Un fils de notre temps, Odon von Horvath, Théâtre Gérard Philippe

Encore une démonstration d'extrême sensibilité et de justesse de Jean Bellorini, même dans une forme beaucoup plus simple que les décors grandioses auxquels il nous avait habitués avec Paroles Gelées et Liliom.
C’est d’abord dans le choix de donner quatre voix au monologue de Odon von Horvath que Jean Bellorini fait preuve de son ingéniosité. Car chacun des quatre admirables comédiens (Clément Durand, Gérôme Ferchaud, Antoine Raffali et Mathieu Tune) par les nuances de son interprétation, de son rythme, de son souffle, de sa gestuelle, de sa voix et de son instrument (clavier, guitare, violon ou trompette) ouvre une voie pour capter la sensibilité du spectateur. Et les chances de se reconnaître dans la description des vicissitudes de la jeunesse ou de la perte de repères et d'identité en général, sont démultipliées.
Ensuite, la sobriété de la mise en scène et du décor contribue à une atmosphère très intime, très intérieure, très personnelle, comme si on pénétrait dans les tréfonds de l'esprit du personnage, de ses pensées, de ses névroses; et l'habilité avec laquelle les éléments de décor sont instrumentés apporte une pointe de légèreté, d'humour, et même d'espoir, que du néant, du désespoir absolu, peut encore ressortir quelque chose de beau, de grand.
Les lumières accompagnent habilement le reste, variant de la pénombre des profondeurs de l'âme aux clignotements d'ampoules nues pour illustrer la pensée, le doute, l'effervescence amoureuse. Les ombres sont également superbement pensées et les vues d’ensemble, d'une poésie soignée, de telle sorte que chaque scène n’en est que plus signifiante, plus touchante, plus vraie.
Enfin, voir "Un fils de notre temps", ces jours-ci, sur scène, au cœur de la ville de Saint-Denis, c’est aussi se rappeler que la perte de repère et d'identité de la jeunesse n'a rien de nouveau, ni d’inexplicable et donc d’invincible, surtout par le théâtre de Jean Bellorini. Et ça, c'est presque déjà un soulagement.
Bravo, je suis fan!!
Un fils de notre temps
D'après le roman de Odon von Horvath
Mise en scène Jean Bellorini
Jusqu’au 11 décembre au Théâtre Gérard Philippe - centre dramatique national de Saint-Denis
The Maze Runner: The Scorch Trials

Ha mon dieu, de la musique de film avec des vrais morceaux de bravoure! Ca existe donc encore!
Avec un ordinateur, vous pouvez simplement détruire le processus de création en matière d'"original soundtrack". Quelques boucles. Quelques beats. Une nappe de synthétiseur pour souligner l'angoisse. Deux ou trois notes pour se rappeler que tout le monde ne peut pas écrire les notes célèbres de Jaws.
En matière de musique de film, c'est vache maigre en ce moment. On fait dans l'hyper allégé. On investit dans les cachets des comédiens et dans les effets spéciaux. Quand on arrive à l'illustration sonore, y a plus un sou! Le compositeur doit donc faire dans le light avec quelques astuces et des bidouillages qui font rarement illusion.
On ne va pas reparler de sound design, terme affreux pour décrire la production actuelle. Bref, la musique de la suite du Labyrinthe est une heureuse surprise. On y entend de la musique. De l'authentique musique de film. On connait peu John Paesano.
Ce gars là a de l'inspiration et des idées épiques. Ca fait franchement du bien. Ce n'est pas la musique du Seigneur des Anneaux mais il y a un semblant de fil conducteur dans sa musique. Il y a une volonté moderne de faire de la musique de films mais il n'oublie les violons et l'orchestre pour donner de l'ampleur à son style.
Venu de la télévision, voilà un musicien qui a l'air de s'amuser sur grand écran. Ce n'est pas nouveau mais John Paesano rend hommage aux musiques qui veulent souffler sur le spectateur. Ca décoiffe légérement mais il y a de l'ambition. Il ne baisse pas les bras pour tenter de donner du charisme à un film d'aventures pour adolescents. Optimiste, même dans ce genre de films on peut trouver de bonnes choses! Le musique donnerait presque l'envie de courir!
Sony Classical - 2015
21 Nuits avec Pattie

