chanson du jour: bella ciao

chanson du jour: my mother’s daugther

Dove

Je ne sais pas si c'est l'affaire Wenstein, la remontée du fémisnisme, la prise de conscience, mais les filles qui secouaient les années 90 reviennent en force cette année et défendent un son que l'on ne connait plus.

Les Breeders viennent de sortir leur meilleur album. Les L7 se remettent en ordre de marche. Et maintenant Tanya Donelly, ancienne guitariste des Throwing Muses et justement des Breeders, réactive son groupe, Belly, qui avait connu un certain succès en période grunge.

Pas de nouvelle depuis 1996, et hop, un tout nouvel album nommé Dove et qui fait la part belle au son brut, peu travaillé mais tout en délicatesse électrique. Le temps ne semble pas avoir prise sur la musicienne et ses copains. On reprend là où on avait laissé le groupe.

La parenthèse fut courte et enchantée. Les revoilà, heureux de gratouiller des riffs et chanter ensemble. Les titres sont assez longs mais n'ennuient jamais. Les guitaristes du groupe s'occupent de la production et visiblement s'amusent beaucoup.

La jeunesse est derrière eux mais les membres du groupe semblent s'épanouir dans un rock mélodieux qui refusent tout de même les conventions ou (surtout) les modes. C'est une forme d'émancipation aussi.

La liberté transpire sur le disque. Personne ne les attendait donc les musiciens se plaisent à triturer leur rock, un peu punk et un peu country aussi. Une drôle de combinaison qu'ils maitrisent sur les 12 nouveaux morceaux qui sont une évidence pour ceux qui connaissaient un peu le style sans concession mais pas sans raison de Belly.

Les années se sont écoulées et on devine qu'ils sont un peu moins rebelles qu'avant cependant le charme fonctionne toujours et on aime bien ce genre de retour inattendu, comme des vieux copains qui viennent vous faire une surprise.

Belly touring - 2018

Les Crapauds fous, Théâtre des Béliers parisiens

Coup de cœur ! L'histoire vraie et extraordinaire de deux médecins qui pendant la Seconde Guerre Mondiale ont sauvé des milliers de vies en jouant la comédie.

Dans la petite ville de Rozwadów, Eugène Lazowski, alors jeune médecin organise en catimini des tournées nocturnes de visites pour aider les juifs de son quartier. Non sans déplaire à sa femme folle amoureuse et bien consciente du danger. Avec son ami de fac Stanislaw Matulewicz, ils décident d’aller plus loin et fomentent un ingénieux stratagème pour sauver des milliers de vies menacées par les soldats nazis. On ne vous le raconte pas pour que vous ayez le plaisir de le découvrir sur les planches.

Du théâtre comme on aime avec un esprit de troupe. Les crapauds fous rendent hommage à un insoumis qui a suivi son instinct de bonté et sa vocation médicale La pièce questionne l’obéissance, la résistance. Elle nous invite à sortir du cadre et à s’armer de courage.

On salue avant tout le jeu d’acteur. Neuf comédiens sur scène interprètent plus de vingt personnages. Le duo Gaël Cottat, Charlie Fargialla fonctionne à merveille. Aussi doués et habités l’un que l’autre. Claire-Lise Lecerf jeune femme entre deux générations pose avec discrétion et émotion la trame du récit. Palme du rire à Damien Jouillerot pour sa jeune femme bonne à marier et sa caricature désopilante du Führer. Immanquable.

Le texte de la pièce et sa mise en scène de Melody Mourey sont très réussis avec le talent rare de manier l’humour dans le respect du contexte sombre. Les dialogues sont drôles, enlevés, intelligents. La scénographie d'Hélie Chomiac utilise l’espace à merveille avec des décors mobiles. On sent l’inspiration d’Alexis Michalik dont la première pièce Porteur d’histoire est aussi sur les planches des Béliers. Les deux pièces sont formidables.

Laissez-vous emporter dans une aventure de vie dont vous sortirez grandi et avec le sourire !

Au Théâtre des Béliers parisiens du mardi au samedi à 21h, le dimanche à 15h

Doctor do something

Y a t il un docteur dans la salle? Un Francais se prend pour un bluesman! Est ce une maladie, une folie, une chance???

