Photo Non Contractuelle

Ivan Callot est un petit rigolo de la chanson française. Ex membre des Fatals Picards, il continue de se moquer de tout avec un goût ici pour le minimalisme.
Sa voix est un peu éraillée. On peut y entendre une forme d'innocence et de candeur qui excuseront un humour ravageur et complètement régressif. Rigolo est l'adjectif idéal pour décrire le chanteur Ivan Callot, révélé grâce aux premiers faits d'armes des Fatals Picards.
Même lorsqu'il s'éloigne d'eux, il continue de se marrer avec les Rois de la Suède. Avec le batteur de ce groupe, il fonde désormais Deux, un duo (logique imparable) qui a bien décidé de dire des conneries dans une joyeuse décontraction. Ivan et son complice ne prennent rien au sérieux. Tant mieux.
Ils se moquent de tout et de rien. C'est de la blague potache qui vise les misères de l'Europe, le Star System, internet etc. Les cibles sont faciles mais la chasse au refrain crétin est plutôt jouissive. Les deux hommes s'appuient sur une musique minimaliste, bricolée mais souvent entraînante. Même s'ils veulent apparaître comme des "jemenfoutistes", ils s'appliquent tout de même sur leurs sons décalés, assez attachants.
Quinze chansons, c'est peut être beaucoup, mais il y en aura forcément une qui fera tilt. Leur punk débilo ironique reste totalement recommandable. On espère qu'ils vendront un peu plus que deux albums!
Label adone - 2015
L’homme Irrationnel

10 ans après Match Point, Woody Allen nous refait le coup du cynisme appuyé et du polar sentimental. Ca marche encore !
C’est un personnage comme Woody Allen les affectionne. Un héros qui ressemble au cinéaste. Un type tourmenté par la philosophie, la morale et les jeux du hasard. Professeur d’université, il fricote, à peine arrivé sur son nouveau campus, avec une collègue portée sur la bouteille et une étudiante lumineuse.
D’un coté, il partage son spleen. De l’autre, il se rassure avec la fraicheur de l’étudiante. Le destin va lui donner une précieuse impulsion dans sa vie : il envisage de tuer un salopard… Et ca repart. Le goût de la vie retrouve une certaine saveur.
Kant et Sartre deviennent des inspirations pour justifier son crime. Mais que vont penser ses deux conquêtes? L’histoire sentimentale de ce type au fond du trou sera donc le point de départ à un thriller, bizarrement joyeux comme sait le faire le réalisateur de Blue Jasmine.
Après la parenthèse enchantée qu’est Magic in the Moonlight, ce nouveau film joue avec le spectateur. Woody Allen jubile avec ses ruptures de ton, ses personnages pervers et au milieu son étudiante, naïve et brillante, interprétée par la nouvelle muse du cinéaste, Emma Stone.
Comme dans son précédent film, il s'efforce à faire de belles images, dans de beaux décors (c’est assez rare pour être signalé : il tourne aux Etats Unis en dehors de New York), avec de beaux comédiens pour souligner l’ironie de l’existence et de son récit. Son histoire s’attache à décortiquer l’étrange morale de l’universitaire, pervers, séduisant et pathétique en même temps.
L’air est connu mais le cynisme est un art que seul Woody Allen sait travailler avec intelligence et jubilation. La mécanique du meurtre se mélange parfaitement avec les idées plus ou moins désenchantées du cinéaste. Il continue de défendre son cinéma vraiment indépendant, presque perturbant.
Continuant d’observer l’absurdité de nos vies, par des styles et des récits très différents, il entretient la richesse de son cinéma, celui qu’on aime, plein de turpitudes existentielles et de bonnes idées de cinéam. Pas mal pour un vénérable réalisateur de 80 ans ! Un vieil homme! Merveilleusement irrationnel!