Karin Viard sait tout tout tout sur le zizi et Isabelle Carré l'écoute pendant qu’André Dussolier se fait passer pour Le Clezio. Les frères Larrieu dans toute leur splendeur ! Déroutant ! Agaçant! Déconnant!
Après leur polar L’amour est un crime parfait, les frères Larrieu continue leur longue dissertation sur les choses de l’amour et du sexe. Avec leur gouaille extravagante et leur esprit fantaisiste. C’est ce que l’on aime chez eux : ils ne font rien comme tout le monde.
Leur nouveau film pourrait être une alternative rohmerienne sur le cul. Le sexe. De nouveau, Karin Viard s’amuse comme une petite folle en jouant une folle du cul qui aime parler de ses aventures à travers la luxuriante campagne des Pyrénées.
Autour d’un verre, son personnage, Pattie, elle peut discuter des heures sur les hommes qu’elle rencontre. Cela tombe sur Caroline, qui vient enterrer sa mère qu’elle connaît peu. Elle doit rester une journée mais un drôle d’événement se produit : le corps de sa maman disparaît.
Cela va attirer l’attention d’un curieux gendarme, d’un écrivain mystérieux et de quelques habitants sympathiques et atypiques du village. La citadine va redécouvrir la vie, son corps et sa joie. C’est la saison du plaisir que nous livre les deux coquins, toujours en verve pour philosopher sur le sexe !
La comédie est inventive et légère. Ça ne se prend pas du tout au sérieux et les bizarreries du discours se mettent en images. On ne s’étonne pas de voir danser un fantôme sur une table ou croiser Denis Lavant en bucheron libidineux !
C’est une œuvre qui fanfaronne. C’est un peu répétitif mais la truculence des comédiens fait le boulot. Avec les Larrieu, on sait ce que l’on va voir. On n’est pas déçu. La bouffée d’air frais est bénéfique !
avec Isabelle Carré, André Dussolier, Karin Viard et Denis Lavant – Pyramide – 25 novembre 2015 – 1h55
Les Cowboys

Notre chaude actualité trouve un écho particulier dans un film étonnant, sans frontière et parfaitement interprété. Une petite claque bienvenue.
Le film de Nicolas Boukhrief sur un attentat à Paris ne sortira pas. Le film du scénariste de Jacques Audiard, Thomas Biguedain a le droit d’être diffusé : la radicalisation au nom de l’Islam n’est qu’une toile de fond pour une quête plus profonde, plus surprenante.
En 1994, commercial bourru, passionné de country, Alain voit sa fille, Kelly, disparaître. Elle s’est enfuie avec son amoureux, Ahmed. Rapidement, sa recherche vire à l’obsession. Les années passent mais le père ne lâche rien pour retrouver sa fille, aidée par son fils qui grandit à l’ombre de cette disparition…
On vous en dira pas plus car le film va nous offrir un lot de surprises qui nous permettent de passer au-dessus des conventions, nos angoisses sécuritaires et notre triste réalité des attentats. Le titre annonce la couleur : il s’agit d’un western moderne. Avec toutes les conventions du genre et la mythologie qu’elle a fait naître.
Biguedain use avec une certaine efficacité d’un scope resplendissant, convoquant l’air de rien, John Ford. Ce sont bien les visages et les paysages qui font naître les émotions. La subtilité est de mise pour un sujet vraiment costaud qui aurait pu entrainer un spectacle simpliste ou ridicule. Rien de cela. Spectaculaire, le film n’oublie jamais ses personnages, épicentre de l’histoire.
La petite histoire rencontre violemment la grande. Les individus doivent se surpasser parfois au péril de leurs vies. Dans les ellipses et dans les destins, le film offre une vision mélancolique mais passionnante d’un sujet grave. Il refuse toujours les facilités : il y a quelques moments un peu trop appuyés mais on remercie mille fois le réalisateur de ne pas se laisser prendre par le fond et sublimer la forme. Pour un film français, la minutie des Cowboys est juste bluffante.
Tout comme l’interprétation. Il y a bien sûr François Damiens, decidément de plus en plus à l’aise dans des rôles tragiques mais tous les acteurs inconnus sont charismatiques et attachants malgré la décadence et leurs misères. L’ambition du film fait plaisir à voir. Les Cowboys est un vrai bonheur pour les cinéphiles et ceux qui en ont marre des informations qui nous font peur !
Avec François Damiens, Finnegan Oldfield, Agathe Dronne et Ellora Torchia – pathé – 25 novembre 2015 – 1h45
Have you in my Wilderness

