Rogue One: A Star Wars Story

Après la passion pour Kristen Stewart il y a peu, voilà la déclaration d'amour pour Felicity Jones, qui porte chance au premier Spin off de la saga Star Wars. Un bon film de guerre!
Les yeux de Felicity Jones sont une raison tout simple et valable pour aller la voir au cinéma. Sa beauté blanche est une valeur évidente pour n'importe quel projet. Son interprétation est juste dès qu'elle ouvre la bouche. On la voit de plus en plus et c'est tant mieux. Tout monde va tomber amoureux de la magnifique Felicity Jones.
Elle était la seule chose potable dans Inferno de Ron Howard. Elle apporte tout son charme particulier à Rogue One, première opération commerciale divergente depuis que la saga Star Wars appartient à l'empire Disney. Il y avait la Marvelisation (encore Disney) des blockbusters. S'ouvre désormais le temps de Starwarisation des fêtes de fin d'année.
Le second volet de la nouvelle trilogie est attendu l'année prochaine. Pour patienter, Disney développe désormais des projets annexes. Des spin offs. On est donc quasi sûr qu'il y aura un film sur la jeunesse de Han Solo. Mais en attendant, on va tout savoir sur les plans de l'étoile de la mort, dérobés par la rebellion, juste avant le début du tout premier film de 1977!
La curiosité vous amènera sûrement dans une salle de cinéma. Ce n'est plus du cinéma mais du vrai commerce! Pourtant le film impressionne car à plus d'une reprise, il imite avec un certain talent, les thématiques de Apocalypse Now de Coppola!
Gareth Edward, responsable de Monsters et Godzilla, aime le fantastique mais aussi parce qu'il raconte l'humanité en déformant la réalité. Il y a bel et bien les contraintes propres à ce genre de production (d'ailleurs on pensait à un vrai naufrage après des scènes reshootées en urgence) mais Rogue One se voudrait comme un authentique film de genre.
La prise de risque est redoutable. De temps en temps, il faut revenir sur la mythologie Star Wars mais Gareth Edwards préfère décliner ses nouveaux personnages, éphémères mais forts. Au delà de l'héroïne, il y a tout un groupe, stéréotypé mais terriblement attachant. Tous les comédiens sont parfaits même ceux qui reviennent en réalité virtuelle!
On pense avec le personnage de Donnie Yen aux 7 Samouraïs mais il s'agit aussi d'un film de guerre où tout n'est pas très glorieux, où le destin peut être funeste pour n'importe qui. En tout cas, le film réserve son lot de surprises et ne se permet pas la légèreté d'un divertissement mondial qui voudrait choquer personne.
C'est ce regain de caractère qui place ce Star Wars dans les meilleurs heures de la saga. Il y a des images marquantes, de beaux décors ambigus et une musique qui n'a rien à envier à John Williams. Après la musique de Star Trek, comme son ami JJ Abrams, Michael Giacchino profite de l'ampleur de Star Wars pour une chouette partition.
Avec deux ou trois séquences moins rythmées, on peut trouver à redire mais dans l'ensemble, on oublie vite que finalement ce Star Wars est le point de départ d'une commercialisation à outrance d'une franchise qui dure dure dure et devrait durer encore bien longtemps...
Avec Felicity Jones, Ben Mendelsohn, Diego Luna et Mad Mikkelsen - Walt Disney Company - 14 décembre 2016 - 2h10
Personal Shopper

Olivier Assayas est un réalisateur un peu fou, oui oui, même si ses films sont très "chelous" (pas autant que David Lynch que j'adore) mais tu sens bien que le gars n'est pas toujours connecté dans sa tête. Il n'arrive pas toujours à prendre de raccourcis pour te conter une histoire a priori toute simple. C'est pour cela qu'il est atypique.
Disons qu'il va au coeur des choses comme il sent et ressent. Après le très bon Sils Maria, il me fait kiffer presque deux heures avec ma Kristen Stewart, au naturel, pas maquillée, pas très joyeuse non plus. En même temps, son personnage a perdu son jumeau.
Donc pas de quoi se réjouir. Elle porte bien la tristesse, cette comédienne. Elle connait aussi le fantastique. elle en profite donc pour tenter de faire déguerpri un autre spectre relié à la mort de son frère. Comme ci de rine n'était, Assayas joue sur la connection astrale que partageraient les deux jumeaux.
Alors même si l'un n'est plus là, la connection est elle toujours bien présente entre les deux mondes? Assayas joue la dessus et je ne vais pas vous le dire pour ne pas gacher la surprise. Son histoire reste un peu en suspens.
Avec son regard de cinéaste, il n'y a pas de réponse concrète ni d'échappatoire. Mais il maintient constamment un vrai suspense. Il y ajoute de la fantaisie et du fantastique qui vient parasiter tout le reste, presque platonique. Il met en valeur ses protagonistes tant dans les dialogues que dans la mise en scène si personnelle. Intrusive.
Il offre un rôle de choix à l'actrice diaphane. Il sait la révèler pleinement et elle eclipse tous les autres acteurs. Elle est absolument sublime. Alors il y a peut être des frustrations (la scène du dressing) mais on attendra le blu-ray pour replonger dans ce mystère si bien interprété.
AVIS AUX AMATEURS
Avec Kristen Stewart, Lars Eidinger, Sigrid Bouaziz et Anders Danielsen Lie - Les films du losange - 14 décembre 2016 - 1h50
High rise

Un film un peu trop bétonné pour qu’on s’attache. Dommage !
Tiré d’un roman de HG Ballard (Crash c’était déjà lui), High Rise veut vous en mettre plein la vue. Ben Weathley, auteur de séries B assez libres, semble vouloir se glisser dans les pas de Stanley Kubrick. Le style, l’ambiance, le design, tout rappelle le talent millimétré du grand Stanley.
Mais il faut l’avouer : il faut plus que du culot pour vouloir imiter le réalisateur d’Orange Mécanique, film référence dans le cas de High Rise. La fable sociale est donc là. Elle est cruelle et va jusqu’à une orgie déliquescente qui en dit long sur l’Angleterre de Tatcher.
Mais le bouquin est bien trop complexe pour Weathley qui livre une vision plutôt simpliste et répétitive. Dans une tour immense, l’ordre social se range par étages. Mais les petits soucis techniques finissent par rendre fous les membres de l’immeuble. Petit à petit, tout le monde va littéralement péter les plombs.
Les riches sont de gros cochons que l’on veut cuire et le prolétariat se nourrit de rancœur et de haine. Même le héros, un médecin professeur assez mystérieux, va sombrer dans la folie. Doucement mais sûrement.
La satire est évidente mais le réalisateur ne sait plus trop comment faire pour ne pas faire dans la redite. Il soigne ses images et sa musique mais ca ne suffit pas pour nous convaincre de sa sincérité. La thématique socio économique est lourdement mise en avant.
Heureusement pour nous, le réalisateur convoque d’excellents comédiens britanniques. C’est ce qui maintient l’intérêt . Tom Hiddelston est parfait en docteur border line. Sienna Miller est aussi belle que triste. Jeremy Irons chaperonne tout ça sans trop en faire et on appréciera la présence physique de Luke Evans, remarqué dans la trilogie du Hobbit. Tous les seconds rôles sont réussis même s’ils agissent dans une mécanique pas toujours bien huilée. Malgré ses acteurs, High Rise n’est pas forcément une bonne adresse à fréquenter !
Avec Tom Hiddelston, Jeremy Irons, Sienna Miller et Elisabeth Moss - M6 Video
In a Jazzy Mood

Bon ca y est! Encore une année horribilis qui se termine. On va remiser un peu sur les valeurs refuges que sont la famille, les copains, le gros banquet et le bouton qui saute après le dîner! Pour ne pas se faire peur une nouvelle fois, je vous conseille aussi de vous réfugier dans les vieilles reprises pop dans une version jazz.
D'abord, cela donne de l'ambiance. Chez vous, vous pourrez vous prendre pour un incroyable Mad Men qui reçoit ses amis dans une ambiance cossue et chaleureuses. Vous pourrez même proposer un quizz pour amuser vos convives. Ils devront avec ce disque du Cooltrane Quartet, reconnaître Oasis, Coldplay ou Maroon 5. En gros vous avez avec ce disque l'occasion de vous brancher sur TSF tout en écoutant RTL2
Le jazz va bien aux périodes festives et blanches. Tout le monde y va de son rythme chaud et groovy. Les trompettes annoncent la naissance du petit Jésus mais aussi du Be-bop. Personne ne déteste vraiment le jazz, les crooners ou les chanteuses vocalement désirables!
Donc on a toutes les raisons de se relâcher un peu et profiter de la quiétude offerte les musiciens et les chanteurs de The Cooltrane Quartet. Rien de nouveau dans leur formule qui reprend donc des standards entendus mille fois et qu'ils transforment en une sorte de cocktail délicieux, très chill.
Ca donne le sourire mais il n'y a pas vraiment de frisson. L'exercice de style est connu mais pas du tout déplaisant. Ca ira pour rentrer dans la douce période de Noël. Si vous vous ennuyez après la bûche, vous pourrez toujours écouter discrètement cette musique qui cherche votre amitié, autre valeur refuge des fins d'année!
2016 - Music Brokers
Le Relèvement de l’Occident : blancrougenoir – Compagnie De Koe Théâtre de la Bastille

La pièce-fleuve de la compagnie flamande De Koe est un tour de force drôle et touchant qui mélange faits privés et histoire avec un grand H de manière passionnante et inventive.
Les trois comédiens de la Compagnie De Koe construisent leur dernière pièce, Le Relèvement de l’Occident, sous forme de trilogie/triptyque - blanc, rouge, noir – avec une volonté de décrire de manière exhaustive l’histoire de la pensée et de l’art en Occident : rien que ça !
Cette pièce extrêmement bavarde et ironique réussit l’impossible, bien évidemment en nous mettant devant l’histoire de l’Occident d’une façon complètement détournée et surprenante. Les digressions perpétuelles constituent le centre du sujet, en sont le jus jubilatoire, dont le ton renvoie par exemple à l’hilarité et à la profondeur existentielle du flux de conscience de La Conscience de Zeno d’Italo Svevo.
Le blanc est l’histoire du commencement, entre petites anecdotes personnelles et remise à plat fraîche et humoristique de la difficulté de débuter une action.
Le rouge est la vie d’Elizabeth Taylor et de Richard Burton, de la jetset et de sa frivolité dramatique.
Le noir est la tentative folle et enthousiasmante de tout dire de la philosophie et de l’art modernes.
La parole des comédiens - incessante, tumultueuse, réjouissante – joue intelligemment avec les décors, les objets et les mouvements des artistes. La parole remplit l’espace et l’enrichit : les images deviennent réalité, la fantaisie peut se développer dans un dialogue inépuisable des esprits.
Le Relèvement de l’Occident est une pièce extrêmement méta-théâtrale, il ne pourrait pas être autrement, peut-être très post-moderne dans ses questionnements, ses références multiples, sa destruction du texte théâtral par un trop-plein de texte : tout donner en excès, tout détruire et faire exploser pour que de la démesure et de l’ironie qui la porte surgisse une vérité.
Greetings in Bunzuela

L'album de covers que l'on n'attendait plus!
Les albums de reprises, ce sont généralement des fins de contrats pour des auteurs un peu à la ramasse, abandonnés par le succès, qui tentent de remonter la pente. Une reprise, c'est facile, commerciale et ca peut fonctionner. Si la chanson a fonctionné une fois, pourquoi pas deux!!
L'exercice a plutôt mauvaise réputation mais Greetings in Bunzuela a une très bonne idée: le disque sélectionne des titres méconnus. On redécouvre la force de quelques morceaux. Batteur des mythiques Cheap Trick, Bun E.Carlos a choisi des chansons peu connues. On a bien l'impression que c'est lui l'auteur.
Car le style lui est le même que Cheap Trick. A 66 ans, pour son tout premier album solo, le batteur s'éclate dans ses reprises, toujours à la recherche de ce rock simple, dépouillé et candide. La pochette rappelle une idée des vacances. Les nôtres sont terminées mais Bun E.Carlos propose une sorte de prolongations.
C'est un vrai vent de fraîcheur! Il a beau reprendre les Stones ou les Who, Bun E.Carlos (un des noms des plus drôles pour un batteur) s'approprie parfaitement les chansons choisies. Il s'éclate. Comme d'habitude, il invite pas mal de copains.
Cheap Trick échappait aux conventions. L'esprit un peu fantasque du batteur permet de réunir une galerie de personnages assez différents comme les prestigieux Wilco ou le groupe Hanson. A 66 ans, le grand écart ne fait pas peur au musicien qui profite de toutes leurs qualités. On croise aussi l'ancien chanteur de Cheap Trick, ce qui n'est pas pour déplaire.
C'est extrêmement classique mais il y a un naturel désarmant dans ce disque. Les vieux peuvent être réac de temps en temps. Ils peuvent aussi nous rappeler le charme discret du passé. Bons baisers de la nostalgie!
Entertainment 1 music - 2016
Why are you OK

