MARIAGE ET CHATIMENT de David Pharao – Jean-Luc Moreau – Théâtre Hébertot

Affiche du spectacle Mariage et châtiment

Un très bon Boulevard à recommander pour cette rentrée et pour les fêtes.

Edouard est témoin de mariage de son meilleur ami. Alors que celui-ci s'apprête à partir pour rejoindre le futur marié, le voilà retenu chez lui par une de ses collaboratrices architecte (Zoé NONN) qui, après lui avoir annoncé qu'elle attend un enfant et qu'il en est le père, l'oblige à boucler un projet dans la journée sous peine de tout révéler à sa femme, Marianne (Delphine RICH).

Le remord dans l'âme, Edouard (Daniel RUSSO) cède au chantage et renonce malgré lui au mariage de son volcanique et fidèle ami (Laurent GAMELON). Quand celui-ci débarque pour comprendre les raisons de son absence, Edouard, effrayé, lance un mensonge qu'il croit sans importance. Ce n'est malheureusement que le premier. Devant justifier ce mensonge, il en invente un autre qui l'entraîne alors dans une histoire qui finira par totalement le dépasser. La valse des mensonges devient un mélange explosif jusqu'au dénouement final.

Mariage et châtiment est un très bon boulevard. Fondé sur une mécanique classique digne de FEYDEAU et de son Tailleur pour dames, avec une distribution plus allégée et des entrelacs moins alambiqués, la pièce met en valeur le jeu des comédiens, très à l'aise dans le genre. Delphine RICH lance la pièce avec énergie et élégance, donne une modernité à l'ensemble. En queue de pie, Laurent GAMELON interprète un marié gentil, dévoué mais sanguin. Un registre dans lequel il excelle. Les airs, les regards et mouvements mis en scène par Jean-Luc Moreau font mouche. La mariée, Fanny OUTEIRO, au service d'un texte qui fait d'elle une femme ingénue et soumise aux événements, apporte toute la naïveté et la légèreté à l'ensemble. Quant à Daniel RUSSO, il interprète un Edouard d'une grande lâcheté avec une couardise proche de celle de De FUNES. Le rythme soutenu, les comiques de situation embarquent rapidement le public dans le rire.

Mariage et châtiment est une composition classique et réaliste réussie, une pièce sur le mensonge du mensonge dans laquelle la mise en abyme semble ne jamais s'arrêter. Un joli tourbillon de 5 comédiens à ne pas manquer.

http://theatrehebertot.com/mariage-et-chatiment/

 

Old Salt

Ils sont barbus. Ils aiment jouer très fort. Ils sentent fort la sueur et le houblon. Venez donc à la rencontre de ce sympathique groupe de heavy comme on n'en fait (presque) plus!

Ils ont des charmants surnoms: le chanteur porte le sobriquet de Valient Himself. Derrière lui, les musiciens se nomment Lucian, Voiden ou Eiden Thorr. Il y a même le Dr Professor Nitewolf Strangees. Ils ont tous le même look: des vestes sans manche en jean, des poils partout sur la tête et des tatouages en pagaille. Ils ont des tronches de trolls de Caroline du Nord!

Ils ont des fans car ils sont connus pour leur look soigné et leurs albums aux dessins rarement jolis. Finalement, ils cultivent un certain mauvais goût du hard rock avec une candeur qui forcerait presque le respect. Les gaillards de Valient Thorr sont des petits rigolos qui aiment bien la bière, le volume poussé à fond et les refrains faciles à brailler.

Franchement ils sont très sympathiques. Mais musicalement, ca vaut quoi? He bien, ce sont des joyeux drilles d'un heavy metal old school. C'est une bande de rigolos. Ils jouent bien. C'est propre. Bizarrement il est difficile de les prendre au sérieux. Pourtant les guitares sont parfaitement aiguisées pour découper des riffs énervés.

C'est peut être dans la production. On a l'impression d'être dans un garage. Malgré leur dix ans de carrière, le groupe fait penser à une copie pas fraîche de ZZ Top, hésitant entre boogie rock et heavy héroïque. C'est un parti pris mais cela fait tout de même un peu foutraque tout ça. Des copains bourrés à la bière qui braillent dans un micro, c'est sympa dix minutes mais on se lasse vite...

Napalm records - 2016

Rocío Molina – Caida del Cielo

chaillot

 

 

Jonglant avec les conventions, Rocio Molina est flamboyante dans ce nouveau spectacle. Présentée en tant qu’artiste montante du flamenco, elle n’hésite pas à brouiller les pistes en mixant les genres artistiques et utiliser son corps comme outil d’improvisation.

Lorsqu’on imagine un spectacle de flamenco, nous avons en tête une atmosphère de proximité, de concert intimiste. Pourtant, au sein du Théâtre National de Chaillot, nous sommes invités à apprécier son spectacle dans une scène ouverte, sans limites matérielles définies. Rocio Molina s’amuse avec les lumières et les ombres de son terrain d’action.

Elle nous propose une approche libre et contemporaine de la tradition flamenca. Nous le comprenons dès les premières notes de guitares électriques qui annoncent le début du spectacle.

La musique est vivante, multiple puisque nous sommes emportés tour à tour par les mélodies à capella ou électrisés par le flamenco-rock. Comme un chef d’orchestre, Rocio Molina donne le rythme aux musiciens et chanteurs (Pablo Martin Jones, José Angel Carmona, José Manuel Ramos "Oruco", et Eduardo Trassierra) en cercle autour d’elle. Elle fait claquer avec puissance ses doigts, ses mains et ses talons. Dans les gradins, on peut sentir que le public aurait voulu descendre et accompagner d’applaudissements leur prestation.

Le spectacle est en partie improvisé ce qui renforce l’impression de liberté. Nous suivons différents états de son personnage tout au long du spectacle. D’ailleurs, on ne sait pas si on doit parler d’un ou plusieurs personnages. C’est le corps de Rocio Molina qui sert de fil d’ariane dans ce spectacle intense. Ses déambulations poignantes oscillent entre fragilité et force selon les tableaux. Nous sommes touchés par ce personnage complexe, envoutant et qui fait même rire par moment.

Pendant toute la durée du spectacle, nous ressentons les palpitations du jeu de Rocio Molina. Sa danse est une célébration vibrante de la féminité. Aficionados ou non du flamenco, je vous invite grandement à aller palpiter avec Rocio Molina et ses chanteurs/musiciens…

Du 3 au 11 novembre 2016 

Théâtre national de Chaillot

Barber Quartet shop, Archipel

La barbe est à la mode. Taillée chez le barbier, elle donnait l’occasion de pousser la chansonnette en attendant son tour chez nos cousins d’Amérique. La tradition outre atlantique née au début de XXème siècle a fait naître un style musical : le Barbershop Music,  reposant sur un chant en harmonie à quatre voix et à cappella. Un quatuor de frenchie l’a adapté sauce bordelaise et parisienne.

Vêtus de tenues rétro, une rabat joie, un boute en train, une espiègle libérée et un guitariste boyscout nous livrent une partition musicale aussi détonante que délirante. On rit de bon cœur grâce à leur jeu de scène et aux paroles inventées des chansons. Marie-Cécile Héraud, Xavier Vilsek, France Turjman, Bruno Buijtenhuijs mêlent habilement leurs talents. Mimes, bruitages, jeux d’acteur, parodies, chants a capella sauce cartoon. Avec aisance et autodérision ils nous promènent entre chant lyrique et rythmes jazzy, air de gospel ou texte bucolique, chanson d’enfance ou chanson grivoise.

Rien que pour réécouter à loisir leur chanson Eve et Ave Maria on achète leur cd à la sortie. Car cela n’a rien de barbant de chanter les titres chez soi, rasés de près. En période d’élections américaines, plongez dans ce bain jazzy, punchy, funky et so funny !

 Jusqu’au 14 janvier 2017

Les jeudi, vendredi et samedi à 21H

Théâtre l’Archipel

Chanson d’actu: Itélé en grève depuis un mois

Christmas Party

Premières neiges sur la France, c'est bien le moment de vous parler de chansons de Noel!

Aux Etats Unis, c'est une tradition. Le disque de Noël avec de grosses sucreries pour les oreilles. On reprend des classiques. On tricote des duos entre vieux chanteurs. On chante pour la bonne cause. Les bons sentiments ont le droit de citer le temps d'un album, avec des reprises et des titres chaleureux... et parfois insupportables.

C'est au tour cette année du duo She & Him de s'essayer, une seconde fois, à ce périlleux exercice! Et finalement l'ambiance de fin d'année va très bien à ce groupe qui a toujours joué la carte du vintage et du vieillot revendiqué! Le groupe est donc composé de la comédienne Zooey Deschanel (les plus beaux yeux du cinéma) et du producteur M. Ward. Il y a quelques années, ils avaient déjà joué les petits lutins avec un album retro.

Et aujourd'hui on retrouve tout le charme de ce groupe qui fait copain copain avec Brian Wilson. On s'imagine dans les années 60, dans la série Mad Men ou sur une plage avec les Beach Boys. Ce qui veut tout de même dire que la production est d'une élégance assez folle. Pour les reprises, tout est soigné. L'éclairage musical est de qualité.

Comme leurs propres productions, She & Him soigne les arrangements et surtout la voix de la belle Zooey. On entend toutes les divas de la white soul. Elle est aidée en plus par des choeurs discrets et plaisants. Ca bercera effectivement vos longs repas du mois de décembre.

C'est sans surprise mais c'est toujours marrant de voir ce retro pédalage dans le temps. Car le duo arrive à ne pas être rétrograde ou nostalgique. Il y a toujours un petit second degré qui fait qu'ici l'esprit de Noël n'est pas trop indigeste. On prend un peu d'avance, mais on vous souhaite un joyeux Noel à tous!

Columbia 2016

Super Nany, Jason, Brenda et les autres…épisode 1

Souvenez-vous, il n’y pas si longtemps, vous étiez célibataire, seul, vous fumiez de la drogue de type cabani, vous buviez de la bière, vous jouiez toute la nuit à FIFA sur votre PS3 dans votre studio près de Valenciennes tout en écoutant du heavy metal et vous arriviez la tête dans le froc à l’usine, mais personne au grand personne pour vous faire le reproche d’avoir pissé à côté de la cuvette et le soir si vous vouliez vous faire pousser le bide affalé comme une loque sur votre canapé Conforama premier prix, bah vous pouviez.

Puis, lors d’une soirée tunning à la Tchounga Night, gratuit pour les filles jusqu’à minuit, un verre acheté un verre offert, si tu conduis bois du jus de fruit, apparition en guest pour 3 chansons de Ken’V, puis Strip-tease bonus d’une hardeuse locale vue dans « Artoise moi bien fort j’suis pas ta mère, quoique… », vous avez fait la connaissance de Jennifer, apprentie coiffeuse au salon Infini’Tif de Tourcoing, blonde aux racines pourpres comme vous aimez, des prédispositions mammaires comme vous aimez, un string rose bonbon avec une vie autonome apparente comme vous aimez.

Ni une ni deux, vous l’avez draguée comme un guedin, tout ça a fini dans la Clio Sport GTI sur le parking derrière le Auchan, coup de foudre, coup de kekette, prend ta cannette touche la belette.

Elle avait 17 ans, vous en aviez déjà 29, il fallait rattraper le retard, tout ce temps perdu devant les matchs du RC Lens, toutes ces années, sans amour avec un A comme Anavientlàquej’t’attrape j’vatemettreunepétée.

Oui mais voilà, 17 ans, en âge de Tchounga Night tunnning, c’est déjà pas si jeune ; alors, très vite Jennifer a arrêté son apprentissage chez Infini’Tif, a pris un job de caissière chez Lidl route de Valenciennes ZAC sud, a ramené son sac et sa déco Hello Kitty à votre studio, vous êtes allés tous les deux à la Banque Postale pour voir si c’était ben possib de faire un prêt, un pavillon au terrain sans pelouse et aux murs intérieurs jaune casto vous tendait les bras et la bourse ; let’s go, le ménage et le trousseau étaient formés.

Mais la Jennifer, les 18 ans approchants, voulait, et c’est bien normal, avoir un voire deux voire trois voire quatre enfants, et très très vite. Dans les règles de l’art et pour lui permettre bientôt 9 mois de règles de retard, vous avez fait un mariage en grande pompe : Photos de mariés sur une moto Kawazaki prêtée par Fred, dit Kiki, l’avant-centre du club du FC Portugal Nord, un bon copain d’enfance à la moustache fine et au cuir râpé ; location de la salle des fêtes Pierre Bachelet, réservation de DJ Stef3000 (élu meilleur DJ du Benelux sud en 2002), service traiteur façon buffet campagnard orchestré par Michel et Michelle Dugounet de « Dugounet traiteur& pieds de cochon », amis intimes des parents de Jennifer, tout le monde bourré dès 22h30, 50L de Valstar enquillés, on fait tomber la chemise à 3h du mat’, gâteau de mariés sur « Allumez le feu » de Johnny, témoins du mariés avec un écusson texan en guise de cravate, le tout sur chemise à carreau rouge et marron, magnifique.

Mariage passé, lune de miel au Look Club Voyages Leclerc de Houlgate, vlatipa que tous les soirs, Jennifer, qui, la plénitude aidant sûrement, a déjà pris quelques kilos pour désormais finir sa croissance à 1m56 pour 79kgs, vous grimpe dessus comme une sauvageonne, car oui, rappelez vous, elle veut un enfant, voire deux voire trois voire quatre.

Bingo, en 5 ans, verront le jour les petits Jason (blonds, coupe playmobil, chambre Cars2), la petite Brenda (rousse, nez péguy the groigroin, chambre Princesse des Neiges, oui, Reine c’était trop cher chez Baboo), et double bingo royal au bar, les jumeaux Aydan et Rayan.

Au début c’était cool d’être pôpô mais là , faut avouer, vous commencez à regretter sérieusement les périodes PS3 Tchounga Night, bière de table et heavy metal.

Pis, pour nourrir la portée de loups, vous avez demandé à faire des heures sup’, vous attaquez à l’usine à 4h du mat’, vous finissez à 16h30, Jennifer n’en branle plus une, au sens propre et figuré du terme, les chambres sont en bordel permanent, vous ne voyez plus Kiki, Kéké, JC, Jean-Mi et Titi, les copains du foot, qui, année après année ont mystérieusement disparu des radars ; vous maigrissez à vue d’œil, pendant que la Jenni, bah elle, elle enfle comme un ballon Dragon Ball Z de la braderie de Lille ; votre salle de bain ressemble à une arène de chez Prénatal en moche, vous sentez que votre dulcinée lâche l’affaire, l’envie de lui mettre des grandes baffes dans la gueule ne vous effleure plus mais vous démange carrément, sans compter que son jogging noir à bande rose bah vous commencez à avoir du mal et pas qu’un peu.

Bien évidemment, que Jason pisse toujours au lit à l’aube de ses 6 ans, joue à Warrior Battle 8 sur votre vieille PS3 jusqu’à 22h30 sans que personne ne lui dise rien, passe encore, mais que Brenda découpe le canapé aux ciseaux de cuisine quand sa mère a le dos (large) tourné, et que les jumeaux se frappent à sang tous les jours, ça, c’est plus possib’.
Alors, avant d’exploser en vol, de burn-outer comme un fou, de sombrer dans la Villageoise, vous décidez de faire appel à Super Nany, et ça, oui ça, nous verrons ça dans l’épisode 2.

J’vous embrasse quand même, dis donc vous avez une sacrée vie de merde mon garçon…

Chansons d’actu: Mort de Jean Jacques Perrey

The Green Room

Punks versus Nazis! Concept fort pour film rude!

