Lego Batman le film

ET VOILA LA SUITE, SANS EN ETRE UNE, DES AVENTURES DE NOS HEROS EN BRIQUES.

DEJA PRESENT DANS LA GRANDE AVENTURE LEGO, QUI RAPPELONS LE ETAIT SUPER MEGA GENIAL GENIAL GENIAL, TANT DANS SA REALISATION QUE DANS SON ORIGINALITE, IL N'Y AVAIT PAS ASSEZ DE BRIQUE POUR DECRIRE CE FILM DE OUF! BATMAN, HEROS QUE L'ON NE PRESENTE PLUS, ETAIT DEJA UNE FIGURE INCONTESTEE DU PETIT ECRAN AVEC SES AVENTURES LEGOS MAIS BENEFICIE MAINTENANT DE SON PROPRE FILM. DISONS QUE SUR DU LONG FORMAT CE N'EST PLUS DU TOUT LA MEME REUSSITE.

LES ANIMATIONS, SURTOUT AU DEBUT, NE SONT PAS TERRIBLES. L'HISTOIRE EST PAS MAL MAIS N'A PAS LA FORCE DU PREMIER OPUS. IL Y A BEAUCOUP MOINS D'ENGOUEMENT, DE BLAGUES ET DE JOIE A REGARDER CETTE HISTOIRE POUR PETITS ENFANTS. CA PARLE NON STOP ET CA C'EST VRAIMENT DESAGREABLE.

LA FÉERIE DE L'IMAGE PAR IMAGE A DISPARU. ON EST BEAUCOUP TROP DANS LA SURENCHÈRE D'EFFETS, DE PERSONNAGES, DE TOUT ET CA CASSE PAS DES BRIQUES ! ( FALLAIT BIEN QUE JE LA PLACE). L'ANIMATION EST CLAIREMENT CIBLÉE ENFANTS ET NON ADULTES, TANT DANS LES DIALOGUES QUE LE REALISME MINIMALISTE DES DECORS.

JE NE RETIENDRAIS DONC PAS CE 2EME VOLET C'EST CERTAIN. MALGRES DE BONS MECHANTS COMME LE JOKER, HARLEY QUINN, VOLDEMORT (OUPS J’AI PRONONCER SON NOM !), SORON, DRACULA, ...., QUI AURAIENT PU ETRE DE TRES BON ELEMENTS ESSENTIELS MAIS QUI SONT TRES VITE ECLIPSES PAR LA PRESENCE OMNIPRESENTE DE BATMAN, BATMAN ET ENCORE BATMAN, HEROS A L'EGO PLUS QUE SURDIMENSIONNÉE. LE FILM EST UN PEU LOURDINGUE AVEC UNE BONNE GROSSE MORALE QU'ON A PAS DU TOUT ENVIE DE VOIR DANS UN FILM DE LEGO ANIMÉS!

NAN, ON A ENVIE DE S'EN PRENDRE PLEIN LA GUEULE, D'AVOIR LA BANANE, DE SE TAPER UN BON GROS DELIRE ET LA Y'A CLAIREMENT QUELQUE CHOSE QUI NE FONCTIONNE PAS. SOIT ON ASSUME LE COTE ULTRA KITSCH A FOND, SOIT ON FAIT UNE SUITE QUI VAUT LE COUP ET ON FAIT DONC UN FILM TOTALEMENT DIFFERENT. QUEL GÂCHIS , CA AURAIT PU ETRE TELLEMENT GENIAL.....! JE M'EN VAIS JOUER CHEZ MOI POUR ME RECONFORTER DE CETTE GROSSE DECEPTION !

AVIS AUX AMATEURS

Silence

Le martyre selon Scorsese. Refrain connu pour un long chemin de croix déroutant.

