Hitchhicker

Nouvel album du chanteur Canadien? Oui et non! Après Zuma en 1975, Neil Young cherchait l'inspiration chez son complice David Briggs et lachait des pépites acoustiques avant de faire un disque avec Stephen Stills qui ne restera pas dans l'Histoire. Bref, il oublie un peu que ce disque enregistré en une nuit, qui rentre dans la légende. Il existe pour de bon et tombe enfin entre nos mains quarante plus tard.
Le plaisir et le talent sont intacts! Le type est tellement prolifique que les vieux disques, les vrais mythes finissent par remonter à la surface. Neil Young est généreux. Il a lancé une collection d'archives remarquable. Il n'a pas peur de regarder l'éclat de son glorieux passé.
On voit à quel point le talent est régulier chez cette tête chercheuse du rock, touche à tout souvent génial. Prolixe, Neil Young sort des disques à qualité variable mais il a la foi du jeune converti. En réalité Hitchhiker est composé de morceaux que le musicien utilisera par la suite. Il n'y a que deux véritables inédits.
En réalité, le disque est né de sa complicité avec David Briggs, le producteur de ses débuts. A l'aise dans son studio à Malibu, il tente de belles mélodies qui donneront plus tard des chefs d'oeuvre comme Pocahontas ou Captain Kennedy.
Ce que l'on ressent c'est le génie folk à l'état pur. La musique est simple, délicate est astucieuse. Sa voix est subtile et donne le frisson plus d'une fois. On vibre sur sur certains accords. C'est un trésor caché ce nouvel album, officiellement le 38e du Loner.
Il y a tout ce que l'on aime chez le bonhomme: cette façon de confronter ses convictions, à la musique, à la réalité, à la politique. Il vit pleiment ses compositions, toujours aussi influencées par les grands mythes américains. Il court après le lyrisme et la transcendance. Même avec une simple guitare.
En trente minutes, on est retourné par ces chansons incroyables, que l'on rédécouvre et que l'on va prendre plaisir à réécouter. Neil Young a eu raison de sortir cette veillerie. Il scintille avec un éclat inouï et montre une nouvelle fois l'importance de cet artiste hors norme, qui devrait parler encore de lui dans quelques mois avec des nouveautés, des vieilleries, on s'en moque tellement il est simplement énorme!
Dunkerque

PARCE QU'IL N'Y A QUE LES IDIOTS QUI NE CHANGENT PAS D'AVIS, C'EST BIEN CONNU, ET QUE JE SUIS LOIN D'ETRE IDIOTE HEIN?!! ALORS MOI, ALLER VOIR UN FILM DE GUERRE! ET MOI, ALLER VOIR UN FILM DE NOLAN ! ET SURTOUT MOI, ADORER UN FILM DE GUERRE FAIT PAR NOLAN, ET BIEN OUI, MAIS ALORS UN GRAND OUI, COUP DE COEUR PAS IDIOT POUR UN FILM DE GUERRE !
NAN MAIS SERIEUX OU EST PASSÉ NOLAN, LE REALISATEUR HOLLYWOODIEN ?! NE ME DITES PAS, QU'IL RESTE PLANQUÉ DANS SA TRANCHEE, SI C'EST POUR FAIRE DES FILMS COMME CELUI CI. C'ETAIT TOUT SE QU'ON NE VOIT JAMAIS DANS LES FILMS DE GUERRE, TRES PEU DE DIALOGUES (VRAIMENT TRES PEU, JE DIRAIS UNE CINQUANTAINE) ET PAS DE SANG (UN PEU MAIS BEAUCOUP MOINS QU'ON POURRAIT CROIRE), MAIS UNE IMMERSION SENSORIELLE AU COEUR MÊME DE CETTE GUERRE.
ON A L'IMPRESSION D'ETRE A LA PLACE DE SES SOLDATS, COMME SI ABDELLATIF KECHICHE AVAIT DONNÉ UN PETIT COURS DE GROS PLANS ET D'INTRUSION DANS L'ESPACE PERSONNEL A NOLAN. EN MOINS TRASH TOUT DE MÊME MAIS ON RESSENT UNE EMOTION DINGUE, C'EST PAS COMME SI ON NE CONNAISSAIT PAS L'HISTOIRE MAIS PERSO J'AI RAREMENT AUTANT STRESSÉ AU CINEMA.
