Jigsaw

ET DE 8 POUR JIGSAW! DEJA 10 ANS QUE L'ON A APPRIS L'ART DELICAT ET ASSASSIN DU CHOIX.

APRES 2 PREMIERS VOLETS ORIGINAUX ET TRES CONVAINCANTS S'EN EST SUIVI UNE RIBAMBELLE DE FILMS JUSTE GORE AVEC UNE PETITE TRAME POLICIERE POUR ARGUMENTER SUR LES MEURTRES MACABRES.

ET BIEN 10 ANS APRES LA MORT DE JIGSAW, RIEN N'A CHANGÉ, ON COMMENCE A CONNAÎTRE LE PRINCIPE DU JEU, DU COUP ON REGARDE LE FILM DIFFEREMMENT, ON A ASSIMILÉ LES TOURS DE PASSE PASSE DU TUEUR AU PUZZLE.

SI C'EST TOUJOURS UN PLAISIR, OUI OUI, DE DÉCOUVRIR DE NOUVELLES FACONS DE TORTURER, ELLES NE SONT PAS TOUTES EGALES. CERTAINS JEUX MANQUENT CLAIREMENT D'INSPIRATION ET ON VOIT LA MORT VENIR A DES KILOMÈTRES.

C'EST BIEN DOMMAGE PUISQU'IL N'EXISTE A CE JOUR PAS D'AUTRES FILMS DE CE GENRE AVEC UNE TELLE ACCROCHE. JE NE PARLE PAS DES ACTEURS DU JEU (LES AUTRES SONT BIEN) QUI AU BOUT DE 8 VOLETS, NE SONT MALHEUREUSEMENT PLUS TRIES SUR LE VOLET.

MAIS COMME DANS BEAUCOUP DE FILM D'HORREUR, ON S'Y ACCOMMODE MALGRE TOUT. LE FILM FAIT SON JOB ET OFFRE QUELQUES SURPRISES MAIS RIEN DE PLUS. CA RESTE DANS LA CONTINUITÉ DES AUTRES ET SI VOUS AVEZ COMME MOI, SUIVI LES AVENTURES SANGLANTES DE JOHN DEPUIS LE DEBUT, NUL DOUTE QUE VOUS NE RATERIEZ CELUI CI ET SUREMENT LES PROCHAINS QUI A COUP SUR VERRONT LE JOUR D'ICI PEU.

AVIS AUX AMATEURS

Avec Matt Passmore, Tobin Bell, Kallum Keith Rennie et Hanna Emily Anderson - Metropolitan filmexport - 1er novembre 2017 - 1h25

6 mois après, présidentielles, que sont-ils devenus ?

 

 

Ahhhhh, ah ça, c’est qu’on en a bouffé de la Présidentielle 2017, digne d’une équipe de champions du monde, avec leurs troupes partisanes juste derrière, des révélations à qui mieux mieux, des Pénélope gate, des Poutou en pull un soir de débat, du grand oral façon hôpital Ste Anne pour la dégénérée de Le Pen, du déchirement entre cons sur les réseaux sociaux, des pertes d’amis par dizaines sur Facebook, du Twitter qui s’emballe, de la surprise, de la vente finale de Solferino, du beuglement façon Lassalle, du mais qu’est-ce qu’on attend pour foutre le feu, et puis un mec de même pas 40 ans qui gagne…l’été qui arrive, hop terminé.

Mais en fait, six mois plus tard, que sont-ils devenus ? Bah oui quoi, y’a eu du petit bois, de la brindille qui pète, de l’évangélisme à foison, mais eux, oui eux…les 11 là, aujourd’hui, font quoi les bougres ? Allons-y pour des supputations fofolles si vous le voulez bien ! Vous voulez bien ? Coooolllll ! Smiley cœur !

 

  • Jean-Luc MÉLENCHON : Reconverti dans le spectacle de rue et après le succès de sa pièce « Tous à l’échafaud en les pendant par les testiboules », Jean-Luc ne sait plus s’il est encore lui-même ou devenu l’acteur de ladite pièce. Déjà plongé dans l’écriture de son téléfilm X « Insoumis deux soumis trois soumis Katsumi », il a refusé de répondre à nos questions.

