Voyage en Chine

Le film de Zoltan Mayer, qui raconte le parcours en Chine d’une mère venue y chercher le corps de son fils mort dans un accident, est d’une pudeur et d’une force rares. A voir. Vite.

Un peu de douceur, un peu de tendresse, un peu d’amour dans ce monde de brutes. Cette expression détournée pourrait - presque – résumer ce très beau film. Une femme apprend la mort de son fils avec lequel elle était brouillée. Elle quitte tout pour partir à la quête de sa vie amoureuse et amicale là-bas. Elle a besoin de savoir c qu’il était devenu. On devine qu’ils étaient brouillés depuis très longtemps.

Et la femme part seule, sans son mari, qui se raccroche à elle, qui veut l’accompagner, mais il est trop tard, le fossé creusé entre eux est désormais trop profond. Yolande Moreau est cette femme, elle l’est réellement, totalement, elle l’incarne absolument. Chacun de ses gestes, chacune de ses intonations, chacun de ses regards, est juste, évident. On atteint ici la perfection, en particulier dans l ‘expression de la douleur, authentique, puissante et pudique à la fois. Oh, ce visage bouleversé dans les bras de son mari qui pleure, comme il nous semble poignant !

Yolande-Liiane part donc dans un périple incroyable. Elle ne parle pas la langue, elle a peu d’adresses, mais elle se débrouille avec des bribes d’anglais. Elle finira d’ailleurs par apprendre le chinois. Et c’est la Chine authentique qui nous est donnée à voir ici, sans propagande ni clichés, la Chine du peuple, qui lave encore son linge dans les rivières et mange dans des gargotes. Et accueille cette femme avec bienveillance et discrétion. Chacun exprime pudeur et respect face à la douleur de la mère et l’accompagne avec tendresse et retenue. Les amis, l’amour de son fils comme ses voisins lui font découvrir la vie de l’enfant disparu et auquel elle parle sans cesse, comme pour se racheter de ses défaillances.

Cadrages serrés, demi-teintes et clair obscur, le réalisateur choisit délibérément de filmer l’intime, tout en nuances et en expressions mêlées. Il sait faire passer mille sentiments en cadrant des mains, des regards, des larmes. Avec une justesse étonnante. Pas de mièvrerie ici, ni de sensiblerie.

Tout est filmé de façon si subtile qu’on est avec Liliane, on l’accompagne dans cette recherche, dans les moments douloureux comme lors des petites joies et des moments de paix qui lui sont accordés. Yolande Moreau a enfin le rôle qu’elle mérite, à la hauteur de cet immense talent qui est le sien. Juste, sensible, touchante, son jeu est d’une diversité qui laisse pantois. Et finit par nous arracher quelques larmes, tant l’émotion distillée par son personnage est présente de bout en bout. Ce n’est plus un film, alors, mais une leçon de vie, qui nous laisse bouleversés quand s’écrit le mot « fin ».

Avec Yolande Moreau, Qu Jing Jing, Ling Dong Fu et Liu Ling Zi - Haut & Court - 25 mars 2015 - 1h35

Fast & Furious 7

Retour à beaufland. Un peu de chagrin cette fois: l'un des acteurs en carton a disparu! Ca ne va pas empêcher les gros cylindres de rugir et les petits strings de se faufiler à l'écran!

La saga Fast & Furious est une passionnante promenade dans le monde viril de l'Américain moyen. Ce dernier a quelques obsessions: les grosses bagnoles. Les nanas qui se déhanchent avec des jambes sans fin et des muscles tout partout. Depuis le premier volet, Fast & Furious soigne ces détails avec une énergie qui a fini par faire la différence.

Depuis quelques numéros, Fast & Furious est devenu un énorme barnum avec cascades spectaculaires, acteurs hypertrophiés et super bimbos aux commandes. C'est devenu le James Bond de la beauferie la plus totale: en gros des garagistes amateurs de musiques de zumba se voient confier des missions secrètes dans le Monde, pour le sauver par la même occasion, et casser des voitures onéreuses si possible en faisant des blagues avec des "Corones". Bond c'est la vodka martini. Ici, c'est la Corona tiède!