C'EST SIMPLE J'AI PLUS D'ONGLE, QUE DIS JE, PLUS DE DOIGTS ! LA MISE EN SCENE EST D'UNE BEAUTE ET D'UNE INTELLIGENCE RARE. PLUTOT QUE DE FAIRE UN VULGAIRE FILM DE GUERRE OU FAUT BIEN SE LE DIRE ON SE FAIT UN PEU CHIER, LA ON EST COMPLETEMENT IMMERGÉ DES LA PREMIERE SECONDE DU FILM, GRÂCE A LA BANDE SON, CETTE FOIS CI ON NE POURRA PAS DIRE QU'ON Y A PAS FAIT ATTENTION MAIS PUTAIN QUE C'ETAIT BON.
DE BOUT EN BOUT JUSQU'A LA LIBERATION, ON ENTEND LES MOTEURS QUI HURLENT, LES BATEAUX QUI COULENT, LES AVIONS QUI VOLENT ( BA OUI HEIN), C'EST UNE MELODIE STRIDENTE QUI RENVERSE LE FILM PLUS LOIN QU'UN FILM LAMBDA ET C'EST LA TOUTE SA FORCE, JE ME DIS MEME QU'EN IMAX ON DOIT PRENDRE UN PIED D'ENFER.
ALORS BIEN SUR, L'ECOUTER SANS LES IMAGES JE VOUS LE DIS DE SUITE, CA REND RIEN, MAIS SUR ECRAN, CA DONNE UN IMPACT TELLEMENT FORT A L'IMAGE.....ON OBSERVE LES TROIS POLES DE LA REBELLION ET DE LA RESISTANCE, LA TERRE, LA MER, ET LES AIRS. C'EST TELLEMENT BIEN FILMÉ QU'ON Y RESTERAIT BIEN ENCORE SUR CETTE PLAGE DE DUNKERQUE.
EN PLUS NOLAN RECYCLE SES ACTEURS DE BATMAN , ALORS MERCI D'AVOIR OUBLIÉ BALE , ALLELUIA ET MERCI D'AVOIR RECUPERÉ TOM HARDY ET CILLIAN MURPHY ET CE PETIT NOUVEAU, FIONN WHITEHEAD JUSTE WHAOU. LE SEUL POINT NEGATIF PARCE QU'IL FAUT BIEN EN VOIR UN C'EST QU'ON A PAS L'IMPRESSION QU'IL Y AI 400 000 SOLDATS À SAUVER MAIS PLUTOT 400. A PART CA, JE VIENS DE ME PRENDRE UNE BONNE CLAQUE, COMME QUOI TOUT LE MONDE A DROIT A UNE SECONDE CHANCE MÊME NOLAN .
AVIS AUX AMATEURS
Avec Kenneth Branagh, Tom Hardy, Mark Rylance et Harry Stiles - Warner Bros - 17 juillet 2017 - 1h45
La vie secrète des chats, Super Félin Nanny…Episode 2-2


Appelons un chat un chat, je vous vois de là vous lécher les babines et vous astiquer vos petites papattes pleine de poils depuis une semaine en attendant la suite de cette chronique dédiée au déjà feu mais quasi-culte « La vie secrète des chats » ; car oui, c’est déjà fini, ma chronique y est-elle pour quelques chose ??? Ahaha, à votre avis !!! Bien sûr ! Que non.
Après avoir teasé la semaine dernière, ah ça, j’ai teasé, teasé éééé, féline, pour qu’elle revienne, entrons si vous le voulez bien, en même temps avez-vous le choix, le chat, oui le choix, bah non, dans la griffe du sujet !
« La vie secrète des chats », mixe et remixe toutes les bonnes recettes de la télé des années 2000, du coaching, de la caméra cachée secrète, du confessionnal, un comportement inadapté méritant l’intervention d’un spécialiste…mais ici pour les chats et leurs maitres. Souvent maîtresses d’ailleurs, de là à dire, que contre toute attente l’homme n’est finalement pas très porté chatte, il n’y a qu’une patte !
