La Petite Boutique des Horreurs

L'été revient: on retourne dans nos vieilles VHS et nos laser disc pour vous trouver les pépites des années 80: cette décennie assez bariolée et mythique en matière de cinéma. On ouvre la saison avec un idole aux cheveux argentés: Steve Martin.
L'histoire: Seymour est un petit employé discret chez un fleuriste dans un quartier désoeuvré. Il aime secrétement sa collègue, Audrey. Il est malmené par son patron, le petit ami de sa collègue et tout le monde en réalité. Au bord de la faillite, la boutique connaît de nouveau une forte influence dès que Seymour met en avant une curieuse plante d'origine inconnue. Rapidement, Seymour découvre qu'elle vient d'ailleurs, qu'elle parle, chante et qu'elle a un appétit vorace. Elle aime beaucoup le sang humain!
Le réalisateur: Complice de Jim Henson, Franck Oz est connu comme marionnettiste et il est célèbre pour être l'animateur du plus petit et vert Jedi, le fameux Maitre Yoda. Pourtant, à son arc, Oz a plus d'une corde. Il fut le soutien indéfectible du créateur des Muppets mais il est devenu réalisateur, humble, discret, efficace. Son grand fait d'armes fut la comédie In & Out, première comédie hollywoodienne sur le coming out avec Kevin Kline et Tom Selleck. Si La Petite Boutique des Horreurs est une réussite, c'est avant tout car il sait gérer et animer l'énorme créature végétale qui va mettre le bronx dans la vie de Seymour. Au delà de cela, il développe ici un sens du rythme qui va se confirmer dans ses comédies suivantes, où l'on croise bien souvent Steve Martin d'ailleurs.
L'anecdote: le film est un remake d'un vieux film de Roger Corman où l'on croisait un débutant nommé Jack Nicholson. C'est aussi l'adaptation de la comédie musicale que produisait David Geffen à Broadway. Avant de confier le film à Oz, Geffen voulait Spielberg et Scorsese pour mener le projet à son terme!
Le casting: c'est bel et bien un film des années 80! Rick Moranis, connu pour son rôle dans SOS Fantômes, continue de jouer le petit gars à binocles qui a un bon fond malgré un courage bien enfoui en lui. Steve Martin vole la vedette à tout en interprétant un dentiste violent et on apprécie la petite apparition d'un Bill Murray excité en patient masochiste.
Pourquoi on aime:Oz réunit tous les comiques pour célèbrer une comédie musicale et terrifiante en même temps. Il y a assez de misanthropie dans le récit pour que l'on n'assiste pas à une démonstration de comédie à l'américaine. Ca chante. Ca danse. Ca joue. Ca s'amuse beaucoup. Le rythme est soutenu et les chansons sont irrésistibles. Le film fut un bide à sa sortie mais connut un énorme succès par la suite en vhs. Aujourd'hui c'est un indispensable!
Baywatch

ET BIEN OUI JE SUIS ALLÉE VOIR LA VERSION FILMÉE DE "ALERTE A MALIBU" ET GRAND BIEN M'EN A PRIS. FAUT AUSSI REMETTRE DANS SON CONTEXTE CE QUE L'ON VA VOIR: C'EST PAS LE FILM DE L'ANNÉE, TOUT GENRE CONFONDU LA ON EST BIEN D'ACCORD. ON EST DANS LA LOGIQUE ARTISTIQUE DES DERNIERES ADAPTATIONS TELE ET CHRONIQUEES ICI!
MAIS PUTAIN, BAYWATCH A LE MERITE D'ETRE COMPLETEMENT DÉCOMPLEXÉ ET DE NE JAMAIS SE PRENDRE AU SERIEUX UNE MINUTE ( BIEN HEUREUSEMENT ON AURAIT DU MAL A RESTER JUSQU'AU BOUT SINON!). C'EST UN MELANGE ENTRE SCARY MOOVIE ET 21 JUMP STREET, CE QUI FAIT DU BIEN. ON DEBRANCHE SON CERVEAU 2H ET ON PROFITE DU SPECTACLE.
