Bushwick

Dans l'Amérique de Trump, cette nouvelle production Netflix fait froid dans le dos.

L'Eté fut chaud pour notre nouvel ami, Donald Trump, véritable goofy de la politique et champion de la bétise abyssale. Même les Bush sont désormais offusqués par le nouvel occupant de la Maison Blanche. En attendant, face à un meurtre commis par des bons gros racistes, Donald Trump a eu bien du mal à condamner l'assassinat et pense toujours que chez les gars du KKK, il y a des gens honnêtes. Sic!

La série des American Nightmare prouvait que les séries B étaient plus efficaces lorsqu'elles s'inspiraient d'une réalité sourde et existente. C'est ce que prouve à nouveau Bushwick qui raconte l'invasion d'une banlieue new-yorkaise par des séparatistes, cousins lointains des suprémacistes, si proches de notre copain Donald!

Mais ce n'est pas un discours politique qui intéresse les deux réalisateurs mais bien la forme: il s'agit d'un long plan séquence. Ambitieux, le style va bien à la situation d'urgence dans laquelle se retrouve la pauvre Lucy qui veut juste rendre visite chez sa grand mère et se retrouve au coeur d'une guerre civile en sortant du métro.

Heureusement pour elle, il y a Stupe, un vétéran qui vit dans une cave et qui voudra bien l'aider à traverser quelques rues. Mais les réalisateurs montrent un vrai enfer urbain, dans une urgence assez fascinante.

On connait le refrain mais la musique est un peu différente avec ce parti pris assez casse gueule mais assez bien maitrisé par les auteurs. Les deux comédiens principaux sont excellents et la poursuite en ville est soufflante à certains moments. Les moyens sont humbles mais l'efficacité est maximum.

Projeté à la 15e des réalisateurs, remarqué à Sundance, le fim Netflix aurait plus d'impact sur un grand écran, mais que voulez vous ma bonne dame! Depuis l'arrivée de Trump aux affaires du Monde, rien ne tourne plus rond!

Avec Dave Bautista, Brittany Snow, Jeremie Harris et Angelic Zambrana - Netflix - 1h30

Valérian et la cité des 1000 planètes

Bon ca y est les vacances sont vraiment finies. Le rythme scolaire a repris ses droits mais on a oublié de vous parler du blockbuster estival français, qui n'a pas brillé au milieu de galaxie cinématographique de l'année 2017!

Malgré un certain succès en Chine, le nouveau gros film de Luc Besson n'a pas vraiment été la réussite attendu, la nouvelle franchise de la science fiction ou le film le plus cool de l'année, comme l'aurait voulu l'homme d'affaires avisé qu'est Luc Besson.

Après le succès surprise dans le monde entier de Lucy, le réalisateur se fait plaisir avec l'adaptation d'une bande dessinée qui date mais qui a influencé la science fiction. Question ambition, il fait très fort! Il fallait oser et on peut apprécier cette prise de risque du producteur d'un nombre de nanars incroyables.

Mais il faut se rappeler qu'il a été le réalisateur de Nikita, Léon ou Le Cinquième élément. Il peut donc se targuer d'avoir un univers visuel et un sens bien à lui du spectacle. Au fil du temps, Besson reste une référence qu'on l'aime ou qu'on le déteste.

Bourré de défauts, son nouveau film a tout de même quelques qualités en adaptant la bédé de Mézières et Christin. Il y a un semblant de naïveté qui subsiste malgré le budget colossal du projet. C'est de la bédé et le cinéaste ne gomme jamais cette nature omniprésente, malgré quelques nettoyages pour coller à l'époque et des idées qui font penser à Star Trek.

Pourtant il y a bien un rythme dans le film. Le scénario est d'une légèreté insoutenable (il faudra un jour dire à Besson qu'il n'est pas scénariste) mais la schématisation ne dérange pas: le duo de comédiens fonctionne plutot bien et Cara Delevingne est bien la personne la plus sexy que l'on a vu dans l'espace depuis bien longtemps. Les Jedi a coté, ce sont des moines.

Bref, revenons au sujet: qu'est ce que ca vaut? Une oeuvre de science fiction décontracté. Le film a couté cher et ca se voit. De temps en temps, c'est d'une laideur sans nom puis il y a des éclairs de génie.

C'est donc très agaçant car finalement, on aurait bien aimé vouloir défendre le film français le plus cher de l'histoire. Trop généreux, Besson a tout de même ce coté sale gosse qui fait pour l'occasion de lui, un type sans cynisme. On sait qu'il compense cet aspect avec son métier de producteur peu scrupuleux.

