Chanson d’actu: le printemps

Noir Eden

La musique de Peter Peter est précieuse. Au pays des bucherons, pas sûr qu'il soit compris en défendant une pop synthétique qui brode sur la solitude et les autres petites tristesses existentielles. Dans l'air du temps donc.

Canadien exilé en France, Peter Peter a une voix très particulière. Aigu et ambigu. C'est toujours intéressant car les mots deviennent alors importants et il est vrai que de temps en temps, le jeune homme touche une universalité qui ferait tout le sel de son talent.

Le petit souci, c'est bel et bien qu'il est dans son époque: il pompe allégrement le style et les stéréotypes de la musique pop des années 80. Ils sont désormais un peu trop nombreux à s'éclater sur l'analogique et tous les synthétiseurs dépassés qui faisaient toute la gloire de Jean Michel Jarre.

Il y a bien entendu des morceaux intéressants. Le garçon est d'une sincérité désarmante et raconte de belles histoires tristes que l'on partage. Mais on se demande bien ce qu'il resterait si on enlevait la production léché et finalement excessif.

Cela rassure sûrement les maisons de disques de voir des petits jeunes piller les héros de l'enfance des responsables de production. Mais une fois encore, la french touch avait cela des années et la pop ne fait finalement que se recycler, sans grande saveur même si Peter Peter est un élégant exécutant. Bref, on n'est pas dans le noir eden mais plutôt dans le brouillard artistique!

Audiogram - 2017

The Wave

Bon allez on va être franc: il s'agit ici d'une petite vaguelette! Mais Tom Chaplin est tellement sympathique qu'on se baigne sans problème!

Tom Chaplin est le chanteur du trio Keane. Ce groupe aurait dû avoir le même succès que Coldplay. Ils sont dans la même veine. Ils ont même écrit un authentique chef d'oeuvre de pop anglaise, Hope & Fears mais ce fut leur premier essai et ils ne s'en sont jamais vraiment remis.

Pourtant le groupe continue. Leurs concerts sont mémorables et on aime toujours cette humilité et cette persévérance. Ils ont même réussi leur quatrième album, l'incroyable Strangeland. Bref ils sont moins agaçants que Chris Martin et ses amis biens sous tout rapport!

Keane est une bouée pour ceux qui aiment la pop lyrique. Après dix ans de hauts et de bas, le groupe fait une pause depuis 2014 et le chanteur du groupe Tom Chaplin a visiblement l'air de s'ennuyer! Le voilà donc avec un album solo, rien qu'à lui. Et ca s'entend!

Tim Rice Oxley, le pianiste de Keane participe à l'écriture de toutes les chansons du groupe. Il aurait dû aider son pote qui se débrouille maladroitement avec des ballades sympathiques mais sans grande saveur. Il a toujours une belle et douce voix qui sait s'imposer quand il faut.

Mais les arrangements et la production sont moins convaincantes. Les paroles sont souvent touchantes. Chaplin se livre et arrive de temps en temps à nous choper mais trop généreux, l'enfilade de chansons reste bizarrement assez neutre. Il y a de l'émotion mais elle ne nous atteint que trop rarement.

Mais le garçon conserve un capital sympathie tout simplement énorme, malgré ses maladresses. Il y a chez lui une candeur touchante: il chante comme il respire. Il en a besoin. Cela se voit. On a vite hate de le revoir avec ses comparses de longue dâte. L'échappée est belle mais reste un peu trop anecdotique!

Island Universal - 2016

Kill the King

Petit nanar sympathique sauvé par des acteurs beaux pour vendre des parfums. Ils jouent à Bonnie & Clyde et font du ciné indé avec des images ouatées et un peu vides aussi!

C'est Natural Born Killers pour amateurs de clips ou de publicités. Kill the king est le navet fashion. Il fait sa belle au détriment du fond. On se demande si nos deux mignons tueurs ne vont pas nous vendre des fringues ou du parfum à la fin du film, tellement ils sont beaux et lascifs.

Emily Browning a une plastique délicieuse et Luke Grimes fait passer Robert Pattison pour un tromblon sorti d'un marécage. Heureusement pour nous, ces deux là savent aussi jouer la comédie. Il vaut mieux cela quand on se prend pour Faye Lalaland Dunaway et Warren Moonlight Beatty!

