Space Oddities – 1975-79

Attention album kitsch, aux sources de la musique électronique et responsable de pas mal de poilades!
C'est le genre de disque qui fait franchement rire. Musicien hors pair, Jean Pierre Decerf n'a jamais connu la gloire et le succès. Brillant arrangeur, il fut dans les années 70, un pionnier dans la maltraitance de synthétiseurs et d'autres machines électroniques qui faisaient de la musique en imitant un vieil ordinateur de 20 kilos! Mais il a su en tirer le meilleur comme le résume cette anthologie assez jouissive!
Avec des titres comme The Orion Belt ou Blazing Skyline, on devine qu'il avait la tête dans les nuages et qu'il devait apprécié les délires psychédéliques de King Crimson ou de Pink Floyd. Mais dans ses créations, il y a mis du sexy, du frenchy, du moustachu: ses chansons pourraient être dans un bon porno de l'époque avec du poil et des polissonneries.
On ne veut pas dénigrer néanmoins les efforts de l'artiste. C'est assez original et finalement le disque offre un autre impression. Evidemment c'est vintage mais les influences jazz sont là et effectivement ce disque est un vrai dépaysement grâce à ses envies de rock prog. C'est de la bonne musique, à prendre au sérieux.
On se rend compte que les rois de la French Touch y ont trouvé un vivier d'inspiration. Les années 70 sont concentrés sur une dizaine de chansons assez irrésistibles et fortement marquées par les expérimentations sonores de Jean Pierre Decerf. Pour les aventuriers de la musique, ce disques est quasiment une découverte archéologique!
Bad born records - 2015
Not I, Footfalls, Rockaby, Samuel Beckett, Athénée Théâtre Louis Jouvet

Une performance exceptionnelle, une tournée qui fait halte à l'Athénée Théâtre Louis Jouvet pour 5 représentations.
L'accueil de l'Athénée vous le précise d'emblée: ce soir, vous assistez à une performance plutôt qu'à un spectacle; le silence complet est requis; l'obscurité totale régnera, au début et entre les 3 courtes pièces (même les sorties de secours seront exceptionnellement éteintes!). Donc, nous voici prévenus et plongés dans le noir. S'il faut ménager l'artiste Lisa Dwan, seule en scène, ce n'est pas qu'elle marche sur un fil ou qu'elle accomplisse des acrobaties délirantes, non... à moins que...
A moins que: débiter un monologue en un souffle de dix minutes, sans avaler sa salive, plus vite que la vitesse de la pensée, donnant l'impression que des pensées s'entrechoquent... qu'arpenter un couloir sur le pas de porte de la chambre de sa mère mourante, marcher comme sur le fil du rasoir, répondre sans blesser, gardant pour soi la peur... que convoquer les dernières paroles proférées et les dernières pensées d'une vieille femme solitaire... soient autant d'acrobaties de la pensée et de risques assumés ?
Car l'enjeu pour l'interprète est tout simplement: ne pas céder à la folie. C'était le vœu de la comédienne Billie Whitelaw, qui a créé "Not I" sous la direction de Beckett, et pour qui le dramaturge a ensuite écrit "Footfalls" et "Rockaby". Billie Whitelaw a partagé son expérience et ses notes de travail avec Lisa Dwan; et c'est Walter Asmus qui dirige cette dernière dans cette nouvelle production. Walter Asmus, directeur de théâtre, metteur en scène et dramaturge, a été un proche collaborateur de Beckett dès les années 70. Donc, ce qui se donne à voir à l'Athénée Théâtre dans cette performance, c'est une des filiations directes de l'auteur. C'est intéressant quand on sait à quel point son oeuvre est le seul testament qu'il a laissé; en effet, Beckett a toujours refusé de se prêter au jeu des interviews et de commenter son travail.
"Not I" fait penser à James Joyce (que Beckett a connu et traduit vers le Français): un texte écrit comme un "courant de conscience", un long monologue intérieur, un flot, chez Beckett pas toujours rationnel, mais entrecoupé, perméable aux bruits extérieurs, aux autres individus et incontrôlable comme l'inconscient.
"Footfalls" et "Rockaby" illustrent notamment ce moment possible (le vivrons-nous ?) où un individu, vieux, malade ou fatigué de la vie, se dit tout simplement: "j'ai assez vécu, ça suffit", et où, malgré l'absence de volonté, la vie s'attarde, tenace comme la racine d'une mauvaise herbe, aussi contrariante qu'un parasite.
Les lumières élaborées par James Farncombe donnent encore plus d'étrangeté à cette performance parfois fantomatique.
Il faut souligner la belle présence, féminine et sauvage, grave et troublante, de Lisa Dwan. On découvre un au-delà de l'interprétation. Il s'agit plutôt d'une incarnation, de l'ordre du magique ou du chamanisme.
Enfin, la langue anglaise (le texte n'est pas traduit) n'empêche pas la compréhension des situations. On saisit toujours l'essentiel de l'état de confusion intérieure des personnages.
Vous pouvez voir ou revoir cette saisissante incarnation jusqu'au dimanche 15 mars.
le vendredi 13 et le samedi 14, à 20h,
le dimanche 15 à 16h,
à l'Athénée Théâtre Louis Jouvet: 7 rue Boudreau 75009 Paris • location : 01 53 05 19 19
Mº Opéra – lignes 3, 7, 8 et Havre-Caumartin – lignes 3 et 9
RER A Auber | plan et accès sur le site de l’Athénée
Toujours la tempête, Peter Handke, Odéon