En attendant, il réalise son film avec tendresse, en invitant ses potes (Chabat, Kassovitz et tous les cinéastes qu'il soutient se déguisent dans le film tout comme Herbie Hancock dans le rôle d'un ministre). C'est un peu n'importe quoi mais finalement c'est le charme de cette oeuvre inégale, sincère et déconcertante.

Avec Dane DeHaan, Cara Delevingne, Clive Owen et Rihanna - Europacorp - 17 juillet 2017 - 2h15

Begin Again

Est que vous connaissez John Carney? Le réalisateur de Once, New York Melody et Sing Street. Un type obsédé par la musique! Evidemment qu'il est intéressant de jeter une oreille sur les musiques de ses films!

New York Melody en anglais, cela se dit Begin Again et on applaudira une fois de plus la traduction française toujours prête pour nous surprendre! C'est le film hollywoodien de John Carney, réalisateur d'un petit film irlandais qui a fait un carton sur la planète entière parce Spielberg a beaucoup aimé: Once.

Un film sur la folk music et désormais un gros films sur le succès et la production américaine. La musique se met donc au diapason et le réalisateur observe les musiques qui viennent de New York. Il y a donc dans son disque, de la soul, du groove, de la pop et du rock.

De loin, comme ça, cela peut paraitre indigeste. D'ailleurs la présence de Adam Levine (de Maroon 5) et Ceelo Green ne sont pas rassurantes. Ces deux là ne font pas dans la nuance. Et puis l'actrice du film, Keira Knightley s'essaie à la chanson.

Vous savez bien que ce n'est pas toujours bon signe quand une actrice décide qu'elle sera chanteuse. Mais visiblement elle est bien coachée et s'en sort très bien dans le trip "chanteuse de la campagne à la robe élégante et à la sensibilité émouvante".

Tout comme le chanteur de Maroon 5 qui sort un peu de son créneau de crooner moderne. Les chansons sont entêtantes et Carney rend bien compte de la production américaine! Il y a bien tous les clichés mais il y a aussi le plaisir simple d'une chanson qui se plante dans le crane et ne plus s'enlever!

Comme dans le film, c'est toute l'efficacité d'un hit qui est démontré dans ce disque qu'on avait bien envi de détester et que l'on finit par écouter en boucle. Il y a bien deux ou trois fautes de goût mais dans l'ensemble, ca fonctionne assez bien. Mais très bien puisque finalement tout l'album se chante sans préjugé et avec enthousiasme. Ce n'est pas du tout raffiné mais bon après tout c'est le film hollywoodien de John Carney, qui se fera plus nuancé sur son métrage suivant, l'irrésistible Sing Street!

Polydor - 2014

16 septembre journée internationale pour la couche d’ozone

Concrete & gold

On ne sait pas trop comment mais il faut le dire: les Foo Fighters sont incontournables dans le monde du rock. Ce que prouve, avec des muscles, ce neuvième album.

Dave Grohl ne sera jamais Kurt Cobain. Il sera toujours son batteur. A coté de cela, il est devenu pourtant le fer du lance du rock tendu, ferailleur et barbu. Avec les Foo Fighters il restera comme un héros du genre. Il est le copain de tous les gros cogneurs du genre. Il a joué sur le meilleur album de Queens of the stone age. Il aime faire le pitre avec Jack Black. Il a le carnet d'adresses le plus rempli de la planète.

Il aime tout le monde et tout le monde l'aime. Derrière le sourire éclatant et les cheveux longs, c'est un sérieux bosseur qui aime bien se confronter à tous les genres avec une fausse décontraction. C'est vrai que c'est pour cela qu'il est appréciable: il a peur de rien ce type!

Il a donc toujours son fier groupe pour faire du gros rock qui donne l'envie de sauter partout, de secouer la tête et de transpirer dans un pogo. Pour leur neuvième opus, le groupe a serré les boulons et réalise un disque plus incisif, plus rentre dedans. Ils ne s'éparpillent pas: les morceaux sont costauds et devraient plaire à votre pote qui porte encore des vestes sans manche en jean (quoi, vous en connaissez pas?).

C'est de la grosse production mais cela fonctionne parfaitement! L'album est clairement inspiré par les grands noms des années 70 et les hymnes pétaradants qui vont faire bouger les "arena" du Monde entier.

Mais c'est bien écrit. Difficile de ne pas être enthousiaste devant toute cette décharge d'énergie qui a une haute idée du rock, invitant McCartney et puisant des idées dans tout ce qu'il y a de bon sans que ce soit du pillage! Le groupe affectionne le refrain implacable et le riff puissant. Pourtant chaque chanson a son identité entre blues furieux, hard rock décoiffant et metal stoner.

