Le syndicat du crime

Bon c'est vrai qu'on parle beaucoup de films américains dans ces chroniques eighties. On s'échappe pour HongKong, encore colonie anglaise à l'époque et lieu d'une révolution cinématographique.

L'histoire: Ho est un mafieux. Il est respecté par sa triade, son patron vénérable et son meilleur ami, Marc. Pour ne pas faire de l'ombre à son petit frère, Kit, qui veut devenir policier, Ho veut se retirer mais accepete la dernière mission qui bien sur va lui couter très cher...

Le réalisateur: Faut il vraiment rappeler l'incroyable talent de John Woo? Yes man de l'industrie hyper active de HongKong, il révolutionne tout simlement le cinéma d'action avec ce Syndicat du Crime qui connaitre deux suite et sera l'une des pierres angulaires du mythe du style John Woo. Il fera même mieux avec The Killer. Il explosera les limites avec Une balle dans la tête. Il fera son film d'action ultime avec A toute épreuve. Après toutes ses oeuvres, le cinéma d'action ne sera plus comme avant.

L'anecdote: Me too avant l'heure. Au milieu des années 80, Woo veut arrêter. Il réalise sans passion des comédies et trouve son salut en la personne de Tsui Hark, producteur frénétique. Il lui commande un film de genre. Pendant longtemps, les rôles principaux étaient pensés pour des femmes...

Les acteurs: le film qui a mis sur orbite Chow Yun Fat, devenu l'acteur le plus emblématique de l'univers Woo. A coté de lui, le film marque le retour au premier plan de Ti Lung, grande star des films d'arts martiaux de la Shaw Brothers. Enfin le film met au premier plan la star de la chanson, Leslie Cheung . Ce dernier s'imposera avec Wong Kar Wai et Chen Kaige dans des drames pour festivals. Hélas, il décéde en 2003 après un accident dramatique.

Pourquoi on aime: Le syndicat du crime pourrait presque décevoir à la première vision. Les scénes d'action ne sont pas si nombreuses. Mais on voit à chaque instant, une méthode, un style qui va se développer ensuite pour finir par donner des idées à Scorsese et tout le reste d'Hollywood. Le scénario est palpitant avec des destins qui s'entrecroisent. L'amitié et le courage sont galvanisés. Les scénes complexifient les personnages. Woo exalte des valeurs avec une foi qui déborde les limites du polar. On est submergés par ce film d'un autre temps mais qui continue de faire du bien à la tête, aux yeux et au coeur!

Immunity

Aidée par le plus célèbre des Vampire Weekend, la jeune et talentueuse Clair éclot avec de quoi se défendre. Efficace et pas très spontané.

Clairo est donc une des nombreuses nymphes qui naissent sur les réseaux sociaux. Elle a la beauté diaphane des adolescentes. Elle parle de son existence troublée. Elle se répand sur internet et subjugue des millions de personnes qui lui offrent des clics.

Ces clics lui ouvrent logiquement les portent des labels. Farouche, elle ne veut pas signer avec les majors et va chez un ami. Elle croise aussi Rostam Batmanglij , ancien des Vampire Weekend, producteur qui a la hype.

Il décide d'accompagner la jeune femme sur la subtile exécution de son premier album. Il lui offre l'immunité effectivement. Ce premier effort est solidement bati. On a droit à la totale de tous les sons à la mode. Sauf qu'ils sont à la botte d'une toute jeune artiste qui sort à pein de sa chambre...

La musique est nappée d'effets en tout genre. Batmanglij n'en fait pas des tonnes mais il incruste un style très moderne. C'est séduisant. Mais ce n'est pas toujours spontané.

Immunity défend effectivement l'artiste qui sort de l'adolescence. La mélancolie se met au service d'une electro pop un peu trop proprette et assez attendue finalement. Immunisée, la jeune femme est hélas un peu trop stéréotypée.

Fader - 2019

Le miraculé

Promis ce n'est pas fait exprès: on parle d'une comédie irrévérencieuse des années 80, envers la religion le jour de la fête de Marie. Vraiment, on ne savait pas... Croix de bois croix de fer, si je mens...