C’est avec une tendresse presque poétique que Peter Handke nous emmène à la rencontre de ses ancêtres et de son histoire, mais la pièce souffre de trop de narration et de linéarité.
Par le partage d’un songe éveillé, Peter Handke se confronte et nous confronte à sa mère, ses grands-parents, ses oncles et sa tante, leurs personnalités, si touchantes, leurs vies parsemées de terribles épreuves. A travers eux, on découvre avec lui son histoire. Celle d’une famille slovène de la province autrichienne de la Carinthie à la première moitié du 20ème siècle. D’abord, la douceur et l’insouciance, la fierté d’un peuple qui lutte pour préserver sa culture, à commencer par sa langue. Après, la guerre, avec ce qu’elle génère de séparations, de peur et de pertes, car les slovènes seront persécutés par les SS et la résistance des partisans luttera mais avec de faibles moyens.
La pièce est bercée par l’amour, à la fois filial et fraternel, et la bienveillance familiale. Elle porte toute l’émotion d’un récit autobiographique empreint d’une douceur rendu inégalable par les années passées et de mélancolie du bonheur perdu. C’est avec beaucoup de talent et de sensibilité qu’Alain Françon a su mettre en scène le texte de Peter Handke, le restituer dans ses moindres détails, articuler la frontière temporelle entre le temps “où l’on se souvient” et celui “dont on se souvient” et lui redonner vie. L’esthétique de la scène est très photographique, les lumières, délicates et les rôles sont superbement incarnés par une très belle distribution de comédiens, notamment Dominique Valadié, Gilles Privat, Laurent Stocker et Wladimir Yordanoff.
Pourtant, la pièce souffre d’être trop narrative et linéaire. Pour une durée aussi longue que 3h20, elle fait défaut de plus d’actions, de changements de décors, d’étonnements, en un mot: de pittoresque.
Jusqu'au 15 mars 2015
Circo equestre Sgueglia, Alfredo Arias