Avec Emma Stone, Joaquin Phoenix, Parker Posey et Jamie Blackley - Mars Distribution - 14 Octobre 2015 - 1h36
Crimson Peak

Une vieille batisse perdu dans la morne campagne anglaise. Un frère volubile et une sœur mystérieuse. Une jeune femme qui rentre en contact avec des fantômes. Bienvenue dans la maison hantée de Guillermo del Toro.
Le réalisateur de L’Echine du Diable s’était beaucoup amusé dans son dernier film, le coloré Pacific Rim. Des gros robots décollaient des droites à des immenses créatures baveuses. Ce blockbuster avait un grand mérite : changer nos habitudes de consommateurs nourris par Hollywood et ses crétineries de l’été !
Cette fois-ci, il revient à un sujet beaucoup moins spectaculaire : le film d’horreur à l’ancienne. Del Toro fabrique donc sa maison hantée de toute pièce. Il emprunte les plans à une toute une frange du cinéma de genre européen des années 60 et aux grands classiques gothiques. L’homme a toujours eu bon goût. Crimson Peak a fière allure avec sa bâtisse qui s’enfonce lentement sur un terrain d’argile rouge, du plus bel effet.
Il met dedans un couple étrange. Un frère et une sœur. Le premier est un joli cœur aux yeux clairs. La seconde est une pianiste peu loquace. Entre les deux il place une pauvre jeune fille innocente et très riche.
La jeune Américaine découvre l’austérité dans laquelle vit le couple britannique et se demande si son récent mari ne cacherait pas de lourds secrets…
Cette dernière voit des fantômes et ces derniers foutent d’abord les chocottes ! Del Toro a toujours défendu ses créatures bizarres, effrayantes et mêmes monstrueuses. Ce sont plutôt des Hommes dont il faut se méfier ! Leur perversité inquiète réellement l'auteur du Labyrinthe de Pan.
C’est la faiblesse de Crimson Peak. Si on connait un peu l’univers du cinéaste, on n’est pas du tout surpris ou même effrayé. Ce qui est un peu un comble lorsqu’on veut faire dans l’épouvante à l’ancienne.
C’est très beau. Del Toro est un élégant conteur, évitant bien souvent la facilité. Le manoir est magnifique. Les costumes et l'ambiance font le reste.
Hélas, son film ne fonctionne qu’à certains moments. La vraie terreur vient de l’interprétation de Jessica Chastain, véritable furie. Mais ça ne suffit pas. On n’est pas loin de l’ennui poli.
Même pas peur !
Avec Mia Wasikowska, Tom Hiddleston, Jessica Chastain et Charlie Hunnam - Universal - 14 octobre 2015 - 2h
Péguy-Londsale, Entre ciel et terre, Théâtre de Poche

Le 5 septembre 1914, premier jour de la bataille de la Marne, mourait Charles Péguy.
Sur le front.
De front.
Sans avoir jamais capitulé.
Engagé, poète, écrivain, croyant.
Un homme de foi.
Fois multiples.
Michael Lonsdale et Pierre Fesquet, deux voix pour les mots du poète. Thierry Bretonnet les dit, lui, sur les touches de son accordéon. Ils extraient des passages d’une œuvre multiple, engagée, terrestre et céleste, une œuvre croyante, qui croit en l’homme, qui croit en la terre et au ciel.
Trois pupitres. Les textes comme partitions. Musique de la voix, des mots, de l’accordéon.
Péguy/Lonsdale est le titre parce que ces deux hommes s’entendent en pensée et en conviction. Parce que l’un a choisi l’autre, et que l’autre a écrit les mots éternels. Deux noms, deux entités « entre ciel et terre », sous-titre.
Trois pupitres, trois chaises, trois interprètes. Rien d’autre, c’est l’essentiel.
Premiers mots et notre attention tout entière mobilisée. Murmure, grêle de notes, seconde voix plus forte. Aucun bruit dans la salle, une attention-faisceau dirigée vers les trois hommes.