L'histoire: Escroc désagréable, l'affreux Papu se fait renverser par une voiture. Il en profite pour monter une arnaque à l'assurance mais ce n'est pas du gout du détective muet mais redoutable Fox Terrier qui décide de mener son enquête. Il suit Papu à Lourdes, terre de miracles mais surout d'embrouilles en tout genre.

Le réalisateur: après Un drole de Paroissien, l'iconoclaste Jean Pierre Mocky continue de gratter là ou ca fait mal. Il se moque donc allégrement et sans grande nuance (sa marque de fabrique) du commerce autour de la religion. Prolifique et prêt à tout pour tourner, Jean Pierre Mocky n'a jamais eu les honneurs des prix mais a toujours soutenu une cadence pour sortir des comédies sur les travers de ses contemporains. Parfois réussis, Mocky est surtout un as pour réunir des stars dans ses projets les plus fous et fauchés.

L'anecdote: avec son scénario, Jean Pierre Mocky a réellement demandé aux autorités religieuses de Lourdes s'il pouvait tourner là bas. Evidemment, l'acidité du scénario n'est pas passée inapercue. Le réalisateur essuie un refus mais a tout de même tourné de manière illégale dans le célèbre sanctuaire. Quel coquin...

Les acteurs: Le trio est très prestigieux. Michel Serrault est muet mais il en fait des tonnes. Jean Poiret est affreux sale et méchant. Ce sera la dernière fois que les deux hommes feront les clowns ensemble. Au milieu des deux fanfarons, Jeanne Moreau est parfaite en ancienne prostituée qui voit sa foi mise à rude épreuve. On remarquera dans le rôle de l'abbé tenté par la chaire, Marc Maury, ancien sportif devenu le speaker des grandes compétitions internationales...

Pourquoi on aime: Jean Pierre Mocky n'est pas le cinéaste convenable et poli. Cet homme a toujours été le poil à gratter du cinéma français. Les régles du cinéma l'ennuient. Le bon gout n'a pas souvent le droit de citer chez lui. Mais son sens de la farce fait toujours plaisir. Il a ce style bien franchouillard: combattif et un peu anarchiste. Le Miraculé réunit donc une galerie de personnages caricaturaux pour emmerder les pélerins, les biens pensants et les catholiques. La vulgarité comme arme contre l'hypocrisie. Ca marchait bien à cette époque.

éxécutions à victory

Il y a des lectures qui vous scotchent, vous hantent, vous défient. C'est le cas avec ce polar glacial et cinglant.

Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de Victory. La ville est une poubelle à ciel ouvert. Les détritus sont des putes, des drogués, des paumés et quelques flics désabusés pour éteindre les possibles incendies.

Cette petite ville assommée en plus par un hiver rugueux devient le lieu d'exil d'un flic solide et cynique. Jules Bettinger est un bon policier, impossible à gérer. Le voilà donc envoyé à Victory: il y découvre la misère la plus totale.

Et surtout, il doit rapidement faire face à une série de meurtres contre des policiers. L'intrigue est simple mais il va souffler un vent de violence inouïe. On traine dans des rues malfamées qui pourraient être des décors de cinéma.

Batteur dans un groupe de métal, cinéaste assez redoutable (le western cannibale Bone Tomahawk avec Kurt Russell), S Craig Zahler ne s'intéresse qu'à la noirceur qui habite nos sociétés.

Difficile d'apprécier l'humour cinglant du héros. Impossible de compatir avec des policiers véreux. Encore moins avec des homeless et des dealers qui se transforment quasiment en zombies.

Le livre décrit sans aucune concession un enfer sur Terre, qui semble sans fin. La ville devient un piège angoissant. Les repères moraux volent totalement en éclat. L'auteur semble connaitre tous les rouages narratifs et même politiques de L'Inspecteur Harry. Les descriptions sont sèches ou vous amènent jusqu'au malaise.

Cependant, on adore être maltraité comme cela. C'est aussi ce que l'on attend d'un polar: une vision sombre de la société. Une appréciation de la décomposition sociale. Une volonté de transformer l'horreur en une passionnante virée en enfer!