Mais après tout, le chat tout autant que l’homme, dans son mal être n’a-t-il pas lui aussi le droit de voir orienter sa vie sous les projecteurs de la plus grande chaine française, même un dimanche après-midi d’été à l’heure de la sieste ! Mais bien sûr que si.
Déjà, comment ne pas sombrer dans des séances de psy à rallonge quand on commence sa vie avec un prénom qui confine au pseudo de fille de joie dans un bordel de la Jonquera spécialiste des danses massage avec option fin joyeuse comme Kimmy, Poupoune, Crayonne, Plume ou Vixen, fatalement, angora ou pas, tu souffres.
Pis ! Quand touuttttteee la journée, malgré ton âge chat avancé, donc ton âge multiplié sept, ou truc dans le genre, donc t’as 6 ans, en fait t’en as 42 ma fille, la choucroutière blasée qui t’élève te parle comme à un môme de 1ère année de maternelle avant d’aller sur le pot, ou, cycle de la vie oblige, comme à un centenaire en mode pension des Tulipes Bleues de Vesoul façon paille pour manger sa soupe, oups pipi dans slip, oups ça sent le pas lavé depuis 3 semaines dans les plis, oui, tu peux juste avoir comme une envie de t’affirmer en terrorisant tes colocataires félins fraichement arrivés suite adoption non prévue ou encore ravager le papier peint, la dentelle point de croix du canapé La Redoute acheté en 89, tout ça sous l’œil des caméras Cerbere placées par TF1 !
Car oui, malgré ton illettrisme avéré, ton expression restreinte à un simple miaou miaou qui d’ailleurs fait même pas franchement miaou miaou à bien t’écouter, t’es pas complètement con toi le chat ! Tu sais bien qu’il se passe un truc dans la baraque, tu vois bien qu’une nana payée grassement par une chaine de télé va venir te pourrir la vie et te donner des ordres, probablement de la même trempe que la véto qui 3 ans avant t’avait coupé les roubignolles sous le fallacieux prétexte que tu ne t’enfuisses plus les soirs d’hiver pour aller mettre des coups de mini zob à pic de chat (si si, le chat à des épines sur la zob, j’avais lu ça une fois dans un Femme Actuelle de ma mère, si si) dans le cucul de Petouchka, la chatte asiatique des voisins. Depuis, de fait, tu ne coures plus, tu ne bouges plus, tu ne baises plus, tu bouffes comme huit, enfin comme sept, truc de l’âge toussa toussa, et t’as pris un poids mon cochon !!! D’ailleurs, elle l’a dit la coach à ta maitresse, « non mais dites donc, c’est plus un chat c’est un Marcassin le Broubi» ; car oui, tu t’appelles Broubi, ta maitresse de 55 ans, mariée, 3 enfants, si si, c’est marqué dessus, était fan de Dallas et des Ewing, du coup t’as eu le droit à Broubi, car Broubi Ewing, mouhahahaha !!!
Tu m’étonnes que tu sois grave vénère, et là, par-dessus le marché, ta rémission va passer par un coaching devant des millions de beaufs un dimanche aprèm…mais baaaarrreeeee toi. Freine sur les croquettes, fais trois tours de jardin par jour, expérimente les sauts armoires-canapé-armoires-table basse pour retrouver le poil et la ligne de tes 2 ans, et tiirrrreeee toi !!!
Et justement, sans doute notre flux cognitif chroniqueur-chat, bien connu des grands mediums, tu vas faire une tentative de fuite mon brave Broubi ; mais ils le sentaient venir les enfoirés, ils avaient mis du barbelé de partout, ils t’ont même mis un GPS dans le poil les mesquins, et voilà que ta fugue est décortiquée façon palette de foot dans J+1 avec tout ton parcours sur un écran géant par la bande des vétos malfaisants !!! et à qui ils la montrent ta tentative d’évasion, et bien à Lidia, ta maitresse, oulalalalalalalala, comment tu vas morfler mon Broubi, toi mon frère, toi mon ami, toi mon pote de toujours, moi le défenseur des libertés, des libres penseurs chats, hardant pionnier de l’anti-caisse qui te sert de chiotte, mais va pisser où bon te semble, déjà qu’ils t’ont enlevé ta masculinité et que tu ne peux plus aller te tringler Petouchka façon mammouth sur brebis derrière la poubelle eco spéciale emballage carton de Mme Martin, la voisine du pavillon N°69 de la rue des Minimes, oui 69 !!! Comme pour mieux te narguer ! Le fumiers, les sans cœur, les renégats !!!
