Loose Canon

Disque d'été! Autre fan de la pop qui a l'envie de voyager: Neil Hannon. Amoureux de la France, il rêve de fonder un empire de la musique sur notre territoire! En pèriode de Brexit, on espère franchement qu'il va s'intaller chez nous et nous révéler nos forces!
Car Neil Hannon, depuis ces débuts, aime céléber l'Hexagone, ses grands hommes, les grands clichés et son histoire mythique. Il est très à l'aise chez nous avec sa musique pop de chambre, ses envies mégalomaniaques ou son gout pour les petites françaises (Valérie Lemercier ou Charlotte Gainsbourg).
En 2016, en pleine crise du Brexit, il se rappelle à notre bon souvenir après des années de silence. On avait un peu oublié la valeur de son travail. Ce type aime les chansons exaltées, résolument précieuses ou finement ciselées. Neil Hannon, petit blondinet, est un grand monsieur du genre, depuis le début des années 90.
Loose Canon regroupe quelques moments de sa dernière tournée en Europe. Il est certain que son style, entre Scott Walker des débuts, Jarvis Cocker et Jacques Brel, ne peut pas s'exporter au delà! C'est un pur produit du coin.
Artiste fabuleux, il goute donc à la pop classique et classieuse. Cet album est donc héroïque: il compile des années de recherches musicales vers une perfection harmonique. Ayant pris du recul, le musicien est devenu producteur. Il s'est marié. Il a aussi pas mal déprimé. Le génie blond des débuts a perdu de son innocence mais il a gagné désormais en clairvoyance. Les nouvelles chansons sont taillés pour la scène mais les anciennes font toujours autant d'effets.
Faussement vieillot, le genre de Neil Hannon est un voyage "retour vers le futur" où il retrouve toutes les qualités d'un style dit "à l'ancienne". Hannon aime la France, les belles choses et les jolis sons.
C'est un album de voiture si vous traversez la France! Vous allez l'adorer! Notre beau pays! Et son amoureux transi!
DCR - 2017
Tonnerre de feu

Les Eighties continuent leurs vacances dans nos pages. On poursuit notre quete de cinéma de séries B mais qui veut tout de même balancer sur les années Reagan. Prenons un peu de distance et envolons nous!
L'histoire: Traumatisé par la guerre du Vietnam, Frank Murphy vole pour la police de Los Angeles à bord d'un helicoptère. Habitué des nuits, il survole la violence urbaine et se trouve bien embarasser lorsqu'on lui propose de piloter un engin sophistiqué mais plus que dangereux. Entre un complot gouvernemental et des criminels à pourchasser, Murphy trouve aussi le temps de s'engueuler avec sa petite amie...
Le réalisateur: sous estimé, John Badham a tout du Yes man d'Hollywood. Comme Ron Howard, les films sont aussi bons que peut l'être le script. Ce qui veut dire que toute la partie technique sera assurée par ce cinéaste connu pour son film Wargames, qui sortira la même année et annoncera lui aussi pas mal d'angoisses existentialo-technologiques. Il a aussi quelques films cultes dans sa filmographie comme La fièvre du samedi soir ou le très plaisant La Manière Forte. Discret et compétent, John Badham, anglais venu de la télévision, ne fait pas de vague mais fait toujours le job! Une machine de guerre?
L'anecdote: Malcom McDowell joue le badguy dans Tonnerre de Feu. Depuis Orange Mécanique, c'est son fond de commerce et ca semble lui convenir. Il a comme toujours son regard de fou et une froideur glacante. Il joue l'ennemi juré de Roy Scheider, un pilote hors pair. Ce qu'il n'était pas du tout. Si Scheider s'est pris au jeu pour les besoins du film, le méchant était une poule mouillé dès qu'il fallait approcher un hélicoptère.