Voici le ciel l’enfer les tranchées
Voici les lettres les prières les feux
« Garder un souvenir sans deuil »
Voici le souvenir l’amour l’espérance
« L’espérance est une petite fille »
Voici les mains de Lonsdale s’élevant au niveau des mots
« La terre préparant à l’enfer (…)
Aujourd’hui c’est l’enfer qui déborde sur la terre »
Voici des phrases des confidences qui atteignent notre actualité notre société notre quotidien
Voici les yeux fermés l’accordéon jouant de son souffle
De ses tremblements de ses aigus
De ses intonations de ses graves
Voici les deux comédiens lisant l’un après l’autre
Poursuivant la pensée de l’un après l’autre
« … la plume entre les dents »
Voici le bois le charpentier la boue
Voici la croix le berceau le cercueil
Voici le poète s’arrachant à sa terre à son fleuve
Voici le poète être arraché à sa vie
Voici la « Prostitution électorale »
Lonsdale plonge son regard dans le nôtre
Voici le silence absolu
« Ne jamais capituler »
Voici des voix qui jamais n’imposent
Des voix qui proposent
Des voix que l’on écoute
Et qui longtemps résonneront
Au Théâtre de Poche
75 bd du Montparnasse, 75006 Paris
DU 23 JANVIER AU 1er FÉVRIER ET DU 10 AU 15 FÉVRIER 2015 - 21h du mardi au samedi à 21h, 15h dimanche
PEGUY / LONSDALE, ENTRE CIEL ET TERRE
Mise en scène Pierre FESQUET
Avec Michael LONSDALE - Pierre FESQUET et Thierry BRETONNET à l'accordéon
Thugs they look like Angels

Le trio très électrique de Talia continue de ruminer avec ardeur l'héritage rock des années 90. Sympa!
On imagine bien le look de Nicolas Costa au milieu des années 90. La chemise à carreau. Le cheveu gras. Le jean délavé. Et sûrement Nirvana, Soundgarden et quelques joyeux drilles du grunge dans les oreilles. Voilà les petites fées qui se sont penchées sur le jeune Parisien qui va depuis réaliser des petits morceaux bien tranchés de rock bien senti.
Cette volonté fait tout le charme du trio qui sort ici son troisième disque. Une fois de plus, ca va vite. Les riffs sont furibards mais jamais héroïques. Il y a une espèce de candeur qui fait aussi toute la mythologie de ce bon vieux rock'n'roll.
Il n'y pas beaucoup à attendre de ce nouvel album: il y a beaucoup à entendre. La bassiste et le batteur travaillent en profondeur les classiques du binaire tandis que le leader assure sa partie chant et ses jolis solos bien tricotés.
Ils ne grandissent pas mais ce n'est pas si mal: c'est du rock hors du temps, qui fait du trio, la famille des enfants perdus de Peter Pan. C'est l'incandescence du riff qui prime. Le plaisir de jouer à trois résonne dans chaque chanson. On a toujours l'impression de bien les connaître ces trois là. Ils pourraient être nos potes. Comme ce sont nos amis, nous ne dirons pas de mal d'eux. L'amitié, c'est sacré! Le bon vieux rock'n'roll aussi!
Send the Wood Music - 2015
Vers l’autre rive

Le réalisateur de Cure raconte une histoire d'amour entre un fantôme et un vivant. Et nous livre une lente réflexion qui doit tout à une exceptionnelle mise en scène.
En 1997, nous découvrions un cinéaste au nom assez difficile à porter, Kiyoshi Kurosawa! Comme le grand Akira! Cure était un polar existentiel presque parfait, jouant avec les limites du fantastique. Un exercice de style qui a marqué le début d'une évolution chez ce cinéaste de plus en plus contemplatif et amateur d'abstractions à l'intérieur de genres codifiés.
Son oeuvre est inégale et souvent déconcertante. Mais elle a le grand mérite de surprendre à chaque film. L'étrangeté trouve chez lui une beauté esthétique et l'humain se replace au milieu de récits bizarres mais passionnants. Ils peuvent aussi dérouter.