Mais attends, c’est pas tout, ils t’ont même suivi en t’accrochant une mini Go Pro sur les oreilles afin de voir où tu allais fumer des spliffs croquettes avec tes potes le samedi soir. Horreur, ils découvrent que tu dois traverser une départementale sur le chemin, une de leur bande de coachs s’interroge (véridique) « mais comment fait il pour traverser avec toutes ces voitures !?!? »…réponse après analyse de ta Go Pro… « Bah en fait il attend qu’il n’y ait plus de voiture pour traverser »…ah oui, ils te prennent vraiment pour un teubé mon brave Broubi. Mais toi, t’es pas un Ewing pour rien…be punk ! Broubiiiiiii ton univvveeerssss impitoyaaaabbblllleeeeeee ! Tattataaaa tadaaaaa !
Allez, j’vous embrasse.
LA Rush

Petite promenade à Venice Beach en compagnie d'un Bruce Willis vieillissant. Exotique!
Depuis quelques années Bruce Willis suit les traces de son ami, Nicolas Cage. Un coup, il joue dans un chouette film; souvent, il cumule les polars pas très bien ficelés et des séries B qui sentent fort le petit budget très prétentieux. Après avoir démoli la franchise Die Hard, Bruce Willis tourne pour payer ses dettes...
Comme une vieille star de cinéma, il n'a plus l'éclat d'antan mais traine son bon vieux mythe de dur à cuire dans des métrages plus ou moins cyniques. Cela va donc très bien à son personnage, Steve, un détective privé qui bosse uniquement à Venice Beach, quartier très folklorique de Los Angeles. Il a de vieux copains dans la cité, il fait du skate et du surf, il n'a pas peur des méchants: c'est un Californien assez marrant!
Il y a deux choses qui comptent dans la vie: ses amitiés et son chien. Ce dernier est un jour kidnappé par un gang qui vend de la drogue et ca rend dingue notre héros! Comme on est à LA, on est dans le décor de Pulp Fiction et en plus Bruce Willis a fait parti de cette légendaire aventure! Donc LA Rush lorgne sur l'oeuvre de Tarantino.
C'est un récit sur des héros et des badguys aux petits pieds. Ils sont tous drôles et pathétiques. Ils se perdent dans un enquête qui frole l'absurde. Comme chez Tarantino, il y a tout un tas de personnages délirants qui font des monologues héroïques. En plus il y a un casting local et sympa: John Goodman, Adam Goldberg et Famke Janssen.
Les frères Cullen, les réalisateurs, promènent donc l'ancienne star dans un univers où la violence est un accessoire et le bon mot est totalement obligatoire. Ils ne réservent pas de surprise au spectateur qui a le droit de s'endormir devant ce film un peu trop cool mais très californien dans l'esprit! On est très loin du rush!!!
Avec Bruce Willis, Jason Momoa, Famke Janssen et John Goodman - 2017
La Saboteuse

En Angleterre, le jazz connait des mutations étranges et fantastique. Une petite Anglaise féminise la trompette avec un talent hors norme. Un disque spectaculaire!
Ses parents viennent du Barhein. Il y a dans sa musique une petite touche orientale qui montre bien la fierté de la jeune femme. Elle a le culot de vouloir nous faire danser avec du jazz. Vous vous rendez compte? Comme Ibrahim Maalouf, elle risque de ne pas être très bien vue par les pisse froids et les gardiens du temple!
Mais Yazz Ahmed est comme pas mal de ses camarades britanniques: elle en a marre du jazz en costard et sophistiqué. A Londres, le melting pot déborde sur la musique et le jazz absorbe ces derniers temps de nombreuses influences. Le Moyen Orient s'invite donc dans cette musique exigeante.
Ce que l'on aime chez cette trompettiste c'est son humilité. Il y a pas de démonstration dans ce disque. C'est clairement une invitation à l'évasion et l'épicurisme. Les instruments se répondent avec politesse mais compose une mosaïque sonore plus complexe et en tout point fascinante.