Le sociologue avisé vous dira que le nouveau film de Martin Scorsese est très intéressant. La Foi et la violence, voilà un sujet qui envahit bien trop souvent nos actualités. Pas étonnant de la part du réalisateur de La Dernière Tentation du Christ, souvent obsédé par la religion et la spiritualité.

Silence est donc dans la veine de Kundun, un film presque contemplatif, pris d’assaut par les obsessions religieuses du cinéaste des gangsters et héros triturés par le bien et le mal. Pourtant l’ambiance est nettement plus sombre, très contemporaine.

Cela se passe néanmoins au XVIIe Siècle. Deux jésuites décident de partir à la recherche d’un prêtre disparu dans un Japon effrayant, où tous les chrétiens sont persécutés. Malgré le danger, ils décident de s’y rendre. Leur vérité sera mis à mal par des épreuves de plus en plus cruelles.

Virtuose, Scorsese a tendance à chercher l’épure dans ce film qui devient un chemin de croix pour les deux héros, joués parfaitement par Andrew Garfield et Adam Driver. Il y a peu d’esbroufes, le cinéaste fait confiance à la force de son scénario qu’il a rédigé lui-même.

Le cinéphile sera peut être déçu par cette austérité. Après tout, être fun avec un film sur les persécutions des jesuites au Japon (vous avez quatre heures, après je ramasse les copies), cela relèverait de la faute de goût. Ce n’est pas le style de vieux briscard des épopées violentes.

Au contraire, le film est assez touchant car on le devine à chaque instant personnel. La mise en scène est élégante, impose une certaine douceur alors que l’on découvre des scènes souvent difficiles. Scorsese a mis des années à monter le film et on sent qu’il y met tout son cœur. Difficile de ne pas le reconnaître derrière le personnage du Padre Rodrigues, âme torturée par sa croyance et la réalité.

Il fait confiance au récit qu’il propose. C’est la grande force de ce film où effectivement le silence a sa place, chose assez rare dans le cinéma d’aujourd’hui. Il se fait même avant gardiste, très inspiré par le cinéma asiatique, plus culotté que l’Occident.

Hélas, le film se traine en longueur. On décroche devant les répétitions. On le trouve plus fort qu’un Terence Malick et on pense même à Apocalypse Now dans cette description aussi humaniste que nihiliste du parcours d’un homme dans la folie. Mais la métaphysique est laborieuse. Le plaisir est gâché par la durée excessive. Le martyre, c’est peut être pour le spectateur finalement ! Mais peut être est ce la volonté du cinéaste qui reste un apotre du grand cinéma!

Avec Andrew Garfield, Adam Driver, Liam Neeson et Tadanobu Asano – Metropolitan filmexport – 8 février 2017 – 2h41

I see You

The XX est devenu un gros vendeur de disques! Ca s'entend!

Ce n'est pas facile de s'arranger avec le succès. On peut facilement tomber dans la démesure. On prend la grosse tête. On a des rêves emphatiques. On oublie le plaisir des débuts, des découvertes, des promesses. On se réalise mais pas forcément dans la plus grande simplicité.

Romy Madley Croft, Oliver Sim et Jamie Smith ont grandi très vite dans l'industrie de la musique. En 2009, leur album réussit à les imposer avec leur pop minimaliste et romantique. Le second confirme qu'ils sont capables de vendre des galettes.

Les tournées mènent à la grosse fatigue et le groupe prend désormais son temps pour sortir un troisième album. Ils sont bien évidemment attendus au tournant et ils reviennent avec une nouvelle formule, plus electro, plus standardisée finalement.

Après un album solo remarqué, Jamie Smith prend le contrôle du groupe et entraine ses compagnons vers une pop plus contemporaine donc moins surprenante. On se demande même s'il n'a pas écrit le disque juste pour tourner dans les magasins de fringues à la mode.

Beaucoup remarquent le changement de production mais le trio en fait désormais un peu trop. C'est trop entendu. Les voix sont toujours en harmonie mais c'est un peu téléphoné avec des rythmes et des bidouillages tout autour. De la musique de pub.

