Touït Touït

Un ver de terre chapeauté est effrayé en voyant arriver un oiseau près de son trou, Il s'y cache puis ressort plus loin et surprend l'oiseau...

Qui va gagner à ce combat ? Le plus fort ? Le plus puissant ? Le plus malin ? Le plus héroïque Qui va avoir peur ? Mais de quoi ? De qui ?!

Du Douzou, drôle et précis à la fois. Les pages défilent rapidement, puis on y revient afin d'observer les mimiques de l'un, de l'autre, d'être certain d'avoir bien compris.

A lire et à relire sans condition dès 3 ans.

Point of no Return

Trop forts nos bidouilleurs electro! Chaque mois, on peut découvrir un virtuose des sons et Hugo Kant a un sens du groove qui ferait danser votre grand mère de 90 ans. Plus qu'un point de non retour, c'est un sommet!

La petite particularité de Quentin Le Roux c'est son passé de musicien. Il a participé à de nombreux groupes dans sa jeunesse. Il a touché à tous les genres et tous les instruments. Cela s'entend très bien dans ce nouvel album. La musicalité est impressionnante. Le bonhomme gomme les dissonances: il s'intéresse plus aux osmoses et aux symbioses.

Quentin Le Roux n'a pas peur des expérimentations et des voyages sonores. Comme dans ses efforts précédents, il y a de nombreux instruments et des parties acoustiques plus que réjouissantes. Le dj se place aux carrefours des genres, des styles et des époques. Autant d'ouverture d'esprit, ca fait plaisir à entendre!

L'habitude veut que l'on colle une étiquette sur ce qu'on entend: ici, c'est clairement une ambiance trip-hop mais assez spectaculaire. Un mélange lounge, inspiré par le jazz, ses dérivés et ses racines. On appréciera particulièrement la flûte qui nous charme en refusant d'accepter les frontières. D'autres instruments "classiques" viennent dynamiter le genre!

Nos DJ sont doués. Celui sort du lot. C'est facile d'accès sans être trop simpliste. C'est très trip hop mais pas que! C'est élégant sans être pédant! On parle de la French touch à toutes les sauces, Quentin Le Roux défend avec ardeur nos couleurs!

Bellring - 2014

Les Enfoirés divisent et Diana Krall…

Les-Enfoires-decouvrez-Toute-la-vie-leur-nouveau-clip

Toute la semaine, nos écrans télévisuels se sont vus inondés de polémiques musicalo-caritativo-clipesques ; cibles des divisions : les Enfoirés  et leur nouvelle chanson « toi qu’est jeune bah t’es jeune et qu’on est jeune on a toute la vie devant soiiiiiiiii alors vas-y fonce Alphonse puisque t’es jeune vas-y même si y’a du chomage bah c’est pas grave parce que ailleuuurrssss y’a la gueerrrre alors tu vois t’es pas si malheureux p’tit con alors range ta chambre et vas bosser, d’ailleurs t’as eu combien à ton Bac blanc, remarque vu ce que tu as branlé ça serait pas étonnant que t’aies 5 pas plus»…ou un truc dans le genre, à vrai dire j’ai même pas envie de chercher et encore moins de me recogner le clip et encore encore moins la chanson, écrite par Goldman, qui avait dû écrire le truc en plagiant une rédaction d’un élève de CM1 se lançant dans la poésie pré-adolescente tellement la pauvreté du texte est …bah pauvre, vous voyez moi aussi ça me gagne !

Polémique donc, autour du fait que la chanson est réactionnaire, que le clip est cucul la praline (expression de 1954, j’assume)et que dans celui-ci tu as d’un côté Les Enfoirés, moralisateurs, qui représentent « la vieille génération » tout en comptant dans ses rangs de façon anachronique des Zaz, née en 1928 mais qui fait à peine 30 piges, des Amel Bent, ancienne égérie de NTM qui lui avait consacré leur fameux refrain « laisse moi zoom zoom zem dans mon Amel Bent bent bent », ou encore des M Pokora, toujours en mode Robin des Bois tatoué jusqu’aux testiboules, preuve de sa 50aine bien tapée.