Copine de Radiohead, la musicienne n'a pas peur de s'échapper vers des tentations atmosphériques et fabriquer des ambiances qui nous ouvrent le champ des possibles. C'est une musique de rêve. Comme le groupe anglais, Yazz Ahmed fait sauter les verrous avec une élégance féminine (elle est accompagnée par un groupe de filles souvent) et un savoir faire incroyable.
On est bluffé par son souffle plein d'esprit et on apprécie plus les prises de risque dans les arrangements et la production. C'est un album qui fait du bien au moral et on est ravie que la jeune femme sabote les conventions! Qu'elle continue!
Naim Records - 2017
Death Note

Comme Netflix se diffuse sur toute la planète. Il faut plaire à tout le monde et donc proposer des spectacles qui ont le défaut d'être très très très lissés. La preuve avec cette adaptation décevante d'un manga fameux!
Games of throne cartonne à la télévision. Netflix bouscule le mode de consommation de longs métrages. Le box office de cette année se casse la gueule. La prophétie sur la fragilité du système hollywoddien faite par Spielberg en 2013 semble se réaliser. Mais les produits proposés par Netflix sont tout de même douteux!
Car l'adaptation du célèbre manga n'est pas à la hauteur du succès de l'oeuvre. Finalement, cela ressemble beaucoup à une série B sans ambition, avec un vilain monstre, deux trois meurtres à la sauce Destination Finale (pour les non initiés, un adolescent a entre ses mains un livre qui peut décider du destin funeste des personnes dont on écrit le nom) et une enquête molle qui sert de récit peu inspiré.
Adam Wingard avait réalisé il y a quelques temps le très sympathique You're Next. Puis il s'est sauvagement crouté avec le remake, reboot, grosse daube Blairwitch et Death Note confirme que son talent est bien limité à une passion réelle pour le genre. On l'a chargé de mettre en scène le fameux Godzilla vs King Kong. On a toutes les raisons de s'inquiéter.
Néanmoins, Netflix a le mérite d'assurer le service minimum et de ne pas gacher ses productions qui seront diffusées mondialement. Donc Death Note n'est pas trop mal fichu. La musique, électro, est plutot flippante et bien attachée à son sujet. La lumière aussi pourrait en surprendre plus d'un. On ne peut que regretter un scénario pas très abouti, qui ne veut pas affronter les démons de la bédé initiale, pervers et diabolique. Il faut plaire à toute la planète. Le dieu de la mort est en tout cas beaucoup moins intéressant que le dieu de l'entertainment, Spielberg, devenu devin dans son village hollywoodien!
avec Nat Wolff, Margaret Qualley, Lakeith Stanfield et Paul Nakauchi - Netflix - 1h35
Wintres Woma

Un titre et on est amoureux. C'est une grand joie de vous annoncer le mariage entre mon oreille et le disque de James Elkington, musicien anglais perdu à Chicago. Un disque qui nous fait prendre l'air!
Make it up, premier morceau de ce disque inattendu est une petite tuerie. C'est de la pop dans tout ce qu'elle a d'essentiel, d'humain et de métaphysique. C'est une ritournelle qui nous rappelle que tout cela c'est de l'art aussi. Effectivement notre oreille va immédiatement se coller sur les airs simples de ce méconnu James Elkington.
Venu d'Angleterre, il fait de la folk du coté de Chicago et connait là bas un petit succès. On aimerait que les frontières explosent pour lui car son style et sa science impressionnent. Il fait de la folk effectivement mais il amène des touches variées et trouve toute l'espièglerie de son genre.
Il rappelle Richard Thompson, troubadour du rock mais l'influence de Chicago est présente. On retrouve ici ou là des attitudes jazzy et des idées plus rock. On va ainsi de suprise en surprise. Wintres Woma n'est pas un album charmant et séduisant. Il est exigeant et nous titille à chaque nouvelle chanson. Il joue avec notre curiosité en insistant sur l'ambiance anglaise ou l'enseignement américain. De toute façon l'ensemble a une belle et vraie personnalité!
