pour les papys du rock. Ca fait longtemps qu'ils roulent pour cela. On n'arrive même plus à leur en vouloir tellement les rides vont bien à Jagger et compagnie.
Cette fois ci, ils sont donc allés dans les archives de la BBC pour retrouver les passages du groupe dans les émissions de radio entre 1963 et 1965 (l'année prochaine on en aura un autre?). Le repértoire est riche: un rythm'n'blues de petits blancs, énergiques et délicieusement convenus. La voix de Jagger fait la différence. Braillard, il attire le blues vers cette contrée froide qu'est l'Angleterre. Et que dire de l'harmonica tout en écho!
Le plus impressionnant ce n'est pas la performance. C'est la réalisation. Le travail des mixeurs et des ingénieurs du studio Abbey Road. Ils ont nettoyé jusqu'au moindre détail les bandes d'origine. Le son est tout simplement incroyable. On n'avait pas entendu: on redécouvre les titres fondateurs des Stones. Ce n'est pas le disque révolutionnaire qui nous fera des révélations sur le mythique groupe. Mais on redécouvre avec plaisir, le blues primaire qui a fait des Stones, des géants de la musique.
Mercury records - 2017
Jumanji, bienvenue dans la jungle

AVIS A TOUT LES GEEKS DE LA GENERATION 1990. LA TEMPETE JUMANJI VIENT DE S'ABATTRE SUR NOS ECRANS DEVANT NOS YEUX NOSTALGIQUES DE CE JEU CAPTIVANT. REMIS AU GOUT DU JOUR, ON PENSERA BIEN EVIDEMENT A FEU ROBIN WILLIAMS MAIS L'HOMMAGE N'AURA PAS ETE CONSERVÉ.
ON MET LE PREMIER DANS UN COIN DE NOTRE TETE ET ON ESSAIE DE SAVOURER CE NUMERO BIS. MAIS C'EST DUR DE FAIRE ABSTRACTION DE L'ORIGINAL MALGRÉ TOUT. LA TRES BONNE IDEE (PEUT ETRE LA SEULE) ET DE PRENDRE DE GROS BRAS COMME DWAYNE "THE ROCK" JOHNSON POUR ETRE L'AVATAR DU GEEK QUI JOUE DANS LE MONDE REEL AU JEU "JUMANJI". JEU REMASTEURISE POUR L'OCCASION SUR CONSOLE NINTENDO NES.
TOUT LES AVATARS SONT L'OPPOSÉ MÊME DU JOUEUR, CE QUI DELIVRE QUELQUES SCENES ET CERTAINS DIALOGUES COCASSES ET BIENVENUS, HEUREUSEMENT PARCE QUE LE RESTE DU TEMPS ON OBSERVE CE FILM DE TRES LOIN. J'AI VRAIMENT RI DE BON COEUR UNE FOIS, QUAND SPENCER CLAQUE FRIDGE ET CA A DURÉ 3 SECONDES SUR 2H DE FILM C'EST PAS BEAUCOUP.
ON EST PLUS DANS LE BON GROS FILM FAMILIAL BIEN GENTILLET. ON NE VA PAS SE PLAINDRE DE LA NON VULGARITÉ DU FILM ET DE JACK BLACK, (POUR UNE FOIS). C'EST AUSSI MIGNON QU'UN INDIANA JONES POUR JEUNES ENFANTS, EN SE RAPPROCHANT PLUS DE "VOYAGE AU CENTRE DE LA TERRE 2".