C'est très bien fait mais c'est ennuyeux. Finalement le groupe s'enferme dans les tics de son époque. La subtilité a un peu disparu. A la place, il y a de la technique et des astuces de studio. Le groupe est victime de son succès. Le trio ne surprend plus. Il assure avec sa sa formule enrichie. Il fera danser les foules sur ses titres mélancoliques. Mais ce disque n'est plus celui d'un groupe mais d'une industrie!

Young turks - 2017

Chanson d’actu: love is in the air

NOCE – Jean-Luc Lagarce / Pierre Notte – Théâtre Lucernaire

affiche-noce

 

 

 

 

 

 

 

 

Une Noce qui l’emporte à l’arrachée

Jean-Luc Lagarce est un des dramaturges contemporains les plus joués en France. Son succès est sans nul doute lié à la force de l’écriture. Une écriture qui cherche sans relâche à réinterroger la langue française et sa représentation théâtrale. Ses personnages sont des fantoches qu’il manipule, n’hésitant pas à les faire répéter leur texte, les faire sortir du discours pour les relancer sur d’autres mots ou d’autres phrases. Le mélange est détonnant, frise l’absurde.

On retrouve sur le plateau les 5 personnages de Noces, une pièce écrite en 1982 dans laquelle Lagarce s’amuse avec le rêve provincial fantasmé d’invitations à la Noce. Serai-je invité à la Noce dont tout le monde parle ou ne le serai-je pas ? Dès lors les personnages vont se heurter à la langue de Lagarce qui se joue d’eux-mêmes et aux événements narratifs qui viendront leur barrer la route. La Noce est fantasmée. Plus le fantasme est grand, plus la lutte pour faire partie des invités sera acharnée. Ils parviendront à entrer pour le meilleur et pour le pire.

Dans cette mise en scène de Pierre Notte, une grande liberté est laissée aux comédiens. Le plateau devient un ring dans lequel les comédiens se débattent avec la langue et parfois avec eux-mêmes. Le décor est succinct : une table pliante, quelques chaises, quelques valises, des accessoires en toc, et des bouteilles d’eau pour les plus sportifs. La musique d’ambiance digne de Psychose est là pour cadencer et martyriser les personnages qui demandent régulièrement un répit au régisseur.

Les conséquences sont sans appel : une course folle dans laquelle le texte est lancé en coups de poing du début à la fin sans crescendo, sans respiration. Paola Valentin joue une enfant-coryphée qui vise juste. Ça claque et ça fuse. Eve Herszfeld joue une dame d’une bonhommie qui allège la charge. Gregory Barco et Bertrand Degrémont un homme  et un monsieur aux variations mesurées tandis qu’Amandine Sroussi, cocotte-minute ruisselante, joue une femme en sur-jeu permanent, déséquilibrant le plateau et effaçant dans l’excès tout collectif possible.

Si on comprend bien le parti pris du combat engagé qui s’opère, on comprend assez mal en définitive la nécessité de jeu en surtension permanente pour un texte réduit ici à une partition mécanique, loin de toute nuance et d’émotions possibles. On rit lorsque Lagarce pousse ses personnages dans le pillage de la Noce, lorsque l’absurde s’empare du drame au milieu de barricades. Mais on regrettera sans doute ce trop-plein de cabotinage, de précipitation, de sur-jeu inutile qui court-circuite le possible vertige du texte, la possible angoisse de personnages rejetés socialement, coincés entre l’intrigue et la langue.

Noce de Jean-Luc Lagarce, Mise en scène de Pierre Notte. Théâtre du Lucernaire – Salle Paradis. jusqu’au 11 mars 2017. 

South from here

Un gros moustique et un petit matin triste, la pochette de Winter Family donne le ton: un disque qui ne veut pas vous mettre de bonne humeur.