Jérémie Saulnier est finalement un cinéaste assez vieillot! Vous devez comprendre par là qu'il n'aime pas les choses qui vont vite, les raccourcis rapides et les images hystériques. Voilà un type de 40 ans qui croit aux vertus des ambiances, des atmosphères et des personnages. Son dernier film aurait pu être une grosse bouillie filmique avec un sujet aussi cru et violent.

Une bande de punks traversent les Etats Unis, sans le sou, pour une série de concerts miteux. Ils se retrouvent au fin fond d'une forêt de l'Oregon pour un concert. Manque de bol, ils tombent sur une morte dans leur loge. Les témoins gênants ne sont plus les bienvenus dans la salle de concert. Comme le propriétaire est un vieux facho qui rêve du troisième reich, la cohabitation va se révéler très compliquée...

Saulnier, auteur d'un polar sec Blue Ruin, confirme donc qu'il est un vrai metteur en scène puisque son survival est un habile jeu de chat et de souris avec des personnages tous pathétiques et un peu désespérants. Pourtant, il n'y a pas de recul ou de second degré dans l'approche du cinéaste. C'est ce qui fait toute la joie de ce film noir comme jamais et beaucoup plus intéressant que toutes les productions hollywoodiennes.

Car si le film dépeint une situation sociale complètement hallucinante de l'Amérique profonde, il ose l'intensité et la violence. Ici, la mort n'est pas spectaculaire. Au pire, elle est dégueulasse. Saulnier ne veut pas ménager le spectateur. Il est honnête. Et cela rend l'ensemble encore plus flippant. Car finalement ce huis clos ressemblerait presque à un film d'horreur.

Jérémie Saulnier s'amuse donc à nous mettre mal à l'aise, du début à la fin. Il joue les sales gosses. Et c'est tant mieux. Car son intention est de faire réagir ce qui n'est plus le cas d'un bon nombre de films. Indépendant, son oeuvre est farouche et sans concession. Franchement, si vous n'aimez pas les films tièdes, The Green Room est chaudement recommandé!

Avec Anton Yelchin, Imogen Poots, Patrick Stewart et Callum Turner - M6 Video - 2015

Brighter Future

Nous voilà dans le déprimant et long mois de novembre. Le futur vous semble un peu bouché: écoutez donc ce disque vitaminé qui a le grand mérite de vous remuer un peu, envisager l'avenir avec un peu de confiance et d'énergie.

Des cuivres éclatants et des beats costauds, voilà comment vous êtes accueillis par le duo de Big Gigantic qui se fait une haute idée de la musique. Dynamiques, les petits gaillards du groupe américain ont de la dynamite entre les mains. Et ils manient cela avec une dextérité impressionnante.

Si vous aimez Caravan Palace, C2C ou Deluxe, vous ne serez pas insensibles au charme de Big Gigantic, composé du producteur et saxophoniste, Dominic Lalli et le batteur Jeremy Salken. Les deux musiciens veulent que ca déménage, que ca vibre, que leur auditeur rebondisse dans tous les coins des salles de concerts ou dans les festivals poussiéreux et ensoleillés.

On connait la légendaire efficacité américaine. L'adjectif "efficace" a dû être inventé pour eux. Big Gigantic fait donc dans l'énorme, l'emphase et le quasi héroïsme sonore. Venu du Colorado, ils soufflent avec eux un vent chaud et jazzy sur l'electro. Ils vont plus loin que les autres. Ils n'ont pas peur de trop en faire.

Ca fonctionne. Difficile de résister à leur mélange savant d'electro et de jazz. Cela dépote sur chaque titre de ce tout nouvel album: on est obligé de se mettre à danser comme des pantins, emportés par des sons... efficaces! Ils ont clairement la science du bel ouvrage ces deux là.

Le cocktail est savoureux. A l'image de leur pochette, c'est coloré, bariolé et festif. Dans le futur, la mixité et la diversité seront des vertus et non des inquiétudes. Effectivement, avec eux, la vie est un peu moins grise. Leurs chansons donne de la couleur au morne quotidien. Mieux qu'une cure de vitamine C en plein mois de novembre!

Big Gigantic - 2016

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