Vers l'autre Rive réserve son lot de surprises. Il suppose une idée simple. Un homme a disparu. Cela fait trois ans que sa femme continue de vivre seule. Un soir, il revient. Comme ça. Il lui annonce qu'effectivement il est mort noyé mais il est de retour.
Elle vivait par la disparition de son mari, dans le passé. Il va lui faire apprécier le présent et peut être envisager l'avenir. Les deux êtres doivent réapprendre l'amour... pourquoi pas physique. Mais ce n'est pas facile lorsque vous êtes un ectoplasme.
Comme le suggérait le titre du film de Pascale Ferran, il faut faire des petits arrangements avec les morts. C'est un vrai concept de cinéma quand on y pense. Un moteur de fictions. Il faut vivre avec les absents, assumer leur départ, comprendre ce que ca peut apporter. Ce que ça brise. Au pied de la lettre, le revenant fait effectivement son retour dans la vie de sa femme. Sans prévenir. On pense à une autre fiction bien de chez nous, Les revenants avec cette envie de confronter le fantastique à la réalité.
La mise en scène souligne la moindre ambiguïté avec un jeu de lumière, un cadre qui se désaxe ou quelques notes de musique qui s'imposent. Le personnage du fantôme donne des cours sur Einstein et ses théories sur la relativité. Effectivement il faut relativiser au maximum pour apprécier la lenteur et la douceur de ce drame sentimental entre l'au-delà et le Monde.
Rêverie autour du deuil et histoire d'amour contrariée, le réalisateur de Shokuzai démonte avec un plaisir non dissimulé la figure au combien importante pour l'industrie locale du fantôme japonais. Il nous tend un piège plein de tendresse et nous propose une envie de poésie que l'on ne peut qu'accepter... Un film franchement exotique venu du Japon!
Avec Eri Fukatsu, Tadanobu Asan, Yû Aoi et Akira Emoto - Version Originale condor - 30 septembre 2015 - 2h07
Elisabeth Louise Vigée Le Brun, Grand Palais

Élisabeth Louise Vigée le Brun (1755-1842) a été le peintre officiel de Marie-Antoinette à partir de 1778 et a portraituré, au pastel ou à l’huile, toute la bonne société européenne lors de son exil jusqu’en Russie de 1789 à 1801. Tous les collégiens connaissent son portrait de Marie-Antoinette entourée de ses enfants, reproduit dans les livres d’histoire.
Exceptionnellement douée, on compare son art à celui d’un Jean-Baptiste Greuze, son ami, ou d’un Maurice Quentin de la Tour. Elle a excellé particulièrement dans le portrait si légèrement idéalisé qu’il en paraît réaliste, ce qui plaisait beaucoup à ses contemporains. Sa très longue et prolifique carrière, à mi-chemin entre le XVIIIe et le XIXe siècle, lui a donné l’occasion de connaître aussi bien les fastes de l’Ancien Régime que les bouleversements de la Révolution française, l’Empire et la Restauration. Elle a été ainsi un témoin privilégié de l’histoire de France, de l’art de vivre des classes aisées, de l’évolution de la mode, et a croisé nombre de célébrités de l’époque telles que Hubert Robert ou la comtesse de Ségur.
Pourtant, elle n’avait fait l’objet d’aucune rétrospective d’envergure avant celle du Grand Palais ; seuls les États-Unis, dont proviennent beaucoup des tableaux exposés, lui avaient consacré une exposition monographique en 1982.
L’exposition du Grand Palais suit, en quinze sections, la chronologie de sa vie depuis les années de formation jusqu’à son retour à Paris après l’exil, et s’arrête sur quelques points d’intérêt : ses nombreux autoportraits, la portraitiste de la cour, la peinture de l’enfance et de l’amour maternel, la pratique du pastel et de la peinture à l’huile, notamment. Cette segmentation permet de scander une présentation très complète, sur deux étages, qui pourrait sinon être fastidieuse.