Gallmeister - 362 pages

Gandahar

Dans les années 80, les dessins animés se faisaient dans la douleur. Cela pouvait offrir de vrais beaux moments de science fiction.

L'histoire: Dans un monde où les gens sont bleus et vivent en harmonie avec la nature, l'équilibre est menacé quand déboule une menace étrange: une armée d'hommes machines. Syl, commandée par sa reine, doit mener une enquête qui va lui révèler bien des étrangetés... et des dangers bien sur!

Le réalisateur: René Laloux est une légende de l'animation. Ami de Roland Topor, il n'a réalisé que trois longs métrages d'animation mais ils sont tous importants. En 1973, il explose le psychédélisme et la SF avec La Planète Sauvage. Au début des années 80, il profite de l'art de Moebius pour mettre en scène Les Maitres du Temps. Gandahar sera son dernier effort.

L'anecdote: Laloux a toujours eu du mal à produire en France. Le premier film fut réalisé en Tchécoslovaquie; le second en Hongrie et le troisième, en Corée du Nord. Gandahar était un projet qui datait depuis 1977. Mais Laloux a eu trop de mal à défendre chez nous son idée. Visiblement dans les dictatures, il y avait des bons animateurs pour projets fous et déconcertants.

Les acteurs: Parmi les voix de Gandahar, on retrouvera la saveur particulière de George Wilson, légende du théâtre et d'Anny Duperey, star populaire.

Pourquoi on aime: dans les années 80, tout tournait autour du fric, de la gloire, de wall street et de Sylvester Stallone. Faire un projet aussi utopiste que Gandahar ressemblait à une grosse erreur. Un vieux vestige des années 60 et du psychédelisme. Aidé par le graphisme de Caza, René Laloux poursuit ses obsessions autour de la science fiction avec une histoire bizarre, qui défie le temps, les corps et les pouvoirs. L'animation a évidemment vieilli. La musique de Yared fait saigner les oreilles. Les dialogues font sourire. Pourtant il y a ce charme lié à la croyance de la fiction pour comprendre la réalité qui subiste. Cela fait de Gandahar, une expérience étrange mais agréable.

https://www.youtube.com/watch?v=My7yQaP5FlM

Le Blob

Après la quatrième dimension, il fallait aussi dans les années 80 se méfier des météorites. A l'intérieur, on peut trouver des chewing gum géants qui veulent nous macher...

L'histoire: une petite ville sans histoire. Des adolescents qui s'ennuient. Une météorite qui s'écrase juste à coté. A l'intérieur, une masse gluante et rose qui veut avaler tout être humain qui se promène à coté d'elle...

Le réalisateur: Chuck Russell est un type que l'on aime malgré un savoir faire qui ne dépasse pas le stade de simple faiseur. Mais l'auteur a toujours travaillé avec passion pour le fantastique. S'il signe avec le Blob son petit chef d'oeuvre, aidé par l'écriture très kingienne de Frank Darabont, il a signé le scénario du curieux Dreamscape. Il a réalisé le troisième et meilleur Freddy. Il a révélé Cameron Diaz dans The Mask. Il fait des petites choses comme cela dont on se souvient malgré tout. Juste pour cela on l'aime beaucoup.

L'anecdote: Remarqué et remarquable dans la série policière Capitaine Furillo, Jeffrey DeMunn a profité du Blob pour se rapprocher du scénariste Frank Darabont. Leur collaboration sera une marque de fabrique du réalisateur de La Ligne Verte et The Mist. D'ailleurs on le retrouvera dans les deux premières saisons de The Walking Dead.

Les acteurs: il n'y a pas vraiment de stars dans le film de Chuck Russell mais Le Blob restera dans les mémoires pour la coupe de cheveux de Kevin Dillon, frère de Matt, qui fera une petite carrière par la suite. On le reconnait dans Les Doors d'Oliver Stone par exemple.