CA COMMENCE COMME N'IMPORTE QUEL FILM D'ADOLESCENTS AVEC TOUT LES CLICHES EVIDENTS DE LA BIMBO, DU NERD....C'EST BIEN DOMMAGE, LE DECOR ET LEUR AVENTURE EST BIEN TROP BASIQUE POUR UN JEU COMME JUMANJI. L'IDEE DES AVATARS INVERSÉS A LEUR PERSONNALITÉ ET DES MULTIPLES VIES DES JOUEURS COMME DANS UN JEU VIDEO AURAIT DU PRENDRE LE DESSUS SUR LE RESTE ET NOUS FAIRE DELIRER A FOND CE JEU FAÇON 2017 MAIS ON DEVRA JUSTE SE CONTENTER DE BELLES IMAGES ET D'EFFETS SPÉCIAUX BIEN FAIT CE QUI EST DEJA BEAUCOUP PLUS QUE D'AUTRES FILMS.
AVIS AUX AMATEURS
Avec Jack Black, Dwayne Johnson, Karen Gillan et Kevin Hart - sony - 20 décembre 2017 - 1h55
Le grand jeu

CE N'EST CLAIREMENT PAS LE BIOPIC DE L'ANNÉE (BON D'ACCORD ON EST DEBUT JANVIER) ET J'AVOUE VOLONTIERS QUE SANS L'APPAT DE L'UNIVERS DU POKER QUE J'AFFECTIONNE TOUT AUTANT QUE JESSICA CHASTAIN, JE N'AURAIS PAS SONGE A VOIR CE FILM.
QUI POUR UNE FOIS A L'AIR DE RESSEMBLER AU "LOUP DE WALL STREET" AU FEMININ COMME ECRIT SUR L'AFFICHE (I KNOW, SHAME ON ME, JE N'AI TOUJOURS PAS VU LE FILM). IL Y A AUSSI UNE TRAME RESPECTEE DES BIOPICS, COMME DANS "BARRY SEAL" ET CA CA RASSURE AUSSI. J'AI L'IMPRESSION QUE CA VA ME FAIRE LE MÊME EFFET QUE "AMERICAN BLUFF" (SANS MAUVAIS JEU DE MOT !)
QU'UNE FOIS C'EST BIEN MAIS QU'EN LE REVOYANT CE SERA BEAUCOUP PLUS ENNUYEUX. CELA ETANT DIT, C'EST BIEN MONTÉ,LE SCENARIO EST BIEN FICELÉ ET BIEN ECRIT MAIS IL MANQUE CE PETIT QUELQUE CHOSE QUI CAPTIVE PLUS. CETTE TENSION QUE L'ON TROUVE DANS "MISS SLOANE".
COMPARATIF DU DERNIER FILM DE CHASTAIN ET QUI RESSEMBLE EN BEAUCOUP D'ASPECTS A CELUI CI. IL MANQUE PAS GRAND CHOSE POUR RENDRE CETTE HISTOIRE VRAIE ENCORE PLUS INTERESSANTE. MALGRÉ QUELQUES SCENES BOOSTÉES EN MODE PARTIE DE POKER CLANDESTINES, AVEC DE VRAIES MAINS ANALYSÉES, JE TROUVE LE TON UTILISÉ BEAUCOUP TROP SERIEUX, POUR RACONTER CETTE HISTOIRE VRAIE D'UNE CHAMPIONNE DE SKI QUI DEVIENT ORGANISATRICE DES PLUS GROSSES PARTIES DE POKER POUR LES PLUS PRISÉS.
HEUREUSEMENT IL Y A CERTAINES REPLIQUES SYMPATHIQUES ET QUELQUES EFFETS DE STYLES. MOLLY EST SUPER INTELLIGENTE, APPREND SUPER VITE ET JESSICA CHASTAIN PARLE NON STOP PENDANT 2H20 MAIS MALGRÉ TOUS CES ATOUTS EVIDENTS, C'EST UN PEU LONG ET ON NE SE PREND PAS TOTALEMENT AU JEU. J'ESPERE QUE LE RÉALISATEUR N'A PAS TOUT MISÉ DESSUS....(BAH QUOI?!).
AVIS AUX AMATEURS
Avec Jessica Chastain, Idris Elba, Kevin Costner et Michael Cera - 3 janvier 2018 - snd - 2h20



