Princesse Vieille Reine – Pascal Quignard – Marie Vialle / Théâtre du Rond-Point

Il était une fois un joli jadis
Il était une fois une comédienne nommée Marie Vialle et un écrivain, Pascal Quignard. Tous deux décident de travailler à la représentation de contes écrits par celui-ci. Un plateau est alors composé d’un sol miroir- mon-beau-miroir, d’enceintes verticales côté cour côté jardin, de lumières. Marie Vialle n’a pas d’accessoires, juste quelques robes de Chantal de la Coste que la comédienne se plaît à composer et décomposer au gré de la narration. Un dos nu, une voix, des regards, du rythme et quelques transitions sonores envoûtantes qui évoquent la foulée d’un cheval qui traverse le temps.
Le résultat est une perle. Une perle de justesse et de créativité. Avec humilité et délicatesse, Marie Vialle tresse en mots l’histoire de femmes le temps d’une soirée. Un work in progress dans lequel Eros et Thanatos ont le beau rôle, avec toute la violence que cela implique parfois. Un brin érotique et charmeur, les contes rappellent la structure des contes traditionnels japonais. Ils en ont toute la tenue. Quand la nature et les cris d’animaux s’en mêlent alors c’est une poésie du vivant qui s’installe. Un parfum de liberté.
La représentation est savamment orchestrée et amuse comme ce premier conte des origines qui explique pourquoi les femmes portent souvent les hommes. Pascal Quignard a la plume fine, Marie Vialle sait l'utiliser. La femme est une princesse en début de récit mais finit vieille reine proche d’une vieille pierre qui blesse dans le conte final. Entre temps la cruauté, la jalousie, l’impatience, la colère sont venues polir des âmes humaines rongées par les passions.
Le spectateur écoute, se laisse volontiers porter par cette jolie danse verticale de mots et de gestes. Les jadis n’ont pas tous la même valeur, ce jadis-là est apaisant et séduisant. Un réel plaisir à ne pas manquer.
3 sept. - 27 sept., 20:30
salle Roland Topor
dimanche, 15:30
relâche les lundi
887 – Robert Lepage – Théâtre de la Ville

A la page du « je » me souviens, Lepage nous perd
Robert Lepage est un grand. Nul besoin de présenter l’influence de son regard scénographique sur les plateaux contemporains. Depuis ses succès historiques dont La Trilogie des dragons, ses compétences lui ont permis d’aborder une réflexion pluridisciplinaire sur l’esthétique théâtrale contemporaine qui a su largement se diffuser.
Ici, Robert Lepage se présente seul comédien sur l’immense plateau du Théâtre de la Ville. Seul, avec son immense technicité, son micro, ses télécommandes, ses écrans, la machinerie théâtrale de sa compagnie concentrée sur la réalisation d’une boîte à dimension humaine en centre scène. Pour la boîte, il s’agit de déployer selon chaque face un décor spécifique : appartement intérieur, façade d’immeuble, intérieur de bar, intérieur de taxi, écran de projection. La technique est toujours stupéfiante. Pour Robert Lepage, il s’agit de travailler sur les souvenirs. Il convoque pour cela ses souvenirs d’enfance du 887 rue Murray en confrontant cette mémoire permanente à la mémoire à court terme du comédien, sportif de la mémoire, et à la mémoire historique.
Le texte que Robert Lepage est chargé d’apprendre, est Speak White, poème de Michèle Lalonde écrit en 1968. Le poème est emblématique de la Révolution tranquille au Québec, décennie de réflexion et de construction de l’identité nationale. Les communautés anglophones, francophones et amérindiennes cherchent à trouver un nouvel équilibre. Le drapeau canadien actuel en est un de ses fruits.