Pourquoi on aime: Le Blob est le remake eighties d'un petit classique de la science fiction paranoiaque qui avait révélé un petit jeune du nom de Steve McQueen. Ici, le nouveau film d'horreur ne révélera pas de légende du grand écran. Il montre néanmoins ce que c'est qu'une correcte série B, bien faite et surtout passionnée. Russell et son scénariste s'amusent avec le parti pris de départ et offrent des morts plus ou moins atroces, avec une bonne dose d'humour qui fera la renommée de l'horreur des années 80. Construit. Plaisant. Rythmé. Le Blob est un exemple de remake réussi.

tristar - 1988

Narco trip

Les fantomes de la Porte de la Chapelle, les trafiquants exotiques... le spectre social de la drogue est large et fascinant.

C'est ce que va démontrer le reporter du magazine Society, Joachim Barbier, en nous proposant un voyage assez toxique, sur une société parallèle et marginale.

Il colle d'abord à notre triste réel. Il ose explorer la Porte de la Chapelle avec toute la misère qui se dévore elle même sur une colline du crack sans pitié. Il visite les tribunaux où les excuses des consommateurs et des dealers feraient parfois sourire.

Puis on descend dans le sud avant de s'aventure dans l'Amérique des cartels , des stars de la drogue et des destins hors du commun. C'est une sorte de catalogue de destins hors du commun et qui souvent tournent à la tragédie.

Joachim Barbier ne défend pas une théorie sur ce problème vaste et complexe. Il décrit. Son chemin entre les stupéfiants personnages est à la limite d'un scénario. Ca pourrait faire penser au film de Soderbergh, Traffic.

Il nous renvoie une image pas complète mais assez large pour nous faire comprendre que la solution sera sacrément compliqueé à trouver.

260 pages - flammarion

Les aventuriers de la quatrieme dimension

Vous adorez Stranger Things? He bien sachez qu'il y en a d'autres qui se sont promenés dans des mondes parallèles dans les années 80

L'histoire: Michael, charmant glandeur fini dans son lycée qui sent l'ennui, doit préparer un projet scientifique. Plutôt futé, il décide d'aller fouiller dans une décharge de l'armée américaine pour trouver une bonne idée. Il ramène une machine qui visiblement a des pouvoirs extraordinaires. Et dangereux aussi.

Le réalisateur: Dans la série "j'ai vraiment pas de chance", je demande le réalisateur Jonathan R Betuel. Scénariste de Starfighter, petites série B qui connaitra un certain succès que beaucoup plus tard après sa sortie, il se bat pour sa création Les Aventuriers de la 4e dimension et se mange un énorme bide au box office alors que des films comme Retour vers le futur, Profession Génie ou Créature de réve trouvent leur public. Plus tard il tentera de nouveau dans la science fiction grand public avec T. Rex, un buddy movie avec un dinosaure et Whoopi Goldberg... voilà voilà... quand ca veut pas...

L'anecdote: Désormais Disney dispose d'un catalogue incroyable et n'était ce média gargantuesque. Dans les années 80, la compagnie Disney avait créé Touchstone pour faire des films live. Les Aventuriers... est la quatrième production du groupe. La première fut Splasch avec Tom Hanks et ce fut le premier grand succès du groupe. Ce qui n'est pas le cas de ce film hélas!

Les acteurs: On reconnait Dennis Hopper dans le rôle du docteur Maboule. Ca lui va très bien. Plus amusant est le destin du jeune premier, John Stockwell. Remarqué dans Christine, il joue les pilotes à grosses burnes dans Top Gun avant de s'échapper des écrans pour devenir réalisateur. On lui doit des films sportifs comme Blue Crush et surtout Bleu d'enfer: il y filme admirablement les abdos de feu Paul Walker et la silhouette de sirène de Jessica Alba. Pour cela on peut lui dire merci.

Pourquoi on aime: un film qui ne marche pas à son époque n'est pas forcément mauvais. Il est venu trop vite. Il est arrivé malheureusement après un autre. Il est resté une bonne idée mais pas un bon film. C'est le cas de cette comédie fantastique, pas très drole, pas très fantastique. C'est kitsch et ca semble être fait à la va vite. Tout le monde ne semble pas être accordés pour offrir un vrai destin à ce film. C'est un nanar généreux dans l'effort mais qui ne fait attention à rien. C'est ce que l'on appelle du grand n'importe quoi... et franchement c'est sympa.