Une belle voix élégiaque. Une batterie à contre temps. Des violons sur une pente savonneuse. Le premier morceau de cet album intrigue. On est bien loin des canons commerciaux. Le rythme lent provoque une certaine élégance: la voix qui se fait entendre pourrait facilement en faire des tonnes et c'est la retenue de "Feel You" qui finit par nous convaincre de poursuivre l'écoute.
Voilà donc une pop atypique, qui ne veut pas ressembler aux autres. Ce que confirme "Silhouette" le second titre du quatrième album de cette chanteuse de Los Angeles méconnue chez nous, Julia Holter! Une fois de plus la voix semble venue d'ailleurs et l'orchestration joue sur sa simplicité et son efficacité.
Toujours aidée par des cordes tendus, l'artiste réalise le rêve de pas mal de jeunes filles: exister. Sans grand artifice, on devine une vraie personnalité. "How Long" est une belle idée de musique contemplative. Une vraie preuve de culot!
Par son exigence, la suite de l'album va juste nous faire à l'idée que Julia Holter appartient à cette famille admirables de femmes qui ne se laisseront pas faire. Ses chansons se succèdent et nous amènent à se rappeler Kate Bush, Laurie Anderson ou Fiona Apple. Des références éclatantes mais qu'elle assume.
On ne s'ennuie jamais malgré sa voix étrange, unique en son genre. Il y a une vision ici étrange de la pop, de la musique, du chant. Les mélodies sont montées bizarrement mais jamais n'importe comment. C'est avant gardiste mais avec une vraie envie de faire plaisir à l'auditeur. Pas de provocation gratuite. Elle prend des risques mais tout est sous contrôle.
Ambitieuse, Julia Holter est visiblement intelligente et courageuse. Cela se ressent dans ses chansons qui se succèdent et multiplient les idées culottées comme un vieux saxo digne des années 80 et des échappées jazz. C'est élégant. Chaque chanson finit par surprendre. Par petites touches. L'air de rien. L'humilité en avant. Rien de plus.
Domino - 2015
DIDIER BÉNUREAU ET DES COCHONS – Théâtre du Rond-Point

L’état d’urgence du rire est proclamé !
Au XXIe siècle la Bruyère s’appelle Bénureau ! Avec un talent irrévérencieux et une grande liberté, Didier Bénureau caricature les hommes et les femmes de ce début de siècle avec une justesse remarquable. Loin des stand-up actuels, il parvient à grossir les traits de ses personnages pour en extraire les dérives. Un théâtre expressionniste comique.
Accompagné des Cochons dans l’espace, un groupe de rock prêt à le suivre dans son imaginaire, Bénureau installe l’état d’urgence du rire, sketch après sketch, phrase après phrase, mouvement après mouvement. No limit. Rapidement, le ton est donné. Bénureau intervient dans de nombreux domaines, sur tout le plateau, avec une énergie qui force le respect. La gestion de crise de rire est déclarée.
Personne âgée au service d’une chirurgie esthétique déviante, cowboy texan raciste, gauche flottante, incroyable et hilarant chevalier britannique digne d’un Monty Python, travesti amoureux d’un nazi, chanteur lyrique amateur de sites nucléaires, vieille belle-mère méchante atteinte d’Alzheimer, soldat Morales sur-discipliné, les personnages défilent les uns après les autres. Au vitriol, Bénureau décape les règles de la bêtise.
Les traits forcés sont pleinement joués. Les intentions sont justes et permettent tous les excès. Les codes sont respectés pour mieux transgresser. Le burlesque fait son œuvre. Pas de confusion de genre. C’est rock’n’roll, direct et digne d’un Charlie, pour le meilleur et pour le rire.
Oui je suis sadomasochiste ! / Didier Bénureau... par WebTV_du_Rond-Point
Shadows – Songs of Nat King Cole