CE N'EST MÊME PAS TANT DANS LES EFFETS SPECIAUX QUI SONT TRES MOYENS ET L'HISTOIRE CLASSIQUE DE DROGUE QUE NOS SAUVETEURS TENTENT D'EMPECHER À TOUT PRIX, QUE L'ON APPRECIE CE FILM. NON, C'EST SURTOUT DANS LE DECALAGE ABSURDE DE L'IDEE MÊME DE FAIRE CE FILM, ET EN MÊME TEMPS QUAND JE VOIS DES MERDES COMME "XXX REACTIVATED" JE ME DIS QUE DWAYNE JOHNSON GAGNE ENCORE HAUT LA MAIN CONTRE VIN DIESEL.
SES PUNCH LINES SONT LA POUR ETAYER QU'IL N'Y A QU'UNE PLACE AU PAYS DES GROS BRAS ET THE ROCK ET BIEN C'EST THE ROCK: IL ARRIVE A CUMULER CAPITAL SYMPATHIE ET PUISSANCE. LE RESTE DU CASTING EST BIEN, ZAC EFRON A VRAIMENT FAIT UN GROS EFFORT NIVEAU GONFLETTE, C'EST PARFAIT POUR SON ROLE PUISQUE COTE ACTING C'EST TOUJOURS PAS CA MAIS ON S'EN CONTENTE.
MENTION SPECIALE A RONNIE, LE PETIT GROS QUI M'A TUÉ ET QUI PROUVE QU'IL N'Y A PAS QUE LE PHYSIQUE QUI COMPTE ET C'EST TRES BIEN. VOILA J'ASSUME JE ME SUIS BEAUCOUP AMUSÉE, J'AI BEAUCOUP MATÉ AUSSI, ATTA C'EST FAIT POUR CA AUSSI LA ! ET Y'EN A POUR TOUS. TRES HONNÊTEMENT J'AURAIS ENCORE PLUS AIMÉ SI L'AUTO DERISION DE LA SCENE D'INTRO DU FILM ( OMG QUELLE CRISE DE RIRE) AVAIT DURÉ TOUT DU LONG. MAIS DEJA LÀ, JE TROUVE QUE LE PARI EST GAGNÉ. JE NE VOUS RECOMMANDE PAS CE FILM SI VOUS N'ETES PAS PRET MAIS J'AVOUE N'ETRE PAS CONTRE UN SECOND ROUND EN BLU RAY...
AVIS AUX AMATEURS
Avec Dwayne Johnson, Zac Efron, Alexandra Daddario et Priyanka Chopra - Paramount - 25 juin 2017 - 1h50
X-or est-il toujours le shérif de l’espace ?!

Ahhhhhh je sais, bien sûr, c'est la question qui fâche, la question qui divise, un des grands enjeux du quinquennat naissant, LE sujet de conversation dans tous les hauts lieux de la vie parisienne, LE thème à débat, à polémique, à lancement de conversation des repas de famille entre le gigot et le fromage, le truc à ne pas aborder avec ses amis de peur de se fâcher définitivement, oui, mais moi, je suis un dingue, et je la pose LA cette question : " X-Or est-il toujours le shérif de l'espace ?!?".
Pour les presque quarantenaires, la question se pose à peine, car, plus de 30 ans plus tard, après des milliers de monstres intergalactiques dézingués à grand coup de laser kitch, X-Or reste un dieu vivant. Et ça non, ni ces grosses tafioles de Bioman, ni les bien trop old school de SainKukaï, ni les rares pokemon feu, ne lui arriveront jamais à la cheville.
Bien sûr, X-Or s'est rangé des voitures, il y a de cela des années, bien sûr, le mec approche de sa 70ème année, bien sûr, en cherchant bien, on pourrait le voir en polo Ralph Lauren à applaudir comme un foufou la prestation de Sabrina BoysBoysBoys dans un concert RFM Party 80's !
Bien sûr on aurait aimé le voir en danseur fou monter sur scène avec Les insus, bien sûr il aurait cartonné dans un « danse avec les stars » spécial année 80, bien sûr il serait 40 fois plus efficace que Pascal le grand frère pour remettre de l'ordre chez les ados du nord ou de Belgique, bien sûr c'est à lui et non à Laurent Bignolas à qui il aurait fallu confier les clés de Télématin, bien sûr je raconte n'importe quoi et vous vous continuez à lire béatement, bien sûr, je mange un sandwich avocat poulet tout en tapant cette chronique et bien sûr cela n'a aucun rapport.
