Je suis Pilgrim

Je suis déçu!
Franchement on nous a vendu un sacré roman d'espionnage. Un polar musclé et on découvre un copieux thriller sans originalité si ce n'est qu'il est vraiment complet sur tous les clichés.
Terry Hayes est scénariste. Il a de la bouteille. Il a débuté avec George Miller et on lui doit le script de deux Mad Max! Ensuite il écrit quelques sympathiques séries B comme Vertical Limit, Payback ou From Hell. Pas mal du tout: on pouvait lui faire confiance pour écrire un polar à l'efficacité parfaite!
Hélas l'écriture d'un roman n'est pas celle d'un scénario. Il a le sens du dialogue explicatif mais sa mise en place est d'une lourdeur inouïe. C'est mortellement explicatif. Pour un premier roman c'est du costaud mais Je suis Pilgrim est franchement lassant à cause de ses lourdeurs nombreuses.
Il y a de l'action, de l'intrigue et des explications qui arrivent toujours un peu tardivement. L'auteur invente un héros à l'identité flou, connu sous plusieurs identités et qui doit cacher une sulfureuse réputation d'espion hors pair, dangereux et méticuleux.
On a toutes les références cinématographiques pour s'imaginer cette enquête plus complexe que les apparences. L'agent secret sera au coeur d'une histoire qui dépasse les frontières, les conflits militaires et les intérêts politiques. C'est compliqué et en même temps très simple.
On pourrait imaginer le scénario déviant de 24 Heures Chrono et de Homeland. C'est une oeuvre dans l'air du temps avec terrorisme et terreur au programme. Mais il n'y a aucune surprise. Ca sent fort la redite. Pilgrim est bel et bien surestimé. Comme une mauvaise série B sorti l'été au cinéma, c'est un roman d'été qui peut divertir mais qui s'oubliera très rapidement.
909 pages - Livre de Poche
Depression Cherry

Le duo de Beach House lévite depuis quelques années avec un certain succès. Tous les deux ans, ils sortent un disque. Cette fois ci cela a pris trois ans: est ce bon signe?
Avec leur nom qui évoque un certain bien être, Victoria Legrand (nièce de Michel) et Alex Scally profite du premier titre pour nous prendre délicatement par la main et nous emmener vers un ailleurs ouaté et très agréable. Bizarrement ce morceau rappelle les grandes heures de Mercury Rev.
Ensuite une guitare plus corsée vient taquiner les nappes de synthétiseurs et les boucles sonores qui soulignent la complexité de leur écriture inhabituelle. Ces deux là ne font rien comme tout le monde et c'est tant mieux. Même les dissonances peuvent s'inviter dans leurs mélodies pourtant si parfaites.
Bien entendu avec un nom comme Beach House, on continue de s'intéresser aux harmonies, si chères à Brian Wilson. Les voix sont élégiaques: Space Song montre bien le bon état d'esprit du duo de Baltimore. Il y a toutes les armes de la trip hop avec de nombreux bidouillages et une voix envoutante, mais tout se met au service d'une pop qui a toujours dans les rétroviseurs les mortelles années 80.
On constate qu'ils en tirent le meilleur. On trouve dans leur disque, comme dans les précédents, une délicatesse assez rassurante. Les chansons s'étirent parfois un peu inutilement. L'ambiance feutrée peut pousser vers la somnolence.
Mai il est certain que l'on se sent bien avec eux. C'est riche et passionnant si l'on est vif. Le duo conclue leur album avec une chanson qui ne va pas déplaire à Michel Legrand. On plane totalement. On est loin de la dépression suggérée par le titre de ce cinquième album abouti.
Sub Pop - 2015
Deephan

Est-ce que Deephan aurait eu la Palme d’Or avec Charles Bronson dans le rôle-titre ?
D’un esprit déviant et amateur de nanar, on peut se poser légitimement cette question. Si on change le contexte, on n’est tout de même pas loin d’Un Justicier dans la Ville. Sans dévoiler l’intrigue, la fin du film finit de manière sanglante et punitive.