La tête d'affiche c'est Vin Diesel, de moins en moins expressif, qui assume ce coté populaire, gras de bide, et pousse un peu plus la saga dans les énormités. Une contrariété dans ce nouveau volet: Paul Walker, héros depuis les débuts de la série, est mort durant le tournage. Il faut donc se montrer un peu plus tendre cette fois ci et jouer avec les contraintes d'une disparition soudaine. Un peu d'émotion donc dans ce dernier film mais il ne faut déconner non plus: il y a des voitures qui brillent, des nanas qui font baver et un scénario écrit par un poisson bulle...

Il faut être un scénariste sans mémoire pour faire trois fois le même coup dans le même film. On résume: l'équipe de Vin Diesel est poursuivie par le frère du méchant du numéro 6. Pour le choper, il faut remplir une mission pour l’État (et Kurt Russell qui comme un camion, en fait des tonnes). Pour bien réaliser cette mission, il faut remplir une autre mission impossible (oups le lapsus). A chaque fois, le frangin revanchard fera une apparition explosive.

Puisqu'il s'agit de Jason Statham, le roi de la castagne, le comédien qui joue le même rôle du type pas content et bagarreur depuis quinze ans environ, avec une vraie rigueur, il faut le reconnaître. En face de lui, il y a donc Vin monoexpressif et tous ses copains musculeux et futés comme les petits gars qui ont grandi dans les embrouilles des quartiers chauds de Los Angeles. Le bon sens populaire peut déjouer tous les complots et mercenaires du Monde!

Et en plus on a encore droit à un joli couplet sur la famille et ses vertus. Il y a tellement de choses que l'ensemble finit par faire 2h15 pour voir donc quelques bourre-pifs entre mâles sous stéroïdes, des carcasses de voiture et entendre beaucoup de musiques insupportables. Pas sûr que la mort d'un des piliers de la série, va stopper le déballage de beauferie...

Avec Vin Diesel, Paul Walker, Jason Statham et Michelle Rodriguez - Universal - 1er avril 2015 - 2h17

Liesa Van Der Aa: Paroles Paroles

Misia à l’européen

Misia à l'Européen

Grande chanteuse portugaise, Misia revient sur scène pour présenter son album Delikatessen Café Concerto. Ce disque est un dîner en temps de crise avec des grands noms de la chanson internationale type Iggy Pop avec lequel elle chante “La Chanson d’Hélène”.

Avec sa voix envoutante, Misia reprend la tradition du fado et la rend contemporaine par des textes de poètes tels Fernando Pessoa. On est transporté lors de ses concerts. Ses mots entre deux chansons témoignent de toute sa sensibilité, sa culture et son humour.

Rien de tel que la salle de l'Européen pour entrer dans l'univers de la chanteuse, entre fado, rumba, tango et bien d'autres surprises.

Chambre 12

Jenifer a dépassé la date de péremption: elle n'est plus la petite fiancée des Français. La télé réalité a dégoté une nouvelle star, Louane, surdouée de 19 ans, chanteuse évidente et produit calibré pour tout casser!

Avec son histoire personnelle, sa bouille adorable, son talent évident, Louane Emera ne pouvait pas rester comme une candidate kleenex d'une télé réalité où on fait chanter des jeunes aux yeux tristes. Louane Emera a bousculé le box office français avec La Famille Bélier (et hop un César) et maintenant elle en profite pour sortir son premier disque, qui va plaire à tous (et sûrement grimper au sommet des ventes).

Difficile de critiquer la nouvelle coqueluche de l'Hexagone! Elle est fraîche. Elle chante bien. Cela excusera sa naïveté: ces chansons pourraient être prochainement reprises par toutes les petites filles qui ont chanté la Reine des Neiges l'année dernière. Les parents sont invités à reprendre le refrain aussi.

