Amateur

Chronique sur le basket, Amateur en dit long sur la perversité du système.

Le film de Ryan Koo ne va pas vous apprendre grand chose: le fric et le sport ne font pas toujours bon ménage. Rapidement les ambiguités de l’argent s’enroulent dans la beauté du sport, du geste parfait, de l’effort collectif. Amateur montre donc les dessous un peu sales du basket ball.

On s’en doutait à la vue des milliards que brassent ce sport. La sélection ne se fait pas vraiment par le talent mais par les erreurs plus ou moins commises par chacun. Sans surprise, Ryan Koo nous montre un univers impitoyable.

Il suit le parcours de Terron Forte, élève taciturne mais basketteur surdoué. Un coach lui donne sa chance. Il se retrouve loin de ses parents et doit faire sa place dans une équipe plus agée que lui. Petit à petit, il comprend que les compromis sont difficiles. C’est donc une initiation assez classique à la vie, sa rudesse et ses désillusions.

Avec peu de moyens, le réalisateur réussit à nous passionner avec son héros atypique, discret et totalement acrroché à son téléphone portable. Les comédiens sont parfaits. On redécouvre Josh Charles, héros de la série The Good Wife et mentor d’un jeune gars désarmant de naturel. Avec sa perception connectée de l’existence, le gamin approche le système à sa manière et cela donne une film assez moderne, sympathique et qui parle assez justement de notre temps.

Rien de transcendant, mais un film qui explique qu’il n’y pas que des gens qui pensent que la Terre est plate dans ce sport spectaculaire!

Avec Michael Rayney Jr, Josh Charles, Sharon Real et Walter Anaruk – 2018 – Netflix

Auteur: Pierre Loosdregt

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