Black Panther

Avant, un Black Panther voulait faire la révolution dans les années 60 et 70. Désormais c'est un super héros qui aime les cascades périlleuses et prendre soin de son peuple. Du gauchiste, le Black Panther nouveau est progressiste! 

Et Marvel continue de lisser un peu plus le blockbuster américain. Ce nouvel ange gardien de la planète a de quoi éveiller notre curiosité mais finalement il est un peu comme les autres: il a des pouvoirs, cela lui donne de grandes responsabilités. A t il les épaules pour ce boulot exceptionnel? Son costume est il pratique pour faire régner la paix? etc. Avant Black Panther, on a déjà eu droit à une tripotée de super héros masqués qui s'interrogent sur le bien fondé de leurs existences.

Pour sortir de nos habitudes, Marvel nous transporte en Afrique. Le justicier noir est le jeune roi du Wakanda et il dirige la nation la plus avancée du Monde car elle possède un métal très précieux. Le peuple a décidé de cacher toutes ses merveilles aux yeux du reste du Monde. Mais bien entendu, certains sont très jaloux, envieux ou simplement énervés et veulent s'en prendre au Black Panther, défenseur courageux mais un peu timoré.

Celui ci se découvre un vilain nemesis qui va lui proposer une lecture de son pays assez revendicative.  Cela permet à Marvel de présenter une conscience politique et sociale. C'est sommaire mais ca nous change des Iron Man et des Captain America.

Mais le film est hélas calibré comme les derniers films Marvel: la narration se fait au détriment du rythme. Black Panther est long, beaucoup trop long, trop dialogué, trop stéréotypé, trop explicatif. Votre cerveau peut être mis sur pause: chez Marvel, on réfléchit à votre place. C'est dommage car les bonnes idées ne manquent pas.

Et on retiendra surtout le casting mené par un Michael B Jordan en pleine forme. Après Fruitvale Station et Creed, l'héritage de Rocky Balboa, le comédien découvert dans la série mésestimé Friday Night Lights, continue de suivre son réalisateur, Ryan Coogler. Puisqu'il n'a pas le rôle principal, il joue le méchant de service, avec une gourmandise non dissimulée. Il vaut le détour et pique la vedette au fade héros.

Une autre bonne idée: le copié collé de certains films d'espionnage. Le roi se prend un peu pour le James Bond de l'Afrique avec ses gadgets, sa base secrète et ses bastons. C'est assez plaisant et cela donne un ton plus décontracté à un film qui a la bonne idée de ne pas trop user du second degré et de l'humour qui désamorce la moindre tension.

Mais autour, on voit une lourde production, aux effets spéciaux assez laids,  incapable de prendre des risques et limiter à ses notions d'entertainment. Pourtant les sujets contemporains sont bien là: le racisme, le sexisme et la violence! Un héros de plus? Peut être mais celui là nous offre un dépaysement évident.  C'est déjà ca!

Avec Chadwick Boseman, Michael B Jordan, Lupita Nyong'o et Dania Gurira - Marvel - 14 février 2018 - 2h15

chanson du jour: freakshow

Starcrawler

Encore une chanteuse qui n'a rien à envier à Iggy Pop ou les L7. On est tombé sous le charme en quelques notes et maintenant c'est l'amour fou... complètement taré même!

Elle a visiblement passé pas mal de temps à écouter les vieux disques de papa, les cd de grunge ou elle a streamé des choses un peu trash et très indépendantes. Arrow de Wilde n'est pas bien vieille mais elle a bouffé du lion: elle semble avoir tout connue!

La déchéance et la grandeur. Comme Iggy Pop. Ou Courtney Love. Comme tous les rockeurs et les rockeuses qui se sont attaqués aux régles bien établies. La demoiselle aux cheveux préxodydés veut choquer le bourgeois et rien de tel qu'un bon riff rageur, une fringue bien criarde et une voix rocailleuse pour dérouter l'auditeur, et plaire à tout ceux qui veulent se défouler par la musique.

Car Arrow de Wilde est bien entrourée: elle a un bon groupe. En Californie, il préfère l'ombre d'un garage plutôt que le soleil si célébré. Elle voudrait sortir d'une cave comme son idole, Ozzy Osbourne mais Arrow de Wilde et ses amis sont les nouveaux affreux du rock'n'roll. C'est T.Rex qui a mangé les filles de L7. Les références sont bonnes et donc digérées!

Les jeunes pousses de Starcrawler ont l'attitude mais on peut aussi dire qu'ils ont le talent. Leurs morceaux saccagent tout avec classe. C'est peut être démonstratif mais la blonde souris déglinguée arrive à nous faire peur entre des accords crapuleux et des textes extravagants, ce qui nous emmènent vers une sorte de glam punk qui a une classe folle finalement.

C'est le grand cirque. C'est la fête foraine. C'est le Freaks de Tod Browning. Ce sont les délires de Alice Cooper C'est tout simplement réjouissant!