Ce n'est pas un disque pour tous les mélomanes, mais ceux qui aiment le bon gros jam entre zicos chevelus, vous allez être servis! Concrétement, c'est de l'or cet album!

RCA - 2017

Mother!

Cronenberg, Kubrick ou Lars Von Trier, les emprunts sont nombreux dans le dernier film d'un auteur que l'on pensait plus singulier. Déception.

Darren Aronofsky est un cinéaste ambitieux, mystique et assez passionnant à suivre depuis son Requiem for a Dream, fascinante plongée dans l'enfer de la drogue. Depuis il a touché à tout. Des films indépendants et des grosses productions. Et Mother rappelle toute sa singularité.

C'est un faux film d'horreur. La maison hantée est bien là mais elle nous ouvre la porte sur autre chose. Quelque chose d'inédit! Mais avant de partir dans le mysticisme si cher à l'auteur de The Fountain, le cinéaste va reprendre le grain de pellicule et le style de Lars Von Trier pour nous mettre mal à l'aise.

Nous mettre dans une ambiance étrange, où le concept dépasse la fiction, qui singe déjà la réalité. Puis rentre l'angoisse à la mode Polanski, avec une femme qui s'interroge sur son quotidien et décortique l'absurdité de sa maison, de son couple et pourquoi pas du monde?

Là dessus la touche organique si chère à David Cronenberg apparait. La jeune femme voit de drôles de choses dans sa maison. La maison est vivante et on trouve des chairs au fond des toilettes et des fentes bien chaudes au milieu du parquet!

Normalement, là, le flippomètre devrait être au plus haut. Mais pas vraiment en fait car tout cela ressemble à une digestion poussive d'influences, ce qui est étonnant de la part d'Aronofsky, plus aventureux d'habitude.

Cela ne s'arrange pas lorsque le mari de la femme se révèle être un écrivain ce qui avec la maison bizarrOïde, n'est pas sans rappeler Stanley Kubrick et son hotel maudit de Shining! On comprend que la maison est hantée finalement par les difficultés du couple: la solitude exisentielle, le processus de création, l'arrivée d'un enfant...

Lourdaud, on devine les symboles puis le film part dans un grand n'importe quoi où Aronosky se laisse aller à une dénonciation des religions, de la gloire, de la folie des hommes et salue avec violence, la grâce des femmes. Avec un fracas inutile et souvent grotesque.

Hélàs il confie le rôle principal (et omniprésent) à Jennifer Lawrence, peu charismatique et qui se fait voler la vedette par une Michelle Pfeiffer, malicieuse et sexy dans la première partie du film. En plus elle joue la femme d'Ed Harris, qui impressionne toujours autant! Avec Javier Bardem, Jennifer Lawrence a bien du mal à amener une once de compassion ou d'empathie.

Le réalisateur aime bien prendre le spectateur par surprise mais cette fois ci son piège est trop complexe, tordu ou tout simplement raté. Il nous prend un peu pour des tétards! Son faux film d'horreur est simplement un vrai ratage!

Avec Jennifer Lawrence, Javier Bardem, Ed Harris et Michelle Pfeiffer - Paramount - 13 septembre 2017 - 1h50

Novecento – Alessandro Baricco – Théâtre du Rond-Point

novecento

L’élégance et la légèreté d'André Dussolier dans une fable de Baricco.

 

André Dussolier rêvait de pouvoir monter ce monologue d’Alessandro Baricco, auteur reconnu en Italie et si méconnu en France. Jean-Michel Ribes leur offre un plateau. André Dussolier est seul en scène à conter cette histoire d’une belle humanité, accompagné à cour par un quatuor composé du pianiste Elio Di Tanna, du trompettiste Sylvain Gontard, du batteur Michel Bocchi et du contrebassiste Olivier Andrès. Dans un univers réaliste, le quintet d’un soir nous propose une belle adaptation de la partition théâtrale de Baricco avec pour seuls artifices quelques cyclos finement décorés et un escalier mobile.

Novecento raconte l’histoire d’un enfant abandonné  dans une boîte sur le pont de première classe d’un Paquebot transatlantique nommé le Virginian. Cette boîte est posée sur un piano, signe d’un destin. Cet enfant, surnommé Novecento, grandira dans ce paquebot aux allures de prison flottante, apprendra le piano pour devenir un virtuose à la créativité débordante. L’inattendu prodige.

L’enfant devient homme, écoute les voyageurs, sans jamais mettre le pied à terre. Il invente son monde en musique, dans la contrainte des 88 notes de son clavier, dans la contrainte de ce bateau qui ne fait que des allers-retours, entre les continents Europe et Amérique. Il entend par hasard Titine du migrant Chaplin, joue des Gymnopédies, du Bach,  un balbutiement du melting-pot américain.