Evidemment que cette question est ultra touchy, mega politique, car chacun sait qu'on ne nous a pas tout dit sur l'éviction d'X-Or de l'UMP, alors qu'il était présidentiable mille fois plus que François Baroin, beaucoup moins expérimenté en matière de saut périlleux arrière. Evidemment qu'il aurait pu suivre le mouvement et rejoindre En Marche, mais il est pas comme X-Or, il est pas conformiste, il suit pas le mouvement, ah ça non !!! Pas le genre non plus à aller faire le mariole dans les Anges de la Téléréalité pour gagner trois francs six sous (oui, soyons old school dans nos expressions).
Sur sa vie privée, bien sûr, on sait qu'vec son charisme, il s'en est envoyé de la Golgoth, mais qui partage sa vie aujourd'hui, une monstre poulpe peut-être, finalement convaincu que le monde des gentils n'était pas si mal que ça et quitte à bouffer de la tentacule, autant en grignoter de la bionique, ta mère !
Cela va sans dire cette chronique, la dernière de l'année, sent bon l'esprit encore troué par une nostalgie des étés d'intervilles, par un Croque-Vacances, ou l'attente d'X-or, calé entre les « mystérieuses cités d'or » et un sketch avec 3 peluches pourries, était enfin assouvie dès le démarrage du générique et le fameux « X OR ! Le shérif shérif de l'espace ! X-OR, tananana tada nanananaaaaaaaaaaaaaaaaaa ».
Oui, je n'ai pas besoin d'aller plus loin, non, je ne me torpillerai pas plus au Mojito grenadine pour écrire des énormités sans jamais répondre à la question dans le titre.
Et oui, on se retrouve fin août, car je fais un peu comme quand j'avais 8 ans, je prends 2 mois de vacances.
Allez, j'vous embrasse près de la piscine et du barbecue.
Jump On Board

Cet été, on écoute le retour de vieux briscards, de stars déchus et de chanteurs sur le retour. On poursuit avec une brune qui ne veut pas compter pour une prune.
Sharleen Spiteri a bien tenté une carrière solo. Mais ce ne fut pas très glorieux et on préfère garder l'image de la mignonne chanteuse de Texas, groupe écossais qui connaît avec la France une belle histoire d'amour depuis la fin des années 80.
Elle a séduit l'Hexagone avec un style un peu roots et une envie de soul qui faisait du bien. Ses minoderies derrière sa mêche noire étaient assez irrésistibles d'autant que la musique n'était pas si anecdotique. Puis dans les années 90, la demoiselle voulait faire autre chose.
Texas a glissé vers la pop facile et une disco qui ferait danser tous les campings de France. Cela a fonctionné un temps mais la suite fut plus compliquée pour le groupe qui a éclaté avant de se reformer il y a quelques années pour une tournée puis pour un nouveau disque en 2013. Richard Hawley et Bernard Butler, deux fins connaisseurs de la pop anglaise, supervisait cela et visiblement Sharleen et ses copains ont retrouvé l'envie.
Quatre ans plus tard, voici donc le jaune Jump on Board qui fait la synthèse de toutes les tendances qui nourrissent les Ecossais. Ici, c'est le goût sucré des sixties et la douce utopie funk qui prennent le dessus. Ce n'est pas d'une grande originalité mais Texas a l'air de bien s'amuser à bouger le bassin et remuer le popotin comme dans La fièvre du samedi soir! C'est de la pop soul exécuté avec conviction mais sans vouloir vraiment surprendre. On apprécie toujours le charme de la chanteuse. Mais bon après trente années d'existence, Texas devrait encore repousser ses frontières. La France ne lui en voudra pas! C'est rare pour être signalé!
BMG - 2017
CHIPS

Petit tour dans le monde merveilleux de l'adaptation télé au ciné avec les derniers avatars qui ne laisseront pas de trace dans l'histoire du cinéma. Remarquez, ici Chips peut laisser une bonne trace de pneu! Pardon mais c'était trop tentant!
Après les jouets, place à la pure adaptation de série télévisée avec un vieux projet qui a connu l'enfer et qui arrive enfin chez nous, en dvd au mois d'aout hélas: Chips ou les aventures en motocyclettes du blond Jon Baker et de l'hispanique Francis Poncherello! Après tout, Shérif fais moi peur avait eu droit à son adaptation alors pourquoi pas eux?
Ces légendes de la route qui avaient le sourire et aimaient les bonnes vieilles cascades mécaniques. C'est le cas du très sympathique Dax Shepard, qui aime trois choses: le cinéma, sa femme Kristen Bell et les voitures! Cela se voyait dans son premier film Hit & run. Ce Californien ne fait pas dans le détail mais semble beaucoup s'amuser devant et derrière la caméra. Ce qui est déjà pas mal. Avec lui, le cynisme n'existe pas et il trouve dans Chips cette espèce d'hédonisme californien où la vie n'est qu'une blague!