Elle est une petite bourgeoise dont l'ennui a tourné à la dépression. Tout comme Elvis Presley, qui au début de l'été 1974, doit reconquérir son public avec une série de concerts. Il doit passer à Los Angeles et c'est là que le petit ami de la jeune femme a décidé de le tuer. Il est un petit délinquant à la méche rebelle. Il a entendu sa mère morte qui lui a demandé de tuer le King!

Le film fait donc le lien entre la fuite des deux amants maudits et un Elvis mélancolique. L'issue ne peut être que fatale car ils assassinent sans cesse pour remplir leur mission, pour le moins débile. Les paysages sont beaux. Il y a du style. C'est un truc magnétisant. Mais c'est vide de sens et sans grande saveur. Bref, sans tuer ce navet, vous n'êtes pas obligés de vous y intéresser!

Avec Emily Browning, Luke Grimes, Ron Livingston et Trevante Rhodes - Universal - 2016

Une saison en enfer, Arthur Rimbaud, Ulysse di Gregorio, Lucernaire

 

Au Lucernaire, un comédien interprète le sublime texte Une saison en enfer. Ce chant se prête parfaitement à la scène, tant il est incantation. Hélas, ici, il n’est que déception.

 

La salle est d’abord plongée dans l’obscurité. Profonde, épaisse.  Longtemps. Trop longtemps. Et puis lentement, la lumière se fait. Trop lentement. Elle éclaire de façon diffuse un homme. Grand, imposant, d’âge mur. Vêtu d’une tenue magnifique, qui évoque les soieries d’Orient. Les pieds solidement campés sur scène, Jean-Quentin Châtelain parle. Ou plutôt, il susurre, statique, au milieu d’un petit espace censé représenter le Purgatoire. Un vague rond de faux sable et, à l’intérieur, un socle en verre. Dessous, un tissu ou des sacs plastique, on ne sait. Une mise en scène qui n’en est pas une. Parfois, une vague lumière, un projecteur furtif éclairent la scène, comme une idée subite du scénographe.

Pendant ce temps, le comédien demeure sur place, balançant légèrement les épaules, se balançant tout court, les poings parfois serrés, ou la tête en arrière, les yeux fermés. Crispé. Est-ce ainsi qu’on rend hommage au jeune homme tourmenté et talentueux qui a écrit ce texte bouleversant à l’âge de dix-neuf ans, en 1873 ? Il ne lui a fallu que quatre mois pour achever ce recueil de poèmes magnifique, ce chant païen et provocateur qui exprimait sa colère face à une société dont il ne voulait déjà plus. On y devine cette rage, cette révolte qui le pousseront cinq ans plus tard à partir loin de l’Occident, pour n’en revenir que malade et mourant. Une Saison en enfer est une expérience, un voyage, une quête. Ces vers semblèrent au jeune Arthur tellement juste que, pour une fois, il souhaita une publication de ses poèmes.

Ici, la diction du comédien est parfois incertaine, la voix trop sourde. Il ne suffit pas de connaître un texte de A à Z, il faut l’aimer absolument, s’en pénétrer, en être investi. Il faut faire vibrer, toucher, émouvoir, le partager. Or, on soupire, on s’ennuie. La monotonie du phrasé, l’immobilité délibérée mais imposée nuisent à une attention soutenue.  «Les monologues, c’est une marche dans les traces de quelqu’un, le texte est un sentier. Et j’aime ce temps de la marche en solitaire, presque introspectif», déclare Jean-Quentin Châtelain. Mais un monologue doit être sur scène un élan qui emporte le public. Sinon, on déclame tout seul. Si, si, c’est possible, ce souffle-là, comme l’a prouvé récemment Isabelle Carré dans Le sourire d’Audrey Hepburn.

Alors, quoi ? On ne murmure pas Rimbaud. Bien sûr, on n’est pas obligé de grimper sur des échelles de corde en hurlant, comme l’avait fait il y a quelques années une compagnie pour Les fleurs du mal de Baudelaire.  Il n’est pas nécessaire de gambader sur scène parce que « L’Homme aux semelles de vent » savait aussi être drôle. Mais enfin, si le garçon du XIXe siècle avait vu cette interprétation, n’aurait-il pas eu envie de s’exclamer, comme dans Le bateau ivre : « Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes ». Quoiqu’il en soit, cette « chère grande âme », comme le nommait Verlaine, méritait mieux.

 

 

 

Une saison en enfer

D’après Arthur Rimbaud

Au Théâtre du Lucernaire (http://www.lucernaire.fr/)

Jusqu’au 6 mai 2017

Mise en scène d’Ulysse DI GREGORIO

Avec Jean-Quentin CHÂTELAIN

 

 

 

Heavy Meta

C'est une belle guitare claire qui nous ouvre la porte du monde électrique du très vintage Ron Gallo. Puis tout s'accélère pour introduire la voix d'un autre temps du chanteur aux cheveux tout fous. A l'image de ce disque joliment décalé!

La pochette donne le ton. Ron Gallo doit apprécier Iggy Pop, les New York Dolls et ce brillant héros qu'est Marc Bolan. Ces réfèrences sont affichées. Elles sont plutôt rassurantes. Il rappelle aussi un peu le jeune Bob Dylan par sa fougue. Elle ne fait pas peur cette jeunesse qui se nourrit de si braves ancêtres. Ils sont peut être un peu trop nombreux mais bon, ca fait chaud au coeur de voir que les gamins ne crachent pas sur le passé!

Surdoué, le petit Ron Gallo déboule donc avec un second album plein d'entrain et montre un artiste assez mature. Il connait ses classiques mais il les digère avec une maestria impressionnante. Heavy Meta est assez électrisant. Ne vous fiez pas à son look d'hurluberlu genre coton tige psychédélique.

Bien entendu, il tricote des sons bien barrés sur sa guitare pour accompagner sa robuste voix. Mais ses chansons sont écrites avec une envie gourmande qui se sent. Ron Gallo a eu un groupe de rock à Philadelphie durant une dizaine d'années. Son aspect juvénil cache un artiste qui réfléchit depuis bien longtemps. Il a donc peaufiné son style. Du garage rock finement ciselé. Il s'est trouvé!

Mais on devine aussi derrière les décibels et les coups de folie avec son bassiste et batteur, un rock teinté de blues et de folk. La construction est complexe et se révèle un peu plus à chaque écoute. C'est souvent le signe d'un grand disque. On appréciera toute la maitrise d'un morceau Black Market Eyes qui résume le talent de ce grand dadais qui devrait en ébouriffer plus d'un!

New west records - 2017

C’est encore mieux l’après-midi – Ray Cooney – Théâtre Hébertot

 

 

 

 

 

 

 

Adapté d’une pièce de Ray Cooney, dramaturge britannique, C’est encore mieux l’après-midi est un vaudeville qui met en scène un député ayant décidé de passer l’après-midi dans un hôtel avec sa maîtresse plutôt que sur les bancs de l’assemblée nationale. Utilisant les ressorts comiques du genre comme les quiproquos ou les claquements de porte, le metteur en scène José Paul réussit à donner à l’intrigue une énergie  redoutable.

Tambour battant, le couple Pierre Cassignard et Lysiane Meis - aussi menteur l’un que l’autre- fait valser un hilarant Sébastien Castro en assistant parlementaire. Le rythme est soutenu et à contre-courant du jeu du comédien Castro qui se plait à suspendre le temps pour exprimer embarras et incompréhension devant des situations qui lui échappent totalement. Guilhem Pellegrin joue un directeur d’hôtel digne d’un Philippe Khorsand dans la série Palace.  Le public rit énormément.

Si l’écriture manque parfois de finesse et notamment la fin,  le rythme, les quiproquos, la mise en scène et surtout le jeu des comédiens font de ce vaudeville une réussite comique qui ravira les amateurs du genre.

http://theatrehebertot.com/ 

À partir du 23 février 2017 - Du mardi au samedi à 21h - Samedi 16h30 et dimanche 15h00
Durée : 1h25

Otherside

L'Australie est une Terre de Rock. On ne compte plus les groupes de barbares qui font rugir leurs guitares. AC DC, Airbourne, Midnight Oil (si si)! Voici donc des chevelus amateurs de bières et de riffs bruyants qui célèbrent eux aussi la musique qui fait secouer les cheveux bêtement. Ca fait du bien!

Le rock australien ne fait dans la demi mesure. C'est souvent basique et terriblement efficace. C'est du rock de bouseux mais ce n'est pas péjoratif. Le coté primaire du rock est salvateur et souvent rassurant. Après tout, on est toujours et obligatoirement le beauf de quelqu'un d'autre!!

Certains vont donc juger rapidement My Dynamite, petit groupe de rock à l'ancienne qui voue un culte au hard rock naissant des années 70, à Led Zep et tous les autres héros du rock, entre les cul terreux du Texas et le boogie survolté d'un Canned Heat! Ils ont bien le look et la culture pour jouer dans Sherif fais moi Peur.

Mais n'oublions pas: pas de préjugé! C'est un rock diabolique que propose My Dynamite. Patrick Carmody et ses babos de Melbourne sont les héritiers des Black Crowes. Ils connaissent la saveur d'un bon vieux rock déglingué par des guitares énervés, un harmonica sous l'emprise de stupéfiants et toute la sensualité d'un orgue hammond cabotin. La soul s'en mêle et leur second essai est aussi jouissif que le précédent.

Rien de nouveau sous le soleil du rock mais on en prend plein les oreilles pour le meilleur et le rire! On rigole car les clichés du genre sont là mais ils sont tellement bien respectés que cela transcende l'exercice de ce rock explosif!

L'harmonica, la guitare incisive, la voix haute perchée, la rythmique ultra solide... tout y est. Et on ne va pas s'en plaindre. Plus grand monde ose ce genre de chose. On sourit mais on aime franchement ce son extrêmement facétieux. C'est du bon vieux et surtout vrai Rock'n'roll circus! Ca fait du bien et ca fait sourire! Vous attendez quoi d'un disque finalement!??

Listenable records - 2017

Métamorphoses, Deun Doen Group, la Cartoucherie

 

 

Le premier mythe est celui des quatre âges et il est uniquement récité par une voix préenregistrée sur fond de projections d’images abstraites (est-ce le néant ? le chaos ?) aux lumières saccadées et aux sons oppressants, harassants. On est mis sous tension. Jusque là on se prend au jeu, l’intrigue fonctionne.

 

Après ce premier mythe qui fait également office de prologue suit celui de Térée et Procnée : ces deux amants, époux et parents qui en sont venus à se haïr jusqu’à commettre l’inimaginable. Ce mythe là est joué et les comédiens accompagnés de Christophe Rodomisto (à la guitare) et de Tatiana Mladenovitch (à la batterie) traversent toutes les phases de l’amour à la haine et la playlist évolue de Joe Dassin à Niagara en passant par du rock enragé, le tout dans un rythme fou. La décadence est en marche. On est curieux de la suite. Jusque là encore, pourquoi pas.

 

Le troisième mythe, celui de Phaéton - l’enfant en proie aux doutes et de se savoir fils du soleil (Pheobus) sans pouvoir en apporter la preuve publique - est également joué.  Et on commence à perdre le sens, à ne plus parvenir à saisir la parole du mythe, son message. Focalisés sur la relation entre Phaéton et sa mère on en oublie presque celle centrale de la rencontre avec le père, la preuve d’amour donné par celui-ci et les conséquences dramatiques pour le jeune garçon (NDLR: Phébus cède à son fils, malgré ses réticences dues à son jeune âge, de conduire son char aux chevaux ailés et Phaéton en perd le contrôle, vide les mers et brule la terre jusqu’à ce que son père doive le foudroyer pour éviter le chaos). Certes Clyméné porte des lunettes de soleil et Phaéton un costume futuriste mais on manque d’éléments ou même seulement de plus d’indices pour saisir le propos et suivre la métamorphose. Bref, on n’y comprend déjà plus grand-chose.

 

De la même manière, le quatrième mythe, celui d’Erysichthon est présenté sous un angle tellement restrictif qu’il ne permet pas du tout d’en comprendre le sens. Erysichthon est représenté sous la forme d’un artiste contemporain fantasque dont on saisi un complexe de supériorité et une faible sensibilité à la nature, mais de là à égaler l’offense faite par Erysichthon à Cérès quand il abat le chêne sacré et la terrible vengeance que lui inflige Cérès (NDLR: elle le soumet aux tourments de la Faim), il y a un long chemin malheureusement complètement esquivé.

 

Le cinquième mythe - supposé être celui de Narcisse- fait l’objet d’une projection finale qui fait également office d’épilogue. La lumière et les sons sont toujours oppressants mais le message quasi inexistant.

 

Métamorphoses - Projet du Deun Doen Group

D'après les Métamorphoses d'Ovide et Contes d'Ovide de Ted Hughes

Jusqu'au 26 mars 2017

au Théâtre de l'Aquarium, la Cartoucherie

Mise en scène de Aurélie Van Den Daele

Avec Alexandre Le Nours et Mara Bijeljac (comédiens), Christophe Rodomisto (guitare) et Tatiana Mladenovitch (batterie)

 

 

Kong Skull Island

Avec une bande annonce guerrière, on pouvait clairement se poser la question: Kong Skull Island est il le remake gonflé aux effets spéciaux de King Kong 2, nanar ultime qu'il faut avoir vu dans son existence?

On vous rassure tout de suite: ce n'est si dramatique que cela! Il y a plein de choses qui ne vont pas! Samuel L. Jackson en fait trois tonnes (c'est le cas de le dire). John Goodman fanfaronne. La coupe de cheveux de Tom Hiddelston ne bouge pas. Brie Larson est transparente aux yeux du Dieu Kong. Les seconds rôles sont parfois embarassants. Seul John C.Reilly semble réellement s'amuser en survivant de la seconde guerre mondiale. Le problème: il s'amuse un peu trop.

C'est bien tout le problème de cette visite de Skull Island, terre de la légende King Kong: ca ne se prend pas assez au sérieux. Pourtant King Kong serait le seul véritable mythe du cinéma de genre. Il méritait un autre traitement. Le monstre géant est une authentique création de cinéma. Ici, le yesman Jordan Vogt Roberts, bourrine alors que Kong mérite, depuis sa naissance dans le film de 1938, un peu de nuances et beaucoup de lyrisme.

Des années après le remake de Peter Jackson, l'oeuvre d'aventures exotiques et jurassiques connaît un lifting pour devenir un gros film d'action, inspiré par le film de guerre. Donc l'île cachée dans le Pacifique est de nouveau découverte dans les années 70 par des scientifiques, une photographe, un aventurier et des soldats qui viennent juste de quitter le Vietnam. Evidemment l'homme se croit au dessus de la nature, alors on ne vous dit pas ce que pense un Colonel qui vient de se faire botter les fesses au Vietnam: il se croit supérieur à un gros et grand singe énervé!

Grave erreur qui va couter cher au casting vert kaki de ce drôle de reboot, qui va décevoir les cinéphiles mais pas les amateurs de blockbuster sans cerveau mais avec des muscles. Car notre singe préféré passe son temps à se battre de manière spectaculaire.

Jackson filmait son monstre avec amour; ici, c'est un catcheur XXL qui n'a pas peur ni des hélicos ni des créatures géantes baveuses qui se promènent sur l'île. On oublie même son amour pour une jeune femme: c'est un bagarreur hors pair et rien d'autre!

Donc il cache la misère: un scénario indigent, des détails qui tuent en pagaille (c'est quoi cette obsession des militaires pour voyager avec un tourne disque?), une musique illustrative et des monstres kitsch, mais on ne leur en veut pas trop. Bizarrement juste la présence de Kong suffit à pardonner toutes les faiblesses. Un charme d'aventures subsistent malgré la modernisation.

Finalement, l'affiche rappelle qu'il s'agit des mêmes producteurs que du dernier Godzilla, autre tentative raté mais courageuse de ressusciter un grand monstre célèbre. Bizarrement ca sent fort la rencontre probable dans les années à venir des deux maximonstres ce qui est déjà arrivé au Japon en 1962, autre navet charmant à voir avant de mourir. De rire! Et c'est encore ce qu'il faut faire devant ce blockbuster forcément décevant. Gardons le sourire... de singe!

Avec Tom Hiddelston, Brie Larson, John Goodman et Samuel L.Jackson - Warner - 8 mars 2017 - 1h55

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