The Secret Man

Ce qu’il y a de bien avec les biopic c’est qu’il nous éclaire avec ce qu’il faut d’audace ou d’ironie, sur l’actualité ou notre époque. Lorsqu’on traite de la difficulté de sortir la vérité aux Etats Unis, on peut être sûr que la comparaison entre passé et présent se fera immédiatement.

Car dans le terrible monde de la fakenews, la mésaventure de Mark Felt est l’illustration d’un monde politique sans raison mais pas sans but. Mark Felt aurait dû être le successeur de Hoover. A la mort du célèbre patron du FBI, Nixon décide de faire entrer dans le bureau un de ses hommes.

L’affaire du Watergate n’en est qu’à son début et lorsqu’il voit dans quel embarras cela met la maison blanche, le loyal Mark Felt doit faire des choix cruciaux pour que la vérité ne soit pas étouffée et que la réélection de Nixon ne soit pas si évidente.

Elle aura lieu et quelques mois plus tard, il devra démissionner à cause de cette sombre affaire d’espionnage du parti démocrate. Mark Felt sera ce petit rouage qui va se gripper et qui fera par la suite la grande Histoire. Dans les années 70, le FBI était craint par tous. Hoover et Felt faisaient peur car ils savaient tout sur tout le monde. Seul, Felt va voir le monde changer et l’homme en retrait va petit à petit passer à l’action.

Liam Neeson, loin de ses rôles à la Charles Bronson, impressionne dans le rôle de cet agent secret mutique. La reconstitution a le charme des années 70. En femme esseulée, Diane Lane apporte un peu de sensibilité à un diabolique jeu du chat et de la souris entre le FBI, la maison blanche et la presse.

Le film donne le tournis mais il reste à l’ombre d’un chef d’oeuvre, assez proche par son sujet historique, Les Hommes du Président de Alan J Pakula. La comparaison est douloureuse. L’image est froide et le rythme nonchalant. Tout le contraire du film de Pakula, rythmé et bouillant. Mais le film de Peter Landesman a le mérite de traiter d’un thème bafoué en ce moment par des responsables américains: la vérité, et rien que la vérité!

Avec Liam Neeson, Diane Lane, Marton Coskas et Tony Goldwin – Paramount – 1er novembre 2017 – 1h43

Auteur: Pierre Loosdregt

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