I m your man

I ll Pretend

Raw Silk Uncut Wood

Bon on est presque tous d'accord pour remettre le prix du meilleur titre d'album et le titre de plus belle pochette à la jolie Laurel Halo mais est ce que son disque vaut le coup?

La musicienne est un petit cliché à elle tout seule. Une intello de l'electro. Une digne descendante de Brian Eno. Comme lui, l'Américaine trouve l'inspiration dans les soirées berlinoises et cultivent un gout certain pour un son à l'horizontal, proche de l'ambient... qui a dit de l'ennui?

Car la jeune femme est douée. On va vite utiliser les adjectifs, avant gardiste et expérimental pour la présenter. Elle fait effectivement une musique pas facile d'accès, très synthétique, mais il y a de l'envie et une douce recherche d'harmonie.

C'est ce qu'on aime bien dans son quatrième essai, Raw Silk Uncut Wood. Passionnée par la science fiction et particulièrement Philip K.Dick, Laurel Halo nous emporte donc dans un univers où les notes sont angoissantes. La musique est faussement apaisée. C'est ce qu'on aime ici: à la réécoute, on entend de nouvelles choses.

Comme beaucoup de disques expérimentaux, on retrouve si on le veut tous les angoisses existentielles dans des nappes synthétiques et quelques instruments qui se veulent plus organiques. Une fois de plus, cela fait un peu trop stéréotypés mais Laurel Halo a le "je ne sais quoi" qu'il faut pour s'écarter discrétement des sentiers battus.

Il y a une poésie sonore qui se fabrique devant nous. Ce n'est pas facile d'accès mais la douceur et l'humanité, à l'image de sa jolie pochette, trouve leur place dans cette expérimentation minimaliste et fascinante. Si vous avez du courage, sachez qu'il sera recompensé!

Latency - 2018

Miss sarajevo

Sierra Burgess is a Loser

Hommage sincère au cinéma de John Hughes. Jouant avec les clichés, ce film pour adolescents peut être vu par les plus grands.

Les ados, on le sait est une espèce étrange qui se comporte toujours de manière surprenante. Le monde adolescent est un reflet miniature et caricatural de notre monde moderne. Les lycées sont des sociétés de castes et d'humiliation.

Cela peut donner ainsi la mythique saga des American Pie comme les envolées poétiques de Gus Van Sant (et son magnifique Elephant). Ce petit monde fascine les adultes, les producteurs et on ne compte plus les films sur le sujet.

Depuis les années 80, il y a une référence qui s'impose sur le sujet: John Hughes. En quelques films, il a fait le tour de la question. Entre interrogations existentielles et délires potaches. John Hughes a marqué une génération de spectateurs.

Et cela se voit de Sierra Burgess is a Loser de Ian Samuels. On croise des stars de l'époque comme Alan La folle journée de Ferris Bueller Ruck et Lea Retour vers le futur Thompson. Le scénario lui fait dans la tragi comédie avec une aisance appréciable.

Sierra Burgess a un père écrivain, des pulls trop larges et une passion pour la poésie. Bien entendu, ca ne fait pas d'elle, la star du lycée. Elle se met à dos la pom pom girl du bahut. Mais suite à un quiproquo, Sierra est courtisée par un beau quaterback et elle va devoir se rapprocher de la jolie fille pour survivre à cette épreuve inattendue.

Récit iniatique assez classique, le film pulvérise l'état des gamins d'aujourd'hui, complètement largués au milieu des réseaux sociaux et de parents un peu trop égoistes ou anxieux pour les comprendre. On pense à évidemment à Hughes car au delà de choix eighties un peu chichiteux, c'est une romance assez clairvoyante, aigre et douce.

Les gamins sont de la dynamite à manipuler avec précaution, ce que fait le cinéaste. Les émotions sont traités avec sensibilité et cette version "high school" de Cyrano ne cherche pas à plaire qu'au jeune public. L'intello n'est pas si gauche et la bimbo n'est pas si bête. C'est sans grande surprise mais c'est très bien fichu et joué avec beaucoup de nuances. Une réussite mineure mais réussite tout de même!