Les paroles sont celles de son âge! Les espoirs. Les déceptions. Les dures réalités. De la mièvrerie pour mieux comprendre ce qu'il y a dans la tête du "jeune". Avec des titres nommés "Avenir", "Jeune", "Alien" ou "Du courage", tout tourne autour de l'âge de l'adolescence. Et ses clichés.

C'est nettement moins crétin que Kyo. Mais ce n'est pas non plus un florilège de poésie adolescente. C'est un peu trop bien produit pour être sincère même si l'interprète ne manque pas d'être convaincante. Mais bon, on va mettre ca sur le compte de la jeunesse. Avec sa jolie voix, Louane a tout pour attirer vers elle, le pygmalion qui pourrait faire d'elle une vraie artiste. On a bien quelques vieux dégueulasses de la musique qui vont tomber amoureux de cette petite!?

Un homme idéal

Pierre Niney est de retour! Après son César pour sa magnifique interprétation dans Yves Saint Laurent, l'ex comédien de la Comédie Française choisit de jouer sous la direction de Yann Gozlan dans Un homme idéal.

Le film raconte l'histoire de Matthieu Vasseur, un jeune écrivain dépourvu de talent obligé de travailler comme déménageur pour subvenir à ses besoins. Alors qu'il vide la maison d'un ancien combattant d’Algérie, il tombe sur le manuscrit du défunt. Impressionné pour la beauté du texte, il décide de le publier sous son nom. Cet acte l'enfermera dans une spirale de mensonges qui scellera à jamais son destin...

Malgré un scénario alléchant, Gozlan nous propose un thriller très basique. Le film est rempli d'incohérences et de «déjà-vu». Le réalisateur accentue le côté dramatique de son film avec une musique classique omniprésente. Le spectateur est rarement mis sous tension. Les influences sont peut être un peu trop imposantes (surtout le film Plein soleil).

Néanmoins, il est pris de compassion par le personnage principal. Petite pointe d'originalité sur la lumière. Le film est très lumineux ce qui est plutôt rare pour un thriller. Rien à redire sur le jeu des acteurs. Pierre Niney nous confirme son talent et réalise une excellente interprétation. Quand à Ana Girardot, elle sublime le film tant par sa beauté que par son talent.

Gozlan aurait pût faire un film plus personnel ce qui aurait donné plus de caractère au film. Un thriller loin d'être idéal que le spectateur oubliera très vite...

Avec Pierre Niney, Ana Girardot, Andre Marcon et Valeria Cavalli - Mars distribution - 18 mars 2015 - 1h37

Stephan Eicher und die Automaten

Stephan Eicher orchestre un ensemble d’instruments comme un magicien. Aussi spectaculaire qu’émouvant.

Chanteur suisse allemand à la voix envoûtante, Stephan Eicher crée un concept de concert exceptionnel. Fidèle à son esprit nomade d’aventurier musical nourri de ses origines yéniches comme de ses voyages vers les sonorités africaines d’Ali Farka Touré, il s’aventure vers des live inexplorés.

Seul en scène, il dirige des cordes de ses guitares et des pédales à ses pieds les partitions d’un orgue, d’un piano, d’un xylophone et le plus saisissant d’un Tesla Coil. Cet instrument digne d’un laboratoire de Frankenstein produit des éclairs sonores qui électrisent la scène. Tout cet ensemble d'instruments semble s’animer au gré de son corps magicien.

En revisitant ses chansons culte comme Déjeuner en paix, Tu ne me dois rien ou Combien de temps,il leur offre des versions intimistes vibrantes d’émotion. Et présente de nouvelles chansons comme Prisonnière ou Si tu veux que je chante signées Philippe Djian. Entre deux titres, il fait rire, raconte des anecdotes, constate le temps qui passe. Savant équilibre entre mélancolie et humour.