Paradise of bachelors - 2017
La vie secrète des chats, Super Félin Nanny…Episode 1/2


AHhhhhhhh, vous m’avez manqué mes petits chatons, j’ai profité de mon été espagnol pour m’aiguiser mes griffes, affuter mes petites papattes, me faire dorer le poil et même si je me suis mis au Yoga, non, je n’arrive toujours pas m’auto lécher les chevilles pour vernir ma peau légèrement halée.
Vous me voyez venir, oui, nous allons parler animaux de compagnie en cette première chronique de la saison ; bien sûr, j’aurai pu revenir par fainéantise sur un énième été de la télé, ou encore teaser sur la rentrée riche en nouveautés, pas tant que ça en fait, et puis non, non de non, on se régale et régalera toujours des fonds de tiroir un peu nases qui remplissent les cases ou des concepts follement novateurs mais qui répondent désormais à deux angles cloisonnés : Soit une table ronde avec assis autour une foultitude de chroniqueurs payés à lécher les testiboules d’un animateur vedette, soit un/une spécialiste dans un domaine du quotidien qui vient coacher des braves vulgum pecus en telle difficulté qu’ils acceptent de déballer leur life devant une partie de la France fan de télé moisie.
Aujourd’hui : Option 2 !
Et attention, du précieux, du luxe, du j’me fous pas de votre tronche !
Et oui, ce jour-là, un dimanche de veille de rentrée, la pluie s’était invitée sur les rebords de mes fenêtre, les mines étaient partagées entre le blues grimpant de vacances déjà lointaines et le fatalisme d’un bien cliché « toutes les bonnes choses ont une fin » ; moi-même, sortant d’une sieste une nouvelle fois ronronnante attaquée juste après les premiers tours de Formule 1 en folie, et un réveil avec la mèche qui colle l’œil hagard mi-clos devant trois mecs à casque sur le podium du circuit de Monza ; je me demandais comment combler les quelques heures me rapprochant dangereusement de la préparation des cartables des enfants et du fameux « on va pas se coucher trop tard pour être en forme demain »…grrrrrrrr.
Dans un élan d’énergie que seuls les dimanche après-midi peuvent offrir, à savoir se lever du canapé, remettre ses baskets pourries du dimanche qui puent mais qu’on aime mettre justement le dimanche, aller jusqu’à la Senseo, se faire un café, revenir dans le salon, retirer les baskets qui puent, se remettre dans le canapé, prendre la zappette, zapper ; mes petits yeux curieux n’allaient pas beaucoup plus loin que la chaine 1, autrement dit depuis plus de 40 ans, TF1.
Et là, en 15 secondes de visionnage, dans un gloups de café, l’odeur des pompes qui m’alertait sur un nécessaire investissement rapide en la matière, j’entrevoyais un potentiel connerie de haut rang concernant ce « La vie secrète des chats »...
Bon, que des cerveaux « créatifs » de boite de prod aient eu l’idée il y a 15 ans de faire une émission proposant principalement à des gens du nord ou des belges de leur venir en aide face aux affres de leurs affreuses progénitures avec une Super Nanny, why not ; puis que ces mêmes cerveaux réussirent à vendre aux télés française pelle mêle le fait de mater des ados rebelles avec un musclor videur du Macumba Night de Valenciennes avec Pascal le Grand Frère, bon ok, ou encore de sauver du tirage de zizi nouille main gauche des paysans français en leur faisant découvrir l’amour de préférence dans le près, non mais là ça commence à faire beaucoup mais bon !!
Puis après de proposer à des futures mariées taille 44 de sauvagement bousiller les mariages de trois autres futures mariées en y allant de leurs critiques sur Tonton Michel et Tata Jackie tout à parce qu’ils ont dansé sur du Richard Gotainer, non mais là fallait s’arrêter hein, bah non ! vas-y que les mecs lancent sur la même base d’échanges au napalm fusée roquette terrain miné avec des couples qui se pourrissent la life pendant une semaine en allant pieuter les uns chez les autres dans des chambres d’hôtes aux papiers peints confins jaune pisse…et là tu te dis que les mecs vont s’apercevoir qu’il faut tout stopper car ça vire coquin ???