Avec son ami Michael Pena, ils forment un duo de flics très mauvais qui partent à la recherche de ripoux qui roulent sur des gros bolides. Cela laisse la place à des situations grotesques, des vannes foireuses et un gout pour le machisme débile mais rigolard. Autrement dit, Chips est une comédie totalement conne!
Mais cela se passe dans le cadre mythique des autouroutes de Los Angeles. La nostalgie a du bon et cela se ressent dans ce film qui parodie aussi Police Academy sans le dire. Shepard a du coeur pour retrouver le charme "très particulier" de cet humour pétaradant. Le méchant enfin, c'est Vincent D'Onofrio et c'est largement une raison pour voir le film.
Cela est dit mais il faut malgré tout remercier Dax Shepard qui, amoureux des cascades à l'ancienne, nous venge de plusieurs années de Fast & Furious et ses délires motorisées qui frolent la démesure à la hauteur de l'ego de Vin Diesel. Ici ca marche au super, avec des gars qui se font mal et des voitures qui se rentrent dedans. Rien de plus! Rien de moins! De l'ouvrage artisanal, voilà l'impression plutôt agréable que laisse ce dvd un peu honteux mais qui vibre ou vrombrit!
Avec Michael Pena, Dax Shepard, Vincent D'Onofrio et Jessica McNamee - 2016 Warner
Power Rangers le film

Dans la série "A Hollywood on recycle n'importe quoi", voici donc l'adaptation d'une vieille série pleine de mites. Une thématique pour cette année 2017.
Il y a une vingtaine d'années, le succès du film Le Fugitif lanca la mode des adaptations de séries télé au cinéma. Cela a donné des trucs plus ou moins regardables mais visiblement on est entré dans le fond de catalogue ces derniers temps. Nous allons vous faire la preuve par trois.
Mais on commence par l'idée la plus risible de l'année: l'adaptation de Power Rangers, vomi visuel qui a marqué par ses personnages en couleurs toute une génération. Cette dernière a donc payé sa place pour revoir des guignols sautés partout dans des combinaisons arcencielesques mais avec la technologie d'aujourd'hui.
A savoir de chouettes effets spéciaux et des cascades incroyables. Qui font hélas déjà le sel de plusieurs films de super héros. Les Power Rangers sentent le moisi dès le début. Depuis il y a Spider-man et compagnie. On est rôdé en matière de justiciers masqués, adolescents ou torturés. Ou les trois!
Donc il y toute une bande de marginaux qui tombent sur des caillous colorés qui les transforment en super héros ridicules qui se battent contre une vilaine de l'espace hilarante (Elisabeth Banks au sommet du sourire forcé et du chèque à prendre) et ses sbires affreux mais pas vraiment inquiétants. C'est du produit de consommation en laisse: du cinéma qui fait où on lui dit de faire. Tout est prévisible et rassurant. Tout est surtout très contraignant car le concept est si laid à la base qu'on admire le travail des techniciens pour faire un spectacle de cinéma.
On doit donc louer les efforts du réalisateur qui a tout de même le courage de s'imposer quelques périlleux efforts, avec deux ou trois idées originales de mise en scène. Mais on ne peut que être consterné par la ribambelle de clichés qui ferait passer Twilight pour un sulfureux film indépendant! Pas beaucoup de force dans ces rangers! Juste de l'absence totale de risque: au moins avec Chips, autre adaptation récente d'une série télé, et chronique de demain, on s'en prend plein la tronche!
Avec Dacre Montgomery, Naomi Scott, RJ Cyler et Becky G - Metropolitan
Be Myself

Cet été, on écoute et on s'intéresse au retour de vieux briscards, de stars déchus et de chanteurs en somnolence. On commence avec une chanteuse qui traine de nouveau ses vieilles bottes dans la poussière.
Ha le fameux système. Celui qui broie l'individu, qui écrase les petits, qui nourrit les puissants, qui ne fait pas dans la demi mesure pour vous faire trébucher. Une machine kafkaïenne qui veut détruire l'Homme, l'humanité, le social, les êtres en souffrance.