 

  • Philippe POUTOU : A ouvert un Kiabi, a proposé ses services comme model T-shirt Sportwear chez Baboo , a vendu 122 exemplaires de son livre « Moi et mes camarades, ou comment faire le sniper à la télé », a changé de coiffeur.

 

  • Jacques CHEMINADE : Travesti désormais réputé dans la discothèque « Le Mars Attack », il a remercié ses 8 électeurs avec l’envoi d’un porte-clés complotiste « Cheminade, nous, nous savons ! », et se prépare déjà pour la présidentielle de 2022 en écrivant son programme intitulé « Ce n’est pas parce que je suis fou que je n’ai pas quelque chose à dire » !

 

  • Nicolas DUPONT-AIGNAN : Suite à son mariage d’entre deux tours avec la folle, avec le succès que l’on connait, Nicolas multiplie les projets punks ! Tatouage de l’intégrale de la préface de Mein Kampf sur les fesses, 38 Ricard par jour pour oublier sa bévue, organisation de la première Coupe du Monde de « Cochon qui rit » dans l’Essonne, Nico est en mode déglingo.

 

  • Marine LE PEN : « Quoi comment ça j’suis passée pour le double féminin de Francis Haulme lors du débat ?!? Tout ça c’est de la faute de Philipot ! », et hop-là, tour de passe-passe, karcher interne, nettoyage de Philippot, renvoi du FN de tous ceux qui portent le prénom Florian ou Philippe ou Poh, donc tous les adorateurs de Teletubbies, pour les huit générations à venir.

 

  • Emmanuel MACRON : S’est installé dans un nouvel appartement dans le 8ème arrondissement de Paris, voyage beaucoup, a été en classe découverte à l’ONU avec son école, a créé un club d’astrologie pour découvrir les méandres de Jupiter.

 

  • Benoît HAMON : A formé un groupe Rock, The Universal Revenus, avec ses potes de promo ; a mis en vente le manuscrit de son discours de soir de 1er tour sur e-bay, en a récolté 3€23, acheté par un certain Lionel J., qui, fort d’une amitié nouvelle, lui a proposé l’asile politique sur l’Ile de Ré.

 

  • Nathalie ARTHAUD : Se faisant désormais appeler Florence, elle a décidé de faire le tour du monde sur voilier rouge marteau faucille monocoque appelé « Cé Dlafaute du Patronat » en écoutant du Pierre Bachelet nuit et jour.

 

  • Jean LASSALLE : Nous nous sommes procurés un extrait de ses mémoires de campagne, le voici « Grum poulou lououo lou plum plum voilà krinuf krinuf ploum ploum rhuuuuu errrrrr combadriote et errrrrr combadriote, euhhhhhh ummm a soif ummmm que errrr combadriote ». Déchirant de vérité.

 

  • François ASSELINEAU : Encore persuadé que l’élection n’a pas eu lieu, il continu de tenir des meetings tous les soirs devant des foules allant de 1 à 7 personnes, dont la profession, ou à défaut le hobbie, reste colleur d’affiche sur autoroute. Il prépare également un enregistrement studio de son tube « Frexit moi là où je pense j’suis pas ta sœur » issu de son recueil « L’article 22 de l’UE est une belle salope ».

 

  • François FILLON : Domicilié officiellement aux Bahamas dans un modeste appartement de 2560 m² avec vue sur le Panama, il vient de lancer une start-up de recherche d’emploi parlementaire à travers le monde. Toujours philanthrope, il a décidé de reverser 20% des bénéfices de ladite société à son association humanitaire « Du foie gras pour tous » gérée par ses petits enfants !

 

Ahhhhh, tu sais qu’ils nous manqueraient presque tous ceux là ! Ahhhhhh mes stars, ahhhh mes champions !

Allez j’vous embrasse.