Skateur de profession, Kepa a un jour laché sa board avec une étrange idée: faire du blues. En réalité des pépins l'empêchent de cramer le bitume et il se convertit à la vie de crooner.

A l'ancienne! Un vrai de vrai! Il enregistre comme les premiers titres de Johnny Cash et tous ces pionniers à la banane. Il n'a pas besoin de grands choses pour se réjouir: un harmonica, une guitare où l'on peut slider comme on veut et une voix qui profite d'un magnifique écho du plus bel effet vintage.

Ca sent la pause plus que la prise de position. Tout faux! Kepa a du coeur et on l'entend bien dans cet album, astucieux et séduisant. Ca faisait quelques temps que l'on voyait le blues se refaire une nouvelle jeunesse en France: à Bayonne, il trouve un petit coté glamour, désuet et d'une élégance oubliée.

Les chansons sont courtes et bien pesées. Elles pourraient plaire au Ry Cooder des années 80 ou à Jim Jarmusch amateur de vieux sons habités. On pense aux années noir et blanc et au revival glamglauque de David Lynch ou Lana Del Rey.

Il y a de la fausse naïveté chez ce jeune chanteur et beaucoup d'obsessions stylistiques. Il a en tout cas la bonne attitude. Sa musique est divertissante et introspective en même temps. Sa musique se déguste. Pour une soirée lounge, c'est la musique idéale.

Haiku records - 2018

Chanson du jour: all love is lost

chanson du jour: CIA

La Green Box

Allez c'est la semaine du soulèvement. La convergence des lutte. Les syndicats insoumis. Les politiciens rebelles. La rue est à nous. Et la musique de Green Box pourrait peut être se marier avec l'élan populaire.

Hier, la grève. Demain, la manifestation. Après la révolte. 50 ans après, certains veulent refaire mai 68. D'autres veulent simplement la révolution, l'expression de la colère et l'envie de changement. En tout cas, ca tangue dans notre petite société hexagonale.

Ancien de la Rue Ketanou, Florent Vitrignier s'y connait en chants joyeux et furieux en même temps. Avec deux compagnons de route, il réveille un autre homme en colère, un illustre artiste dont on redécouvre la folie et les illusions. Victor Hugo.

Le romancier a inspiré le trio de Green Box qui met en musique des poèmes. D'un seul coup, on est choqué par la grande modernité des textes et la brulante actualité de Hugo. C'est assez surprenant. Ca devient rapidement fascinant.

Les paroles nous submergent mais elles se lovent dans une musique qui échappe un peu aux convention. C'est une sorte de folk farfelu, qui va fouiller dans le passé comme dans le présent. On pense un peu à Louis Attaque mais Hugo fait évidemment la différence. C'est une chanson lettré, travaillé et puissante que propose La Green Box. Chaque chanson a une force incroyable qui bouscule. L'alliage entre le fameux homme publique et les amateurs de titres populaires est d'une audace folle. Une nouvelle forme de révolte?

C'est la révolution peut être, mais c'est aussi la période du bac français, les mots de Hugo ont encore du sens et désormais une présence actuelle... de toute facon, on vous recommande chaudement Green Box et ses surprises.

LRK - 2018

chanson du jour: soul train

No Dormiras

LES ESPAGNOLS (OUI BON ARGENTIN ICI MAIS LE RÉSULTAT EST LE MÊME !) SE SONT UN PEU AMÉRICANISÉS DANS CE FILM D’HORREUR (JE DIS CA MAIS Y’EN A QUAND MÊME DE TRES BONS!) OU ALORS C’EST TROP INTELLO POUR NOUS!

PAUVRES AMATEURS! QUAND ON ME VEND UN FILM D’HORREUR ET QUE Y’A PAS UN SURSAUT, ON PEUT SE POSER DES QUESTIONS. LA TOUCHE ESPAGNOLE SI PARTICULIÈRE S’EST TRANFORMÉE EN QUELQUE CHOSE DE PLUS CONVENU ET SINGULIER.