Grâce à sa maitrise remarquable du langage de la musique et son amour de la scène, il évite deux écueils. Le premier : de faire de son concert solo un concept mégalo. Au contraire, il s’incline devant les instruments comme si les musiciens étaient derrière. Et le second : d’assurer une prouesse technique qui oublie l’émotion acoustique. Il réussit à créer une intimité avec le public comme s’il le retrouvait dans son salon musical et lui livrait la puissance des mots de ses chansons en piano/guitare-voix.

On en vient à être pris d’émotion devant tant de beauté. A s’émerveiller de toute sa créativité. Soudain la musique emplit tout le corps et l’on frissonne de plaisir. De son côté, Stephan Eicher ne peut s’abandonner pleinement car il est aux manettes d’instruments qui pourraient s’emballer s’il ne les a pas au pied et à l’œil.

On écarquille les yeux. Ouvre grand les oreilles. Rit de bon cœur. Bravo et merci.

La loi du marcheur, Carreau du Temple

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Janvier 1992. Quelques mois avant sa mort, Serge Daney s’entretient avec Régis Debray sur son itinéraire de critique de cinéma. Rédacteur en chef des Cahiers du cinéma, journaliste à Libération, fondateur de la revue Trafic, témoin de son temps, Serge Daney (4 juin 1944 - 12 juin 1992) raconte ses expériences : son enfance, ses voyages, l’amour du cinéma américain, la Nouvelle Vague, l’irruption de la télévision et des médias. Car ce sont les images qui ont forgé son regard et son discours tel un « passeur » de notre temps. Le spectacle créé par Nicolas Bouchaud et Éric Didry, est issu de la transcription exacte de ces entretiens.

Seul en scène, Nicolas Bouchaud est dos à un carré blanc. Écran ? Feuille blanche ? Face au public, il est le réceptacle de ces expériences, celles de Serge Daney. Il témoigne de ce que « voir des films » lui a offert du monde. Le carré blanc s’anime, retranscrit des mots, des thèmes évoqués par le critique, projette une séquence de Rio Bravo d’Howard Hawks, qui sera jouée, doublée, « vécue » par le comédien. La transmission des images, des émotions, de l’expérience passe par ce dispositif scénographique, à la fois résurgence du passé et regard poétique sur le monde actuel. Il interroge aussi notre propre rôle de spectateur : lequel sommes-nous ? Quel spectateur souhaitons-nous être ? Quelle expérience partagée ? Qu’acceptons-nous de recevoir de l’autre, du monde par extension ? C’est à notre propre rapport à l’art, à la culture, au monde en général qu’il nous renvoie. Cette figure du spectateur, du « passeur » est la question centrale du spectacle. Nicolas Bouchaud transmet le discours de Daney, il incarne véritablement « cet homme-spectateur » par le prisme de « l’homme-acteur ». Le spectateur devient alors « acteur », lui aussi, participant à ce dispositif. Il est interrogé, amené à réfléchir sur sa cinéphilie, sa propre expérience en tant que spectateur.

Pari réussi grâce au jeu de Nicolas Bouchaud et à la mise en scène interactive d’Eric Didry placée sous le signe de la communicabilité. La loi du marcheur restitue fidèlement la pensée visionnaire, la morale cinématographique de Serge Daney demeurant très actuelle.

 

 

 

Jusqu’au 18 avril 2015

LA LOI DU MARCHEUR

D’après Itinéraire d’un ciné-fils, un entretien de Régis Debray avec Serge Daney

Carreau du Temple

Itinéraire d’un ciné-fils

 

La Loi du Marcheur - Théâtre du Rond-Point from Le Carreau du Temple on Vimeo.

Zawaya, Hassan El Geretly, Tarmac

zawaya

L’Égypte au cœur de la révolution du printemps 2011 sous forme de témoignages populaires en arabe dialectal. Difficile d’accès.

