Thor Ragnarok

Marvel se moque ouvertement de sa propre production. Inconscient ou pas, ce geste prouve le limite des films de super héros et permet un grand déballage assez réjouissant!

Marvel est désormais au sommet du show business hollywoodien depuis qu’il a signé un pacte avec Disney. Depuis c’est la déferlante de super héros qui veulent sauver le Monde, prendre les responsabilités, offrir le meilleur de l’humanité face aux pires dangers de l’univers.

On ne va pas se mentir: on en a un peu assez de ses films qui se ressemblent tous, de la musique jusqu’au récit, assez basique pour plaire à l’ensemble de la planète. Thor avec son dieu du tonnerre blondinet n’a pas été honoré comme il se doit par le cinéma. Le premier film profitait du coté pompier de son réalisateur Kenneth Branagh. Le second effort fut pathétique. On n’attendait rien du troisième: c’est peut être pourquoi le studio a eu la drôle d’idée d’engager le Neo zelandais Taika Waititi, connu pour s’être moqué joyeusement des vampires avec Vampires en toute imtimité!

Le petit rigolo s’est mis en tête de rendre hommage à Flash Gordon et autres fleurons de la série B des années 80. La musique du nouveau Thor est donc un recyclage astucieux de John Carpenter et les détails du film sont croustillants: on se croirait à un concours des années 80: qui sera le plus criard avec du fluo ou des épaulettes ringardes?

Les couleurs sont sucrées. La musique est synthétique. Et l’humour fait dans la dérision la plus débridée. Waititi se moque ouvertement du genre avec un héros qui se sait parfois grotesque. Le film tient même un propos quasi subversif en décrivant une planète où seul le spectacle compte. A la tête de ce monde, le réalisateur a la bonne idée d’embaucher un Jeff Goldblum tout simplement exceptionnel en mégalo dangereux, sorte de Harvey Weinstein en peignoir coloré!

Bien entendu le film est malade car il veut lui même nous en mettre plein la vue, faire dans la surenchère, en mettant en scène un Thor malmené par sa soeur, Hela interprétée par une sculpturale Cate Blanchett sous exploitée hélas.

Le film ne va pas jusqu’au bout de ses idées mais il a le courage d’être différent (beaucoup moins calculateur que Deadpool et son héros qui passe son temps à commenter ce qu’il fait), de jongler habilement avec le second degré et de proposer un vrai film qui est fier de ses kitscheries et qui avoue son humilité. Ca nous venge en tout cas des fades dernières productions.

Avec Chris Hemsworth, Cate Blanchett, Tom Hiddleston et Idris Elba – Marvel – 25 octobre 2017 – 2h08

Auteur: Pierre Loosdregt

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