Lepage s’amuse alors en croisant l’apprentissage de ce texte avec sa vie d’enfant et la vie sociale du Québec. Ses mémoires se croisent. Mais voilà. Robert Lepage ne tranche pas. Ni théâtre social, ni théâtre esthétisant, ni one man show, le JE de Lepage erre et rebondit d’un sujet à l’autre durant 2h15 sans éruption scénique. Entre récit autobiographique et sociologique, le choix timide du mi-chemin finit par appauvrir le discours et par nous perdre. La résonnance est faible, l’ennui pointe plusieurs fois le bout de son nez. Essoufflement ? Volonté de repositionner son art théâtral à davantage de simplicité ? La démarche interroge.
Les pointes d’humour, les figurines et les appartements miniatures ou grandeur nature attirent le regard et l’attention du spectateur mais ni les sujets, ni les effets ne produisent la magie théâtrale escomptée, le décor semble inadapté au volume du plateau. Et si les références au père chauffeur de taxi sont touchantes, la tirade finale attendue de Speak white ne suffit malheureusement pas à rehausser un spectacle qui appartiendra à une mémoire à court terme. Dans la salle du théâtre de la Ville, le succès ressemble davantage à un succès d’estime qu’à un succès théâtral. Décevant.
La Belle Saison

Solaire, juste, nostalgique et pourtant si contemporain, tel est le nouvel opus de Catherine Corsini. Sorti en plein été, La belle saison, tendre et lumineux, nous réchauffe le cœur.
C’est vrai, il y a Cécile de France, qui à force, devient l’égérie des lesbiennes, avec son sixième rôle d’homo au cinéma. C’est vrai, il y a la fille de… Jacques (Higelin). Tout cela aurait pu être rédhibitoire. Et pourtant, dès les premières minutes, on se laisse emporter par l’histoire de ces deux femmes qui n’avaient rien pour se rencontrer et s’aimer.
Carole (Cécile de France) est hétérosexuelle et vit en couple. Professeur d’espagnol, elle est féministe et résolument citadine. Delphine (Izïa Higelin), elle, est lesbienne, paysanne, et vit dans la ferme familiale avant de décider de monter à Paris. On est au tout début des années 1970 et les mouvements féministes –contrairement à aujourd’hui- signifient quelque chose et sont même très actifs. Les filles n’ont pas froid aux yeux ni aux mains, qu’elles mettent allègrement sur les fesses des types qui, de harceleurs, deviennent les humiliés. Carole est de celles-là et, dès leur première rencontre, Delphine en tombe amoureuse.
Histoire banale, histoire d’amour s’il en est. Mais aimer une autre femme à cette époque est encore difficile. Se battre pour les droits des femmes au fin fond des campagnes relève du délire.
Mais, au-delà de ces arguments, le film est tout sauf passéiste et, dans la deuxième partie, grâce au talent des deux comédiennes, il prend une autre dimension, toute d’ampleur et de force. Les images de lumière et de blés - comme sur l’affiche magnifique - la campagne opulente, les corps enlacés sans voyeurisme mais avec un étonnant naturel, tout cela est superbement filmé par Catherine Corsini. Ces instants de cinéma-là, ces moments cadrés serrés ou ces plans larges sur les champs, sonnent particulièrement juste.
Les séquences d’échanges entre jeunes de mondes différents, comme Carole et les jeunes paysans, ne comportent rien de trop. Quant à Noémie Lvovsky, elle incarne avec un réalisme sidérant une mère rigide qui, pourtant, s’échappe lors d’un instant magique de son carcan de paysanne rugueuse.
Le film est sorti il y a déjà un mois mais on peut encore le voir et le revoir dans de nombreuses salles. Pas d’hésitation !
Avec Cécile de France, Izïa Higelin, Noémie Lvovsky et Kevin Azaïs - Pyramide - 19 août 2015 - 1h45
Les Beaux étés

Les enfants ont repris le chemin de l’école. Les parents sont au travail. Le bénéfice des vacances est déjà bien loin. Le stress et la fatigue vont revenir avec le mauvais temps. C’est nul la rentrée ! On est déjà nostalgique du farniente estival.