On ne sent pas le vent frais du matin. On n'entend pas un bourdonnement de moustique sur les titres de South from Here. Mais Winter Family refuse tout net de vous mettre à l'aise. Atmosphère, est qu'ils ont une gueule d'atmosphère? Absolument.

Ruth Rosenthal et Xavier Klaine forme une drôle de famille. Qui a une vision pour le moins atypique de la musique. Avec eux, la composition fait simplement ressortir l'expérience vécue, le sentiment enfoui, la tristesse existentielle. C'est la limite et la qualité de leurs chansons.

Ce n'est pas franchement joyeux. Le minimalisme se confond avec un découpage sonore étrange qui ne déplairait pas à ce grand tordu génial et multimédia qu'est David Lynch. L'ambiance est lourde mais la réalisation est brillante, assez virtuose et c'est la bonne nouvelle de cet album emprunt de tous les malheurs du Monde.

Car les rythmes secouent tous les maux de la planète. Il y a un vieil orgue et des boites à rythme. Le duo invente une grande foire aux sons aussi inquiétante qu'un décor de vieux film gothique revisité par des geeks. Groupe franco israelien, Winter Family ne danse pas mais grelote avec style face au Monde.

Leur art les défend et leur permet de mieux appréhender la violence et tous les troubles. Ils ont sillonné le Monde et capté les angoisses d'un peu partout. On écoute des chansons réellement à fleur de peau. Ca c'est sûr, et ce n'est pas une sinécure.

Ici d'ailleurs - 2017

Empyrian

Disque de saison, Empyrean apporte tout le charme britannique d'une musique d'ambiance: pas gai mais pas dénué de sentiment!

Lorsqu'un Anglais décide de s'installer en Bretagne, on pourrait se moquer du mauvais temps qui se ressemble et ne connait pas de frontière entre les deux contrées! Mais le grand air de la Bretagne fait du bien à ce drôle de musicien qui traine avec Archive et compose beaucoup de musiques pour la télévision et le cinéma.

Il faut dire que le bonhomme aime fabriquer des univers sonores denses et souvent sombres. Durant les saisons froides, sa musique devient une évidence, une bande son idéale pour greloter chez soi. Mais ce n'est pas non plus minimaliste ou gelé.

Robin Foster a une grande qualité: son écriture. On peut cataloguer son style mais il réserve son lot de surprises. Entre deux projets, il écrit un quatrième album qui apparaît rapidement comme personnel et très intime. C'est ce qui rend touchant sa musique très cold wave mais pas que!

En fait Robin Foster aime être rugueux. Son oeuvre est âpre mais ne manque pas de saveur. Multi intrumentiste, il connaît la valeur et la puissance de son style. Il sait donc être épique et calme quand il faut. Il fabrique une atmosphère étrange où les machines aident l'homme à s'exprimer. Quelques voix s'introduisent pour disparaître au profit d'un rock contemplatif.

Il y a de la mélancolie dans la musique de Robin Foster. Le noir et blanc lui va bien. Il a un goût esthétique assez sûr mais il réussit, et c'est toujours un exploit, à nous transporter. Entre Rome et l'Argentine, les voyages l'inspirent et de toutes ses émotions il parvient à en faire quelque chose de particulier, de personnel et d'intime. C'est une musique écrite avec les tripes et du coeur!

Upton Park - 2017

Et il est où mon reportage sur la galette !?! 

galette

Ah non mais là trop c’est trop, ah non mais là y’en a marre !