L'illustre Alfredo Arias était à Paris du 4 au 8 mars avec un spectacle haut en couleurs: la mise en scène d'un mélodrame de l'auteur italien Raffaele Viviani (1888-1950), entrecoupé de chansons, en italien surtitré. S'il est encore besoin de le rappeler, Alfredo Arias est un metteur en scène argentin originaire de Buenos Aires; il a commencé sa carrière dans les années 60, a quitté l'Argentine en 1968 avec sa troupe TSE; a mis en scène et contribué à faire connaître en France son compatriote, l'écrivain Copi (avec Eva Peron, La femme assise, Loretta Strong, Le frigo...). Il a dirigé le CDN d'Aubervilliers, monté des classiques, avant de se tourner vers l'Opéra et le music-hall. Il a reçu 2 Molière (notamment pour Peines de cœur d'une chatte française) ainsi qu'un Molière d'Honneur et a été nommé Chevalier, Officier et Commandeur des Arts et Lettres.
Raffaele Viviani est un caricaturiste, chanteur, acteur et auteur napolitain. Il a décrit avec respect et humilité le milieu des petites gens. Ici, il évoque la vie précaire d'une troupe de cirque et semble parler d’expérience. Le spectacle se passe dans les coulisses et s'intéresse à la vie de gens simples, à la recherche du bonheur. Précarité, solidarité, persévérance du désespoir (le spectacle doit continuer malgré la faim, la peur de l'abandon ou de la chute) sont illustrés ici. Dans le premier acte, le drame couve. Tous répètent, mangent ou se détendent: l'acrobate trompe sa femme (la dévouée Zenobia) avec la fille du patron, tandis que la femme du clown triste (le pauvre Samuele) organise sa fuite avec le dresseur de chevaux. Dans le second acte, le drame est consommé: Samuele et Zenobia (tous deux abandonnés) se retrouvent par hasard et se racontent le temps passé depuis la fin du cirque Sgueglia.
Tristesse, nostalgie, injustice sont évoqués ici. Mais pas seulement. On y rêve, on s'y débat, on cherche une explication. Et on donne à rêver au spectateur, avec des images belles et surréalistes, comme dans cette scène où le caniche acrobate descend directement des cintres et semble une vision...
La troupe d'acteur est exceptionnelle: ils sont acteurs, chanteurs, acrobates... Le jeu est aussi physique, précis et stéréotypé que dans la comedia dell'arte. Il faut préciser que des musiciens (piano, vents, percussions, guitares et mandoline) interprètent leur partition depuis la fosse.
La mise en scène d'Alfredo Arias règle cette pantomime comme le papier à musique d'une opérette baroque. C'est un régal. Même si cela n'empêche pas la compréhension de la fable, on peut regretter que les paroles des chansons ne soient pas traduites en simultané: celui qui ne parle l'Italien ou le Napolitain en ressentira une certaine frustration!
Un très beau spectacle musical à revoir en tournée.
spectacle en italien surtitré en français
texte et musique Raffaele Viviani
mise en scène Alfredo Arias
du 4 au 8 mars 2015 à l'Athénée-Théâtre Louis Jouvet
du 10 au 12 mars à la Comédie de Picardie à Amiens
les 18 et 19 mars au Théâtre Montansier à Versailles
le 21 mars au Théâtre de l'Olivier à Istres
du 26 au 29 mars au Théâtre national de Nice
Furie

Brian de Palma et sa passion pour les jeunes filles! Tout un poème et un étrange film fantastique à la croisée de tous les genres.
Après Carrie, Brian de Palma semble abandonner ses obsessions autour du désir, de la violence et des jeunes filles en fleurs (pas trop non plus), avec un film qui démarre comme un (mauvais) film d'espion avant de bifurquer vers le drame intime puis le fantastique le plus fou. La virtuosité de sa caméra lui permet de se promener dans tous les genres à l'intérieur de la même fiction. Thriller surnaturel, Furie est aujourd'hui une série B baroque qui mérite le coup d'oeil.
La plus drolatique de ses raisons reste la performance de Kirk Douglas, qui visiblement intéresse peu le metteur de scène de Phantom of Paradise. Encore moins John Cassavetes qui rejoue Rosemary's Baby. Ce qui fascine Brian De Palma, c'est la télékinésie, science qui lui permet une labyrinthique réalisation entre plusieurs personnages, mystérieux et dangereux et des surprises étourdissantes.
Comme De Palma est aux commandes, le film est profondément marqué par la présence féminine. Le charme des années 70 fonctionne à plein régime avec la mignonne Amy Irving (compagne du cinéaste à l'époque) ou le joli minois de Carrie Snodgress (compagne de Neil Young). On le traite de misogyne à l'époque, mais De Palma est franchement amoureux des bouclettes et des permanentes de ses comédiennes.
Mais le plus impressionnant reste la maîtrise formelle qui permet au cinéaste de composer avec le destin d'une jeune lycéenne aux pouvoirs de plus en plus terrifiant et la lutte d'un agent secret contre son ancienne organisation, à la recherche de son fils disparu...
Franchement sur le papier, cela fait peur mais De Palma, toujours traumatisé par Hitchcock, s'en sort parfaitement. Il est d'ailleurs secondé par une partition musicale de John Williams tout à fait exceptionnelle, véritable soutien narratif aux images.
Bien entendu il y a des passages risibles mais le film garde un aspect avant gardiste sur certaines thématiques (en 1978, on pense déjà au manga Akira, arlésienne du cinéma hollywoodien) et dans son aspect graphique. Ce sont parfois dans les titres les moins appréciés d'un cinéaste que l'on fait d'énormes découvertes. Entre le style De Palma et la musique de Williams, Furie ressemble un trésor soudain, oublié et inestimable!
DVD - Carlotta
Préhistoires