Comme il est désormais de tradition, c’est d’abord et avant tout les réseaux sociaux qui se sont emparés du sujet, comme ça, faute de thème à luncher probablement, la chanson et le clip qui va avec étant sorties mi-janvier, dans le plus grand anonymat, puisque moi-même, j’avoue, pourtant toujours à l’affût, je n’avais pas vu le truc, alors que chaque année, la nouvelle chanson des Enfoirés, c’est un peu comme le nouveau Disney, t’as pas hâte que ça sorte, tu vas pas le voir ou tu l’écoutes pas, mais t’en entends tellement parler que tu peux pas passer à côté.

Les réseaux-sociaux donc, en mal d’os à ronger ou de chairs musicales à bâcher voire à punching-baller ont fait monter la mousse numérique ; comprenez que derrière leurs écrans tactiles, les millions de jeunes twittos, qui ont appris à écrire non pas par la méthode globale mais par SMS dès leur naissance et qui ont a peu près tous pris option hashtag niveau 2 soutenus par leur prof Mme Lol et Monsieur Ptdr, s’en sont donnés à cœur doigts en tapotant des #reac #nul #ouhhhlahonte #tropnaselachansondesviocs !

Du coup, chaînes infos et autres JT ont repris le truc aussi sec, la guerre en Ukraine étant déjà has been et les propositions de Sarko dans le Figaro aussi intéressantes et neuves qu’une chanson de la Compagnie Créole que l’on repasse un soir de 31 quand la playlist « De ouf la fête » est arrivée au bout du bout sur Spotify avec plus personne qui danse au milieu des cotillons.

TF1 a été bien sûr très « modéré », en effet gentil diffuseur des grands messes de ladite communauté des Enfoirés (pas loin de 10 millions de téléspectateurs à chaque diffusion…bah oui) composée de peoples chantant, d’acteurs déchus ou en manque de rôles, de chanteurs connus ou qui l’ont été ou qui ne le sont plus que pour les Enfoirés (Laam, MC Solaar…), la plus grande chaîne de France, même s’ils n’en pensaient pas moins, pouvait difficilement se permettre de ravager le truc au napalm de peur de foutre le bordel.

France 2 a été plus cinglant, mais ça reste France 2, donc le cinglant chez France 2 c’est un peu de prévenir tout le monde que tu vas sortir un gros mot hyper vulgaire sur un cousin éloigné dans un repas de famille et qu’au final tu dis « bah il a quand un même une toute petite kékette »…flop.

Canal + l’a joué plus subtile en invitant JJ Goldman dans le Petit Journal avec une interview décalée avec Eric et Quentin, drôle…sans plus.

Au bout de quelques jours, tu sentais de fait que le truc devenait un bel épiphénomène typique de la réalité d’aujourd’hui, une sorte de sujet d’éjaculation précoce médiatique, ça monte vite vite vite vite, ça se durcit alors que tu ne t’y attendais pas et ça en fout plein de slip médias alors que le pantalon est même pas baissé. Bref, ça salit pour pas grand-chose.

Voilà, pas plus pas moins, à côté de ça, la nuit, tard, sur D8, France Gall témoignait sur le parcours de son défunt mari Michel Berger, superbe documentaire émouvant qui foutait les poils, en même temps, TMC retraçait la transformation physique à travers le temps du chanteur Renaud, qui à la différence de Michael Jackson, a eu pour chirurgien esthétique le Professeur Ricard et son assistante Mme Vinrougequipique…triste.

Un spot de pub par là avec la dernière compil incluant Black M, dont les textes s’assimilent à un niveau sensiblement similaire à celui de ceux qui l’écoute, cf. lire plus haut sur les jeunes twittos, ce sont les mêmes, cherchez pas, non non, ce sont bien les mêmes ; et nous apprenions en 10 secondes de pub fantôme que Diana Krall sortait un nouvel album et comme on dit aux bords des piscines municipales les dimanche de blues…Diana Krall et en plus elle chante.

J’vous embrasse,

Undertaker

Le Western n'en finit pas de mourir au cinéma comme sur les planches de bande dessinée. Cette nouvelle série enterre une fois de plus le genre. La messe est baroque et barrée!

Xavier Dorison et Ralph Meyer connaissent leurs classiques. Ils ne peuvent pas nier l'existence de Blueberry, de Sergio Leone ou de Clint Eastwood. Ils assument dans leur bédé l'histoire du Western. Le dessin rappelle étrangement Jean Giraud. Le héros pourrait être jouer par Bronson ou un autre héros du cinéma buriné par le soleil et la poussière.