DEJA DANS L’IDEE DU FILM! JOUER UNE PIÈCE DE THÉÂTRE DANS UN ANCIEN ASILE ET JOUER EN EXPÉRIMENTANT LA PRIVATION DE SOMMEIL ET QUASI DE NOURRITURE, AFIN QUE SE RÉVÈLE “L’ACTEUR” DANS SA PLUS GRANDE SENSIBILITÉ ET CRÉATIVITÉ!!!

EN VUE DE MON RESSENTI, C’EST OFFRIR BEAUCOUP PLUS SUR LE PAPIER AUX ACTEURS QU’AUX SPECTATEURS SUR L’ÉCRAN. C’EST SE DONNER DU MAL EN TERME D’ECRITURE POUR PAS GRAND CHOSE. SURTOUT POUR MEUBLER AVEC AUTANT DE CHOSES AUSSI INUTILES QUE CHIANTES.

LE SADISME DU PREMIER FREAK SHOW DANS L’INTRO DU FILM ET TOUTE L’ATMOSPHÈRE MALSAINE QUI AURAIT PU CHANGER LA DONNE SONT TRÈS MAL DÉVELOPPÉS. LA MISE EN SCÈNE N’A RIEN D’EXTRAORDINAIRE: LES MOUVEMENTS DE CAMERA SONT UN PEU TROP RAPIDE A MON GOUT ET NE SUGGÈRENT RIEN, JUSTE L’ÉVIDENCE DU MOMENT.

LES ACTEURS SONT PAS MAL MAIS RIEN DE TRANSCENDANT LA NON PLUS. (LE MEC EST NUL A CHIER, J’AI MÊME PAS RETENU LE NOM DU ROLE), HEUREUSEMENT QUE L’ACTRICE PRINCIPALE EST JOLIE, C’EST DÉJÀ CA ! LA MUSIQUE EST DE LOIN LE PIRE ÉLÉMENT DE CE SOUS FILM D’HORREUR. IL MANQUE CLAIREMENT BEAUCOUP DE CHOSES A CE FILM QUI SE DONNE BEAUCOUP DE MAL POUR RÉINVENTER LE MYTHE PSYCHIATRIQUE.

IL NE ME FAUT POURTANT GUERE PLUS QU’UNE AMBIANCE FOLLE POUR UN FILM D’HORREUR, JE NE SUIS PAS DIFFICILE A CE NIVEAU, ET NORMALEMENT CE SIMPLE ÉLÉMENT DE DECOR SE SUFFIT A LUI MÊME MAIS LA ENCORE, ON EN VOIT PRESQUE RIEN ET ON N’EN SAIT PRESQUE RIEN.

A VOULOIR TROP S’ÉPARPILLER ET FAIRE DE L’HORRIFICO-BOBO ON FINIT PAR FAIRE UN BIDE. IL FAUT CROIRE QUE MES GOUTS COMMENCENT A ETRE UN PEU PLUS EXIGEANT QUE CELA ET CE N’EST PAS PLUS MAL. JE N’AI PAS DORMI ET C’EST DEJA UN BON POINT, (LE FILM AURAIT DU S’APPELER 108H ! LOL) A CROIRE QUE J’AI PRIT L’EXPÉRIENCE TRES AU SÉRIEUX MAIS BLAGUE A PART, SI LA SCÈNE LA PLUS EFFRAYANTE DU FILM EST POUR MOI, LA PREMIÈRE, LORSQUE L’ON VOIT LES PIEDS NUS DE L’ACTRICE (OUI J’AI DES PHOBIES TRÈS PARTICULIÈRES) ET BIEN C’EST QUE CLAIREMENT JE SUIS PASSÉ A CÔTÉ, A MOINS QUE TOUT CECI NE VIENNE PAS DE MOI.

AVIS AUX AMATEURS

Avec Eva de Dominici, Belén Rueda, Natalia de Molina, Susana Hornos - Eurozoom - 16 mai 2018 - 1h45

Trending

Most Discussed

F.A.I. 2009 / BERTRAND BELIN et TATIANA MLADENOVICH

Et la laïcité bordel !

Diamond Dogs / David BOWIE / (EMI – 1974/ Rééd.2004)

Qu’est ce qu’on a fait au bon dieu?