 

The Secret Man

Ce qu'il y a de bien avec les biopic c'est qu'il nous éclaire avec ce qu'il faut d'audace ou d'ironie, sur l'actualité ou notre époque. Lorsqu'on traite de la difficulté de sortir la vérité aux Etats Unis, on peut être sûr que la comparaison entre passé et présent se fera immédiatement.

Car dans le terrible monde de la fakenews, la mésaventure de Mark Felt est l'illustration d'un monde politique sans raison mais pas sans but. Mark Felt aurait dû être le successeur de Hoover. A la mort du célèbre patron du FBI, Nixon décide de faire entrer dans le bureau un de ses hommes.

L'affaire du Watergate n'en est qu'à son début et lorsqu'il voit dans quel embarras cela met la maison blanche, le loyal Mark Felt doit faire des choix cruciaux pour que la vérité ne soit pas étouffée et que la réélection de Nixon ne soit pas si évidente.

Elle aura lieu et quelques mois plus tard, il devra démissionner à cause de cette sombre affaire d'espionnage du parti démocrate. Mark Felt sera ce petit rouage qui va se gripper et qui fera par la suite la grande Histoire. Dans les années 70, le FBI était craint par tous. Hoover et Felt faisaient peur car ils savaient tout sur tout le monde. Seul, Felt va voir le monde changer et l'homme en retrait va petit à petit passer à l'action.

Liam Neeson, loin de ses rôles à la Charles Bronson, impressionne dans le rôle de cet agent secret mutique. La reconstitution a le charme des années 70. En femme esseulée, Diane Lane apporte un peu de sensibilité à un diabolique jeu du chat et de la souris entre le FBI, la maison blanche et la presse.

Le film donne le tournis mais il reste à l'ombre d'un chef d'oeuvre, assez proche par son sujet historique, Les Hommes du Président de Alan J Pakula. La comparaison est douloureuse. L'image est froide et le rythme nonchalant. Tout le contraire du film de Pakula, rythmé et bouillant. Mais le film de Peter Landesman a le mérite de traiter d'un thème bafoué en ce moment par des responsables américains: la vérité, et rien que la vérité!

Avec Liam Neeson, Diane Lane, Marton Coskas et Tony Goldwin - Paramount - 1er novembre 2017 - 1h43

Thor Ragnarok

Marvel se moque ouvertement de sa propre production. Inconscient ou pas, ce geste prouve le limite des films de super héros et permet un grand déballage assez réjouissant!

Marvel est désormais au sommet du show business hollywoodien depuis qu'il a signé un pacte avec Disney. Depuis c'est la déferlante de super héros qui veulent sauver le Monde, prendre les responsabilités, offrir le meilleur de l'humanité face aux pires dangers de l'univers.

On ne va pas se mentir: on en a un peu assez de ses films qui se ressemblent tous, de la musique jusqu'au récit, assez basique pour plaire à l'ensemble de la planète. Thor avec son dieu du tonnerre blondinet n'a pas été honoré comme il se doit par le cinéma. Le premier film profitait du coté pompier de son réalisateur Kenneth Branagh. Le second effort fut pathétique. On n'attendait rien du troisième: c'est peut être pourquoi le studio a eu la drôle d'idée d'engager le Neo zelandais Taika Waititi, connu pour s'être moqué joyeusement des vampires avec Vampires en toute imtimité!

Le petit rigolo s'est mis en tête de rendre hommage à Flash Gordon et autres fleurons de la série B des années 80. La musique du nouveau Thor est donc un recyclage astucieux de John Carpenter et les détails du film sont croustillants: on se croirait à un concours des années 80: qui sera le plus criard avec du fluo ou des épaulettes ringardes?

Les couleurs sont sucrées. La musique est synthétique. Et l'humour fait dans la dérision la plus débridée. Waititi se moque ouvertement du genre avec un héros qui se sait parfois grotesque. Le film tient même un propos quasi subversif en décrivant une planète où seul le spectacle compte. A la tête de ce monde, le réalisateur a la bonne idée d'embaucher un Jeff Goldblum tout simplement exceptionnel en mégalo dangereux, sorte de Harvey Weinstein en peignoir coloré!