Très bonne question posée par les barbus de Band of Horses, qui chevauchent le rock en toute liberté!
Band of Horses est un groupe qui a relativement déçu. Au fil des disques, depuis une dizaine d'années, ils avaient fait de leur musique, un rock mainstream, pas dégoutant mais assez conventionnel si ce n'est qu'il s'agissait d'un rock roots, très inspiré par Neil Young. Rien de déshonorant.
Mais ce n'est pas non plus très palpitant. Mais ce cinquième album prouve que les barbus ne sont pas des ersatz mollassons de ZZ top ou autres défenseurs de l'americana. L'ancien leader de Grandaddy est venu mettre son grain de sel dans les ritournelles électriques de Band of Horses.
Ils avaient de la force. Ils sembleraient qu'ils aient désormais du coeur. C'est ce qui fait toute la différence de ce Why are you OK qui va en réjouir plus d'un. Un petit moment de bonheur grace au producteur Jason Lytle qui s'y connaît pour bien gérer l'énergie rock, en faire quelque chose d'autre, loin du refrains, riffs et de l'efficacité.
Il y a de nouveau de la fraîcheur dans l'écriture du trio. On redécouvre une bande de copains ravis de jouer ensemble des bons morceaux de rock. On se surprend même à trouver les chansons plus que réussies. Le coeur est grand cette fois ci. Comme la pochette, on respire enfin en entendant les refrains du groupe qui s'enfermait de plus en plus dans un gros rock tout carré, peu vivace!
Evidemment que l'on est ok à l'écoute de cet album qui ravira les amateurs de rock spontané, américain et jouissif.
Interscope - 2016
A Seat at the Table

Nous allons entamer les marathons des diners de Noel. On va passer une centaine de fois à table. On a déjà préparé les trois tonnes de tubes de citrade de Betaine. En plus, on va parler des mêmes choses et des mêmes sujets. Si vous voulez briller en société, dites simplement que le disque de la petite soeur de Beyoncé est nettement meilleure que celui de la mega star. En plus c'est tout à fait vrai!
Beyoncé, avec ses danses lascives, son mari de producteur et son talent, prend beaucoup de place dans le monde du R&B actuel. Quand vous êtes la petite soeur de la grande copine de Barack Obama, ce n'est pas du tout évident de s'imposer.
On peut à la rigueur faire de la télé-réalité ou provoquer quelques scandales pour faire la une. Solange Knowles a une meilleure idée. Totalement géniale. Être aussi douée que sa grande soeur. Son troisième album est une pure merveille, qui échappe aux canons de la musique noire américaine et qui révèle une chanteuse appliquée et subtile.
La soeur de Beyoncé veut s'imposer par le talent. On en doute pas au bout de quelques minutes de A Seat at the Table, festival soul mid tempo et d'un calme maîtrisé, tout à fait réjouissant. La jeune femme a mis prêt de 8 ans pour composer et produire son disque. On sent à chaque instant que c'est mûrement réfléchi.
Solange ne se précipite pas. C'est tout le charme de ce disque. Le rythme est cool tout en imposant une musicalité inédite. Les boites à rythme se font rare et c'est un piano qui mène la danse sur la plupart des titres, écrits avec une délicatesse incroyable.
Pourtant elle n'hésite pas à aborder des thèmes plutôt rudes. Mais elle s'en fiche et donne tout à ses chansons souvent travaillées finement. C'est un régal pour les oreilles. On pouvait franchement s'attendre au pire. Le melon est facilement transmissible dans une famille de star. Mais Solange s'émancipe de sa grande soeur grâce à son écriture astucieuse et brillante!
Bon allez c'est bon: elle peut avoir sa place à la table des grands!
Saint records - 2016
Sully