Les deux auteurs contemplent le western d'une manière un peu cynique. Cela fait 20 ans qu'on annonce la mort du genre alors ils choisissent une figure mythologique: le croque mort. Détail presque drôle dans de nombreuses fictions, le croque mort ici est un bagarreur qui se fait une idée pour le moins bizarre de son travail. Un justicier craint par tous et pas seulement à cause de sa fonction!

Le dessin est remarquable tout comme le découpage. Le scénario convoque Tarantino comme des références plus classiques. Néanmoins se dégage ici une atmosphère bizarre, baroque et déglinguée. On est plus dans le style de Sam Peckimpah, crépusculaire et violent. Les cow-boys sont des gueules cassés, des types patibulaires et des sociopathes délirants.

Il faut se méfier de tout le monde dans ce premier tome. Jonas Crow, héros de cette nouvelle saga, est un grand costaud au regard percant qui n'a peur de rien ni de personne. A la fin de la dernière planche, on se demande bien ce qu'il va lui arriver, tombé dans un nid de vipères assez spectaculaire.

Si la fin est palpitante, la mise en place est un peu longue mais la série réussit l'alliage entre l'héritage et la modernité du western. Les qualités sont visibles mais pas encore marquées: on attendra néanmoins le second volet des aventures de ce justicier croque mort...

Dargaud - 54 pages

Europe 2009

Le chanteur Américain veut visiblement battre le record de live sortis dans une carrière. A chaque fois, sa passion explose et l'envie de rebondir dans une fosse revient vite !

Pour un album studio, Dave Matthews et sa bande sortent une tripotée de live !

Depuis leurs débuts en 1991, c'est ainsi. Dave Matthews Band est un groupe de scène et ils le savent. On comprend souvent pourquoi ce groupe méconnu chez nous est une énorme star aux Etats Unis.

Dave Matthews est l'authentique chanteur de Charlottesville en Virginie. Il ne fait pas de country épique mais pratique un rock jazzy, funky et particulièrement électrisant, parfait pour mettre le feu aux plus grands stades américains.

Il a tout pour être détesté chez nous (l'intimiste j'connais pas!), pourtant son dernier live résume sa tournée européenne. Il y a trois galettes et un dvd. Le coffret contient aussi des photos du groupe dans tous les pays visités du vieux continent. Sans être chauvin, le plus beau cliché restera celui de l'Olympia !

Mais on est surpris par la générosité qui habite ce groupe increvable, malgré la disparition du Leroi Moore, l'un de ses piliers. Accompagné d'un nouveau saxophoniste, d'un massif trompettiste et du guitariste Tim Reynolds, le groupe est bien plus que professionnel. Leurs concerts sont un déluge de musique inspirée par toutes les racines musicales de l'Amérique.

Les "jam" sont un peu la spécialité du groupe mais ils ne sont jamais ennuyeux. La part d'improvisation est palpable et rend l'écoute passionnante : on assiste à des acrobaties et de vrais numéros d'équilibriste. Cela peut sentir l'esbroufe ou pire, un très grand professionnalisme. Cependant ça transpire et cela s'entend.

Sur ce concert capté en Italie, on sent que cela joue sans filet.

Sûrs de leur force, les membres du groupe reprennent les classiques et les nouvelles chansons de l'album au titre génial Big Whiskey & the Groogrux King, qui sont vraiment faites pour l'imagination assez survoltée ici de Dave Matthews et ses complices.

Visiblement, l'air de la vieille Europe a fait du bien à ce groupe yankee ! Ils reviennent le 5 novembre prochain au Zénith. Allez découvrir ce gros morceau d'Amérique. Ca vaut le détour.

Eagle record - 2010

D’après une histoire vraie, Christian Rizzo, Arsenal, Metz

D'apräs une histoire vraie_cop_Marc Domage (5)Entre tradition et danse contemporaine, une danse folklorique masculine apparaît et disparaît, portée par les percussions de deux batteries.

Christian Rizzo est de retour à Metz pour deux spectacles (le deuxième sera présenté dimanche 8 mars au Centre Pompidou-Metz) qui interrogent les résonances de la danse populaire dans les rythmiques et les gestualités d’aujourd’hui.