Heureusement le scénariste Zidrou joue avec cette mélancolie pour sa nouvelle saga, Les Beaux Etés. Avec l’excellent dessinateur Jordi Lafebre, Zidrou convoque de doux souvenirs et l’ambiance innocente des années 70.
A cette époque, les vacances, c’était l’aventure pour toute la famille. Les parents devaient pousser leur lourde voiture dans des coins paumés mal desservis tandis que les enfants pouvaient s’émerveiller d’un rien. Les vacances de masse n’existaient pas encore ! Les campings et les voyages étaient bel et bien rustiques, avec des surprises plus ou moins heureuses.
Pierre est un dessinateur belge. Il rend ses planches en retard alors que sa femme et ses quatre enfants patientent pour partir dans le sud de la France. Au bout de trois jours d’attente, toute la famille part pour l’Ardèche sauvage…
Ils ont beau partir loin, les problèmes les suivent. Les enfants sont turbulents. Le couple pense au divorce. Une tante atteinte d’un cancer les inquiète. Mais il y a aussi des joies. Les petits plaisirs simples d’une aventure en famille et la complicité qui (re)nait au fil des kilomètres avalés.
Sardou chantait la maladie d’amour et c’est bien le mal que guette les deux auteurs, tendres et optimistes avec leurs personnages. Ca fait un bien fou et ca déconnecte d’une réalité jamais très exaltante au mois de septembre. Un moyen efficace de garder un peu la tête dans les vacances !
dargaud – 56 pages
The Night Creeper

Décidément cette rentrée est très rock. Motorhead bombarde encore ses riffs violents quarante ans après sa création. Iron Maiden sort un double album chroniqué ici. En même temps la relève semble assurée avec ses Britanniques amateurs d'un rock lourd et hypnotique.
Uncle Acid & the Deadbeats a peut être piqué son nom à un groupe techno mais c'est bien du rock dont il est question dans leurs disques. En 2009, à Cambridge, un quatuor chevelu décide de défendre le vieux rock, puissant, sonore et décoiffant si possible!
Ce rock qui veut vous embrouiller l'esprit et les sens. Le rock qui glisse sur des rythmes sombres et s'articule sur des héroïques guitares. On pense un peu à Alice in Chaines et des choses beaucoup plus vieillottes. Les pochettes du groupe rappellent les vieilles affiches de séries B d'horreur: on est résolument dans le vintage, terme à la mode mais qui ne peut pas échapper à The Night Creeper.
Marqué par les premiers Black Sabbath, le groupe des frères Rubinger arpente les rives douteuses mais fascinantes d'un rock psyché, noir et ensorcelant. Les instruments cherchent la messe hypnotique et le riff assassin. Comme dans une église, on a parfois envie de bailler.
Mais trouvent cette ambiance étrange et respectent une vieille tradition du heavy metal, plus lyrique qu'agressif. Malgré une voix un peu surestimé, cet album est assez massif. On en prend plein les oreilles. Ce quatuor, tout en décalage contrôlé, vit dans une autre époque... et ce n'est pas si mal!
Rise Above - 2015
Défense de tuer

Lecture old school mais jouissive. Louise Penny soigne les crimes au Canada. Ils sont élégants et élémentaires. La nature est bien plus sauvage qu'on l'imagine.
Tout se passe loin des villes. Le meurtre crapuleux au coin d'une rue, ce n'est pas la tasse de thé de l'inspecteur chef Gamache. Il a découvert dans le premier livre, Nature Morte, le village boisé de Three Pines et ses habitants excentriques. Le policier est "tombé en amour" pour ce bled. Pourtant les secrets sont nombreux et certains, très dangereux. Ce qui faisait le charme des autres livres.
Pour une fois, Gamache s'éloigne encore un peu plus de la civilisation pour un bel hotel perdu dans la campagne du Québec. Il y a ses habitudes, avec sa femme, depuis des années. Toutes les occasions sont bonnes pour y aller. Le manoir est un havre de paix.