Le casting: Roy Scheider est la star mythique des Dents de la Mer. Mais il a donc volé dans Tonnerre de Feu et fait d'autres choses. On a oublié qu'il fut dirigé par des grands de l'époque comme Robert Benton ou Bob Fosse. Il fut un complice aigri de William Friedkin. Flic dans French Connection, il est le héros du Convoi de la Peur, film maudit mais devenu culte depuis quelques années. A cause du tournage houleux, les deux hommes ne sont plus jamais parlés.
Pourquoi on aime: Ecrit par le scénariste de Alien, Tonnerre de Feu est une charge féroce sur le tout sécuritaire qui connait un certain succès. Regarder Tonnerre de feu aujourd'hui et vous trouverez que l'écho est très étrange avec notre actualité. En tout cas, le film est une série B sans concession et cela fait bien plaisir. D'autant que la réalisation de Badham est musclée. En suivant un pilote d'hélicoptère, le réalisateur permet une nouvelle vision du décor de Los Angeles. Des années avant Michael Mann, son traitement du polar est original par ses choix de mises en scène ou de perspective. Une paranoia envahit l'espace... Bref, il y a des films qui vieillissent bien et c'est le cas de Tonnerre de Feu.
Quand Badham rimait avec Bad ass...
1983
An Innocent Man

Bon alors qu'est ce que l'on écoute dans sa voiture, quand on est dans les embouteillages? Quand on voit la mer pour la première fois? Quand on grimpe dans les petites routes de montagne? Plaisir coupable: Billy Joel.
Billy Joel est une star américaine. Un roi du piano. Un parolier rusé. Un type amusé par la gloire et le succès. Il a vendu environ 80 millions d'albums et en 1993, il a préféré mettre sa carrière entre parenthèses, histoire de ne pas faire de faux pas. Il en a fait quelques uns mais ce type, en apparence lisse, a tout de même quelques chefs d'oeuvre à son compte.
An Innocent Man est une pépite. Nous sommes en 1982. Billy Joel est sur le toit du monde et l'industrie est en admiration pour ce roi de la pop. Mais un an plus tard, un nouveau roi s'affirme Michael Jackson! Thriller va battre tous les records et attraper tous les prix. Le numéro deux de cette année là, ce fut An Innocent Man!
Dedans on trouve l'incontournable Uptown Girl et ses rythmes rétros. C'était justement l'idée simple et génial de Billy Joel. Jeune divorcé, toujours aux bras d'une mannequin à la mode, le musicien se dit qu'il retrouve aux débuts des années 80, une seconde adolensce. Lui vient alors l'idée d'un disque qui rendrait hommage aux musiques de son adolescence.
Avant donc l'arrivée massive des synthétiseurs typiques des années 80, Billy Joel ne reprend pas des titres connus de son enfance mais s'inspire pour écrire dix chansons marquées par la soul, le doo woop et le bon vieux rock'n'roll.
Comme une vieille cadillac, c'est clinquant et rutilant. C'est un disque à la légèreté assumée. C'est simple mais délicat. Trois chansons seront dans le top 10 de l'année 83. La nostalgie est une caressante sensation. Billy Joel ne fait pas de fautes de gout. C'est rafraichissant en diable. Donc à écouter durant le mois de Juillet et d'Aout sur toutes les routes du Monde!
Society

L'été on ressort nos vieilles VHS: on a retrouvé une bien planquée. Celle d'un film plus subversif qu'il n'y parait: le gluant Society!
L'histoire: Le jeune Billy a tout pour être heureux. Il habite dans une grande maison à Beverly Hills. Il a une grosse jeep et une petite amie sublime. Au lycée tout va bien. Bref sa vie est parfaite mais il se pose des questios: à son psy, il avoue qu'il trouve sa famille, un peu étrange... ses doutes vont bientot laisser place à l'effroi!