Le parcours suivant est connu. Vous êtes chanteur de jazz. Vous avez du succès. Vous aurez alors la tendance à glisser vers un son plus mainstream, proche de la pop. Les exemples sont nombreux. Dans le cas de Hugh Coltman, c'est l'inverse.
Auteur de deux disques pop, l'artiste est désormais tourné vers le répertoire jazz et semble avoir craqué pour les chansons de Nat King Cole. L'Anglais, installé à Paris depuis la fin de son groupe The Hoax, a fait une rencontre déterminante.
En 2012 il accompagne en tournée le pianiste et tête chercheuse du jazz, Eric Legnini. Celui ci fait de lui un crooner nouvelle génération, loin des clichés et des performances hors normes. Il a de l'élégance, un flegme et un charme qui va très bien au jazz.
Charme discret du jazz vocal, Hugh Coltman ne fait rien comme les autres. Il y a dans sa collection de reprises de nombreuses surprises au niveau de l'orchestration. Il se fait aider par des musiciens inspirés. Le disque est supervisé par un Eric Legnini qui maîtrise son art. La conversion au jazz de Coltman est réussie.
Il est parfois un peu trop prudent mais il donne un coup de jeune aux chefs d'oeuvre de Nat King Cole. Il y a des incontournables mais le choix va chercher aussi des choses moins connues, ce qui permet au chanteur de marquer un peu plus son territoire.
On ne sait pas si ce choix de carrière est définitif mais Hugh Coltman a bien raison de suivre ses envies, loin des étiquettes et des sages décisions. Un disque parfait pour rentrer dans l'hiver.
Okeh - 2015
FOI AMOUR ESPÉRANCE, Odon von Horvath, Usine Hollander