Avec Shannon Purser, Kristine Froseth, RJ Cyler et Noah Centineo - 2018 - Netflix

Kin: le commencement

Kin: le commencement ou le début de la dégringolade industrielle.

Ce qu'il y a d'amusant en été, c'est d'observer toutes les daubes qu i viennent s'incruster dans nos salles obscures comme des frelons excités par la lumière. Kin: Au Commencement ressemble bel et bien au produit estival dont personne ne sait trop quoi faire.

Les producteurs de Stranger Things ont donné de l'argent à deux frangins pour qu'ils allongent leur court métrage en film bandant et rentable. Josh et Jonathan Baker ont clairement du talent mais ils ne sont pas des magiciens du blockbuster!

Kin se donne un style sophistiqué. Il y a des néons pour faire réaliste ou pour faire arty. Il y a des extraterrestres qui se font le look des Daft Punk. Il y a James Franco. Et Dennis Quaid! Il y a de la référence en pagaille aux années 80 avec son jeune héros qui se retrouve en possession d'une arme venue d'une autre planète.

Les bonnes choses sont là. Il faut ajouter le joli travail du directeur de la photographie, qui filme Détroit avec classe. On entend aussi les notes du groupe Mogwai pour illustrer tout cela. Kin: au Commencement a des atouts indéniables.

Mais rien ne fonctionne vraiment. Les deux frères ne sont pas à l'aise et s'enfuient dans un récit mollasson. La SF n'est qu'une excuse à une course poursuite avec quelques gamins en perdition. C'est Terminator (y a meme un assaut de commissariat) pour midinettes en fait.

Il y a aucune incarnation dans ce film sans grande saveur hélas. On sent que les producteurs rêvent d'un succès à Twilight et autre aventure adolescente avec du fantastique tout autour. Mais ils privilégient la facilité plutot que la conviction et le plaisir. Bref, tout cela est un peu trop mécanique pour que cela fonctionne. Le box office donne raison: Kin est un gros bide. Dommage.

Avec Myles Truitt, Jack Reynor, Zoe Kravitz et James Franco - SND - 29 aout 2018 - 1h38

Nouvelle génération

Une histoire d'amitié entre un enfant et une machine! Ca vous dit quelque chose. Ce film d'animation pique des idées aux autres mais s'en sort pas trop mal au bout du compte!

C'est une production encore americano chinoise. Le site d'échanges et milliardaire, Alibaba, est à la manoeuvre. Il diversifie ses activités visiblement. Mais ne prend aucun risque. Donc Nouvelle Génération va devenir l'ersatz de tout ce qu'il se fait ses dernières années.

Les Nouveaux Héros font donc une jolie partouze avec Le Géant de Fer. Dans un futur proche, une jeune fille se rebelle dans une société bien tristounette et consumériste, où le comble de l'extase est de posséder le dernier robot domestique à la mode.

Elle va pourtant se retrouver en posséssion d'un prototype très dangereux mais surtout très naif. Ensemble, ils vont vivre une aventure incroyable qui va les mettre en face d'épreuves de plus en plus impressionnantes.

Car lorsque l'on possède un robot rien que pour soi, au début, on ne pense qu'à se venger de ceux qui nous ennuient. Notre héroïne auxc cheveux violets va s'amuser puis comprendre que son ami synthétique est particulièrement convoité.

Poursuites.Explosions. Bastons. On va avoir droit à tout et les auteurs du film, deux animateurs sur la production Tim Burton, Numéro 9, ne vont pas se faire prier pour nous en mettre plein la vue. Le film ressemble à beaucoup d'autres. Mais il en fait des tonnes pour exister et cela fonctionne plutot bien. On ne s'ennuie jamais. Le film n'est pas niais et semble avoir de l'estime pour son spectateur (meme s'il regarde Netflix).

C'est déjà cela. Le film raconte d'ailleurs dans sa première partie, le monde actuel, avec une fantaisie colorée mais un fond de dépression bienvenu. Le constat est amer même si le traitement de cette histoire est assez trépidant.