Le réalisateur: Brian Yuzna est un producteur de séries B. Au milieu des années 80, il soutient les efforts de Stuart Gordon. Leur collaboration donnera naissance à des monuments du cinéma d'horreur: Re animator, Aux Portes de l'au delà ou Les Poupées. Cela lui donne le goût de réaliser son premier film, Society. Un chef d'oeuvre du genre qui mettra du temps à sortir au cinéma et s'imposer comme une oeuvre beaucoup plus complexe que prevu. Par la suite, il a produit beaucoup d'ambitieuses séries B. C'est un amoureux du genre et cela sa voit. Tant mieux pour nous.
L'anecdote: Le film sera un gros boulot pour l'incroyable Screaming Mad George, spécialiste du maquillage et des effets spéciaux. On lui doit à l'époque pas mal d'effets pour les besoins de la saga Freddy mais le script de Society lui permet de libérer totalement son imagination. Complice de Yuzna sur pas mal de projets, ce dernier lui fait confiance. Encore aujourd'hui, les orgies glauques de Society sont une référence dans l'horreur. Pour l'occasion, le technicien s'était inspiré de l'oeuvre de Salvadore Dali.
Le casting: Avec sa production de série B, Society n'aurait pas du laisser de grande trace dans l'histoire du cinéma. Les comédiens sont de seconde zone. On retiendra surtout le jeune héros, avec son physique so eighties et sa coupe mulet de toute beauté. Billy Warlock était à l'époque la star de la série Alerte à Malibu, autre vestige des années 80.
Pourquoi on aime: tout simplement parce que cette série B fait son boulot de série B. Divertir. Faire réfléchir. Refleter une réalité. Brian Yuzna, déjà pape de la petite production, balance une charge sévère sur la société américaine. Il trait d'abord de l'opposition agressive entre les riches et les pauvres puis il se confronte avec jubilation à des sujets plus durs comme l'inceste, les familles dysfonctionnelles ou la sexualité déviante. C'est un film qui tire à boulets rouges sur l'Amérique des apparences. Yuzna aura bien du mal à sortir: on comprend quand on le voit!
Willow

Les Eighties sont de retour pour que vous passiez de chouettes vacances. On vous conseille aujourd'hui la vision du film étrange d'heroic fantasy de Ron Howard et George Lucas!
L'histoire: Dans un autre temps, à une époque où Peter Jackson n'était qu'un barbu amateur de films gore et gras, à une époque où James Cameron n'avait pas encore bidouillé les effets spéciaux, eh bien cela paraissait juste impossible de mettre en scène un livre aussi énorme que Le Seigneur des Anneaux! Il fallait donc inventer une histoire qui puisse rentrer dans le cahier des charges d'une production des années 80. Donc un bébé princesse se retrouve dans les bras d'un nain courageux, nommé Willow. Il doit la protéger d'une vilaine sorcière. Il peut compter sur un mercenaire costaud, Madmartigan.
Le réalisateur: Ancienne star de la série Happy Days, Ron Howard est devenu un héros du box office américain dans les années 80. Et cela va continuer dans les décennies suivantes. Dans les années 80, la science fiction lui doit deux énormes succès: l'aquatique Splash qui révèle Tom Hanks et Cocoon qui permet une cure de jeunesse à d'anciennes gloires d'Hollwood. Hélas, Willow est un gros bide critique et rentre moyennement dans ses frais: tout ce qu'il faut pour être culte!
L'anecdote: Le tournage du film a eu lieu entre le Pays de Galles et la Nouvelle Zélande (qui sera le gros point fort des trilogies autour du Seigneur des Anneaux de Peter Jackson) mais surtout Willow fut fait au pays de l'amour. Effectivement c'est sur ce tournage que le bellatre Val Kilmer tombe amoureux de Joanne Whalley et vont se marier rapidement. Le héros du film, Warwick Davis a lui aussi rencontré son épouse sur ce tournage. Ron Howard et George Lucas se retrouveront malgré eux pour Solo des années plus tard et le résultat au box office ne sera pas glorieux, une fois de plus.