Mais les intentions de Jacques Audiard ne sont pas celles d’un Michael Winner énervé. L’auteur n’est pas un filmmaker. Le réalisateur d’Un Prophète ne fait pas l’éloge de l’auto-défense. Il est en plein dans l’actualité et les migrants. Il s’intéresse une fois de plus aux marginaux, prêts à tout pour s’en sortir, à s’arranger avec leur humanité pour ne pas sombrer.
La meilleure partie du film tient dans ce trio de Sri-Lankais obligé de s’improviser famille pour pouvoir fuir le conflit Tamoul. Il quitte leur pays pour la France. Là bas, Deephan, l’homme devient gardien d’une cité hors de contrôle.
Il découvrira une nouvelle violence alors qu’il fuit la guerre. Il est un étranger, y compris au sein de sa petite famille, composée d’une petite fille de 9 ans et une jeune femme farouche. Audiard a une tendresse pour ce trio qui s’apprivoise au fil de leur errance. Ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Ils vont devoir se faire confiance, se respecter, apprendre à s’aimer
Ce sont les plus belles scènes du film. La mise en scène d’une fluidité étonnante et rassurante permet de les observer avec toutes leurs appréhensions. C’est très beau et très bien amené. Cela jure avec le réalisme social un peu ampoulé qui entoure ses héros du quotidien.
Jamais misérabiliste, le scénario décrit une cité qui va craquer avec des poncifs déjà bien utilisés (les gangs, le deal, la misère) et c’est là où l’on s’ennuie. Comme si le constat social ne servait qu’un scénario qui file tout droit vers une dernière partie bien balisée et spectaculaire. C’est un adjectif rare dans le cinéma d’Audiard : Deephan finit de manière fort conventionnelle.
Il y a tout de même énormément de qualités dans Deephan mais l’adhésion n’est jamais totale, le film reste un peu trop roublard pour être honnête. En tout cas, ne vous inquiétez pas : cela vaut mille fois les derniers Charles Bronson !
Avec Antonythasan Jesuthasan, Kalieaswari Srinivasan, Claudine Vinasithamby et Vincent Rottiers – UGC Distribution – 26 Août 2015 – 1h50
Thalys au pays des Marvels

Youhooouuuu, c’est la rentrée, finies les soirées spéciales « Camping Paradis » ou les best of des best of des meilleurs de, on attaque dans le dur, on allume son écran et vas-y que y’a de la nouveauté ! Enfin presque.
Bien sûr Michel Drucker reviendra le dimanche pour une 68ème saison de canapé rouge, bien sûr, il y aura des nouvelles versions de l’Académie des neufs avec du vieux, bien sûr, Claire Chazal attaquera du haut de ses éternels 35 ans sa 42ème saison de JT du week-end, bien sûr, Le Grand Journal ne sera plus tout à fait Nulle part ailleurs en pas pareil mais qui conservera l’esprit Canal tout en étant nouveau car pas pareil quoique si quoique non, bien sûr, Jean-Pierre Pernault ira toujours vous balader chez les fabricants de sabots du Gers, la larme à l’œil, devant un nouveau métier qui disparait, à la différence de fanatique, métier qui pointe le bout de sa kalachnikov, nous y reviendrons, bien sûr, la saison 26 du Loft Story de les Secrets de la maison des mongoliens de 2ème génération 3.0 qui seront dans 1 an dans les Anges de la Téléréalité sera encore plus énigmatique pour les adorateurs du Bescherelle où, une fois sortis, les candidats posteront sur Twitter « Un grand mercy pour vos ancouragements #tropcool, j’aispaire que Sa va pour vous, bientôt le 1er novembre RIP les gars du débarquement de la Bastille », oui, maintenant, si tu as des « amis » sur FB nés après 95, « ça va » s’écrit « Sa Va »…c’est comme ça, le réchauffement climatique des cerveaux sûrement…
Bref, de la nouveauté en veux-tu en voilà, n’en jetez plus, ça fait des flaques de neurones et a priori, c’est comme les spermatozoïdes, une fois sortis, ça revient assez rarement à l’endroit d’où ils sont partis.