Finalement Nouvelle Génération ne rabat pas les cartes mais les distribue avec un certain dynamisme que l'on n'attendait pas dans ce genre de production assez mercantile, du moins en apparence!

Netflix - 2018

BLACKKKLANSMAN – J’AI INFILTRÉ LE KU KLUX KLAN

JE NE SUIS PAS UNE FAN DE PREMIÈRE HEURE DE SPIKE LEE (NI DE LA 25 EME MOUHAHA) MAIS POUR UNE FOIS QU’IL MET SES INTENTIONS AUX SERVICES D’UN SUJET PLUS QU’APPROPRIÉ, ON NE PEUT QU’APPRÉCIER, CETTE HISTOIRE VRAIE, VRAIMENT HORS DU COMMUN.

UN FLIC NOIR RÉPOND A L’APPEL DU KKK, PLUS CONNU SOUS LE NOM DE « L’ORGANISATION ». IL FAUT VITE TROUVER UNE ALTERNATIVE POUR NE PAS QU’IL SE POINTE DEVANT LE KLAN ET SE FASSE BUTER EN DEUX DEUX.

C’EST DONC SON COLLEGUE JUIF BLANC QUI S’Y COLLE. C’EST PAS FORCÉMENT MOINS DANGEREUX MAIS POUR CES IDIOTS DE BLANCS (QUI RESSEMBLENT D’AILLEURS A DE GROS TUEURS EN SÉRIES) , L’HABIT FAIT PARFAITEMENT LE MOINE.

PENDANT QUE L’UN RÉPOND AU TÉLÉPHONE, L’AUTRE SE REND AUX MEETINGS. ADAM DRIVER EST VRAIMENT FORMIDABLE ET CREDIBLE. PEUT-ÊTRE SON RÔLE LE PLUS AUTHENTIQUE. JOHN WASHINGTON, ÉGALEMENT TIRAILLÉ ENTRES CES MULTIPLES PERSONNALITÉS LIVRE UNE BELLE PERFORMANCE ET REND UN BEL HOMMAGE A SON PÈRE DENZEL AVEC QUI IL A D’AILLEURS JOUÉ DANS MALCOLM X DE SPIKE LEE.

Y’A DES ALLUSIONS A TRUMP, COMME QUOI L’HISTOIRE NE CHANGE JAMAIS VRAIMENT. C’EST TRÈS BIEN ÉCRIT, AVEC DES DIALOGUES BIEN DRÔLES ET DES SITUATIONS COCASSES MAIS JE ME DEMANDE DONC POURQUOI NE PAS FAIRE INFILTRER LE FLIC BLANC, DE SUITE. (SANS PASSER PAR LE MESSAGER TELEPHONIQUE), CE QUI N’EMPÊCHE PAS LE FLIC NOIR DE PARTICIPER MAIS LE JEU DE PASSE-PASSE EST POUR MA PART INUTILE, MAIS CA ENLEVE CERTAINEMENT LE FOLKLORE, L’ABSURDITÉ ET L’INVRAISEMBLABLE DE CETTE HISTOIRE.

LE FILM SERAIT DE TOUTE ÉVIDENCE BEAUCOUP PLUS CHIANT SANS LES QUIPROQUOS, LES PAROLES DÉPLACÉES, LES PRISES DE RISQUES ... MÊME POUR DU CINÉMA, TU SENS QUE LES ACTEURS ONT DU SERRER LES DENTS POUR DIRE PAREILLES ATROCITÉS.

LA MUSIQUE EST VRAIMENT NULLE ET LE FINAL (DE L’HISTOIRE) MANQUE EN TENSION MAIS A L’HEURE OU L’AMÉRIQUE DE TRUMP MÉPRISE ET TUE, PENDANT QUE LA RACE “ARYENNE” JUBILE. LE FILM N’A PAS PEUR DE DÉNONCER SANS MÊME SE CACHER ET DE DONNER UNE BONNE PETITE LEÇON D’HISTOIRE DONT ON AURAIT TOUS BIEN TORT DE SE PASSER

AVIS AUX AMATEURS

Avec John David Washington, Adam Driver, Topher Grace et Laura Harrier - Universal - 22 aout 2018 - 2h15

Ich bin Charlotte, Doug Wright, Thierry Lopez

 

Il est Charlotte, travesti traversant le nazisme et le communisme, les bombardements et les humiliations, le mur et les interrogatoires, les aventures et les rencontres.

Il est Charlotte, une histoire vraie une enquête une actualité une humanité.

Il est Thierry Lopez, une découverte, un éblouissement, un comédien surdoué.

Il n’est pas seulement Charlotte, mais vingt autres personnages qui dressent autour de Charlotte le récit de sa vie, font et défont sa réputation, ses définitions.

Il est un corps gainé de noir, un corps sensuel, un corps transformé.

Dès l’enfance, et dès la première image bleue de nuit - car la beauté de cette mise en scène, le langage des lumières, font de chaque moment un tableau vivant dont Charlotte est le motif central –son corps éclot à la lumière, un corps sur talons aiguille, une ambiguïté qui nous conquiert instantanément.

Lorsque sa voix s’élève s’entendent des voix, des récits, des identités, l’Histoire s’écrit à travers le corps de cet homme devenu femme. Il est tant d’histoires, il est tant l’Histoire qu’il est véritablement un Musée puisque ce musée a existé, protégeant les meubles, la musique, les marginaux, un musée qui fut un refuge, un cabaret et le grenier du monde, un musée qui est la mémoire, des Juifs, des homosexuels, le musée de tous les autres.

Ich bin Charlotte, il est le gardien, si intense que les tempêtes fasciste et communiste ne le renversent pas.

Ich bin Charlotte, il est une « sorte d’impossibilité », qui trouve cependant les mots et le corps pour exister comme homosexuel sous le IIIe Reich et le communisme.

Il défie les catégories, sa jupe noire tournoie, il refuse de porter arme et uniforme, bête à abattre il marche avec grâce sur les ruines, fils d’un père nazi il devint Charlotte en bas résille et short lamé.

Ich bin Charlotte, il est la vie même, alors que le mur s’élève, contraignant les homosexuels à la plus grande clandestinité, il ouvre son musée, recouvre les vitres de noir, créé le lieu secret.

Ich bin Charotte, ombres et lumières, en équilibre sur ses talons aiguilles, entre le bien et le mal, la collaboration et la survie, les bégaiements de l’histoire.

Ich bin Charlotte.

Qui est Charlotte ?

À quelle histoire voulez-vous croire ?

 

 

 

ICH BIN CHARLOTTE
De Doug Wright
Avec Thierry Lopez
Adaptation Marianne Groves
Mise En Scène Steve Suissa
Théâtre de poche, 75 Boulevard du Montparnasse, 75006 Paris

 

13 raisons de regarder 13 Reasons Why

Oui bon ça va hein rhooo, ok j’aurai pu creuser un chouilla plus pour le titre de cette chronique, vantant les mérites -et garantie sans spoiler enfin presque- de cette série Netflix appelée « 13 reasons why », traduction 13 raisons pourquoi, et là vous me dites pourquoi quoi pourquoi et pourquoi 13, bah justement j’vais vous le dire mais pas trop car sinon justement je me parjure en non dévoilage de l’histoire, celle d’un lycée tranquille qui vire bancal après le suicide d’une élève. Alors allons-y, 13 raisons de regarder 13 reasons why, why ? Bah parce que :

1. Notre quarantaine toute fraîche reste marquée par des « Cercle des poètes disparus » par des « Années collège » (qui d’ailleurs se passaient plutôt au lycée, bon bref m****, arrêtez de me couper sinon je dis plus rien !!!), bah là on y replonge tête en avant.

2. L’immersion cinématographique dans le monde obscur des années torturées ado post ado pré-adulte de la période 16-18 ans, phase par laquelle, de fait, tout le monde est passée un jour à raison de 3 ans de sa vie, c’est mathématique mais ça coûte rien de le dire, reste un exercice délicat mais passionnant, quand c’est réussi, et là c’est réussi.

3. Même si dans « 13 reasons why » les personnages, les lieux et les références s’enduisent et se parfument de tous les bons codes américains (petit déj au pancake, casier trop cool au lycée, capitaine de l’équipe de football américain, gobelets rouges rebord piscine pour les fêtes at home du samedi) dont nous sommes très très loin, quoiqu’à force de regarder depuis 40 piges des séries, ils finissent par nous imprégner aussi et ce sans chausse pieds.

4. Finalement les thèmes qui y sont abordés restent universels pour nos neveux, nos nièces, nos enfants, nos jeunes contemporains (mal de vivre ado, complexité intérieure crane, 1er coup de zizi, influence des réseaux et ici le possible suicide quand tout ça déconne sous la caboche).

5. La réalité de la série, quoique parfois romancée dans le mode pas de bol et c’est la merde à tous les étages et ce pour tous les lycéens, pas un n’y échappe, reste au fil des épisodes du domaine du « ça pourrait bien arriver à ma gosse tout ça », et que l’idée que dans certaine famille, la série amène au dialogue, est loin d’être vaine.

6. Le casting, même si là encore un peu américano-cliché (le capitaine de l’équipe de basket trop youpiyoupi pompomgirl, le timide, la trainée qui en fait n’en n’est pas une, le riche, le cas soc’, le…bref y’a tout), reste cohérent, bien porté par les acteurs, que de nouveaux visages font jour, qu’au premier épisode on pourrait se dire « ça ça va surjouer direct » mais qu’en fait, non, ça joue juste et bien.
7. Le mode Titanic du on sait déjà ce qu’il s’est passé in fine (in fine est le terme chic à la mode dans les réunions parisiennes costard pour dire à la fin, plus désuet populos sans doute) n’enlève rien à l’intrigue, au serpent de mer, au qui a causé quoi comme dégât, et que, contre toute attente ou presque, certains personnages qui agaçaient au début finalement émeuvent, et inversement.

8. La réalité et la tentation du parallélisme effet miroir avec sa propre vie passée ou celle de ses propres enfants ou à venir sont assez redoutables, voulues sans nul doute par les créateurs, et obligent contraignent incitent avec efficacité à se poser quelques questions sur le « moi parent, j’aurai fait quoi » ou le « moi ado, si ça m’arrive je dois faire quoi ».

9. Chaque fin d’épisode procure ce petit goût de « vivement la suite » et ça c’est souvent bon signe pour une série.

10. Oui bien sûr il y des longueurs des rallonges et chemins inutiles mais finalement assez vite effacés par le reste, pertinent, à propos, punchline dans ta face, assez souvent.

11. Le générique est simple, c’est con mais ça compte, oui bon 13 raisons je me suis peut-être un peu emballé finalement j’ai déjà tout dit ! Ah si, c’est choquant mais pas trop, fleur bleue parfois mais pas trop, sociétal forcément, allez tiens ça nous fait une onzième raison tiens.

12. Certains personnages ont cette petite dualité bon ou méchant, gentil ou vicieux, honnête pas honnête, flic ou voyou, serein ou possiblement taré qui va nous refaire un Colombine bis ; et, plus subtils, les personnages des adultes (parents/CPE/Proviseur….) qui, pour le coup, nous amènent à tous nos démons de responsabilité face à des situations complexes, pénibles.

13. Et enfin, plus simplement et douloureusement, pour tous ceux qui ont connu le suicide d’un leur proche, très proche même parfois, la série pose l’équation de la culpabilité tatouée au plus profond de l’épiderme, de ce sentiment qui oscille entre rage tristesse amertume et accusation de soi ou d’autres, du bordel j’aurai du j’aurai pu, du dire je t’aime tant qu’il est encore temps, du ça peut m’arriver. Sans noircir le tableau, 13 reasons why vous met la question en pleine face, mais habilement avec précaution et prévention, pas con, pas con du tout.
J’vous embrasse treize quatorze quinze fois même,

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