Le casting: Val Kilmer est un sale type sur les tournages. On le dit difficile mais il était amoureux sur Willow donc il semble très heureux de courir partout avec des armures et des grosses épées. La révélation du film, c'est bel et bien Warwick Davis! Ewok dans le Retour du Jedi, le comédien jouera dans de nombreuses sagas fantastiques. On le verra dans l'horrifique Leprechaun, le familial Harry Potter ou le...euh familial Monde de Narnia. Warwick Davis a participé aux quatre dernières productions "Star Wars". Plus qu'un acteur, c'est une mascotte!
Pourquoi on aime: justement Willow est un film mal aimé. Ecrit et produit par George Lucas, le film profite des dernières technologies qui vieillissent mal. Il offre à Ron Howard un grand spectacle héroïque qui ne va pas beaucoup l'inspirer. Les comédiens sont bons mais trop premier degré. La musique est folle mais pas à sa place. La photographie est un peu ratée. Les idées de mise en scène sont parfois hasardeuses. Le conte vire un peu à la série z couteuse. Les défauts sont désormais les qualités de ce film d'héroic fantasy qui vient compléter une longue liste de films d'heroic fantasy qui fonctionnait mal dans les années 80: Krull, Legend, Dark Crystal. C'est donc assez drole à revoir, suite aux chefs d'oeuvre de Jackson, qui a mis un peu plus de coeur dans ce genre de spectacle.
1988
Mobilis in Mobile

Bande son de l'été. Ca y est c'est le grand départ. Ecoutez donc Mobilis in Mobile, hommage parfait, français et pop au grand Jules Verne, roi des terres inconnues et des voyages extraordinaires. Tout comme cet album.
Cet été, Benjamin Biolay reprend l'album de L'affaire Louis Trio, Mobilis in Mobile. Il rend ainsi hommage à son ami de toujours, le disparu Hubert Mounier, dessinateur de génie et chanteur sautillant de L'affaire Louis Trio.
Hubert s'appelait au début des années 90, Cleet Boris. Il avait un look de zazou. Il était connu pour sa banane, sa danse "j'ai mis les doigts dans la prise" et son hit souriant Chic Planète. L'affaire Louis Trio a rapidement connu le succès et a bien du mal à échapper à son image de trio cartoonesque.
Pourtant les albums du groupe montrent à quel point le trio vénère la pop dans ce qu'elle a de plus noble. Il faudra sûrement réévaluer leur discographie. Ils sont l'équivalent des Innocents, autre source de pop à la française rafraichissante.
Mais le sort jouera un mauvais tour au groupe. Du trio, il ne reste aujourd'hui que le taciturne Vincent Mounier, le frère doué pour les riffs de guitare. Une engueulade avec le frangin abrégera l'existence du groupe en 1997.
En 1993, le groupe rêve d'être pris au sérieux. Justement, c'est dans leurs rêves d'enfant que Hubert et ses deux compagnons trouvent l'inspiration, le concept! Mobilis in Mobile sera un album autour de 20000 lieues sous les Mers.
La pop se mèle aux folies scientifiques et exotiques de Jules Verne. Cela donne une base solide pour que le groupe montre de quoi il est capable. La mélancolie colle aux refrains. Les couplets sont habiles. 25 ans plus tard, on est subjugué par la limpidité du concept qui embrasse le gout de la pop de l'Affaire Louis Trio.
Les titres s'enchainent avec une fluidité incroyable. Le rire initial du groupe ne manque pas désormais d'ironie et de douces rudesses. Ce n'est jamais condescendant: le trio démontre son talent avec une aisance mélodique absolument royale.
Il nous embarque dans son hommage. On est vraiment dans un voyage fou et délicat. On comprend que Benjamin Biolay reprenne le disque: c'est un chef d'oeuvre flamboyant, épique et intime. Bonheur, du début à la fin!
Barclay - 1993
Le Flic de Beverly Hills 2

Youpi revoilà l'été et nos films so eighties et très stéréotypés: on commence fort avec un vrai film qui doit être réhabilité! Bienvenue au pays des filtres, de la beauferie et des valeurs bizarroïdes de Tony Scott!