Heureusement, il y findus, mais ça tout le monde s’en fout, oui, heureusement, l’actu elle, évolue. Pour preuve, nous avions terminé la saison par un énième fou taré qui avait eu l’idée, un peu fofolle, avouons-le, mais médiatique, re-avouons-le, de trancher la tête de son patron et faire un selfie avec…pour envoyer sa photo en Syrie…l’autre pays du carnage. Et oui, n’est pas la Hollande qui veut (le pays, pas François déguisé en drag-queen lors des soirées Tequila-Mojito du Fort de Brégançon), et comme le fromage était pris, la Syrie et Daesh, ont pris carnage, plus tendance a priori quoique plus nocif.
La fine équipe d’adorateurs de coupeurs de vies n’en finit plus de faire des émules, après la bande à Kouachi, 14 ans après les voltigeurs bien maladroits du 11 septembre, 4 ans après le très spirituel Mohamed Mehra, 20 ans après les adorateurs de camping gaz qui chauffe trop fort dans le RER de Saint-Michel, pas de bol, première fois qu’ils faisaient du camping les pauvres cons, pas de leur faute, zont pas fait exprès, voici le nouveau gagnant de l’année, le blaireau torse nu fan de gros calibres qui voulait faire la roue les testiboules à l’air dans le Thalys.
Voilà le topo, un gars, pas bien vieux, qui doit lui aussi écrire « Sa va » quand il écrit à ses amis fanatiques sur Facebook, était parti faire un tour dans un parc de Bruxelles, le week-end, quand tu m’emmerdes, y’a rien de mieux. Au détour dans d’un grand chêne et de deux joggers belges, oui le belge court aussi, y’a pas de raisons, notre camarade d’Al-Qaïda au Benelux (c’est comme Benenuts mais avec le Luxembourg en plus dedans), découvre de façon tout à fortuite un sac de 8 m3, soit l’équivalent d’une tente Queshua pour ados surfeurs près de Lacanau au camping des 3 Requins, contenant, tenez vous bien le slip à rêves, 2 kalachnikov et une demi douzaine d’armes, qui, comme chacun sait, poussent à cette période de l’année près des grands chênes en Belgique.
Ni une ni deux, tout foufou, et la peur de se faire disputer par son papa et sa maman s’il n’est pas à l’heure pour Le Juste Prix et Plus belle la vie, rejoint la Gare de Bruxelles Midi, moins le quart, vers 15h, et prend le Thalys, en s’achetant un Pritch fanta citon, car il fait chaud et le Thalys ça Pritch, ou Sa Pritch pour nos amis 3.0. Vous me suivez ? Non ? pas grave.
Bref, le gars monte dans le train, habillé, sac de 8m3 à l’épaule, ni vu ,ni connu, aide peut-être même une vieille dame fraichement dévergondée dans les quartiers rouges d’Amsterdam à mettre son sac de voyage sur l’endroit où l’on met les sacs de voyage, l’endroit à sac quoi, puis, part aux toilettes, Der Toiletten en flamand, pour, ni plus ni moins, qui ne l’a jamais fait dans un train, hein, qui, se mettre torse nu, sortir 3 armes de son sac, ressortir des chiottes, Der Chiotten en flamand et commencer à menacer à qui veut l’entendre, en pleine annonce des nouveaux sandwichs au poulet froid, mais quel con, forcément ça énerve, qu’il allait canardé les braves voyageurs…surtout ceux qui lisaient Charlie Hebdo à n’en pas douter.