Ok d’accord, le monde avance, le monde bouge, on digitalise, on twitte, on numérise, on hologrammise, on étale sa vie sur les réseaux sociaux, on informe, on surinforme, on déforme, on rétabli, on dément, on s’excuse, on selfie, on youporn, on gangbang, on soufflette, on binchdrink, on burn-out, on running, on textote, on penelopegate, on Donald Trump qui guette, on Netflix, on vod, on brunch, on lunch, on dej, on même quand on n’a rien à dire on donne son avis sur tout et n’importe quoi, on sans gluten, on radicalise, on mariage pour tous, on smartphone, on uberise, on ironise, on moque, on sillicon valley, on primaire à gauche, on primaire à droite, on rip, on dérape, on rap, on r’n’b, on nrj music award, on deezer, on spotify, on tablette, on clash royal, on fifa17, on stand up, on one man show, on sms surfacturé, on call of duty, on xbox, on ps4, on appli, on instagram, on facebook, on flickr, on erasmus, on master2, on bts, on brevet blanc, on sans applicateur, on domotique, on se gare sans les mains, on gps, on voyage privé, on air B’n’B, on trek, on trinque, on trique, ok d’accord, le monde avance, le monde bouge, OUI mais moi, médiatiquement, moi j’ai besoin de repères ma bonne dame.

Et c’est bien gentil tout ce bordel, mais entre deux conférences de presse de Fillon, entre deux meetings dont un virtuel de Mélanchon, entre deux débats sur les plans B, entre l’agitation d’Elise Lucet, entre deux matinales radio, entre deux articles de Konbini pour savoir où est le Pop, entre deux critiques des Inrocks pour savoir où est le cool, entre deux articles de TETU pour savoir où est le Poppers, entre deux articles d’Entrevue pour savoir où sont les poules, moi, oui, moi, je fatigue, je m’épuise, je cerveau trop actif, je beaucoup trop de réflexions pour moi, moi, oui, moi, je veux mon reportage sur la galette, c’est la saison, on va arriver en mars que pas une foutue chaine de télé n’aura fait ne serait-ce que 30 secondes pour mettre en avant, comme au « bon vieux y’a pas si longtemps » :

  • Le brave pâtissier du fin fond du Jura qui fabrique encore sa frangipane comme on le faisait au 14ème siècle, avec des restes de miettes de pain dur, moulé au sabot, tout à la main, en prenant appui sur un vieux grimoire écrit à la plume de cigogne par Frangipane 1er, en 1378 après JC (Pas Vandame, l’autre, Christ j’sais plus quoi), ancien Duc du comté des Vosges, et artisan boulanger à ses heures, dans un JT de 13h, aux alentours de 13h29 quand tu commences à piquer du pif au-dessus de ton café tiède !

 

  • L’entrepreneur bien français madame, qui, en banlieue sud d’une contrée du Nord ou de l’Est ou de l’Ouest, on s’en fout c’est pas le sujet, te fait découvrir qu’il est le seul, oui madame, le seul, à fabriquer avec l’appui des cotorep de la ville, les emballages plastiques de galettes pour le mooooonnndddeeee entier, en réutilisant l’équivalent de seulement 3 semaines de recyclages ménagers d’une population d’une ville grande comme Carcassonne, j’aurai pu prendre Valenciennes ou Clermont je vous l’accorde, mais arrêtez de m’interrompre je ne vous ai pas interrompu, la démocratie c’est aussi laisser parler des autres même quand ils n’ont rien à dire, merde à la fin ! Dans un reportage d’M6 pour combler, juste ça, les 30 dernières secondes d’un 19h45 du we !

 

  • La manutentionnaire thaïlandaise dont on pourrait découvrir, à l’occasion d’une immersion de Bernard de la Villardière, chemise blanche, mèche folle, jean’s slim Hugo Boss, au pied d’une usine proche de la rocade ouest de Bangkok, qu’elle se fade 12h de taf à main nue, 6 jours sur 7, mois d’août compris, pour assembler de petits ustensiles en plastiques, non recyclés cette fois-ci, qui permettent, une fois arrivés au port du Havre, à l’ensemble des pâtissiers de France de dessiner des lignes bizarres mode faussement tigrées sur nos foutues galettes !