Mais le calme sera bien perturbé par l'arrivée en fanfare d'une riche famille canadienne. Ils ne sont pas discrets et semblent agacer par cette réunion de famille. La tension est telle qu'un meurtre sera commis alors que notre héros voulait juste se reposer avec son épouse...
A l'inverse de l'efficacité des romans américains, Louis Penny prend le contre pied ultime. Les armes privilégiés de Armand Gamache sont la politesse et la gentillesse. Sa bonhomie est redoutable: tout le monde se confie devant ce drôle d'enquêteur calme, qui ferait passer Derrick pour un énervé.
Il ne provoque pas la somnolence. Louise Penny a toujours l'art de dépeindre les oppositions avec une élégance qui rappelle le plaisir que l'on peut trouver chez Agatha Christie. La critique sociale est évidente. La clientèle prestigieuse et les employés aux petits soins. Les agacements de la famille et la réserve subtile du héros. La nature flamboyante et l'arrogance humaine. Même dans l'équipe de Gamache, il y a des styles et des contradictions. Sans cesse, l'écriture s'amuse à percuter les personnages.
Le tout avec une finesse venue d'un autre temps. Penny est de la vieille école mais ca fonctionne à plein régime. On trouve de nombreuses choses dans ses livres, un peu plus que le plaisir d'un bon polar. Il fait presque méditer. Ce quatrième volet décrit parfaitement cette humanité déboussolée. Sans faire de vague. Sans explosion... On est sérieux: défense de critiquer!
498 pages - Babel Noir
Mission Impossible 5: Rogue Nation

Rien n’est impossible pour Tom Cruise : à 53 ans, il continue de se prendre pour James Bond avec un certain panache !
James Bond a le blues. Dans son dernier film, il est pris d’une crise existentielle et oublie peut être de passer à l’action sans se poser de questions. Ce n’est pas le cas de Ethan Hunt qui lui cavale toujours pour déjouer les plus dangereux complots contre le Monde libre.
Mine de rien la franchise Mission Impossible a trouvé son style et offre de chouettes divertissements. Ils sont oubliables mais on s’amuse beaucoup devant les pérégrinations de cet agent secret capable de tout et donc de l’impossible.
Nouveau sbire de la star Tom Cruise depuis Jack Reacher, le scénariste d’Usual Suspects, Christopher McQuarrie n’a pas de mal à imposer son style avec une permanente ambivalence des personnages qui permet un spectacle ludique et pas seulement sensationnel.
Cela va très bien à ce petit monde de l’espionnage. Notre pauvre Ethan Hunt devient un pestiféré du métier. Il a à ses trousses la CIA et une association de malfaiteurs qui veulent réduire en miettes le héros et ses copains, obligés de courir à travers le globe pour trouver une solution.
Moins loufoque que le précédent, ce cinquième volet propose une succession massive de scènes d’actions impressionnantes. Ca mange un peu la compréhension du récit mais le film refuse le sérieux pour assumer son statut de divertissement total.
Ca fonctionne. C’est un très bon film pour les chaudes soirées d’été. Il n’y a pas beaucoup d’originalité mais la présence des comédiens, le savoir faire des cascades à l’ancienne, la découverte d’une actrice surprenante (Rebecca Ferguson) et un scénario à rebondissements font que les deux heures et quart de métrage passent à toute allure. La mission est remplie !
Avec Tom Cruise, Rebecca Ferguson, Alec Baldwin et Simon Pegg - Paramount - 12 aout 2015 - 2h15
The book of Souls

Enième retour des défenseurs du metal made in England. La routine avec quelques longueurs...
Cela faisait tout de même cinq années que Iron Maiden n'avait pas sorti d'album studio. Leur tournée sans fin les accapare. Ils remplissent les salles avec leurs vieux hits passés de ringards à vintage. Une prouesse pour Bruce Dickinson, qui est fier aussi d'être le pilote de l'avion durant les tournées, et ses copains, increvables et fougueux comme jamais.