Elle a beau avoir connu le succès, immense et mondial, Sheryl Crow s'est prise les pieds dans le tapis rouge! Belle et douée, elle se fait remarquer en 1996 avec des tubes inattaquables et entêtants. Ses racines roots font d'elle une magnifique guitariste et chanteuse américaine qui petit à petit a fait sa place dans la pop!
Puis elle s'est un peu éteinte. Le showbiz lui a fait tourner la tête et elle a commencé à se planter. Et personne ne l'a vraiment aidé à se relever! Jusqu'à maintenant et ce Be Myself qui n'hésite pas à dire la vérité. A 55 ans, elle ne fait plus la pin-up et joue la musique qu'elle aime!
Elle a retrouvé les producteurs de ses débuts et se recompose un personnage de nana du Missouri qui n'a pas peur de dire les choses. Elle n'a plus de rêves de midinettes: le constat des paroles ne manque pas d'humour mélangé à une solide amertume.
Ce qui rend ce neuvième album plutôt intéressant. Ce n'est pas très original: c'est bien de la country mixée à de la pop. Mais la guitare de Crow est assez crapuleuse. L'aspect roots refait surface. Enfin. Les notes sont bien appuyées et les riffs sont empruntés au rageur Keith Richards! Il y a des choses de mauvais gout (le faux morceau à la Guns Heartbeat away) et des trucs plus profonds (dont le titre éponyme). Sheryl Crow semble en convalescence mais la guérison semble proche. Il y a des morceaux franchement réussis et on est ravi pour elle qu'elle se sente bien dans ses baskets et que sa guitare ait retrouvée un peu de saveur!
Warner Bros - 2017
Transformers the last knight

Résumé rapide de la saga: le premier était un film d'action familial. Le second était une vaste casse pour les yeux. Le troisième était ridicule. Le quatrième faisait apparaitre des dinosaures en acier en Chine. Le cinquième va t il tirer la série vers le haut? Bah non!
Avant les vacances, nous allons vous faire entrer dans le monde étrange du nanar cosmique, grandiose ou qui s'ignore. Pour commencer la saison rien de tel qu'un bon vieux Michael "je vais te briser les rétines" Bay. S'il réussit un bon film, il se précipite dans la franchise Transformers pour faire de la bonne grosse bouillie filmique en tentant de monter un mythe cinématographique. L'émission Top Gear à coté, c'est du Bergman!
Transformers a donc de gros robots qui se transforment en grosses voitures de beaufs saoudiens, avec des acteurs nourris au grain trangénique et des actrices aux allures de stripteaseuses. Pour occuper des métrages de 2h30 à chaque fois, Bay ne fait pas dans la demi mesure avec des histoires débiles de fin du monde avorté par Optimus Prime, super camion héroïque, et un humour de bidasses qui doit faire rire un mécanicien édenté dans une contrée louche d'une campagne yankee.
Dans ce nouvel opus, il se calme un peu sur la gaudriole: Sir Anthony Hopkins vient prendre un chèque! Il doit dire des phrases sans queue ni tête mais on fait attention à ce qu'il ne s'égratigne pas avec de l'humour de beauf! L'interprète de Hannibal Lecter a droit donc de rouler des yeux pour réviser un mythe essentiel: le roi Arthur! Merlin était une poivrasse qui connaissait le lieu des Transformers. Les miracles d'Arthur sont donc la simple présence des Transformers! Ha d'accord. La prochaine fois ne soyons pas surpris si Jésus est un cousin de Optimus.
En tout cas, voilà une bonne excuse pour balancer de la dynamite dans les quatres coins de l'écran. Dès qu'il y a un nouveau décor, il y a une nouvelle explosion. Les robots détruisent tout sur leur passage, poursuivis généralement par des militaires glorifiés par la réalisation de Bay! Ce garçon a une fascination maladive pour les uniformes. En tout cas, c'est crétin au possible et tous les poncifs du blockbuster sont poussés à l'extrème!
Le seul truc sympa c'est l'attaque dans une ville fantome, qui rappelle le travail photographique de Yves Marchand et Romain Meffre sur les vestiges délabrés des usines américaines et villes ruinées. Un sublime vient de sortir sur la ville meurtrie de Détroit. Le film permet de parler de ça: c'est l'unique point positif de cette carcasse vide qui commence à un peu trop durer!
Avec Mark Whalberg, Anthony Hopkins, Laura Haddock et Josh Duhamel Paramount - 28 juin 2017 - 2h23