 

  • Le bon vieux meilleur ouvrier de France, décoré 4 ans de suite pour sa fameuse galette à la meringue coulis de fruits rouges, bref imbouffable mais le mec s’est fait plaisir et a gagné un prix donc bon, qui vient de se mettre à son compte, après avoir hyper galéré, malgré son statut, pour trouver une foutue banque digne de ce nom pour lui financer sa foutue boutique « A Bonne Galette, Bonne meringue », une banque proche du peuple, et non desssss grraaaaannnddssss financiers, vive Marine, hein quoi, mais ta gueule toi, je te reconnais, c’est toi qui à base de vive Marine pollue toutes les pages Facebook, fous le camp facho ! A l’occasion d’un numéro spécial d’Envoyé Spécial spécial « Nos artisans ont du talent mais les banques sont des méchantes », si si c’est possible comme reportage. Comment ça la redevance ? J’vois pas le rapport.

 

  • Le chef d’entreprise, face à la caméra de Capital, habillé comme un dirigeant du Lion’s club local depuis 9 générations, ce qu’il est d’ailleurs le cas, qui nous fait visiter son usine de fèves, où le mec t’explique qu’avant tu foutais 1 jésus 1 âne et 1 roi mage dans une pauvre part de galette, t’étais le roi du pétrole et qu’aujourd’hui, à cause des méchants de la grande distri, il est obligé de recruter des graphistes pour concevoir des fèves à l’effigie des Pokémon, et que c’était mieux avant, et que y’a plus de justice, et que son château sur les bords de Saône pas c’est pas sûr que ses enfants puissent le garder !!!! rhhhaaaaaaaaaa !!!

 

Oui, c’est bien joli tout ce monde qui bouge, mais moi, oui moi, je veux mon reportage sur la galette.

Allez, j’vous embrasse, attention t’as des miettes, oui voilà c’est mieux.

 

La La Land

DAMIEN CHAZELLE CONNAIT SON SUJET ET C'EST CERTAINEMENT LA SEULE CHOSE QU'ON NE POURRA JAMAIS LUI REPROCHER. APRES L'EXCELLENT "WHIPLASH" IL RESTE DANS SON THEME DE PREDILECTION, LA MUSIQUE, EN S'ADONNANT CETTE FOIS CI A LA COMEDIE MUSICALE.

PARI TRES RISQUE ET AMBITIEUX ET DANS L'ENSEMBLE TRES REUSSI. MAIS MALGRE TOUTE LA BONNE VOLONTE D'EN FAIRE UN FILM REVOLUTIONNAIRE, IL N'ARRIVE QU'A NOUS CONTENTER PLEINEMENT QUE SUR 80 POUR CENT DU FILM. IL FAUT BIEN UN BEMOL!

LES CHANSONS, LES INTERMEDES MUSICAUX, LES CHOREGRAPHIES SONT ASSEZ ENTRAINANTES POUR NOUS DONNER ENVIE DE DANSER, DE COURIR, DE SAUTER DANS TOUS LES SENS, DE JOUER DU PIANO ET DE VIVRE A LA LA LAND, MONDE UTOPIQUE PERCHÉ SUR LES COLLINES D'HOLLYWOOD, OU TOUT SE PASSE BIEN DANS LE MEILLEURS DES MONDEQ.

ET PEUT ETRE EST CE EXACTEMENT CE DONT IL A BESOIN EN CE MOMENT NOTRE PAUVRE MONDE! UN PEU DE FOLIE DE LA LA LAND FAUDRAIT DEMANDER A DAMIEN D'EN PROPAGER UN PEU PARTOUT. TOUT CE QU'IL SE PASSE PENDANT L'ENTRACTE SI J'OSE DIRE, RETOMBE UN PEU A PLAT ET C'EST PEUT ETRE FAIT EXPRES POUR CONTRASTER AVEC LE RESTE, MAIS POUR UNE FOIS QUE J'AURAIS AIMÉ QUE CELA CHANTE ET BOUGE TOUT LE FILM !