Car cette fois ci, ils nous composent un double album en studio (à Paris). Une première depuis sa création en 1975 et si on retire tous les live publiés par le groupe. Et ils mettent le paquet. On devinera des synthétiseurs omniprésents pour marquer un nouvel aspect du groupe: le rock prog.
Ils ont encore les pieds sur Terre et ont bien compris l'engouement pour ce genre musical. L'ensemble paraît donc moins agressif que d'habitude. Trois titres dépassent les 10 minutes. Mais Iron Maiden ne change rien à sa formule gagnante. Ne vous inquiétez pas: malgré un cancer de la langue, Bruce Dickinson hurle comme il faut (il a retrouvé l'inspiration puisqu'il écrit aussi quelques chansons et se met même au piano). Steve Harris, bassiste et âme (damné?) du groupe, a toujours des idées pour que ses copains fassent couiner les guitares.
C'est une sorte de best of. Un pot pourri où l'on retrouve le meilleur mais aussi le pire d'Iron Maiden. Parfois dans la même chanson. Ils savent étirer leurs chansons musclées mais là, ils vont franchement loin, au delà du raisonnable. Mais bon, c'est le propre du Metal de ne pas respecter le raisonnable!
Une heure et demi c'est peut être un peu trop mais cela témoigne de la vitalité de ce vieux groupe d'Heavy Metal. Et Eddie la mascotte du groupe, en momie sur la pochette est en contradiction avec la forme du groupe, qui bien entendu va repartir rapidement en tournée.
Parlophone - 2015
Metropolis

Métropolis, ce n'est pas seulement la ville de Superman! Lehman, de Caneva et Martinos renouvellent le genre de l'uchronie avec une série en 4 tomes aussi géniale que passionnante.
Le troisième tome vient de sortir et il confirme tout le bien que l'on pense de Lehman. Lehman c'est le pendant français d'Allan Moore (si c'est pas un compliment ça!!!). On a... enfin pour ma part j'ai connu Serge Lehman avec la "Brigade Chimérique". Cette brigade est à notre beau pays ce que 'La ligue des gentlemen extraordinnaires" est au Royaume Uni. Une équipe de figures réelles et de personnages de fiction liguée contre le crime.
Dans la brigade chimérique, on trouvait Marie Curie aux côtés du nyctalope, Léo St-Clair, protecteur de la France, ou encore Andrew Gibberne alias l'accelérateur qui lui protège l'Angleterre ainsi que bien d'autres personnages que vous aurez le plaisir de découvrir tant gentils que méchants.
Les nazis existent toujours dans cette uchronie. COmme quoi il est des choses que l'on a du mal à éviter même en s'inventant un virage historique...Seul Tarantino est capable de tuer Hitler!
Déjà la Brigade Chimérique faisait référence à Métropolis et l'on y découvrait le personnage du Dr Mabuse...Ici, il est au centre de l'intrigue et les références à Fritz Lang sont légions. Métropolis, ce serait un peu la symbiose parfaite entre les cités obscures de B.Peeters et F.Schuitten et la ligue des gentlemen extraordinaires.
La ville est un personnage à part entière qui a toute son importance dans le récit. Mais quelle est la particularité de Métropolis? Cette ville est née des cendres de la guerre de 1870. C'est le résultat de l'utopie selon laquelle la France et l'Allemagne pourraient vivre en parfaite harmonie sans s'obstiner à se faire la guerre tous les 40 ans...
Métropolis se situe dans l'"Interland" zone franco-allemande administrée conjointement par les 2 pays. Métropolis, c'est le début du rêve européen.
Nous sommes en 1935, Gabriel Faune est le premier citoyen de Métropolis. Orphelin reccueilli par la ville, il est le citoyen numéro 1. Il connait parfaitement les coins et les recoins de cette ville qui l'a élevé.