Là, le petit-cousin de Sylvester Stallone, le neveu de Vin Diesel et le fils de Xena la Guerrière qu’elle a eu avec les The Avengers lors d’une partouse dans la villa de Hulk, surgissent, le plaquent au sol, le ligotent, sortent un chalumeau pour lui mettre près du slip, transforment le wagon bar et le calfeutrent pour en faire une salle d’interrogatoire, appelle Jack Bauer pour avoir la liste des questions à poser, sortent une carte du monde pour avoir les ramifications du réseau, brouillent les réseaux Wifi, pourtant inexistants, de la SNCF pour éviter tout contact avec le Daesh King of the bongo, une islamiste adorateur d’Omar Bongo et Manu Chao, s’arrêtent à Lens et kidnappent une jeune ado lensoise de 14 ans en fuseau fluo, polaire à fleurs et à la moustache naissante pour le menacer qu’elle lui roule une pelle s’il ne crache pas le morceau, recomposent l’organigramme d’Al-Aqaïda sur 9 générations, font arrêter le Thalys dans le 8ème près de l’Elysée, rendent le mec aux autorités françaises, reçoivent la Légion d’Honneur, repartent en hélico vers BFM TV pour une interview exclusive et finissent leurs vacances tranquilles en buvant des bières de 9L, en écoutant du Eminem et se touchant le zizi sur Nicky Minaj, on est ricain ou on l’est pas.
Voilà, un bien bel épisode de « Thalys au pays des Marvels », Jean-Hugues Anglade a annoncé qu’il n’y aurait pas de saison 4 de Braquo…fautes d’adrénaline.
Bonne rentrée, j’vous embrasse,
Anne Roumanoff : Aimons-nous les uns les autres, l’Alhambra

Anne Roumanoff revient sur scène avec Aimons nous les uns les autres, un spectacle à l’humour mordant mais attachant.
Observatrice amusée de notre société, Anne Roumanoff incarne une série de personnages aux caractères bien trempés. Il lui suffit de changer un rien sa posture ou l’intonation de sa voix pour passer du coach bien être aux mamans d’aujourd’hui : la psy, la dépressive, la guerrière et la vantarde. Elle croque la France actuelle sous toutes ses facettes.
Sans détour face aux sujets qui fâchent ou embarrassent, l’humoriste épingle les politiques, les financiers pour se mettre du côté des plus petits budgets. Moqueuse mais jamais condescendante, elle s’amuse de nos travers et nos discussions de comptoir. Sans oublier de rire d’elle-même, elle nous a concoctés avec beaucoup de liberté un ensemble de sketchs variés.
Il faut dire qu’Anne Roumanoff ne recule devant rien : changer la prière du Notre Père version « banquiers qui êtes odieux », rebaptiser la devise de la France en « bien manger, bien picoler, prendre des congés », les Rtt : « rentrez de temps en temps » et imaginer DSK négociant avec Angela Merkel sur la Grèce.
Dans la salle : tous les âges, tous les statuts, tous les rires. «L’humour est un puissant moteur pour rassembler » aime-t-elle à dire. C’est réussi dans la salle de l’Alhambra! Une communion se tisse d’un rang à l’autre. Chacun s’y retrouve et en prend pour son grade !
Anne Roumanoff a trouvé le bon remède pour chasser les toxines et le blues : le rire et l’amour.
Jusqu'au 31 décembre 2015
21h
European Soul

Le Grexit. Les migrants. Les évasions fiscales. Ca ne va pas fort pour l'Europe en ce moment. Mais il y a de l'espoir: une bande d'Anglais déclare son amour au vieux continent! On vit une drôle d'époque!
Tom Burke et ses amis sont britanniques et europhiles! Une combinaison assez rare pour être remarqués. Ils sont responsables aussi d'une pop sautillante et innocente que l'on avait découverte en 2012.
Pour leur second album, la démarche semble similaire: faire dans les foules de tous les pays de l'union européenne. Pendant que les costards cravates se disputent autour du sort de la Grèce, Citizens! remplit sa mission: faire de la musique et donner le sourire. Il y arrive avec ce nouveau disque, pas du tout politique mais drôlatique, European Soul.
L'âme européenne est trist mais Citizens! a bel et bien l'envie d'en découdre avec la morosité. Pour lutter contre le marasme, leur formule est simple: un pop claire, scintillante et lumineuse. Le groupe euphorise en quelques chansons les auditeurs les plus sinistres. C'est gai. Simplement gai. Totalement réjouissant.