Bah non !!! Penses-tu ! je tire un nouveau tiroir, et vlan, super meilleur cuisinier pâtissier boulanger artisan top mega super chef émulsion feu de bois pot-au-feu même avec un bras en moins, maiiiiiiiiiiis vas-y urine moi sur la zappette et maroufle moi la pupille ; maroufler ah bah tiens justement, ta baraque est pourrie nase et en plus t’es moche comme une cuvette de chiotte hongroise, vlan, idée, on casse tout chez toi, on met des guss en salopette Mario-Luigi, tu fermes les yeux, t’as une baraque toute neuve, du moins en apparence, tu chiales, tes enfants aussi, du coup, ils se sentent plus pisser, ils pètent les plombs, t’habites le Nord, donc t’appelles Super Nanny, hein quoi elle est morte, ok, on en a une de remplacement, youpiiii, elle traumatise encore plus tes mômes, pas grave, z’ont quels âges ? 14 et 16, okkkkk, Pascal le Grand Frère, deux targnolles dans leurs joues biactol et ça repart ; comment ça ce ne sont pas tes mômes mais ceux de ta nouvelle femme Bianca que t’as rencontré sur le plateau de « C’est Mon Choix » spécial « Je ne peux pas m’empêcher de tromper mon conjoint avec des gens du personnel de chez Baboo » , ahhhhhhhhh !
Donc là, dans une nouvelle gorgée de café, effleurant l’idée que non O non, les mêmes cerveaux caillassés à la coke dans des hangars de la Seine-St-Denis n’ont pas pu avoir une nouvelle idée encore plus foireuse que les quelques unes citées précédemment…tu poses ta tasse, tu mets le son, une nana mode « coach » commente yeux rivés sur un écran les comportements d’un dénommé « Plume » qui serait en train de pourrir la vie à une dénommée « Minouchette »…tu crains le pire…t’as bien raison…oui, les mecs viennent de mettre à l’antenne un mix entre Secret Story et Super Nanny…mais pour des chats…
Et là…forcément, faut que je vous raconte…alors rendez-vous la semaine prochaine…pour l’épisode 2. Miaou bisous j’vous embrasse
Powerplant

Désormais nous avons un président qui parle très bien. Il utilise de jolis mots désuets et conjugue à des temps que plus personne n'utilise. C'est un jeune qui parle comme un vieux. Notre président devrait plaire aux grands mères, aux professeurs de latin et même à des gens de droite!
Il est poli et bien coiffé. Il a une poigne de fer. Mais franchement, on a peut être besoin d'un contre coup! D'une anti-thèse. D'un nemesis! Je propose alors le gentil coté punk de Girlpool. On est au début du mandat de notre jeune président: on ne va pas lui coller des gros poilus vikings qui picolent de l'aquavit dans leurs guitares. Les filles de ce groupe de Los Angeles sont de toute façon plus fofolles que notre président. Un peu plus jeunes aussi. Mais comme notre président, elles ne sont pas méchantes.
Certes, elles apprécient les grosses guitares et les rythmes binaires, bêtes et disciplinés. Notre président a bien travaillé pendant des milliers d'adolescents se sont pris pour Kurt Cobain dans les années 90! Girlpool a visiblement bien réécouté les disques de tout ce qui vient de Seattle.
Ce qu'elles ont bien compris, c'est que la mélodie peut résister à des murs de sons, des hurluments électriques ou une batterie un peu trop cognée. L'harmonie doit subsister malgré les débauches d'énergie et c'est bien ce que l'on entend dans ce rafraichissant disque de rock entre grunge et folk. Les filles, aidés par un batteur compétent, aiment sortir des sentiers battus mais ne veulent pas choquer le bourgeois. Un peu comme notre président.
Finalement elles ne peuvent pas être à l'opposé de notre président. Comme lui, elles possèdent cette qualité de l'équilibre. C'est un peu voyant parfois mais le duo arrive à nous replonger dans ce son un peu cradingue mais finalement assez romanesque. Ca a l'air assez bruyant de loin mais quand on est attentif, on entend des arrangement plutôt délicats et les deux voix se lovent parfaitement.
Bon bah, pour le chef de l'état, on va peut être lui envoyer du tordu metalleux. Ces deux punkettes sont trop gentilles et leur album est totalement conseillé. Notre président pourrait aimer!
Anti- 2017