Mais voilà, au début du récit, Faune se questionne sur sa ville. A ses yeux, celle-ci connait des mutations qu'il semble être le seul à percevoir...Ces questionnements ne l'empêche pas de poursuivre son travail de policier. BIen vite il est en charge d'une double enquête: l'attentat de la tour de la réconciliation et sa conséquence, dans les sous-sols de celle-ci on découvre plusieurs cadavres anciens.
Il enquête aux côtés du héros qui est arrivé à confondre le fameux Dr Mabuse (et voilà, la boucle est bouclée!), mais aussi du médecin légiste un certain Destouches (Et oui, Céline n'a pas pu faire la Première Guerre Mondiale, puisque celle-ci n'a pas eu lieu!).
A l'issue du troisième tome, le mystère est entier et la tension est à son paroxysme. Outre la qualité dee l'intrigue, Lehman a l'intellingence de mettre en avant les problèmes européens contemporains. On retrouve la montée des extrêmes, le fait que le rêve européen se brise petit à petit et que l'on a oulié les motivations qui ont guidées ses fondateurs. Tout cela sans pathos, laissant l'intrigue au premier plan. On attend donc la fin de ce récit noir et passionnant avec une grande impatience.Que du bonheur en somme qaund on sait que la série s'achève au prochain tome et que celui-ci paraitra dans 6 mois!
Secret story 9

« Secret Loft Story 9…teubé or not teubé ? »
Bon, c’est vrai, en 2001, j’avoue, j’étais d’jeunes, beau, brun, je mesurais 1m80, bref, j’étais déjà moi, en fait. A la différence près c’est que Facebook n’existait pas (n’oubliez pas d’ailleurs cette semaine, la grande semaine internationale Facebook des photos de mômes de dos avec cartables et habits neufs par des mères qui sont en mode extase « haaaannnnn ma choupette en CE2, petite larme » ou encore « déjà la 6ème pour mon loulou, comme je suis une mère trop fier » ou encore, pour les mères de moins de 20 ans, nées justement juste avant 2000 « Jason et Jordan rantrent en matairnels, j’espaire que sa va allées »…rhhaaaaaaaaaaaaa), ni twitter et que le hashtag était une touche dont on ne voyait aucune utilité sur les claviers d’ordinateurs, étant entendu que la touche # sur nos vieux téléphone Sagem ou Nokia (en mode 3,5 Tonnes dans la poche du Jean’s) était ce que Kim Kardashian est à l’histoire de l’Amérique, un truc qui existe mais qui ne sert pas à grand-chose.
A la différence près, également, que, bien ou pas bien peu n’importe ou peu t’importe ou peu importe, la real TV, la télé-réalité, la trash TV c’est selon, bref, la télé façon j’enferme 3 mois des abrutis dans une maison de Seine-Saint-Denis comme des hamsters et je leur fais faire à peu près n’importe quoi pour que d’autres abrutis dans leur maison d’ailleurs qu’en Seine-Saint-Denis, eux aussi comme des hamsters, mais de leur propre chef, les regardent. Oui, avant l’arrivée du Loft, cela n’existait pas…ou pas tout çà fait.
En avril 2001, Loana et ses chaussures compensées, Jean-Edouard et ses testiboules compensées pour flotter en piscine, tout comme Azziz fan de Jean-Claude Vandamme sans aucune compensation de cerveau, et le reste de la bande, ont été propulsés stars de la télé…en ayant…rien fait…à part être dans la télé…et nous derrière…surtout Loana…avec Jean-Edouard derrière…la pauvre…il l’a d’ailleurs à cette occasion peut-être mise enceinte, aux vues de ses dernières photos, a priori, elle s’est retenue d’accoucher…14 ans déjà…forcément…ça gonfle au niveau des joues.
2 saisons du loft, entre temps 6 ou 7 saisons de la Star’Ac…du koh-lantha en 15 saisons puis des Pop Star, puis des Nouvelles, puis des célébrités plus très fraîches dans une ferme avec Régine qui palpe des culs des vaches (mais non pas Loanna ! z’êtes fatigants avec vos interprétations…), puis des Nabila, lalalalalalalala ouhhhh Nabila, moi ce que j’aime chez Nabila, sans parler des meilleurs patissiers-boulangers-cuisinistes-ébénistes-agriculteurs en mal de meufs-apicultrices en male de bœuf, puis soudain…Secret Story…aïe.