L'histoire: roi de la tchatche, le policier de Détroit Axel Foley reprend la route pour Los Angeles lorsqu'il apprend que son ami le commissaire Bogomil s'est fait tirer dessus. Une fois de plus, il va mettre à mal le rêve californien.
Le réalisateur: frère de Ridley, Tony vient de réaliser deux films très différents en 1987. On lui doit Prédateurs avec des vampires dandy et érotisés mais on vient de se prendre dans la tronche, Top Gun et ses filtres impayables sur le sourire sublime de Tom Cruise. Hollywood apprécie donc son coté flamboyant pour les besoins de la suite du Flic des Beverly Hills. Par la suite, Scott prouvera qu'il est un grand faiseur, un fou furieux de l'image, le papa du style épileptique qui fera les beaux jours du cinéma de Michael Bay et autre crétin d'Hollywood.
L'anecdote: Le très british Tony Scott arrive donc à Hollywood et tombe sous le charme de la sculpturale Brigitte Nielsen, grande icone blonde des années 80, qui compose le rôle de la tueuse sans pitié. Le problème entre les deux amants a un nom: Sylvester Stallone. Donc il y a de la vanne dans le film autour de la star de Rambo. Après les succès très mitigés des mythiques Rocky IV et Cobra, le couple star est mal en point et Scott est littéralement amoureux de la comédienne, assez limitée, il faut l'avouer.
Le casting: Eddie Murphy est au top de sa carrière. Il est puant et désagréable. On préfère donc parler de l'incroyable trio qui forme le jeune Judge Reinhold, le taciturne John Ashton et le classieux Ronny Cox. Le premier a les meilleurs répliques. Le second a un sens de la comédie qui se révèle des années après. Le troisième est juste le meilleur second couteau des années 80. Ce qu'il va prouver dans Robocop en 1987. On remarquera aussi la présence de Dean Stockwell, hologramme de la série Code Quantum et surtout lauréat de deux prix d'interprétation au festival de Cannes, en 1959 et en 1962. On croise du beau monde à Beverly Hills.
Pourquoi on aime: Le premier épisode était un film noir classique transformé en comédie pour star du one man show. On sentait à quel point le polar se pliait sous le charisme de Eddie Murphy. Avec son style visuel appuyé, Tony Scott impose une vision du film noir où le compromis avec la star est moins évidente. Toutes les scènes sans Murphy sont plus dures et imposent une dissonance avec le reste comique du film. C'est une oeuvre bipolaire. Scott prouve qu'il est de son époque en trouvant l'inspiration dans le cinéma de HongKong et de John Woo. C'est un film assez violent, et proche de l'univers de Scott. On fut surpris à l'époque par cette violence. Maintenant c'est plus cohérent dans la filmographie du petit frère turbulent de Ridley Scott. Comme dans ses autres films, il y a une morne représentation de la société. Disloqué. Perverti. Corrompu. Mais on devine déjà un gout pour l'expérimentation. Ce n'est pas une oeuvre d'art, juste une série B vénère, bien dans ses baskets, à l'aise dans les années Reagan.
1987
My deer hunter dad

Josh Brolin sur tous les postes. Le comédien des Goonies a bien l'intention d'être l'acteur le plus vu cette année. Il s'y emploie avec un certain talent.
En 2018, il aura fait son apparition remarquée et remarquable dans deux franchises Marvel. Il est le méchant rugueux dans Deadpool 2 et surtout il joue l'ultime nemesis de tous les super héros qui gravitent autour de la planète, Thanos, dans Avengers Infinity War.
Un peu plus tard, on retrouve dans la suite un peu surprenante de Sicario de Denis Villeneuve. Bref, il est partout et désormais sur Netflix pour une récréation champètre avec My Deer Hunter Dad (dont on préfère tout de même le titre original The Legacy of Whitetrail Deer Hunter).
Le film se moque de la beauferie américaine autour d'un chasseur très heureux de célèbrer la nature en tirant sur les cerfs du monde entier. Il vit de sa passion et rêve de réaliser un film sur la première mise à mort d'un animal par son fils. Hé oui on peut faire ça dans les forêts américaines et le film va suivre le tournage épique de cette aventure sauvage.
Josh Brolin, qui a joué de président Bush Jr il y a des années, s'y connait pour donner du corps à la bétise et les visions simplistes d'un américain un peu à la ramasse, obsédé par les valeurs et la tradition.
Il est exceptionnel avec sa moustache virile et son pratique face à la nature. Reste que le scénario est un peu léger, trop facile. Il enfonce des portes ouvertes et le constat finit par lasser. La promenade finit par ennuyer. C'est toujours amusant de voir des américains se moquer d'eux mêmes mais c'est devenu courant depuis l'élection d'un type qui ferait passer Bush Jr pour un prix Nobel...
Avec Josh Brolin, Danny McBride, Montana Jordan et Scott McNeary - 2018 - Netflix
Les Indestructibles 2

Il LAISSE UN TRES BON SOUVENIR, LE PREMIER VOLET. QUE J’AURAIS DU REVOIR AVANT, HISTOIRE DE COMPARER AVEC CELUI CI. LES INDESTRUCTIBLES C’EST UN PEU LE PIXAR QUI CHANGE DE LEUR LIGNE DE CONDUITE, ET DE LEUR CONFORT HABITUEL.
C’EST TRÈS SYMPA A REGARDER, COMME UN BON VIEUX POLAR RÉTRO AVEC LA MUSIQUE QUI VA BIEN, TOUT D’AILLEURS DANS CE FILM FAIT PENSER A UNE CARTE POSTALE DES ANNÉES 50-60. MÊME LEURS COSTUMES AVEC JUSTE UN BANDEAU SUR LES YEUX, ME RAPPELLE LES VIEUX BATMAN.
MAIS BIZARREMENT JE ME SUIS BIEN EMMERDÉE MALGRÉ L’ACTION (AUCUNE IDÉE D’OU CA VIENT, JE PRÉFÈRE SUREMENT QUAND C’EST PLUS SUBTIL ET PLUS RECHERCHÉ EN TOUT CAS EN ANIMATION). J’AI TROUVÉ CA LONG ET TELLEMENT PRÉVISIBLE, DANS L’HISTOIRE.
LA SURPRISE DES PERSONNAGES EST MOINDRE ÉTANT DONNÉ QUE C’EST LE NUMÉRO 2. MAIS LE PITCH SUR LA PERCEPTION QU’ON A DES IMAGES DES MÉDIAS EST BIEN AMENÉ. ON NOUS MONTRE CE QU’ON VEUT BIEN NOUS MONTRER. ET DERRIÈRE CHAQUE IMAGE MÉDIATISÉE, IL Y Y’EN A TOUJOURS UNE AUTRE BIEN PLUS RÉELLE ET CRÉDIBLE QUE L’ON NOUS MONTRE JAMAIS.
ET LA OU PIXAR FAIT ENCORE LA DIFFÉRENCE C’EST QUE LE STUDIO TROUVE ENCORE LE MOYEN DE BALANCER UN MESSAGE TRES ACTUEL EN PARTICULIER AVEC LA POLITIQUE ET SUR LE SURDOSAGE D’OBJETS CONNECTÉS CONSTAMMENT PRESENTS DANS NOTRE QUOTIDIEN.
IL N’Y A VRAIMENT QU’EUX POUR NOUS FAIRE RÉFLÉCHIR ET NOUS AMUSER EN MÊME TEMPS DANS UN DESSIN ANIMÉ. JE N’AI JAMAIS ÉTÉ TRÈS SATISFAITE DU VISUEL DE CETTE ÉQUIPE QUI BOSSE EN FAMILLE. JE TROUVE QU’ILS FONT UN PEU TACHE, COMPARÉS AU RESTE DU DÉCOR MAIS C’EST UN PARTI PRIS UN PEU CARICATURAL DU DESSIN DE SUPER HÉRO, A L’IMAGE DU RÉTRO ÉVOQUÉ.
L’HISTOIRE EST DIGNE D’UN JAMES BOND, ON Y DEVINE AUSSI SON AVANCÉ C’EST DOMMAGE MAIS CA RESTE SPECTACULAIRE SUR PAS MAL DE POINTS. IL Y A BEAUCOUP DE SUJETS ABORDÉS, LE REVERS DE LA MÉDAILLE DES SUPER HÉROS QUI SAUVE LE MONDE MAIS A QUI ON DEMANDE TOUJOURS PLUS.
ILS VIVENT DANS L’ESPOIR DE DEVENIR UN VRAI HÉROS ORDINAIRE AUX YEUX DE TOUS ET C’EST PAS GAGNÉ POUR NE PLUS ETRE CONSIDÉRÉ COMME DES HORS LA LOI. IL Y A MÊME UN CÔTÉ FEMINISTE, CAR C’EST HELENE QUI PREND LES REINES DANS CET OPUS, TANDIS QUE BOB RESTE A LA MAISON A GARDER LES GOSSES. DONC LA DOUBLE LECTURE QUE FINALEMENT LE SUPER HÉRO, C’EST CELUI QUI ARRIVE A CONCILIER VIE PROFESSIONNELLE ET VIE PRIVÉE SANS JAMAIS BRONCHER MARCHE PARFAITEMENT ET CA C’EST SÛREMENT CE QU’IL Y A DE PLUS IMPORTANT DANS CE DESSIN ANIMÉ.
UNE GRANDE AVENTURE POUR LES PETITS ET LES GRANDS QUI N’A VRAIMENT RIEN D’ORDINAIRE.
AVIS AUX AMATEURS
Pixar disney - 4 juillet 2018 - 1h55
American Nightmare 4: les origines

IL FAUT DONC ATTENDRE CE QUATRIEME VOLET POUR CONNAITRE LES ORIGINES DE CETTE PURGE (ENCORE QUE), QUI JE VOUS LE RAPPELLE, AUTORISE UNE FOIS PAR AN, LE MEUTRE GRATUIT ET SANS CONSÉQUENCE DE VOS CONCITOYENS.
ALORS JAMES DEMONACO N’EST PLUS DERRIÈRE LA CAMÉRA COMME POUR LES 3 PREMIERS MAIS RESTE IMPLIQUÉ DANS LE SCÉNARIO CE QUE J’AI BEAUCOUP DE MAL A CROIRE. J’AI PRESQUE ENVIE DE L’EXCUSER VU LA QUALITÉ DE CE DERNIER MAIS C’EST A SE DEMANDER SI IL N’Y A PAS SON NOM JUSTE PAR CRÉDIT.
C’EST D’UN BATEAU ET D’UN CONVENU COMPARÉ AUX 3 AUTRES. ILS N’ÉTAIENT PAS NON PLUS OUF NIVEAU SCÉNAR MAIS AU MOINS IL Y AVAIT DE LA TENSION ET DE QUOI S’IDENTIFIER. ON CRITIQUE « BLACK PANTHER » D’ÊTRE UN FILM DE BLACK, CE QUE JE NE TROUVE PAS.
J’AI TROUVÉ QUE C’ETAIT CULTUREL ET QUE CA SERVAIT LE FILM. CELUI CI EN REVANCHE EST TRÈS COMMUNAUTARISTE (ET PAS COMME DANS « DOPE » NON PLUS), LA ON A L’IMPRESSION QUE LE RÉALISATEUR (NOIR) INCONNU, S’EST DIT QUE C’ÉTAIT L’OCCASION DE RENDRE JUSTICE À TOUS LES GENS DE COULEURS, GENRE C’EST SA CHANCE, A NE PAS RATER. (C’EST CON CA AURAIT PU ETRE TOTALEMENT DIFFÉRENT SANS CETTE VOLONTÉ, C’EST PAS DU TOUT CE QU’ON ATTEND DE CE FILM).
EN GROS JE SUIS DÉSOLÉE MAIS SI TU N’ES PAS NOIR ET PAUVRE, ET BIEN TU N’ES PAS CONCERNÉ. LA TRISTE VÉRITÉ EST QUE SEULS LES BLANCS SONT RICHES ET MANIPULENT L’OPPRIMÉ. C’EST UN PEU RADICAL COMME TRAITEMENT MAIS C’EST VRAIMENT CE QU’ON RESSENT DANS LE FILM.
ET C’EST VRAIMENT CE QUI M’A AGACÉE. CERTES LES PÈRES FONDATEURS RESSEMBLENT A S’Y MEPRENDRE AUX SUPRÉMATISTES BLANCS AMÉRICAINS. QUI EUX MALHEUREUSEMENT SONT BIEN RÉELS. C’EST D’UN CLICHÉ TELLEMENT FACILE QUE CA DISCRÉDITE LE FILM ET LE SENS MÊME DE LA PURGE, QUI EST DE LIQUIDER N’IMPORTE QUEL HUMAIN, SANS DISTINCTION DE STATUT SOCIAL, DE COULEUR...
DU COUP LA CA ANNULE TOUT. ATTENTION SI TU ES NOIR, QUE TU ECOUTES DU RAP, QUE TU DEALES DE LA DROGUE, PARCE QUE COMME TU ES NOIR, TU ES PAUVRE DONC TU NE FAIS PAS D’ÉTUDE ET BIEN TU AS PRESQUE TOUTES TES CHANCES DE TE FAIRE BUTER LORS DE LA PURGE.
MALHEUREUSEMENT AVEC CE FILM ON EN EST ENCORE LA, ET C’EST PAS CA QUI VA AIDER L’HISTOIRE A ÉVOLUER ! Y’A QUAND MÊME UN PROBLÈME DANS L’HISTOIRE, SI ON SUIT TOUT CE QUI EST ENTENDU, ALORS LES BLANCS DEVRAIENT BUTER LES NOIRS MAIS CE N’EST MÊME PAS LE CAS.
ILS SE TUENT ENTRE EUX. CE QUI PROUVE LE GRAND N’IMPORTE QUOI DE CETTE AMERICAN NIGHTMARE ! MIS A PART CE GROS POINT NOIR (JE VAIS AU BOUT DU BOUT AUSSI), LES SCÈNES DE PURGE SONT TROP FURTIVES, ET PAS BIEN AMENÉES, C’EST PAS TRÈS BIEN FILMÉ, C’EST PAS TRÈS BIEN JOUÉ NON PLUS.
LE PARALLÈLE ENTRE LE PREMIER JOUR DE PURGE ET DES GANGSTERS QUI VEULENT METTRE EN SUSPENS LEUR PETITE AFFAIRE LE TEMPS DU MASSACRE N’EST VRAIMENT PAS BIEN CHOISI ! J’EN AI CLAIREMENT RIEN A FOUTRE DE VOIR UNE BANDE DE DEALERS, SE FAIRE DU FRIC, PARLER BITCH, BRO, MOTHER FUCKER...
J’ESPÉRAIS UN PARTI PRIS BEAUCOUP PLUS INTELLIGENT, MOINS ÉVIDENT ALORS QUE C’ÉTAIT CARRÉMENT ÉVITABLE.... J’ATTENDAIS CLAIREMENT AUTRE CHOSE QUE CETTE PURGE BLING BLING. LE RÊVE AMÉRICAIN EST MORT, TOUT COMME CETTE FRANCHISE (LA TRILOGIE QUE J’ADORE), QUI VIENT DE PRENDRE UN SACRÉ COUP SUR LA GUEULE.
AVIS AUX AMATEURS
Avec Y lan Noel, Lex Scott Davis, Marisa Tomei et Joivan Wade - Universal - 4 juillet 2018 - 1h35