POUR UNE FOIS ! MAIS CETTE RETOMBÉE NECESSAIRE EST A L'IMAGE DE L'HISTOIRE QUI SE FAIT RATTRAPER PAR SA REALITE, ... ON NE FAIT PAS TOUJOURS CE DONT ON A ENVIE , AVOIR LE BOULOT DE SES REVES, LA VIE QU'ON S'IMAGINE ET CE N'EST PAS DONNE A TOUS ET POUR CEUX QUI N'ONT PAS LA CHANCE D'Y ARRIVER, IL Y A L'ALTERNATIVE D'Y CROIRE ET C'EST PARFOIS TOUT CE DONT ON A BESOIN ET C'EST LA DESSUS QUE LE FILM SE JOUE.

LA MUSIQUE C'EST L'ESPOIR ET L'ESPOIR EST UN REVE QUi NE DOIT JAMAIS ETRE PERDU DE VUE. C'EST MIGNON, TRES JOLI, LES ACTEURS SONT VRAIMENT MIS EN VALEUR, C'EST TRES BIEN FILMÉ, MAIS MALGRES LA FANTAISIE, LES SUPERBES MUSIQUES, LES DECORS EDULCORÉS, IL ME MANQUE UN PETIT PEU D'AUDACE ET DE VRAIMENT PAS GRAND CHOSE POUR TRANSFORMER CE TOUT PETIT COUP DE COEUR EN GRAND COUP DE FOUDRE.

PEUT ETRE POUR LE TROISIEME ACTE DE CE PASSIONNE DE MUSIQUE!

AVIS AUX AMATEURS

Avec Emma Stone, Ryan Gosling, JK Simmons et John Legend - SND - 25 janvier 2017 - 2h06

Raid Dingue

ET UNE COMEDIE FRANCAISE DE PLUS, UNE !

DANY BOON EN TANT QUE REALISATEUR ME FAIT TOUJOURS RIRE ET ARRIVE A SE RENOUVELER DANS SES SUJETS, MAIS LA C'EST SURTOUT ALICE POL QUE JE DECOUVRE POUR LA PREMIERE FOIS.

ELLE N'A PAS L'AIR DE SE FORCER DE QUOI QUE CE SOIT POUR ETRE NATURELLEMENT DROLE ET COMPLETEMENT A COTE DE LA PLAQUE, JE L'ESPERE UN PEU MOINS DANS LA VRAIE VIE QUE DANS CETTE COMEDIE QUI VA AU BOUT DU BOUT DE L'ABSURDE.

LE COTE BURLESQUE DU FILM FONCTIONNE PARFAITEMENT, UNE FLIC VRAIMENT INCOMPETENTE MAIS FILLE DE MINISTRE, DONC ... ET UNE PASSION PEU COMMUNE: ELLE EST OBNUBILÉE PAR LE RAID, ELLE SE REVEILLE RAID, ELLE VIT RAID, ELLE PARLE RAID...

ET QUAND ELLE SE VOIT OFFRIR UNE PLACE DE PREMIER CHOIX DANS LA FORMATION DE SES REVES, ELLE EST PRETE A TOUT QUITTE A SE DONNER 2 FOIS PLUS QUE SES COLLEGUES MASCULIN ET LE RESULTAT EST A LA HAUTEUR DE SON EXCITATION.

STRATEGIE PERSONNELLE ET POLITIQUE SE MELENT A CETTE COMEDIE TOUCHANTE QUI OSE LE PREJUGÉ ET LE RETOURNE DANS TOUS LES SENS ET MEME SI ELLE FROLE PEUT ETRE LE RIDICULE ELLE A LE MERITE DE BIEN NOUS DISTRAIRE ET C'EST EXACTEMENT CE QU'ON RECHERCHE.

AVIS AUX AMATEURS

Avec Dany Boon, Alice Pol, Patrick Mille et François Levantal - Pathé - 1er février 2017 - 1h45

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