Larguées

HA, L’ILE DE LA REUNION! SES PAYSAGES, SES PLAGES, SA MER D’HUILE, SES PALMIERS, SES FLEURS, SES RHUMS ARRANGÉS, SA NOURRITURE, SA CULTURE... ET SES “CONNASSES”, 3 PLUS PRÉCISÉMENT !

CAMILLE COTTIN ET SA SOEUR EN ROUTE POUR L’ILE POUR REMONTER LE MORAL DE LEUR MÈRE, FRAÎCHEMENT LARGUÉE PAR SON MARI QUI EST PARTI AVEC UNE JEUNETTE, UN CLICHÉ QUI N’EST PAS PRET DE S’ARRETER ET QUI CONTINUE D’INSPIRER LE CINÉMA.L’OCCASION PARFAITE POUR FAIRE CONNAISSANCE AVEC 3 PERSONNALITÉS TRES DIFFÉRENTES.

CAMILLE COTIN EST UNE FABULEUSE CONNASSE AVEC UN ROLE ENCORE ECRIT POUR ELLE. LA SOEUR, UNE DEUXIEME CAMILLE, UNE CONNASSE AUSSI QUI NE SAIT VRAIMENT PAS PROFITER. ET PUIS MIOU-MIOU QUI TENTE DE REPRENDRE LE DESSUS. LE FILM EST ATTENDRISSANT, GENTIL, BIENVEILLANT ET POURRAIT ME FAIRE PENSER A MOI ET MA FRANGINE.

LES DIALOGUES SONT DROLES, LES SITUATIONS TRES COCASSES. AUTANT DIRE QUE TOUT LE FILM TIENT SUR COTTIN ET C’EST PAS A MOI QUE CA VA DEPLAIRE. ALORS OUI TOUT AURAIT PU SE PASSER EN ÎLE DE FRANCE, MAIS C’EST MOINS DÉPAYSANT ET EXOTIQUE QUAND MÊME.

APRÈS CA RESTE UN FILM FRANÇAIS QUI PROLONGE LES VACANCES ET MÊME SI AU LOIN ON ENTEND LE BRUIT DES VAGUES ET DES OISEAUX QUI FONT PIOU-PIOU, ON N’Y REVIENDRA SÛREMENT PAS, JE PARLE DU FILM BIEN SUR, POUR LE RESTE...

AVIS AUX AMATEURS

Avec Miou Miou, Camille Cottin, Camille Chamoux et Olivia Cote - Pathé - 18 avril 2018 - 1h30

Ready Player One

Spielberg a proposé le trip ultime pour les geeks de tout poil qui ne pourront pas se remettre de son dernier film de science fiction. Pour une fois, Spielberg a laissé son complice John Williams pour profiter de la science d'Alan Silvestri.

Car dans les années 80, Silvestri c'était simplement la référence. On lui doit la plupart des musiques pour le cinéaste Robert Zemeckis et il a travaillé avec tous les réalisateurs importants de cette décennie: John McTiernan, Garry Marshall ou James Cameron.

En lui demandant de mettre en musique son Ready Player One, Spielberg demande donc à Alan Silvestri de faire ce qu'il a fait de mieux. De la grande musique orchestrale avec des trompettes enlevées et des coups de Trafalgar entrecoupés de petites flutes rassurantes.

Evidemment on pense beaucoup à la série des Retour vers le futur. Ce n'est pas un plagiat mais plutôt un hommage. Il aurait été plus amusant de demander à un auteur plus récent de proposer sa propre vision de la musique des films Amblin et de tous les films cultes des années 80.

Dans le film, un certain nombre de tubes viennent nous faire le coup de la mélancolie mais la musique de Silvestri a pour but de faire avancer l'action. Là, Silvestri sait y faire. Sa musique est parfois pompière mais elle a quelque chose d'exalté qui fait plaisir à entendre.

Le compositeur n'a aucun mal à retrouver cette douce utopie qui se cache dans les mélodies rebondissantes et les orchestres enthousiastes. Cela manque peut être de thèmes. Silvestri recycle avec une réelle habileté mais ne cherche pas à faire dans la nouveauté. C'est un peu paresseux.

Néanmoins, la BO de Ready Player One amuse beaucoup par cette volonté de flatter nos oreilles, en réveillant le maximum de Madeleines de Proust. Attention à l'indigestion tout de même!

Decca - 2018

Geography

L'album le plus cool de ce printemps 2018.

En ce moment, si vous voulez donner l'adjectif "cool" à quelqu'un, vous pouvez l'offrir les yeux (mais pas les oreilles) fermés au Londonien Tom Misch. roi du bidouillage, il possède une géographie musicale très aléatoire et se perd de cette manière dans le bon gout.

Tom Misch a une méche et des vétements cools. Il a une bonne gueule. Son petit filet de voix lui permet de faire le petite crooner blanc bec avec un certain style. Il connait ses classiques soul mais il sait surtout jongler avec les boucles, les beats et les instruments.

Ca fait un petit bout de temps qu'on avait remarqué le jeune homme. Il sort enfin son premier album après des EP assez réjouissants. Au sons actuels, il arrive par magie à faire revivre un peu l'acid jazz des années 90 qui faisait de Londres une capitale du Jazz.

Au début de son disque, Tom Misch se perd dans Paris mais il capture en effet tous les effets de l'acid jazz pour le resservir avec une virtuosité bien moderne. C'est le genre d'artiste qui ne préfère pas choisir entre pop, electro, jazz ou soul. Il ajoute même des touches urbaines pour bien marquer son territoire, entre les capitales européennes. Il y a évidemment chez lui une ouverture d'esprit incroyable, le style populaire anglais, les petites touches electrop presque allemandes ou le fourre tout à la francaise. Alorsoui, il fait un peu de tout.