Bien entendu le film est malade car il veut lui même nous en mettre plein la vue, faire dans la surenchère, en mettant en scène un Thor malmené par sa soeur, Hela interprétée par une sculpturale Cate Blanchett sous exploitée hélas.

Le film ne va pas jusqu'au bout de ses idées mais il a le courage d'être différent (beaucoup moins calculateur que Deadpool et son héros qui passe son temps à commenter ce qu'il fait), de jongler habilement avec le second degré et de proposer un vrai film qui est fier de ses kitscheries et qui avoue son humilité. Ca nous venge en tout cas des fades dernières productions.

Avec Chris Hemsworth, Cate Blanchett, Tom Hiddleston et Idris Elba - Marvel - 25 octobre 2017 - 2h08

Freakshow

Café et cigarettes... quel (bon) programme!

Remarqué il y a quelques années avec un astucieux premier effort, Renaud Druel et ses compagnons reviennent avec un nouvel album avec un hip hop musical, cinématographique et qui vous attrapera de la première minute jusqu'à la dernière note!

C'est une réussite dans le monde ultra formaté du rap ou simplement de la musique indépendante. Druel est un super héros de la farouche liberté. Il chante avec les tripes et une bonne humeur qui n'a plus beaucoup le droit d'exister.

Il est jovial. Il cite à tour de bras des références qui feront rire et musicalement, il a autant écouté les rappeurs de la première heure, comme les joyeux drilles de Java ou des choses beaucoup plus rock'n'roll. Avec tout cela il fabrique un théâtre qui ne fait pas peur comme pourrait le suggérer le titre de l'album. Littéraire et musical, c'est tout un univers qui se développe au fil des morceaux.

On avait deviné ça dans le premier essai. On ne sait pas combien de cigarettes et de cafés, le groupe a avalé: ils ont bossé dur pour nous présenter une ambiance qui réveille une certaine poésie, une douce fantaisie, un recyclage malin de la culture pop.

On a l'impression d'être entre amis, tard dans la nuit, après quelques bouteilles festives! On croise des zombies et Jack l'éventreur. Il y a des étranges créatures dans les chansons mais ca ne fait pas peur. Au contraire on est heureux de s'évader avec un rap équilibré, où la musique a toute sa place.

Visitez donc ce spectacle musical, humble et immersif! C'est une très bonne adresse!

Tekini records - 2017

Journée internationale de la gentillesse

Feel your feelings fool!

Dans le premier titre, la chanteuse nous explique qu'elle ne nous aime pas. On est pas rancunier: on l'aime beaucoup, elle et sa petite bande de punks polies.

Elle s'appelle Lydia Night, un chouette nom de scène il faut l'avouer. Elle sort de l'adolescence mais visiblement elle n'écoutait pas Justin Bieber et toutes les horreurs que nous pondent les maisons de disque pour faire crier les pucelles.

Elle a du fouiller dans la collection de son papa pour découvrir deux choses: le rock des années 50/60 et le punk. Elle a vite digéré tout cela: elle a écouté ça avec ses deux copines et un pote. He hop, les Regrettes sont nés et on décidait de faire bouger les foules.

Il y a donc la candeur d'une soul ancienne et toute la force d'un punk énervé. Un mélange assez irrésistible si on accepte de régresser gentiment. Avec Lydia et ses potes, on retrouve les crises de nerfs de l'adolescence et les révoltes qui sortent en hurlant. C'est jubilatoire.

Car les minettes savent miauler comme il faut. Ce qui impressionne c'est la richesse des chansons qui prennent vraiment le meilleur de deux époques assez différentes. Malgré l'attitude rebelle, et une admiration pour les Ramones, The Regrettes se montrent féministes et sexy dans des morceaux musclés et rapides. Un vieux producteur, pote de Fiona Apple et de Dr Dre, fait le job pour canaliser les pétaradantes mais mélodiques envies de The Regrettes.

Le gang de filles (désolé pour le batteur) a tout pour plaire. Belles, intelligentes et bruyantes, elles nous rappellent tout le plaisir d'être jeunes, de digérer le monde et de lui renvoyer une image rieuse et jeune! Pas de regret!

