10 ans plus tarés

Du punk joyeux et des paroles rigolardes, venez fêter les dix ans d'un groupe qui ne se prend pas au sérieux.
Fastened Furious joue vite et bien. Ils font du gros rock qui tache, avec des influences bien ricaines. Pour les paroles, il faut plutot aller voir du coté des Fatal Picards. Le groupe de JM, Schul, Lolo et Krok ne se prend pas vraiment la tête! Il veut faire la fête avec son auditeur.
Cela dix ans qu'ils font les clowns derrière leurs instruments. Ils sont marrants et le prouvent en reprenant ici Elmer food beat, Gainsbourg ou Pharrel Williams. Les gouts sont éclectiques mais l'expression est un bon vieux punk des familles: puissant, carré et stimulant! Donc on peut secouer nos cheveux, faire le signe du diable avec nos mains ou sourire bêtement devant cette débauche d'énergie.
Les quatre compères ont donc la banane, dix ans après leurs débuts. Leur coeur balance entre chansons pour drilles pogoteurs ou amateurs de métal rigolo. On devine qu'ils s'amusent beaucoup. Plein de copains viennent jouer avec eux. La musique pour ux est une vaste aire de jeux où ils ne respectent pas vraiment les régles, ce qui est mieux pour nous.
Ils résument très bien leur style dans une de leur chanson: "Une dose de rock et de sueur! Une pincée de bonne humeur! Du Leerdamer ou je fais un malheur"!!
PPP rock records - 2018
Supergiant

Supergiant, le disque de tous les superlatifs, est il super?
Il s'agit là d'un groupe de Los Angeles. L'esprit californien est une sorte de concept qui grille auu soleil où la musique s'enfonce dans une douce folie psychédélique. Est ce que c'est le cas de Valley Queen, nom assez joli pour un groupe mené par une chanteuse atypique.
Valley Queen a t il quelque chose de spécial donc? Une chanteuse. Natalie Carol. Elle chante avec une touche presque british, qui rappelle un autre groupe qui aimait surprendre avec discrétion, Fleetwood Mac. Quand on dit ca, généralement cela veut dire que le groupe est plutôt inspiré et c'est le cas ici.
La première chanson impose donc une sorte de pop survolté où s'échappe avec rigueur une voix haute perchée et une guitare qui assure toute la partie psychédélique du projet. Cela donne effectivement un effet de supernova sonore du plus bel effet.
Il y a un petit coté années 70 finalement rafraichissant car les choix musicaux ne sont pas si communs que cela. On ne va pas tout de suite les coller dans la galaxie des super grands mais ce groupe ensoleillé a de quoi décoller vers les cieux brulants du succès!
roll call records - 2018
Sainte Victoire

Cela fait quelques mois que vous ne pouvez pas la rater. Elle est partout et ce serait presque mérité.
La première victoire de Clara Luciani, elle est pour nous. Elle met fin à l'omnipotence de Juliette Armanet et son recyclage habile de Veronique Sanson. Maintenant, elle aussi, a toute l'admiration de la station Radio France. Elle aussi, a droit le droit de s'imposer sur les affiches des festivals. Elle aussi connait très bien les années 80 et ses charmes synthétiques.
Comme Juliette Armanet, on a de la chance d'avoir à faire à une véritable artiste, qui d'abord connait son job. Membre du groupe La Femme, elle s'émancipe avec ses propres atouts. Une voix lourde et un sens très sûr de la musique.
Son premier disque est assez séduisant: il est vrai qu'en une seule écoute, on a déjà l'impression de connaitre les titres (pour la chanson La Baie, c'est normal, elle pique tout mais avec classe à Metronomy). C'est déjà un exploit. Elle est originale mais familière.
Parce qu'elle défend une pop féminime française. On entend des musicalités intéressantes sur une voix qui s'impose sans forcer. Son album est habité littéralement par sa passion. Bien entendu, il y a des petits défauts avec un certain pédantisme typiquement franchouillard. Les échos au passé sont parfois un peu agaçants, trop forcés!
Mais la jeune femme a tout ce qu'il faut pour être la nouvelle muse de la scène indépendante francaise, en attendant la prochaine.
Initial artist services - 2018
Hotel Artemis