Trois textes courts rassemblés en un recueil habillé de la prestigieuse couverture ivoire de la collection "blanche" de Gallimard : l’écriture de Jean Rouaud mérite bien ces honneurs littéraires.
Depuis son surgissement fulgurant en 1990 dans le petit monde de la littérature parisienne (Prix Goncourt pour Les champs d’honneur, son premier roman paru aux Editions de Minuit), Jean Rouaud est un auteur discret, rare et attachant.
Loin de profiter de sa notoriété, il a construit une œuvre exigeante dont le fil conducteur est une humanité qui lui est chère. Une humanité proche, familiale, ses parents et grand-parents, leurs vies ordinaires, leurs joies et leur peines dans le grand tourbillon d’un XXe siècle cruel et violent.
C’est toujours d’humanité qu’il nous entretient aujourd’hui avec Préhistoires, mais plus lointaine. Celle de nos ancêtres communs, les homo sapiens sapiens.
D’abord dans un texte majeur précédemment édité chez Flohic (1996), mais désormais introuvable : Le paléo-circus. Cinquante pages extraordinaires dans lesquelles il nous conte avec érudition et humour ravageur, l’invention de l’art par les Magdaléniens et le soudain basculement du pouvoir du plus fort (le chasseur musclé et courageux) au plus intelligent (l’artiste intelligent et rusé). Irrésistible !
Suit La caverne fantôme (inédit), une quinzaine de pages poétiques et sensibles sur la portée symbolique du lieu (la caverne) pour ces hommes et ces femmes fragiles et démunis dans le milieu hostile qui était le leur.
Enfin vient Le manège de Carnac (Seuil, 1999) : vingt-cinq pages pour réinterpréter avec la même verve le mystère des alignements bretons qu’il qualifie avec malice de "premier site en ligne" !
Comme toujours avec Rouaud, chaque mot est choisi avec soin, chaque phrase est agencée comme une œuvre d’art, chaque paragraphe est un petit monde qui s’inscrit harmonieusement dans une narration minutieuse et admirable. C’est pourtant le sourire aux lèvres que l’on déguste ce petit bijou littéraire. Un sourire de connivence et de gratitude pour un auteur qui sait satisfaire avec un égal talent notre amour (du style) et notre humour.
folio -
Zigmunt follies, Cie Philippe Genty, Grand Parquet

Des marionnettes s’animent dans un univers entre Michel Gondry et Tex Avery sur les planches du Grand Parquet. Bluffant !
Depuis sa création en l’an 2000, le spectacle culte de marionnettes transporte dans un univers fantasmagorique. Sous les yeux ébahis du public se joue la rencontre d’un conteur, d’un inspecteur de policier et d’une infirmière sous le regard du père. Telle une traversée dans les méandres de l’âme humaine, de ses peurs, ses désirs inconscients, on va de surprise en surprise. Avec l’énergie des cartoon Tex Avery et dans des décors oniriques dignes de Michel Gondry.
Les mains de l’ombre sont celles de Philippe Richard et Eric de Sarria. Deux passionnés, deux magiciens. Avec leurs doigts agiles et leur sens des mots qu’ils laissent jouer, ils nous emportent loin. Leurs personnages vivent des aventures drôlement farfelues, sources de rire et de poésie. Ils traversent le temps et l’espace. Sur terre ou dans les airs, à montgolfière ou à bicyclette.
On est saisi. Pas tant pour l’histoire, un peu difficile à suivre et parfois un peu lubrique ou scabreuse mais pour l’imagination débordante, les pirouettes techniques, l’univers empli de fantaisie et de poésie. Oh que l’on aimerait que la création soit toujours aussi inventive! Bravo.
du 5 au 15 mars 2015 et du 2 au 5 avril 2015
Aureate Gloom