Novecento, c’est surtout 1900. Le jazz est là, comme une révolution de la dissonance. En construction sur, en construction avec les phrases classiques. Ca ragtime.Ca blues. Ca swing. Entre 1900 et 33, aube de la guerre, Novecento le pianiste crée. La musique, comme relais de l’émotion, enchante le plateau et dynamite un Dussolier trompettiste dans la fable, Monsieur Loyal et conteur sur scène. Un Dussolier plaisir qui n’a aucune peine à tenir le grand plateau du Rond-Point et à nous embarquer dans son récit autobiographique.

Elégante, lègère comme peut l’être l’acteur de Resnais, la pièce peint l’authenticité d’un territoire, la possibilité d’une île, comme source des plus belles évasions et des plus belles audaces. Un hommage à la liberté d’être et de devenir. De très beaux moments de vie traversent le spectacle, notamment quand André Dussolier trompettiste se laisse porter par une musique endiablée jouée par un pianiste en osmose avec l'océan, ou encore lorsque Novecento raconte en fin de parcours pourquoi il n’a jamais réussi à vivre sur terre. Le monde a trop de possibles pour être bon musicien. "Sur ce clavier-là, il n'y a aucune musique que tu puisses jouer. Tu n'es pas assis sur le bon tabouret : ce piano-là, c'est Dieu qui y joue."

Le texte donne une bonne bouffée d’air théâtrale et musicale. Un joli conte humaniste sur l’amitié, les forces de la créativité et de la finitude. La pièce avait été présentée en 2014 au Rond-Point, avec le temps, elle s'est embellie.

Piano sur l'eau / Novecento par WebTV_du_Rond-Point
http://www.theatredurondpoint.fr/

 

Wind river

Eloge d’un acteur. Western moderne. Polar Glacial. Réflexion sur le deuil et la vengeance… Wind River est un grand film américain.

Il y a deux types à suivre ici. D’un coté, l’acteur Jeremy Renner. De l’autre, Taylor Sheridan. Second couteau à Hollywood, Jeremy Renner fut révélé par Démineurs il y a une dizaine d’années. Depuis il a tourné dans pas mal de grosses machines mais le bonhomme n’a jamais eu l’occasion de concrétiser artistiquement sa notoriété. C’est fait. Le charisme de l’acteur impressionne. Petit et costaud, il n’a pas la carrure des grandes stars mais il interprète un pisteur perdu dans une enquête policière avec une force qui  nous rappelle les plus belles étoiles d’Hollywood.

Peut être est ce dû au talent de Taylor Sheridan ? Il est le scénariste à la mode depuis le succès de Scisario et Comancheria, deux polars percutants. Avec Wind River, il signe son second long métrage en tant que réalisateur et prouve qu’il sait raconter des histoires policières, sales et fascinantes.

Notre pisteur, endeuillé par la mort de sa fille il y a quelques années, est donc embauché par une agent du FBI pour l’aider à faire la lumière sur le meurtre d’une jeune femme dans une réserve indienne. Dans un Wyoming enneigé et austère, elle doit communiquer avec une population mise à mal et délaissée. Pour le pisteur, cette enquête est le moyen d’exorciser ses vieux démons.

Nous avons donc la structure d’un polar mais nous retrouvons toute l’iconographie du western. Avec au milieu un héros malmené par la vie qui ne sait que faire des lois et qui ronge sa culpabilité. Le réalisateur dénonce la condition des Indiens aux Etats Unis mais il réussit à faire entrer de l’émotion dans un thriller glacial.

C’est le coup de force de ce film qui prend par surprise. Il y a les beaux paysages, la belle héroïne et des types louches et patibulaires. Il y a surtout un beau portrait d’hommes meurtris et enfermés dans une solitude dévastatrice.

La place pathétique de l’homme dans la nature, l’immensité du monde et la petitesse de l’homme… Sheridan jongle avec des sujets connus mais pas évidents à manipuler. Tout en équilibre, il écrit une œuvre poignante, un polar rare et célèbre un acteur que l’on attendait plus. Mettez votre chaud manteau et filez au cinéma !

Avec Elisabeth Olsen, Jeremy Renner, Graham Greene et Kelsey Asbille – Metropolitan filmexport – 30 aout 2017 – 1h47

Robopocalypse

Aujourd'hui il pleut. Il nous semble loin le temps où l'on glandait à l'ombre, un bouquin à la main et un spritz dans l'autre, au fond d'un hamac!