Et il le fait bien. Un artisan solide et convaincu. Si les genres sont des pays, alors la géographie de Tom Misch est très bizarre, inhabituelle, revue et corrigée.

Beyond the groove - 2018

Game over man!

Ha ha ha, Netflix et ses nanars, c'est du bonheur!

He oui, amateurs de spectacles déviants, rien de tel qu'un petit abonnement à Netflix pour se faire plaisir. On ne comprend plus bien ce qu'il se passe dans le monde de la distribution, mais les plate-formes ont le grand mérite de devenir la niche des produits honteurs, des films ratés et des navets assumés.

C'est le cas de Game Over Man, un truc parodique produit par Seth Rogen, qui rejoint l'écurie Netflix après l'intrépide Adam Sandler. Les blagueurs pouet pouet ont trouvé leur refuyge. Donc l'ami Rogen aide ses copains à faire des comédies graveleuses et qui l'assument, Man!

Dans Game Over Man, tout se passe en dessous de la ceinture. On y parle de caca, de zizi et tout fluide qui sort du corps. On fume de la drogue et on dit des choses horribles avec un ton farceur. Mais il ne faut pas crier trop tôt à la subversion. Game Over Man est un film crétin.

Il s'amuse à parodier Piège de Cristal mais il n'invente rien. Les blagues qui sentent le slip, sortent surtout de vieux placards. Le trio comique est une version délavé de Seth Rogen, sans nuance mais avec plein d'idées bêtes derrière la tête. Ils ont bien la bonne idée de sortir de vieilles gloires comme Daniel Stern, Rhona Mitra ou Shaggy, ce qui fait bien marrer.

Mais autrement c'est de la grosse blague d'obsédé sexuel. Sous couvert d'immmaturité salutaire, on se prend une vague de mauvais goût absolument ahurissante. On se noie sous un magma scatologique servi par des artistes contents de rester au stade anal. Game Over, man! La partie est bien trop longue pour être défendable!

Avec Adam Devine, Anders Holm, Blake Anderson et Neal McDonough - 2018 - netflix

Chanson du jour: your love is my favorite band

Amateur

Chronique sur le basket, Amateur en dit long sur la perversité du système.

Le film de Ryan Koo ne va pas vous apprendre grand chose: le fric et le sport ne font pas toujours bon ménage. Rapidement les ambiguités de l'argent s'enroulent dans la beauté du sport, du geste parfait, de l'effort collectif. Amateur montre donc les dessous un peu sales du basket ball.

On s'en doutait à la vue des milliards que brassent ce sport. La sélection ne se fait pas vraiment par le talent mais par les erreurs plus ou moins commises par chacun. Sans surprise, Ryan Koo nous montre un univers impitoyable.

Il suit le parcours de Terron Forte, élève taciturne mais basketteur surdoué. Un coach lui donne sa chance. Il se retrouve loin de ses parents et doit faire sa place dans une équipe plus agée que lui. Petit à petit, il comprend que les compromis sont difficiles. C'est donc une initiation assez classique à la vie, sa rudesse et ses désillusions.

Avec peu de moyens, le réalisateur réussit à nous passionner avec son héros atypique, discret et totalement acrroché à son téléphone portable. Les comédiens sont parfaits. On redécouvre Josh Charles, héros de la série The Good Wife et mentor d'un jeune gars désarmant de naturel. Avec sa perception connectée de l'existence, le gamin approche le système à sa manière et cela donne une film assez moderne, sympathique et qui parle assez justement de notre temps.

Rien de transcendant, mais un film qui explique qu'il n'y pas que des gens qui pensent que la Terre est plate dans ce sport spectaculaire!

Avec Michael Rayney Jr, Josh Charles, Sharon Real et Walter Anaruk - 2018 - Netflix

chanson du jour: LIFE

chanson du jour: After the storm

Canyon Alibi

Discret et élégant, Alain Gibert signe un délicieux deuxième album. Définitivement, ce type a la classe.

Il y a quelques années, on avait remarqué déjà l'élégance naturelle de ce binoclard droit et doué. Alain Gibert est un compositeur français au caractère bien trempé et aux idées sûres. Il aime la pop verbeuse, celle où le mot a autant d'importance que l'harmonie. Ce genre de gus est rare donc Alain Gibert, en un seul disque, est devenu un artiste assez précieux.

D'autres le trouveront pedant avec ses accords délicats, ses voix féminines et son univers de petits airs fins comme les détails que l'on peut observer dans une seconde pochette, aussi vintage que la première mais qui souligne l'art de vivre du bonhomme.

Et la musique, c'est sa vie. Il y observe le romantisme et le quotidien. Il scrute nos émotions désuetes et tous nos vagues à l'âme qui secouent ses paroles, assez singulières. L'air de rien, le musicien semble touche à l'essentiel comme savent le faire nos grands chanteurs comme Daho ou Souchon.

Il cache son intelligence derrière des refrains simples, presque anecdotiques, dans lesquels nos pensées viennent chercher un écho ou un effet miroir. Cela fonctionne à merveille. Les arrangements nous transportent. La gourmandise des accords est constante. Alain Gibert récupère sans problème les aisances mélodiques de la pop et une fausse candeur de la chanson française. Il se glisse dans un costard que l'on croyait poussiéreux mais a qui il rend un éclat agréable et sensible. Nostalgique mais pas vieillot, le style d'Alain Gibert est irrésistible.

L'autre distribution - 2018

chanson du jour: club

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