Treizième album de Of Montreal. Pour se porter chance, ils se lancent dans un rock psychédélique qui rappelle un peu David Bowie. La référence à la mode en ce moment!
On y reviendra sur le site mais David Bowie a son exposition à Paris mais aussi il est omniprésent comme influence chez pas mal de musiciens. Son coté protéiforme fait de lui un momument du rock. Même si tu ne veux pas, si tu es musicien, tu finiras par sonner comme une chanson de Bowie. C'est comme ça!
Kevin Barnes, chanteur de Of Montreal, devait avoir des posters du Duke sur les murs de son adolescence. Lorsqu'il chante sur ce treizième album, on se demande si ce gars de l'Ohio ne serait pas plutôt né dans une banlieue de Londres. Il roule ses "r" comme un workin'class hero!
Autrement rien de neuf! Ce Aureate Gloom est un hommage à la musique des années 70 à New York. Le groupe cite Talking Heads mais la voix mélodique de Barnes attire plus le nom de Bowie dans nos pensées. C'est donc une cavalcade de titres saccadés et correctement exécutés où les guitares couinent sur des rythmes parfois enlevés ou ouatés. L'ambiance est planante! Of Montreal emprunte moins à l'electro et s'intéresse plus à un passé glorieux et coloré du rock!
Pourtant l'imitation lasse un peu. Le revival des années 70 est un peu trop appuyé.On est plus dans la démonstration qu'autre chose. Il a de belles choses mais ca ressemble plus à un vieux musée qu'à une découverte contemporaine. C'est sympa mais ca ne ressemble qu'à un copié collé sage des idées saugrenues et spectaculaires de Bowie et tous ses compatriotes des années 60 et 70.
Polyvinyl - 2015
Touït Touït

Un ver de terre chapeauté est effrayé en voyant arriver un oiseau près de son trou, Il s'y cache puis ressort plus loin et surprend l'oiseau...
Qui va gagner à ce combat ? Le plus fort ? Le plus puissant ? Le plus malin ? Le plus héroïque Qui va avoir peur ? Mais de quoi ? De qui ?!
Du Douzou, drôle et précis à la fois. Les pages défilent rapidement, puis on y revient afin d'observer les mimiques de l'un, de l'autre, d'être certain d'avoir bien compris.
A lire et à relire sans condition dès 3 ans.
Point of no Return

Trop forts nos bidouilleurs electro! Chaque mois, on peut découvrir un virtuose des sons et Hugo Kant a un sens du groove qui ferait danser votre grand mère de 90 ans. Plus qu'un point de non retour, c'est un sommet!
La petite particularité de Quentin Le Roux c'est son passé de musicien. Il a participé à de nombreux groupes dans sa jeunesse. Il a touché à tous les genres et tous les instruments. Cela s'entend très bien dans ce nouvel album. La musicalité est impressionnante. Le bonhomme gomme les dissonances: il s'intéresse plus aux osmoses et aux symbioses.
Quentin Le Roux n'a pas peur des expérimentations et des voyages sonores. Comme dans ses efforts précédents, il y a de nombreux instruments et des parties acoustiques plus que réjouissantes. Le dj se place aux carrefours des genres, des styles et des époques. Autant d'ouverture d'esprit, ca fait plaisir à entendre!
L'habitude veut que l'on colle une étiquette sur ce qu'on entend: ici, c'est clairement une ambiance trip-hop mais assez spectaculaire. Un mélange lounge, inspiré par le jazz, ses dérivés et ses racines. On appréciera particulièrement la flûte qui nous charme en refusant d'accepter les frontières. D'autres instruments "classiques" viennent dynamiter le genre!
Nos DJ sont doués. Celui sort du lot. C'est facile d'accès sans être trop simpliste. C'est très trip hop mais pas que! C'est élégant sans être pédant! On parle de la French touch à toutes les sauces, Quentin Le Roux défend avec ardeur nos couleurs!
Bellring - 2014