C'est déconcertant de faire de la pop de cette manière. Mais les pointes d'electro n'empêchent d'entendre une inaltérable pop, un peu eighties, autre décennie où l'on avait toutes les raisons de faire la tronche!
La musique fait donc son boulot d'évasion. Produit par les petits francais hype de Kitsuné, le disque enfile les morceaux enjoués, capricieux et qui réservent quelques surprises. C'est presque rassurant d'entendre autant d'optimisme à travers des titres balancés avec fausse candeur. Car les mélodies sont en fait travaillés avec précision et les refrains viennent aussitôt se coller au fin fond de votre mémoire.
C'est futile mais pas tant que ça. Entre les déclinistes, les oiseaux de mauvaise augure et tous les désastres que l'on nous vend, un peu d'innocence ne fait franchement pas de mal. Le disque le plus rafraîchissant de cet été! Et de l'année!
Kitsuné -
Le Diner

Lisez Le dîner avant d’inviter des amis, vous aurez toujours une pensée pour Anna Davis.
Le dîner d’Anna Davis est structuré comme une pièce de théâtre classique : unité de temps, de lieu et d’action. L’originalité du roman se situe dans ce qui pourrait en être la limite : tout se passe lors d’une soirée donnée par Alex et Tilda. Ceux-ci ont invité Brian, un collègue de travail d’Alex, dans l’espoir d’une association lucrative. Le dîner est un prétexte pour pouvoir parler d’affaires dans un cadre décontracté.
Or le cadre est tout sauf décontracté. D’abord, Clarrie la belle-sœur d'Alex fait son apparition. Elle habite Newcastle, mais est venue rendre visite à sa famille londonienne, personne ne sait pourquoi. Clarrie est une personne à part, elle voit des choses que les gens ne voient pas, elle donne des surnoms aux gens. Elle apparaît manifestement décalée. Les deux autres couples qu’Alex et Tilda ont invités ont tous des problèmes bien bourgeois : ils dissimulent, ils mentent. Ils ne vous regardent pas en face et vous racontent des histoires.
Anna Davis, une surdouée de 27 ans, n’a pas son pareil pour nous tenir en haleine, sur un sujet ténu. Plus le dîner se passe de manière catastrophique, plus nous découvrons les secrets des uns et des autres, plus nous jubilons. L’auteur écrit en moraliste. Ces couples qui vivent sur le mensonge, sur l’illusion, sur la rancœur, nous en connaissons et nous en fréquentons. Après tout, dire la vérité sur sa vie sexuelle et sur ses ambitions amènerait certainement à ne pas être compris. Clarrie en est l’exemple. Elle, elle dit tout haut ce qui lui vient à l’esprit. Résultat : tout le monde la prend pour une folle.
Aux deux-tiers du roman, une révélation apparaît, qui modifie le sens de ce que nous venons de lire. La satire y gagne une livre de chair, un poids de vérité qui nous étreint. Après tout, l’humanité dépeinte est peut-être ridicule, mais elle n’est pas exempte de souffrance et de culpabilité.
Anna Davis, dont c’est le premier roman publié en France, est un nom à retenir. Elle sait nous prendre par la main, nous émouvoir et nous effrayer. Elle écrit au scalpel, tranchant dans le lard, et à la plume, nous chatouillant tellement qu’elle nous donne envie de rire.
J’ajouterais que ce livre a été chroniqué dans Le masque et la plume, sur France Inter par quatre critiques. Un seul a avoué ne pas l’avoir lu. Les trois autres l’ont descendu en flammes, traitant ce roman comme une sombre merde et se moquant de lui. Selon moi, il était patent que ces trois critiques n’avaient pas lu, ou en diagonale, ce roman. Ils ont voulu ironiser et se payer de bons mots. Cela dit, aucun des auditeurs du masque n’a dû avoir envie de l’acheter.