DOMMAGE QUE LE DEBUT DU FILM NE COMMENCE PAS A L’HÔTEL, ON A L’IMPRESSION DE SE TROMPER DE FILM. BON C’EST VRAI QUE J’Y SUIS ALLÉE A L’AVEUGLE .
LA FAUTE A JODIE, SON SIMPLE NOM ME SUFFIT A LA SUIVRE DANS LES SALLES OBSCURES. WEAK WEAK ! ET J’AI PRESQUE EU L’IMPRESSION DE RETOURNER DANS “INSIDE MAN” PENDANT 1 SECONDE DANS L’INTRO. POUR LE COUP SON PERSONNAGE A PRIS UN SACRÉ COUP DE VIEUX.
LA NURSE JODIE UN PEU FOFOLLE A LE CONTRÔLE DE TOUT, DE SON HÔTEL QU’ELLE NE QUITTE D’AILLEURS JAMAIS, “Y SORTIR EST PLUS DUR QU’Y ENTRER”. AUX PETITS SOINS POUR SES RÉSIDENTS POUR LA PLUPART PERMANENTS. NE JAMAIS SOUS-ESTIMER LE POUVOIR ET LE SAVOIR D’UNE FEMME MURE, CA C’EST SUR !
DANS CET HÔPITAL "AU BLACK" SOUS COUVERTURE D’HÔTEL AVEC TOUT LE CHARME ART DÉCO ASSOCIÉ A LA TECHNOLOGIE FUTURISTE. ON SE CROIRAIT PRESQUE DANS UN BLADE RUNNER SOUS TARANTINO, C’EST TRÈS TRÈS CHELOU.
SOUS SES APPARENCES DE GROSSES PRODUCTIONS AVEC DE GRANDS ACTEURS COMME JODIE, SOFIA BOUTELLA, JEFF GOLDBLUM, C’EST AUSSI UN LEURRE POUR UN FILM PLUS INTIMISTE ET TRÈS INDÉPENDANT. OU IL FAIT PLAISIR DE VOIR CE GENRE D’ACTEURS.
DANS UN FUTUR CRADE ET APOCALYPTIQUE OÙ CET HÔTEL EST LE SEUL MOYEN DE S’EN SORTIR SOUS RÉSERVE D’ANONYMAT. CA PARLE BEAUCOUP, ON SE DEMANDE BIEN OÙ CA VEUT EN VENIR (AGAIN, REGARDER LA BANDE ANNONCE M’AURAIT PEUT ÊTRE AIDÉ, QUOI QUE !), EN TOUT CAS Y’A DE L’AMBIANCE, DU DÉCOR, LE TOUT EST COHÉRENT.
J’AI PAS DIT QUE CA ME PASSIONNAIT MAIS AU MOINS L’ENSEMBLE DÉCALÉ OÙ DEAMBULENT DES PERSONNAGES ATYPIQUES A LE MÉRITE DE SUSCITER MON INTÉRÊT MAIS DE LA A REVENIR PASSER UNE NUIT À L’HÔTEL...
AVIS AUX AMATEURS
Avec Jodie Foster, Charlie Day, Sterling K Brown et Sofia Boutella - Metropolitan film export - 25 juillet 2018 - 1h35
Extinction

Les productions Netflix sont souvent décevantes. Elles nous consolent pourtant de toutes les cassettes, que l'on prenait juste en regardant la jaquette, dans les vidéo clubs. Heureusement il y a des bonnes surprises comme Extinction!
Ca commence mal pourtant. Avec un truc qui imite un peu Bienvenue a Gattaca. Une société lisse. Des personnages désincarnés. Un monde moderne qui nous ennuie. Et bien entendu au milieu de tout cela, il y a un type qui se demande ce qui lui arrive lorsqu'il fait un cauchemar. Il a peur de ses émotions et surtout, il redoute une certaine véracité de ses songes mystérieux.
Et paf, il n'avait pas tort alors que tout le monde le trouve bizarre, même sa femme! La ville toute propre est salopé par une invasion venue d'ailleurs. Et le héros va tout faire pour sauver sa petite famille. Et à l'occasion, il va aussi comprendre pourquoi il fait des cauchemars!
Et ca nous fera une jolie pirouette narrative au milieu du film. Finalement les défauts du film sont gommés par ses surprises qui justifient presque le coté série B frileuse, douée pour l'imitation, de Extinction.
Michael Pena n'est pas le meilleur acteur du Monde mais il est attachant. Heureusement pour lui, il est aidé par Lizzy Caplan. Remarquée il y a des années dans Cloverfield (et déjà ses grands yeux faisait écran aux lacunes du film), elle confirme bien que sa beauté diaphane annihile nos critiques. On attend juste pour elle, un grand rôle sur grand écran.
En attendant, c'est de la sf sympathique, un peu fauchée, un peu paresseuse mais on vous le dit: netflix est le video club de notre époque!
Avec Michael Pena, Lizzy Caplan, Mike Colter et Amelia Crouch - Netflix - 1h35
How it Ends

De la catastrophe énormissime au road movie intimiste, le grand écart de How it Ends est périlleux.
Forest Whitaker! Quelqu'un peut il suivre sans devenir fou la carrière de massif comédien, sensible mais aux choix acrobatiques. On le découvre dans les années 80 dans Bird, le film jazz par excellence de Clint Eatswood. On le croise dans des petits classiques comme The Crying Game ou Ghost Dog. Mais surtout il apparait dans tout et n'importe quoi. Des nanars honteux. Des séries B réussies. Forest est toujours juste mais pas toujours dans les bons films!
Il est comme ça! Après tout, il doit sûrement avoir une véranda à rembourser. Mais le comédien est parfait. Cette régularité impressionne. Donc, dans How it Ends, il est simple, imposant et touchant.
C'est un père de famille qui s'inquiète pour sa fille lorsqu'elle se trouve sur le lieu d'une catastrophe inconnu et spectaculaire. Il fait équipe avec le fiancé de cette dernière pour la récupérer en traversant les Etats Unis paralysés!
Les deux hommes ne peuvent pas se blairer. La modernité du jeune homme titille la rigidité du père. Théo James, beau gosse dans Divergente, fait tout son possible pour être au niveau de l'interpréte de Bird. C'est le bon coté de ce film: le casting est tiré vers le haut.
Cela donne un faux film apocalyptique, un survival pour papa poule, un drame intimiste classique, une fin de monde observée par un prisme rikiki et peu spectaculaire. C'est déconcertant. Un peu décevant mais le film calque le pessimisme de La Guerre des Mondes de Spielberg, et c'est plutôt preuve de bon gout.
Avec Theo James, Forest Whitaker, Kat Graham et Mark O Brien - Netflix - 1h50