Warner Bros - 2017

Journée internationale des vegans

All the light above it too

Surfeur, réalisateur et chanteur, Jack Johnson est la star la plus cool de la planète. Sur son septième album, il fronce un peu les sourcils vis à vis de son nouveau président, mais sinon il nous transmet sa gentille joie de vivre! Un type sympa donc!

Le mec a tout pour agacer. Il est beau et baraqué. Il est doué pour le surf. Il visite les coins les plus exotiques de la planète. En plus, il chante bien et son style minimaliste mais chaleureux vous séduit en trois chansons.

Depuis une quinzaine d'années, il a l'art du cool dans des petits chansons implacables et délicieuses. Copain de Ben Harper ou de Dave Matthews, il représente cette Amérique activiste, proche des gens et populaire dans le bon sens du terme.

Il n'aime donc pas trop son nouveau président orange et il le fait avec toujours autant de talent. Au bout de sept albums, l'inspiration pourrait stagner mais le musicien trouve toujours une petite note espiègle pour que l'on ne s'ennuie pas.

C'est de la musique de potes. Elle est fabriquée de manière artisanale. Elle s'écoute très bien durant un apéro, une aprem à la plage ou un pique nique en foret. Jack Johnson est tellement sympa que l'on peut emmener ses chansons partout car elles sont accessibles. Elles font du bien. Elles soulagent. Elles s'amusent. Elles disent les choses simplement. C'est le folkleux détendu et relax, Jack Johnson. Il ne change pas mais remarque que rien n'est gravé dans le marbre.

Il sortait un disque tous deux ans. Ici il a pris un peu son temps pour que ses chansons se refassent un peu une santé. Son style était devenu un peu anecdotique. On doit avouer qu'il est plus aventureux avec un peu d'électricité et des idées hawaiennes qui vont nous faire rentrer idéalement dans les tempèratures fraiches.

Brushfire - 2017

Done by the forces of nature

De temps en temps on replonge dans des vieilleries. Cette semaine on vous propose un voyage dans la Zulu Nation!

La fin des années 80, le hip hop connaissait ce que l'on appelle aujourd'hui l'âge d'or du rap. Nous sommes à la fin du règne de Reagan. Le rap sort de la marginalité. Les rappeurs de NWA font peur aux bourgeois. Les petits blancs rougissent devant les paroles crues de 2Live Crew. LL Cool J écrit des slows. Le rap devient une valeur sûre et marchande.

Il y a encore des rêves et une absence de cynisme dans les disques qui sortent à cette époque. Et ceux qui planent le plus, ce sont les rappeurs de la zulu nation, sont natifs de New York. La pochette des Jungle Brothers est déroutante, d'un mauvais gout charmant et montre tous les mythes défendus par ce trio surdoué, mais qui aura hélas une carrière moins brillante que De la Soul ou Tribe Called Quest.

Le trio ressemble beaucoup aux deux autres groupes. Au delà du flow, de la colère, du constat, il y a une quête musicale que l'on ne voit pas chez les autres rappeurs de l'époque. Influencé par les jazz, le style des Jungle Brothers est au carrefour des musiques. On entend une house percée et le hip hop est encore acrobatique pour ce new-yorkais, urbains et passionnés par l'Afrique.

Les Jungle Brothers sont des artistes avec une conscience et une maîtrise qui leur permettent aujourd'hui de représenter tout un genre: leur musique est incroyablemet contemporaine, complexe, lyrique et ludique. Depuis les clichés se sont bien installés. Avec tous les logos derrière la pochette (dont le fameux stop the violence), les samples binaires, leurs tronches de hippies blacks, ils sont désormais "vintage". Mais leur rap vieillit parfaitement bien. C'est une redécouverte jouissive! Ca fait de l'effet. Au delà de la nostalgie, le disque nous rappelle ce qu'est réellement le rap, au delà du bling bling qui scintille bêtement dans la société de Trump!

Warner Bros - 1988

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