Parmi les sections les plus intéressantes figurent celle consacrée à ses rivales en peinture, notamment Adélaïde Labille-Guiard, totalement oubliée aujourd’hui, et aux cours qu’elle a donné à d’autres femmes peintres, ou celle consacrée à ses portraits d’enfants, notamment de son frère Étienne (au début de l’exposition), de sa fille Julie, et de délicats portraits de bébés. Les commissaires de l’exposition ont réussi à réunir plusieurs œuvres issues de collections particulières, comme un charmant portrait de Julie Le Brun se regardant dans un miroir.
La scénographie, sobre, met en valeur les œuvres en jouant uniquement sur les couleurs des murs – des tons pastels très doux (mauve, gris, vert, terre de Sienne… à l’exception d’un rouge vif dans les deux dernières salles) tirés des fonds très souvent unis des portraits – et un habile encadrement, au rez-de-chaussée, du magistral portrait de la reine avec ses enfants. Une grande carte de l’Europe présentant le parcours de l’artiste lors de ses douze années d’exil est bienvenue, à l’étage, pour inaugurer les sections qui suivent.
Cette exposition a aussi le rare mérite d’afficher un petit texte sous chaque œuvre, qui donne quelques clés de lecture et, ajouté aux panneaux de chaque section, intelligents et bien écrits, suffit largement à la compréhension du propos de l’exposition. Peut-être ces petits textes auraient-ils été plus utiles, cependant, s’ils s’étaient un peu moins focalisés sur la complexe généalogie des modèles et plus sur le contexte ou la composition des œuvres.
On finit malgré tout, dans les dernières salles, par se fatiguer un peu de l’inévitable monotonie de ces innombrables portraits (près de 130 œuvres exposées), essentiellement des femmes plus belles et plus élégantes les unes que les autres : la comtesse Skavronskaïa, la comtesse Golovina… mais cela tient peut-être à la pratique même de Mme Vigée Le Brun, qui, nécessairement, à la fin de sa vie, recyclait ses procédés, parfaitement maîtrisés, comme celui du portrait devant un paysage de chutes d’eau. L’exposition indique d’ailleurs que l’artiste était aussi une femme d’affaires avisée, qui put maintenir son train de vie grâce au prix élevé auquel elle vendait ses toiles. Elle sut à la fois en faire un habile commerce et conserver jusqu’à la fin de sa vie le plaisir de peindre.
Jusqu'au 11 janvier 2016
Galeries Nationales du Grand Palais
Three Imaginary Boys

Sorte de fusion efficace entre les groupes virtuoses (mais ô combien ennuyeux) des 70’s et le raz-de-marée punk des deux dernières années, la bande à Robert Smith a fait souffler un vent nouveau sur la musique en défrichant le terrain pour une new wave à venir.
Tout de sombre vêtus, maquillés comme des voitures volées et la tignasse ébouriffée, nos quatre compères débarquaient avec une poignée de chansons affûtées sur toutes les scènes de la bouillante Angleterre de l’époque.
Armés de quelques titres emblématiques, ils investissaient en 1979 le Bataclan pour un premier concert parisien devant une centaine zozos alertés par la rumeur flatteuse venue de l’autre côté du Channel. Un sulfureux Killing an arab, inspiré de L’étranger d’Albert Camus, dont l’enregistrement était pratiquement introuvable. Un imparable 10.15 on Saturday night, devenu l’hymne d’une époque. Un terrifiant Subway song construit comme un court métrage en noir et blanc…
Réunis sur un premier album intitulé "Three imaginary boys" paru la même année, tous ces titres (à l’exception notable de Killing an arab) nous permettent de revenir à la source d’un groupe qui, depuis, a fait le chemin que l’on sait, passant par des périodes obscures avant de réapparaître en pleine lumière avec "Bloodflowers".
Fiction - 1979