Un beau spectacle intelligent, fin et angoissant à voir de toute urgence.
Élisabeth, une jeune femme déterminée à quitter ses parents, souhaite s'émanciper par le travail. Son projet est noble: elle ne veut dépendre de personne. Mais la crise vient compliquer ses plans. Elle emprunte 150 marks à un employé de l'institut d'anatomie, qui le lui propose pensant qu'elle est fille d'un "inspecteur des finances" (sous-entendu, bien née et solvable). Découvrant qu'elle n'est que la fille d'un "inspecteur d'assurance", il accuse cette dernière d'abus de confiance.
Comme la jeune femme a déjà été condamnée à une amende pour travail illicite (VRP sans autorisation), elle écope de 2 semaines de prison ferme. Pour échapper au chômage et à la misère, elle accepte de se fiancer à un policier qui la quitte brusquement lorsque l'administration lui apprend les antécédents de la jeune femme, car cette mauvaise fréquentation serait préjudiciable à sa carrière. Et c'est parce qu'elle n'a "plus rien à bouffer" que la jeune femme se jette dans un canal. Cette histoire est basée sur des faits réels, relatés à l'auteur par un chroniqueur judiciaire.
Autour d’Élisabeth se débattent des peureux et des lâches. L'administration est une machine qui fabrique des exclus. En paysage sonore: bruits de bottes et discours de dirigeants braillards. L'atmosphère est délétère. Des coups de feu éclatent pour rien. Comme ce vendredi 13 novembre à Paris, également soir de première pour la Compagnie LA RUMEUR à l'Usine Hollander de Choisy-le-Roi. On sort saisi, pétrifié par l'intensité du drame. Et le réel rattrape la fiction. Les deux époques (1933-2015) se télescopent...
Odon von Horvath, l'auteur, est né en Autriche-Hongrie en 1901. Il est mort à Paris en 1938 dans un banal accident qui lui aura au moins évité de connaître la seconde guerre mondiale. Il a écrit pour le roman et le théâtre. Son œuvre "Jeunesse sans Dieu" allait être adaptée au cinéma. L'année où elle devait être créée, en 1933, sa pièce "AMOUR FOI ESPÉRANCE" fut interdite par le régime nazi. Il nous parle d'un État coupé de ses citoyens, qui construit des murs entre le pouvoir et le peuple et entre les citoyens. La crise (quasiment constante: 1929, 1974, 2008...) fait d'eux des concurrents dans un monde sans compassion. Chacun sauve sa peau, ou presque. Tout le monde est perdant.
Patrice Bigel et la Compagnie LA RUMEUR ont créé de très beaux tableaux à partir de la pièce de Horvath, dans leur lieu, l'usine Hollander (une ancienne tannerie) de Choisy-le-Roi. Juliette Parmantier campe une Elisabeth déterminée et touchante. Bettina Kühlke une belle-mère et une femme du juge épatante. Les hommes ne sont pas en reste. La scénographie est étonnante, éclatant l'espace de la représentation et multipliant les profondeurs de champ. Les lumières participent à une esthétique du cinéma de l'entre-deux-guerres, en noir et blanc, avec des jeux d'ombres, et l'apparition de silhouettes, comme des personnages-types, dont la voix semble émerger d'une foule anonyme. L'étrangeté des corps (entre deux sexes) et la musique (des chansons en Allemand - voix / violoncelle / piano - ponctuent et lient les scènes) évoquent le Cabaret berlinois.
C'est un travail minutieux au service d'une esthétique sophistiquée. Et pourtant ça respire, ça vit, ça n'est pas figé comme une image. Sans doute parce que les choix sont audacieux, inattendus et que la direction d'acteurs est formidable. Un spectacle beau et angoissant à la fois.
"FOI AMOUR ESPERANCE" de Odon von Horvath, par la Cie LA RUMEUR
A voir de toute urgence à l'Usine Hollander, 1 rue du Dr Roux à 94600 Choisy-le-Roi, à 10 minutes du RER C.
Du 13 novembre au 13 décembre.
Les vendredi et samedi à 20h30; le dimanche à 18h.
Réservations au 01 46 82 19 63.
La fille en bleu

Le jour de la rentrée, Manon repère immédiatement la fille en bleu. Elle le sait, elle le sent, elle est l'amie dont elle a toujours rêvé.
Elle prend son courage à deux mains et va vers elle, lui propose une marelle que cette dernière refuse, mais en revanche accepte une balle aux prisonniers qu'elle déteste.Les jours passent et malgré toutes les attentions de Manon, la fille en bleu reste lointaine, hautaine, capricieuse ....une simple copine au mieux.
Voilà un album sur les apparences et sur les premières idées parfois trop définitives que l’on se fait des autres. Ce qu’on imagine de l’autre n’est que rarement la réalité. Déceptions et/ou délicieuses surprises sont possibles …
Dans ce très bel ouvrage aux illustrations ravissantes, un peu vieillottes, un tantinet désuètes, Elsa Oriol nous embarque dans la cour de récréation, premier lieu de vie où l’on apprend à vivre ensemble, dans le jeu, le plaisir et aussi parfois dans la dispute, la bagarre ou la « loi du plus fort ».
Ce qui est certain, c’est que très souvent on finit par s’y faire de bons amis, de vrais amis !
À lire dès 5 ans
de Elsa Oriol
Kaléidoscope