Rough Trade - 2018

chanson du jour: To the town

chanson du jour: despoiler

Pursuit of Hapiness, Nature Theater of Oklahoma

Oubliez tout ce que vous connaissez sur le bonheur. Du Far West à Bagdad, le « Nature Theate of Oklahoma » tente de savoir ce qui nous rend heureux. Pour se lancer dans cette folle quête, Pavol et Liska et Kelly Copper ont sollicité quelques danseurs de la compagnie de danse slovène « EnKnapGroup ».

L’ouverture du spectacle s’effectue dans un décor typiquement « Saloon ». Les acteurs/danseurs s’essaient à la joute physique et verbale. L’accent est faussement américain, exagéré à outrance. La gestuelle, les mimiques et le maquillage le sont tous autant. Ils représentent la bonne caricature du cow-boy imaginé par Hollywood.
Pourtant, leurs propos ne collent absolument pas à cette atmosphère musclée. Voilà que ces balourds toujours prêts à s’en coller une, discutent art, philosophie et réalisation de soi.
Parodie d’un Hollywood d’autan, parodie de notre introspection intellectuelle d’aujourd’hui… Honnêtement, nous nous perdons un peu dans ce décalage. Entre rire et incompréhension, le cœur du public balance. Avec une telle mise en scène, il est difficile de comprendre et d’analyser la profondeur des textes…

Sans crier gare, l’un des acteurs/danseurs jouant le rôle d’un bartender silencieux jusque là, nous fait basculer dans un tout autre décor.
Il va partager le spectacle « Gig in Baghdad » qu’il a imaginé pour la compagnie de danse EnKnap Pendant plus d’une heure, il va porter à bout de bras le spectacle en décrivant leur incroyable aventure au cœur des opérations militaires en Irak.
A bord d’un farfelu camion transportant du « Red Bull », la troupe se fraie un chemin au cœur du chao. A travers la danse, elle tente de diffuser un message d’amour aux troupes de l’ONU et des insurgés irakiens. Mais en général, les histoires d’amour finissent mal, et celle-ci ne déroge pas à la règle. Pour en savoir plus, je vous invite à découvrir ce spectacle.

On ne peut que saluer la prestation de ces acteurs/danseurs, et plus spécialement celui du bartender. Mais on ressort assez interloqué de ce spectacle car la thématique « Pursuit of Hapiness » est difficilement identifiée. Les deux parties du spectacle ne se valent pas et le lien est difficile à établir entre elles deux. Toutefois, une bonne partie du public s’est laissée séduire par le coté absurde et inattendu de ce(s) récit(s).

 

Du 14 au 16 février 2018
Conception • Pavol Liska & Kelly Copper du « Nature Theater of Oklahoma »
Avec • la compagnie de danse slovène EnKnapGroup
Théâtre de la cité internationale

 

chanson du jour: Fitzcarraldo

Dream Wife

Au lieu de balancer nos porcs, on préfère balancer les groupes de filles qui défouraillent le rock des anciens et qui semblent beaucoup s'amuser à bousculer les conventions masculines.

Le premier morceau de Dream Wife va vous secouer: un bon vieux morceau de punk avec une guitare tout juste efficace et une voix en colère qui réclame de l'amour sans détour. Le trio de Dream Wife réveille le punk ancètre, celui qui a été caricaturé à l'extrême.

Les filles se servent désormais de ce genre pour en imposer et dire les quatre vérités à une société qui enferme les femmes à quelques clichés qui ressemblent à des boulets. Rakel Mjöll, Alice Go, and Bella Podpadec sont des vengeresses mais d'abord elles écrivent de très bonnes chansons raides et radicales.

On pourrait facilement les comparer à Shame, la dernière merveille d'Angleterre. Elles ont elles aussi cette faculté de recycler les vieux réflexes de la pop anglaise en coups de gueule bien sentis et surtout mélodiques comme il faut.

Minimaliste dans sa réalisation (guitare, toute petite basse, batterie), le disque déglingue le bon vieux cocktail punk et pop. Les élégantes demoiselles n'ont rien à envier à tous les lads qui veulent monter en haut des charts britanniques ou du monde entier.

C'est cet étrange dépouillement auquel nous ne sommes plus habitués qui fait bien la différence sur cet exceptionnel disque puissant et drôle. On a la gouaille de Blur et tout cet humour londonien qui nous revient en pleine face. Les guitares se limitent à n'être qu'une ligne claire mais redoutable. Tout comme la batterie.

Il y a bien un tourbillon sonore mais il ne provient pas des bidouillages et de la production. C'est l'énergie du trio que l'on a hate de voir sur scène. Le girl power a fait un sacré bout de chemin depuis les Spice Girls!

Lucky number music - 2018

Chanson du jour: Forget Me Not

chanson du jour: even

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