Dans D’après une histoire vraie, huit danseurs travaillent les synchronismes et leurs variations dans une construction formelle qui parfois rappelle subtilement les recherches chorégraphiques d’Anne Teresa De Keersmaecker.
Toute narration est absente de cette pièce, où les danseurs ne sont que mouvement et gestualité évocatrice. La chorégraphie populaire surgit au fur et à mesure, toujours détournée de ses puissances explicites par un savant travail sur le geste contemporain, d’abord sous forme d’allusions légères, puis avec de plus en plus de netteté. Le rythme des deux batteries présentes sur scène accentue l’énergie grandissante qui envahit les corps.
La multitude de combinaisons des contacts entre ces corps masculins est travaillée avec une sensualité significative de laquelle surgissent les mouvements anciens, dévoilant leur polysémie et leur richesse sociale.
D’après une histoire vraie est une pièce en suspens, qui tourne autour de l’idée de suggestion : entre ébauches et changements de directions continuels, pendant une heure le folklore est effleuré sous divers aspects, jusqu’au déchaînement final qui semble presque vaincre les danseurs à leur corps défendant.
En enchantant le public messin, Christian Rizzo questionne de l’intérieur la danse populaire et son éloquence entraînante.

Focus NeedCompany MaisonDahlBonnema – Rhythm Conference feat. Inner Splits / Maarten Seghers & the Horrible Facts – What do you mean what do you mean and other pleasantries

What-do-you-mean-what-do-you-mean-and-other-pleasantries-2Dans le cadre du Festival Artdanthé, le Théâtre de Vanves propose un double spectacle de danse autour du rythme de la parole.

Dans le spectacle de la compagnie MaisonDahlBonnema, deux hommes et deux femmes (le duo Anneke Bonnema et Hans Petter Dahl, accompagnés du batteur Nicolas Field et de la comédienne Catherine Travalletti) sont habillés de blanc, portent un long chapeau pointu blanc et se déplacent dans un espace complètement blanc. Dès le début, tout évoque l’univers : la pièce est une longue réflexion sur la terre, la vie, les images, les nouvelles technologies, l’humanité dans une perspective résolument apocalyptique. Une mise en scène assez pauvre, un travail sur le lien entre le rythme de la batterie, la parole et le mouvement qui tourne en rond. Entre pathos et ironie, sentencieux et décalage, Rhythm Conference se révèle un hymne à la vie new age au premier degré, assez frustrant, que seule la dernière partie (énumération-catalogue interminable de « choses » sous fond de musique krautrock) parvient à sauver de la banalité.

A l’opposé, avec une mise en scène très simple et surprenante, la pièce de Maarten Seghers travaille en profondeur la parole, la limite entre le sens et le rythme, avec une ironie et une inventivité scénique impressionnantes. What do you mean… expérimente toutes les nuances de la satiété sémantique, lorsque la répétition des phrases, rythmées jusqu’à l’épuisement, perd son sens et devient pure sonorité. En parallèle, Maarten Seghers travaille le non-sens corporel, une gestualité à la fois absurde et sobre qui se joue autour d’une planche en bois collée au visage, en transformant le corps en un objet empêché, mais extraordinairement musical qui communique joyeusement avec le dispositif sonore du décor-caisse de résonance. Une mise en scène dépouillée et imaginative, où les répétitions, les silences, les attentes, portés par ce corps maladroit et hilarant, enchantent pour leur construction percutante.

Je vais pas me taire parce que tu as mal aux yeux

Petit plaisir coupable: ce petit livre de poche égratigne avec gentillesse tous les archétypes de la chanson française!

Journaliste aux Inrocks, Sarah Dahan n'a pas peur des bonnes grosses chansons de la variété française. Elle connaît même le répertoire des glorieux héros du genre. De Dalida à Ben l'Oncle Soul en passant par l'incountournable et très critiqué ces derniers temps Jean Jacques Goldman, Elle s'est confrontée au meilleur et au pire de la production hexagonale.

Cela donne donc un petit bouquin qui se moque avec affection des allures, des défauts et des caractéristiques des distributeurs automatiques de hits et d'incontournables. Elle met donc en avant ce qu'il faut mettre dans une chanson française. Elle rappelle que la mère de toutes les girls power c'est Ophelie Winter. Elle s'étonne de l'existence du fan de Claude François.

Elle transforme la musique française en sujets pour Tellement Vrai ou autres émissions qui nous font déprimer sur nos contemporains. Mais elle est aussi respectueuse. Elle enfonce des portes ouvertes mais le fait avec une vraie tendresse même s'il y a un sens de l'humour plus que vachard! On sait que Franck Michael est ringard, que le Raï'n'B casse les oreilles, que les comédies musicales à la française ne sont pas que des succès. Sa petite anthologie fait rigoler. Un peu bêtement mais franchement!