Zawaya signifie « angles » en arabe. L’égyptien Hassan El Geretly interroge sous différents angles et en arabe dialectal ce qui s’est passé place Tahrir début 2011. Il replonge au cœur de la révolution qui a bouleversé le pays de l’intérieur.

Pour garder la mémoire de la révolution du printemps 2011, Zawaya croise les paroles de témoins et acteurs du mouvement populaire ayant entrainé la chute d’Hosni Moubarak. Un supporter de foot, un officier, la mère d’un martyr, l’homme de main et une sociologue parlent tour à tour de ce qu’ils ont vécu dans ces jours historiques. Difficile à suivre sans bien connaitre tout le contexte.

Assis les uns à côté des autres, ils s’avancent pour nous raconter leur histoire sans échanger entre eux. Leur monologue est surtout intérieur. Le public leur importe peu. Leur témoignage est brut, en langue originale. Cela a le mérite de rendre les subtilités linguistiques du réel. Mais on aurait aimé davantage de travail de réécriture pour expliciter la complexité de la société égyptienne.

Dans le cadre du programme Drôles de Printemps, le Tarmac a proposé cinq spectacles venus d’Égypte, de Tunisie et du Liban. Occasion pour les artistes d’interroger l’appellation Printemps arabe. Drôle de parler de « printemps » alors que loin des fleurs et du soleil, les évènements ont fait souffler un vent d’angoisse pour beaucoup et coulé le sang des innocents. Que voit fleurir l’Égypte quatre ans après…?

du 25 au 28 mars 2015

Le Tarmac, Paris 20ème

Durée du spectacle : 1h40

spectacle en arabe, surtitré en français

David Bowie is, Philarmonie de Paris

Bowie

 

Voici l’exposition tant attendue qui a fait rêver les londoniens il y a deux ans. On est tous un peu David Bowie, on a tous une chanson de lui en tête, une image, un visage. Bowie est multiforme, élégant blond berlinois, être venu d’ailleurs au visage strié d’un éclair, dandy jeune, beauté disco, sexy sexagénaire… Oui, on a tous quelque chose qui nous rattache à David Bowie. Proche de Marc Bolan et d’Iggy pop, fasciné par Andy Warhol, HP Lovecraft et le mime, l’homme caméléon ne pouvait donc qu’attirer les foules pour cette superbe exposition à la Philharmonie.

Pour le moins réussie, elle nous entraine de façon dense dans l’univers du musicien. Archives en noir et blanc, interviews amusantes (pour le comité pour la défense des cheveux longs au masculin !), costumes de scène, chansons qui se succèdent, vidéos, interviews… Bref, un panorama complet de l’œuvre, avec des images surprenantes, notamment une chanson avec Klaus Nomi, qu’il avait découvert dans une boutique de « mannequins vivants » à New York.

Le fan pourra aussi écouter les différentes versions de Space Oddity. Ou encore déchiffrer avec émotion les brouillons de la fabuleuse chanson de Ziggy Stardust, rêver devant les tenues de l’époque, tellement chics et impeccablement coupées (ah, l’ensemble vert amande de Ziggy !). Qui, dans les sixties, aurait, à part lui, osé porter une robe d’homme ? Clin d’œil à Ingrid Bergman, la couverture de l’album The man who sold the world fit scandale en son temps. Sans oublier le travail plus récent de l’artiste, retracé de façon originale, ludique et savante tout à la fois. Pochettes de disques, scénographies astucieuses et anecdotes savoureuses bercent le parcours du groupie. Contemporain et bien plus encore, David « Beau oui comme Bowie » ne laisse pas indifférent. Allez-y vite. N’oubliez pas, on a tous en nous quelque chose de Bowie.

David Bowie is

du 3 mars au 31 mai 2015

PHILHARMONIE DE PARIS 

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Diamond Dogs / David BOWIE / (EMI – 1974/ Rééd.2004)

Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu?