Divergente

Dans notre pays, mettre des étiquettes aux gens qui nous entourent est un vilain défaut bien de chez nous. Divergente n'est il pas la meilleure métaphore des maux français?

Parce que le fameux "Vivre ensemble" est malmené dans Divergente, film d'anticipation qui surfe sur la vague d'Hunger Games. Dans un Chicago post apocalyptique, une société s'organise en mettant chacun dans un moule. Et surtout il ne faut pas en bouger. Sinon vous êtes divergents. C'est ce qui arrive à Tris, une adolescente qui va s'embrouiller avec les puissants de ce monde clôturé de toute part.

Dans cette société aux couches sociales bien définies, vous avez le droit de devenir paysans (Fraternels). On vous autorise à dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas (Sincères). Si la vie de mormon vous tente c'est possible (Altruistes). Vous pouvez être yamakasi au cortex réduit à un muscle (Audacieux) ou intellos chiants (Erudits).

Ces deux dernières castes posent problème. Elles découvrent les vices du fascisme et élimineraient bien les autres. En tout cas, Divergente anticipe bien les problèmes de communautarisme et Neil Burger, le réalisateur, ose les comparaisons avec le nazisme. Ca surprend.

Mais cela reste de la grosse production pour adolescents bouffeurs de pop corn. Donc Neil Burger (encore de la malbouffe...pardon pour la vanne) fait dans l'explicatif le plus total, aidé par la production design et des dialogues sans fin. La métaphore frise la caricature. Divergente est bavard, encore un mal français!

Ce que n'a pas la France, c'est une actrice comme Shailene Woodley, étrange héroïne au physique ingrat mais pas dénuée de charmes. Effectivement elle sort de l'adolescence et elle n'est pas trop crédible en apprentie de la guerrilla urbaine. Cela donne un décalage assez marrant car le réalisateur fait tout pour faire passer les scènes d'action pour de violentes confrontations alors que les comédiens sont de jeunes boutonneux plus ou moins crédibles.

Pays de Merde, voilà ce que dit un philosophe du ballon rond. On voit qu'il n'est pas dans Divergente!

Avec Shailene Woodley, Kate Winslet, Theo James et Zoe Kravitz - M6 Vidéo - 2014

On avait dit pas la famille, Eva Gruger, Lucernaire

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On avait dit pas la famille: un ensemble décousu qui tangue entre récit dramatique et comédie, sans jamais réellement trouver sa place

Malgré certaines originalités, à l'instar de l’utilisation de pupitres pour incarner des personnages et une ou deux scènes assez esthétiques, "On avait dit pas la famille" oscille entre drame et comédie, sans parvenir à trouver sa place.

Le monologue d’Eva Gruber, récit de l’histoire tristement ordinaire de sa famille juive d'Europe de l'Est, pâtit de ne pas avoir ciblé d'événements marquants ni de personnages clés, et se perd dans des digressions dont on ne sait si elles se veulent comiques ou seulement décalées (chant lyrique sensuellement dansé sur le piano et imitation délicieuse de rap américain).

En bref, on ne cesse de se demander le pourquoi du comment de cette pièce qui souffre de ne pas avoir mieux défini son intention.

Jusqu’au 9 mai 2015

Au Lucernaire, du mardi au samedi à 21 heures
De Eva Gruger
Mise en scène Estelle Lesage 

Partly Fiction

A bientôt 90 ans, le comédien Harry Dean Stanton déclare sa flamme aux musiques traditionnelles américaines. Une seconde jeunesse pour le héros de Paris Texas.

Dans le film de Wim Wenders, la musique de Ry Cooder imposait une véritable mythologie. Et Harry Dean Stanton a toujours à l'ombre des géants. Il a travaillé avec les plus grands comme Coppola ou Lynch. Il a vu naître des mythes comme Alien ou Terrence Malick. Pour lui la musique est essentielle. Il se sent proche de Bob Dylan, Kerouac et quelques autres bardes de la culture américaine. On le croise dans le documentaire Dig, vieux déglingué au milieu d'une meute de musiciens drogués et brillants. Mine de rien, l'artiste, depuis les années 50, a toujours été dans l'effervescence de la création, de l'underground et de l'indépendant.

Sa discrétion est tout à son honneur. A 88 ans, son premier disque sort chez nous. Il vient après la sortie d'un documentaire sur ce type hors norme, à la vie dissolue et aux rencontres heureuses. Il avoue enfin sa passion pour la musique. Il se serait bien vu chanteur. Il veut le démontrer avec ce disque charmant, acoustique où il reprend quelques standards de la folk et du blues.

Chuck Berry, Roy Orbinson ou Willie Nelson, l'homme a bon goût. Il s'offre une collection sincère de chansons sèches et chaleureuses en même temps. La voix de papy a du charme depuis que Johnny Cash est revenu sur le devant de la scène, face à la mort, pour quelques albums. Spirituel, Harry Dean Stanton commente toujours un peu ses choix. Immédiat, l'enregistrement laisse entendre le plaisir du vieux monsieur qui retrouve sa jeunesse sur les accords d'un bon vieux rock.

Nostalgique, le disque est pourtant très enthousiasmant. Dans l'espièglerie du vieillard, on trouve une véritable et lumineuse énergie. On a un peu l'impression d'être des archéologues et découvrir un vieux vestige plus précieux que prévu. C'est une belle découverte. De chouettes retrouvailles avec un vieil héros trop discret!

Omnivore recordings - 2014

La Boum

Début novembre ... Michel appréhende toujours cette période de l’année. Non ce n’est pas l’arrivée de l’hiver, ni le retour de la purée de brocolis. Non ce ne sont que des détails ceux-là ! En revanche, l'organisation autoritaire par sa mère de son goûter d'anniversaire... c’est affreux, mais affreux ! Comment faire cette année pour éviter ce fléau ?

Enfin, une nuit, il trouve l’idée, l’idée la plus lumineuse : il va tout prendre en charge comme un grand et organiser une boum ! Oui, sa boum !

Mais comment faire ? Et quoi faire ? Avec l’aide de qui ? Son père est enthousiaste, sa mère atterrée, son frère amusé et son meilleur ami, solidaire ! Ce dernier interroge sa propre sœur. La collégienne leur explique les 5 impératifs qui feront que la boum sera réussie…Que les choses soient claires, ce n'est pas gagné !

Ce n’est pas bien simple de grandir, de s’assumer, de le dire et d’assurer ensuite ! Il y a des moments comme ça dans la vie où il faut y aller, savoir s’entourer et décider, même pour une soirée d’anniversaire ! Il faut rester vaillant, persuadé et persuasif même face aux parents, aux frères et sœurs et aux copains et … aux copines, au risque de se casser la figure !

Voilà un ouvrage frais, drôle, divertissant et bon enfant. Les illustrations sont délicieuses !On est dans la vie, dans le quotidien, dans les relations avec les autres et c’est plutôt bien vu. On retrouve le Michel des deux ouvrages précédents concoctés déjà par Charlotte Moundlic et Olivier Tallec : « Le slip de bain » et « mon cœur en miettes ».

À quand le suivant ?

A lire dès 8 ans

Wild Onion

Un petit groupe recycle avec beaucoup d'énergie le garage rock des années 60. Sans surprise mais très plaisant.

Ils ont des tronches d'adolescents qui ont trop écouté Kurt Cobain. Ils ont pourtant apprécié les Beatles, les Beach Boys et quelques obscurs groupes des années 60 (mais pas que) quand le rock était innocent, primaire et exécuté avec la précipitation d'un puceau!

Indépendant, le groupe de Chicago sort une second album bondissant nettement moins complexe que la série de David Lynch. On est aux racines du rock:basse, guitare, batterie et un chanteur qui s'essaie à des performances plus ou moins convaincantes.

Cadien Lake James et ses copains empilent les morceaux car ils sont très courts mais cela ne les empêche pas d'être généreux. C'est simple mais redoutable. Car cette immaturité apparente est un bain de jouvence. Effectivement on remonte le temps avec le quatuor mais il réussit surtout à nous donner une bonne claque.

Jamais parfait,leur rock est spontané et notre appréciation aussi! On aime beaucoup même si au bout de quelques écoutes, ca peut être un peu lassant. Mais Twin Peaks digère bien ses influences sans les recopier sagement. Il y a ce "je ne sais quoi" de fraîcheur et de jemenfoutisme qui font le charme du disque. Leur jeunesse et leurs idioties charmantes rappellent un peu Supergrass. En matière de musique joyeuse et légère, la comparaison est plus que louable. On a hate de voir ce que ca va donner dans quelques mois ou années!

2015 - Grand Jury

Big Eyes

Big Eyes, dernier film de Tim Burton raconte la célèbre histoire des époux Keane, connus pour avoir monté la plus grande arnaque récente de l'histoire de l'art.

Margaret Keane interprétée par Amy Adams peint ses «Big Eyes» et Walter Keane son mari, interprété par Christoph Waltz se fait passer pour le peintre afin de mieux les vendre. Alors que les tableaux deviennent de plus en plus célèbres, Margaret souhaite que l'on sache qui les peint réellement. Walter ne partage pas le même point de vue et veut garder le secret pour pouvoir conserver notoriété et argent.La situation va se compliquer de plus en plus et un véritable duel s'engagera entre les deux époux...


Mais où est passé Tim Burton? Il n'y a pas une seule trace du réalisateur si ce n'est dans une scène déjà présentée dans la bande annonce. On ne retrouve pas l'univers fantastique si typique de ses autres films comme Charlie et la chocolaterie ou encore Alice au pays des merveilles.

Tim Burton a filmé bien trop sagement peut- être par peur d’abimer cette magnifique histoire. Mais où est sa pâte? Ce film est trop classique et manque cruellement de rythme, d’imagination, de fantaisie.


Sans les excellentes prestations des acteurs principaux, le spectateur s’y ennuierait franchement. Christoph Waltz est toujours aussi exceptionnel. Il est parfait en artiste raté sans aucun état d'âme exploitant sans vergogne sa propre femme par pur intérêt personnel. Il a cet air malin que l'on retrouve dans Inglorious Bastards et dans Django Unchained qui lui permet de faire ressortir le côté usurpateur et cupide du véritable Walter Keane.

Amy Adams apporte le côté fragile à son personnage pour montrer la soumission que subissait la femme à cette époque-là. Elle joue ici dans un tout autre registre de ceux dans lesquels elle jouait dans American Bluff ou dans Il était une fois. Ce duo d'acteurs s'oppose et se complète à merveille et permet à Tim Burton de sauver son film.

Alors, oui allez-y pour eux, pour les beaux grands yeux des Keane mais n'y allez surtout par pour voir du Burton! Ah ça non !

Avec Amy Adams, Christoph Wlatz, Jason Schwartzman et Danny Huston - Studio Canal - 18 mars 2015 - 1h47

Le mec de l’320

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Drame, bordel, 2015 sent le soufre grave comme jamais, du moins nous consommons du drame via les chaines infos et nos tablettes comme des morts de faim. De breaking news en breaking news nous ingurgitons…

A vrai dire, à l’heure où j’écris cette chronique il est dans le genre super tard et quart. Je sors de soirée, on a refait le monde comme 20 000 personnes en France qui refont le monde dans les soirées où tu finis au Cointreau ou au Get, on a passé en revue tous les trucs que les mecs ont à se dire en soirée, tout y est passé, le directeur ce primaire pédophile, les trucs de taf, le fait qu’Europe 1 ait sélectionné une de mes photos pour leur concours photo, et c’est Nikos qui l’a choisie (merde, j’aurai jamais du chroniquer sur The voice !!!)…

Bien sûr, oui bien sûr, en se délectant de l’album de The Avener, nous en sommes arrivés, par jeux de mots pourris au mot d’avionneur, d’aviateur, bref du mec qui conduit un avion, et qui cette semaine parlait avion parlait A320 qui se casse la gueule dans les pampas hors pistes pas bornées où même Michael Schumacher ne va pas…même en mode fruit et légume 5 fois par jour, pour la forme, en végétant bien bien, il n’y va pas, non.

Au-delà de l’indicible déferlante médiatique sur le fait divers (que j’aime ce mot aux confins du truc que l’on ne sait pas mettre dans une catégorie noble pour ancrer l’article dans des pages déterminées) qui a amené BFM TV et autres, pas de bol je suis tombé sur eux ce soir, cette nuit, enfin à tard et quart, à se rendre en live sur les terres du massacre, le soir même, j’ai posé mes yeux et mes oreilles, vidé mon cerveau de mon quotidien, foutu du Eels en mode « my timing is off », https://www.youtube.com/watch?v=N0ZgZit_k1I pour ceux qui ignore la chose musicale qui fout les poils, puis j’ai enchainé, en me disant que j'aurais été dans un A320 pendant 8 minutes en attendant l'après, l’au-delà, enfin la bizarrerie qui vient sans savoir, en laissant tout, comme ça, sans avoir rien demandé, à cause d'un con, j'aurais eu envie j'avais envie d'écouter ça... https://www.youtube.com/watch?v=it8bSb-THFI

Oui, en écoutant du Eels, s’en remettre à pas grand-chose, d’entendre un roi d’Espagne pleurer, sincèrement a priori, pour ma gueule, comme ça, se dire que j’aurais été dans l’avion, un matin, tôt, à la cool, et puis finalement en clapser pour le mal être unipersonnel d’un mec, oui, comme le pilote ou co-pilote je me serais révolté, à en défoncer un cockpit, de mes mains, bref, je n’aurai pas forcément souhaité que BFM TV vienne faire un live sur ma gueule, perdue dans les montagnes, pour le fun pour l’audience, pour pas grand-chose, pour moi, au milieu d’un flux d’infos.

Je remets Eels et vous embrasse,

Bonne nuit

 

 

 

A trois On y Va

Mélodie embrasse Charlotte qui vit avec Micha. Ce dernier finit aussi par embrasser Mélodie. La vie sentimentale n’est pas toujours un long fleuve tranquille !

Comme le film d’Etienne Chatiliez, cela se passe dans le Nord, à Lille. Un beau décor rouge et élégant pour une aventure amoureuse comme on n’ose plus en faire. Jérome Bonnell, qui aime sonder les cœurs dans la plupart de ses films, nous promène dans les rues pavées de la ville du Nord pour mieux nous perdre avec ses trois personnages attachants.

Ce type de cinéma tient souvent à ses acteurs. Ils sont tous parfaits. Anaïs Demoustier conserve ce charme discret qui fait d’elle, une actrice intrigante et séduisante. Moins connue, la Belge Sophie Verbeeck apporte une gravité subtile. Enfin Félix Moati se défend avec une candeur plaisante face à ses deux femmes qui veulent aimer de toutes leurs forces.

Le trio de comédiens nous fait adhérer à cette histoire compliquée d’amour fou et de petits secrets : Bonnell fait ainsi un conte qui rit et qui pleure mais qui n’en fait pas trop. Tout est dans le détail, y compris dans des scènes burlesques comme un vaudeville. Mais rien n’est appuyé. Aucun personnage n’est jugé. C’est la grande force du film.

La faiblesse vient plutôt du scénario : ca tournicote autour du trio amoureux mais pas d’enjeu véritable et de trop lourde dramaturgie. Bonnell effleure délicatement les héros de son histoire mais cela reste un peu inconséquent, sans grande ambition. Il reste peut être trop à distance de son sujet. On ne va pas se plaindre : c’est une version allégée, romantique et très agréable de La Vie d’Adèle, autre film d’amour fou qui se passe dans le Nord ! Ils sont chauds en haut !

Avec Anaïs Demoustier, Sophie Verbeeck, Félix Moati et Patrick D'assumcao - Wild Bunch - 25 mars 2015 - 1h23

Choco et Gélatine

C’est au travail que Choco et Gélatine se sont connus. Pour être plus précis ils se sont aperçus, mais immédiatement ce fut le coup de foudre tant et si bien qu’ils décidèrent rapidement de s’installer ensemble.

À la maison, la vie était belle et joyeuse, mais dès qu’ils sortaient ils n’avaient plus le droit d’être l’un à côté de l’autre. Ça leur était interdit. Très vite Choco déprima…

Un livre un peu écoeurant de visu avec une débauche de couleurs sucrées où l’on craint l’histoire un peu mièvre et bébête. Mais il n’en est rien.

L’écoeurement est ailleurs ! Ne vous fiez pas aux apparences ! Yann Kebbi a choisi le prétexte de nos sucreries préférées pour expliquer le racisme. Alors que l’on pense immédiatement à la fête, à la gourmandise, au monde parfait au premier regard donné à l’album, on s’aperçoit vite qu’il n’est est rien, que tous ces détails - souvent drôles - ne sont que simulacres.

On aborde là un thème grave où il est bien question de quête de liberté et de choix de vie dans un monde borné et totalitaire. Que penser de la chute où les deux héros sont obligés de vivre dans un « autre monde » pour pouvoir vivre leur vie et leur amour pleinement. Quel autre monde ? Quel ghetto ?

Un vrai « chaud et froid » que cet album qui ouvre l’esprit, le regard sur le monde et les autres avec talent !

A partir de 5 ans

Un ouvrage soutenu par Amnesty International

Les bas-fonds du Baroque, la Rome du vice et de la misère

Les-bas-fonds-du-Baroque-Petit-Palais-Paris-24-02-24-05-2015

Baroque, définition. En JOAILL. [Se dit d'une perle] Qui est de forme irrégulière, d'une rondeur imparfaite.

Le baroque ce sont des gorges renversées des grappes de raisin, des figues, des travestissements des nudités

Des débauches des jeux des libertés

L’ivresse à toutes les tables, des excès

Initiations bachiques, des baptêmes de vin chandelle plantée dans des croupes offertes

Des dents gâtées des sortilèges, des crânes renversés des sabbats outrés

Dans un seul cadre agité, chairs affaissées, cœur planté sur une lame, pendu grisâtre au cou gonflé, la Mort assise sous un drap blanc drapé au plus près de ses formes, couronne de fleurs autour du cou, cercle de feu sur les genoux, des cercueils d’où se relèvent les squelettes, des pactes étranges des enfants sacrifiés des créatures cauchemardesques

Gestes obscènes masques et loups, jeu de hasard et d’aventures où tricher plie les corps en angles désordonnés

Désordres. Désobéir. Vivre aux extrêmes à l’extrême voler violer tuer crier de plaisirs. S’enivrer se baiser se bagarrer. L’envers des décors la face invisible des âmes.

Assauts de chair et des sens sous la lumière d’or de l’Italie. Les corps s’empoignent se disputent se mêlent. Ils s’accouplent s’offrent jouent des comédies divines sur le sol de l’enfer.

Un homme pisse parmi les ruines, Hermès rattache sa sandale, un mendiant joue de son cistre. Les tavernes sont des Palais, soudain le peuple tient le premier plan.

Les tourtes à demi-dévorées abandonnées sur les tables de bois aiguisent encore notre appétit de beautés convulsives.

Les mots s’enfoncent dans le baroque, la langue perce la peinture à la rencontre de ce qui n’est pas montré ici.

Au Petit Palais un abus de langage ne tient pas ses promesses.

Les Bas-fonds du Baroque – La Rome du vice et de la misère

Au Petit Palais l’exposition n’ose pas s’aventurer dans les bas-fonds.

Elle reste prudemment au bord du vice, à la périphérie de la misère.

Dans le Petit Palais trottinent des groupes de fourrures, de bijoux, d’appartements cossus et de privilèges.

Le choix des œuvres est à leur intention bien-pensante.

 

Jusqu'au 24 mai 2015

Les bas-fonds du Baroque, la Rome du vice et de la misère,

Musée du Petit Palais, Paris.

Fermé les lundis et le 1er mai.

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