A l'heure où une chanson des Enfoirés fait polémique, ce petit guide nous conduit vers beaucoup de légèreté!

J'ai lu - 157 pages

Chappie

Après l'impressionnant District 9 et le bide Elysium, le cinéaste Neill Blomkamp confirme sa passion pour une science fiction très social. Une bonne initiative peut elle donner un bon film?

Chappie est donc le mélange rugueux entre le vieux film eighties Short Circuit et l'énervé Robocop de Paul Verhoeven. Le film aborde la robotique sous un aspect émotionnel, social et quasi philosophique. Dans quelques années, l'Afrique du Sud se munira d'une brigade de robots policiers pour faire la guerre aux gangs, très agressifs dans cette région (ca on le savait depuis District 9).

Les robots provoquent la peur mais surtout réveillent les rancoeurs d'un ingénieur réac et catholique face à un autre, obsédé par la conscience artificielle. Sur un robot abîmé, ce dernier parvient à faire naître une conscience d'enfant mais provoque ainsi un séisme qui va secouer toute la société.

Chappie c'est son nom et son destin va se jouer dans les bas fonds de Johnnesburg. Après les extraterrestres, ce sont les robots qui viennent mettre en avant les désordres de nos sociétés actuelles. La science fiction questionne: Neil Blomkamp s'interroge encore sur la technologie et surtout l'intelligence humaine et artificielle.

Le sujet est passionnant mais une fois de plus, Blomkamp oppose à l'initiative, un traitement rude, costaud et violent. Un peu désespéré, le cinéaste montre toute la bêtise et la violence qui habitent les hommes. Le robot Chappie n'est pas un espoir: c'est juste un révélateur de la connerie humaine. Un peu trop désenchanté, son film nous entoure de personnages peu attachants, belliqueux et crétins.

Pour l'occasion, le massif Hugh Jackman s'est fait une coupe mulet qui en dit long. La méchanceté lui va très bien. Pour le reste, c'est un peu hystérique pour respecter le thème assez profond. Le travail sur l'expressivité de Chappie est bluffante. Blomkamp prouve qu'il a de la suite dans les idées et de l'énergie dans sa réalisation. Sur ce tournage, il a rencontré Sigourney Weaver. Il lui aurait parlé d'un nouvel Alien et elle serait partante pour reprendre le rôle de Ripley. C'est peut être la meilleure chose que propose Chappie!

Avec Dev Patel, Hugh Jackman, Sharlto Copley et Sigourney Weaver - Sony Pictures - 4 mars 2015 - 1h55

Smoke & Mirrors

Petit rouquin du folk, Brett Dennen adore la nature, la tendresse et Van Morrison. Tout cela s'entend dans son nouvel album. Inoffensif et charmant.

Nous vivons dans un monde de brutes donc un peu de délicatesse ne peut pas faire de mal. Depuis une dizaine d'années, le précoce Brett Dennen ne fait pas de vagues. C'est sa qualité et sa limite. Il n'a pas beaucoup de charisme malgré sa tignasse rousse et un coté androgyne.

En tout cas, il chante de belles chansons avec sa voix un peu nasillarde qui rappelle les anciens et de grands noms de la folk. Il a une voix vraiment atypique et sympathique! Son précédent disque Loverboy était une réussite, équilibre parfait entre modernité, soul et folk. Pour son retour, Brett Dennen trouve l'inspiration dans la nature, les grands espaces comme suggère la pochette de l'album.

Il se découvre une petite passion pour les hymnes remplies de son humilité et de sa joie de vivre. C'est toujours aussi joyeux. On dirait presque de la musique pour feu de camp entre scouts. Mais ce n'est pas niais. Le standard, ca a parfois du bon. C'est juste exécuté avec un vrai bonheur de créer, de chanter et donc de célébrer.

Ses nouvelles chansons se collent donc rapidement dans la mémoire de l'auditeur. Ce n'est jamais un défaut. En un peu plus d'une demi heure, il nous donne le sourire. Ses ritournelles nous font galoper vers une musique aussi inoffensive qu'agréable et enjouée. Son karma est ensoleillé. Sans nostalgie, il respecte les règles du genre mais ne se trahit. Le plaisir est entier et il veut absolument le partager. Ne refusez pas ce type d'invitation: ca fait du bien!

F Stop - Atlantic - 2014

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