Ce n'est pas bien de dire ça mais j'ai de l'appréhension à l'égard des films de Clint Eastwood. Mi justicier du peuple, mi humaniste, Clint Eastwood réalise ces derniers temps des films mi larmoyants, mi longs et mi intéressants.
Bref, c'est souvent tiède avec lui. Je dois l'avouer: je suis allée un peu à reculons pour Sully mais grand bien m'a pris: on se demande si c'est Clint qui réalise ou Robert Zemeckis qui commande le film comme il l'avait fait avec l'excellent Flight.
Et puis il y a quand même Tom Hanks. Ca ne se rate pas ça! Toujours au sommet, il est l'un des grands acteurs de sa génération! Il vieillit bien et une fois n'est pas coutume, il court le Tom, presque autant que dans Forrest Gump (tiens tiens encore Robert Zemeckis). Mais ce ne sont pas pour les mêmes raisons. La comparaison est amusante autour d'un héros encore ordinaire et simple.
L'histoire est un biopic sur le capitaine Sullenberger, dit Sully, pilote expérimenté qui a réussi l'exploit de l'amerrissage de son avion de ligne le 15 janvier 2009 sur les rives de l'Hudson à New York. Un amerrissage et non un crash comme aime le rappeler le commandant aux services d'inspection d'une obscure commission comme on les aime aux Etats Unis.
Une chose est sûre: de voir cet avion comme si on était dedans donne une toute autre perspective de l'exploit. C'est impressionnant de comprendre l'impact de la carlinge sur l'eau et la mise en scène n'est pas pépére à ce moment là. On ressent la tension des passagers. C'est dire.
Mais le film tourne autour de l'après. Le commandant va devoir se justifier. Pourquoi dans l'eau plutôt que sur une vraie piste. Le film s'articule sur un procès équitable où tout le monde est écouté et entendu. Eastwood signe ici un excellent film avec juste ce qu'il faut.
Sans pathos et sans longueur, voilà ce qui change de son style habituel. C'est bien écrit avec des mots choisis. Voilà un film classe qui déroule le tapis rouge à ce héros de l'Amérique qui mérite plus qu'une médaille pour avoir sauvé tous les passagers et l'équipage alors que tous les éléments le poussaient à se crasher dans les profondeurs. Le film que devrait voir Donald Trump!
AVIS AUX AMATEURS
Avec Tom Hanks, Aaron Eckhart, Laura Linney et Anna Gunn - Warner Bros - 30 novembre 2016 - 1h30
Vaiana

Là, ca y est: c'est vraiment fini le temps de la pimbeche amourachée de sans prince charmant sans cervelle. Place encore une fois à une nouvelle héroïne moderne!
Le nouveau Disney, omniprésent dans l'entertainment, se met petit à petit à la page. Ca fait plaisir. Une fois de plus, on découvre une nouvelle culture et c'est le bon point du dernier film de la maison Disney mais c'est tout ce que l'on risque de retenir. Pourtangt c'est un bel hommage à la Polynésie et les Maoris!
Hélas, les réalisateurs de La Petite Sirène ne sont pas intéressés à la musique du coin. Les chansons sont insupportables. Et c'est difficile de faire abstraction puisque cela chante toutes les dix minutes. Elles sont tellement pas terribles que cela finit par gacher le plaisir...
Voilà pour le gros point noir de l'histoire! Mais si j'ai pu rester au bout de l'abominable Reine des Neiges, je peux survivre à ça même si on craque un peu quand même les crabes s'imaginent au music hall.. ARF !
Sinon c'est une oeuvre assez bizarre. Techniquement c'est très beau. L'océan et les paysages. Mais les personnages ne sont pas à la hauteur. Les personnages ne sont pas finis. Au niveau des pieds, des mains et du visage, c'est un peu caricatural et un peu grossier.
A l'image du film entier qui pour ma part passe à coté de Vaiana, chef de peuple en quête d'aventures et d'une vraie amême de guerrière. Le film aurait dû en mettre plein la vue et devenir une histoire à raconter le soir. Les dialogues sont assez minimes et enfantins. Disney a de bonnes intentions.
Sur la dernière scène ca fonctionne mais sur l'ensemble le film est raté car on n'y croit peu et on ne s'identifie jamais aux héros du film. Ce n'est pas le meilleur Disney mais ca donne de toute façon l'envie de partir en vacances. Mais après tout, avec un guide touristique, on doit s'ennuyer moins.
AVIS AUX AMATEURS
Walt Disney - 30 Novembre 2016 - 1h47