Touchstone 1985

Scatter the rats

Bon okay, elles sont bien mignonnes toutes ses nymphettes qui papillonnent sur internet mais à l'époque des "metoo", on a le droit de sortir l'artillerie lourde.

En la matière, L7 a toujours été fortiche. Les Californiennes concurrencaient Nirvana dans la bad attitude et surtout ne se laissez pas marcher sur les pieds par des mecs poilus. Le rock, cela n'a jamais été qu'un truc de garcons.

On ne compte pas les modèles d'émancipation par la musique mais on aime le rock sévèrement burné de L7. Il ne faut leur demander de faire autre chose. Avec elles, les guitares cisaillent et la batterie cogne. Il y a toujours cette envie de bagarrer chez ces quatres filles en cuir et en colère.

Les filles n'ont pas résisté à la fin du grunge. En 1999, le groupe était mort. 20 ans plus tard, elles reviennent toujours aussi ravies d'en découdre avec un rock farouche et mal poli.

Donita Sparks et ses amies ne sont pas des sentimentales. Elles reprennent leurs affaires là où elles les avaient laissées: ca va donc défourailler. C'est toujours aussi viril.

20 ans après leur dernier opus, le quatuor n'a pas changé. Ca ne plaira pas à tout le monde mais cette détermination impressionne. D'autant qu'elles continuent de saccager le jardin secret des garçons. Elles démontent le mythe rock'n'roll et masculin. Elles sont à la hauteur. Elles suent sur leurs instruments. Elles nous épuisent. On veut rebondir partout avec elles. L7 n'a rien perdu de son charme si particulier.

Blackheart - 2019

Enemy

Les années 80 toujours et encore. Avant d'être le roi du Blockbuster classieux, Wolfgang Petersen a fait ses armes à Hollywood avec un film de science fiction complétement daté mais sympathique.

L'histoire: Un peu plus tard dans notre 21e Siècle, les Terriens méneront une guerre contre les Dracs, créatures belliqueuses et pas très jolies à regarder. Un super pilote s'écrase sur une planète inhospitalière. Et doit survivre en compagnie d'un Dracs. Devinez ce qu'il se passe: ils deviennent amis.

Le réalisateur: Après le succès incroyable de L'Histoire sans Fin, l'Allemand Wolfgang Petersen continue de faire les yeux doux à Hollywood. C'est la danse du ventre en plus avec Enemy, space opera atypique qui va lui ouvrir les portes du paradis. Il sera l'un des grands faiseurs des années 90 avec Dans la ligne de Mire, Alerte ou encore l'hilarant Air force One. En Pleine tempête sera peut être son chef d'oeuvre en 2000.

L'anecdote: Le film n'est connu comme tel mais il fut presque un désastre financier sans nom. Heureusement Dune était déjà passé par là avant. En tout cas, le film aurait du être dirigé par Richard Loncraine mais le tournage fut stoppé à cause de conditions difficiles en Islande. Le réalisateur est remplacé par la Fox. La rigueur allemande de Petersen va freiner les dépenses dingues du film qui coutera 29 millions de dollars au final. Un gros paquet d'argent à l'époque.

Les acteurs: Pas la peine de présenter Dennis Quaid, star des années 80 que l'on continue de voir dans des seconds rôles prestigieux de nos jours. Plus discret aujourd'hui, Louis Gossett Jr fut l'un des premiers acteurs noirs américains à recevoir un Oscar pour le drame Officier & Gentleman. Sa carrière ne fut pas faite de chefs d'oeuvre mais le comédien a toujours apporté sa rigueur à des rôles plus ou moins intéressants.

Pourquoi on aime: avec sa grosse musique pleine de synthétiseurs, ses décors en toc, ses matte painting pas toujours élégantes, la fausse barbe de Dennis Quaid (on se demande si on assiste pas à Robin des Bois dans l'Espace) et ses rebondissements pas toujours futés, Enemy a tout pour être le nanar vintage. Pourtant il y a chez Petersen, une force de persuasion qui mérite le respect. Il aime toujours dépeindre simplement ses personnages. L'ambiance survival lui permet de développer une étrange histoire d'amitié qui finit de manière très originale. On se moque, on se moque, mais on a aussi un petit coeur sensible...

20th century fox - 1985

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