Au départ, il y a donc 9 ans…soit, en temps Facebook-Twitter-Hastag, l’équivalent de 90 générations de mongoliens pré pubères, nous pouvions nous dire, bon à la limite, quitte à enfermer des tarés dans une cage télévisuelle, autant jouer sur ce qu’il cache. Bon, c’est sûr, un mec qui porte des jupes et qui parle comme Amanda Lear tout en ayant une érection sous les douches avec ses potes, t’avais pas de mal à deviner que son secret était « oui je préfère les hommes » mais bon…comme y’avait du monde pour envoyer des SMS, forcément, z’ont continué les mecs…quitte à tendre, d’année en année vers des secrets de plus en plus foireux du type « Normalement je suis brun mais là j’ai mis une casquette et je me suis rasé les cheveux, qui suis-je »…mais à 3,55€/minutes quand même, allez hop hop hop, autant faire des secrets foireux.
Loin d’être complètement con, Benjamin Castaldi a un moment jeté l’éponge, pourtant pionnier du truc…après 8945 directs, 45000 quotidiennes et autant de railles de coke…le mec, parti.
Cette année, même pas peur, le pourtant plein d’humour et lui aussi loin d’être con, Christophe Beaugrand s’est lancé dans l’aventure…dès le premier « prime », bide total….haaaannnnnnnn les français seraient-ils revenus de vacances un peu plus subtiles que les années d’avant ? Suspens…
Mais cette année, faut dire, y’a du lourd, au sens propre ou figuré du terme, de toute façon ça revient au même et on revient aux mêmes. Pour faire le buzz, la production a déjà lâché tous les secrets sur le net…le truc se transforme donc finalement en Qui est qui ? jeu bien connu avec Marie-Ange Nardi et Pépitta…dont on ne sait toujours si elle s’est tapée, oui ou merde à la fin, Patrice Laffont !!! Marie-Ange, elle, est partie animer de Télé-Achat…voilà voilà, qui est qui mais sur le body trainer cette fois-ci.
Revenons à nos moutons, enfin nos hamsters, enfin les teubés qu’ont des secrets…cette année, nous en avons un qui… « ne connait pas sa date de naissance »…pas de bol, si seulement on pouvait lui dire que c’est marqué sur sa pièce d’identité, le pauvre, ça l’aiderait à enfin rentrer en CP à l’âge de 20 ans…
…Un qui « est un yamakasi »…et doit donc se confondre avec une marque de moto japonaise et comme le mec doit laisser des traces de pneus au fond de son slip…fatalement…bah tiens, hop, secret, mec , tu seras yamakasi !
…une qui est une ancienne candidate de « Secret Story »…mince…elle a foiré le casting du très relevé « Les Anges de la Téléréalité »…fallait avoir 4/20 au test de coloriage…l’a eu 3…pas de bol…
…un autre qui « est né en prison »…c’est dire si le mec partait bien dans la vie…mais a quand même gardé le goût avéré de l’enfermement vue l’émission à laquelle il participe…avec un peu de chance ça sera cette année le fournisseur officiel en coke de toute l’équipe…il aurait une trajectoire parfaite le garçon.
Enfin, une « n’a jamais rencontré » sa sœur jumelle, cela a été chose faite lors du 2ème prime…en live…larme etc…pas de bol, en 2001, sans les réseaux sociaux, ça serait passé tout seul, mais là…1h plus tard…toutes les photos des deux sœurs, genre une bonne vingtaine sur les dernières années ont juste révélé la supercherie…dommaaaaaaagggeee.
Voilà, vive la saison 9 de Secret Loft Story #pathétique #troplol #trophamster.
J’vous embrasse
Romestebanr.