Désolé mais pour l'été je ne veux pas être exigeant. Je ne veux pas me plonger dans de profondes réflexions sur la vie, l'amour, les vaches ou sur le nombril de l'auteur. Non, moi, j'aime (vous devez vous en rendre compte) les choses simples, carrés et sincères.

Comme je célèbre la série B tout le reste de l'année, en été, pendant mes congès, moi je me plonge dans une littérature détendu, de genre et si possible facile d'accès. Tous les atouts que semble avoir le livre Robopocalypse.

Avec un titre comme ça, on pense déjà que l'on tient une pépite qui va nous vider le disque dur! C'est le cas. Spielberg veut adapter prochainement ce livre écrit par Daniel H Wilson. Il a réussi à transender Le Parc Jurassique (moi j'ai l'édition où c'est écrit comme cela) de Michael Crichton, alors pourquoi pas?

En attendant l'écrivan reprend un peu la formule de Max Brooks avec World War Z. Il s'agit d'un ensemble de documents qui résume la révolution des robots après l'invention d'une intelligence artificielle nommé Archos!

De là on voit émerger quelques figures importantes qui sauveront l'humanité d'attaques sournoises des objets automatisés et des robots. Finalement durant une bonne partie du bouquin nous fait plus penser à Maximum Overdrive de Stephen King, joyeux nanar où les objets se retournaient contre les humains en écoutant du ACDC, à cause d'une cométe qui détraque tout.

Là c'est un peu pareil. Les personnages doivent surmonter un monde qui se détraque et se prennent dans la tronche une guerre mondiale qui plairait beaucoup à tous les robots vu dans la saga Terminator.

On est donc en terrain connu. Le récit ressemble malgré sa forme de correspondances à un scénario catastrophe. Il y a tout pour plaire à Hollywood. Ce n'est pas original mais ca fait le job comme on dit. La mission est remplie: divertissant et parfait pour l'été au soleil!

Pocket - 480 pages

Peasant

Excentrique et britannique, Richard Dawson est bel et bien Anglais. Son sixième disque prouve encore que de l'autre coté de la Manche, on a le droit d'être original! Une bonne raison de regretter le Brexit!

On espère que Richard Dawson réussira un jour à sortir des frontières du Royaume Uni. Ce gars rondouillard de Newcastle est un artiste qui doit absolument être connu ailleurs: il nous console avec le flegme anglais et leurs douces envies d'absurdité. Peasant, son nouvel album, est une aventure. Une vraie de vraie.

Elle commence avec une chanson sous la forme d'une conversation entre deux cuivres. Et l'aventure prend de l'ampleur avec Ogre, un titre de sept minutes qui se la joue troubadour et kermesse. Une réussite que confirme Soldier où Richard Dawson montre qu'il joue bien de la guitare avec des cordes en nylon. L'entrée en matière a en tout cas tout pour réveiller notre curiosité.

La voix est parfois hésitante mais elle ne cache jamais le courage et l'ambition de ce drôle de géotrouvetout de la folk anglaise. Dans la disonnance, il trouve néanmoins un équilibre grace à des paroles denses et des arrangements beaucoup plus justes. Weaver impressionne par ce style artisanal mais derrière très téméraire.

Prostitute souligne l'importance des paroles. Chez lui, c'est un instrument et les limites de la voix peuvent ainsi devenir un atout. Il rappelle un peu le Peter Gabriel des premiers albums de Genesis. Il se donne un air de barde loufoque, imprégné les traditions qui remontent à plusieurs siècles!

C'est Tom Waits qui tenterait une imitation d'Assurantourix dans Astérix! C'est le pays de l'approximation sauf que c'est joliment travaillé. Shapeshifter est totalement abordable même si le musicien semble se saborder lui même. Il aime jouer sur le fil du rasoir, sur des petits riens qui vont tout de même faire la différence. Un blues détraqué, voilà ce qu'il y a dans ce disque étonnant!

Scientist est un banquet festif ou un joyeuse partouze avant gardiste. C'est gargantuesque tout simplement. Son genre "a peu près" révèle un incroyable chanteur déroutant mais d'une générosité à toute épreuve. Il nous en impose mais jamais il nous fait fuir. Même le début chaotique de Hob nous emmène vers une certaine douceur, même un mysticisme étrange.

Beggar vient conclure avec sept nouvelles minutes d'inventions plus ou moins déroutantes puis No-One termine cette aventure assez folle sur une note encore d'espièglerie. Joyeux bouffon, habile conteur, musicien avant gardiste, Richard Dawson est typiquement british... s'il vous plait ne partez pas!!!!

domino - 2017

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