Henry Darger: Derniers Jours

The Story of the Vivian Girls, in What is known as the Realms of the Unreal, of the Glandeco-Angelinnian War Storm, Caused by the Child Slave Rebellion, voilà l’oeuvre principale de Henry Darger à découvrir de toute urgence au Musée d’art moderne de la ville de Paris.

Bien sûr il y a l’exposition là-bas sur Warhol mais l’exposition sur ce drôle d’artiste se termine ces jours ci et il ne faut pas la manquer. Car elle réussit à nous faire aimer l’art brut. Henry Darger est le stéréotype de l’artiste brut.

Il a eu une enfance difficile et a passé beaucoup de temps dans les hôpitaux psychiatriques. Au début du Vingtième Siècle, il fut un homme en souffrance, qui a passé la plupart de sa vie à Chicago. C’est dans cette ville qu’il a imaginé une épopée de 15000 au titre si long.

Le musée expose des illustrations de ce livre fleuve et fou. Il s’inspire de dessins de comic des années 20 pour composer de larges tableaux complétement déjantés où toutes les techniques se confondent et se renforcent.

Le résultat est un détournement poétique et inquiétant des illustrations populaires. Dans son immense folie, Darger invente tout un monde cohérent. C’est seulement après sa mort que l’on découvrira ces travaux délirants et profondément originaux, dans la forme et le fond.

C’est déroutant. Parfois choquant mais on se passionne pour ses croquis comme pour ses fresques (dé)culottés et colorés. On plonge dans un désordre organisé et parfaitement illustré. Les étrangetés sont des interrogations que l’on aime creuser. La cohérence dans l’illogisme devient un spectacle. L’asocial s’est fabriqué un univers qui en très peu de dessins nous immerge. C’est étonnant et mémorable. En quelques minutes, vous serez bouleversé par ce travail de titan !

jusqu'au 11 octobre 2015 au Musée d'art moderne de la ville de Paris

Welcome Back

On jette un coup d’œil sur Netflix, la toute puissante plateforme de séries et de films, et on trouve le nouveau film du gentillet Cameron Crowe. Il réalise de nouveau un film à son image.

Cameron Crowe fait des films qui ne font pas de vague. Welcome Back se situe à Hawaii et il y fait bon vivre. Comme toujours chez le réalisateur de Jerry Maguire, il observe un type chuté et décortique la façon dont il se relève.

Il met en scène le même film, dans des situations différentes. Dans Jerry Maguire, le héros tombait de haut. Socialement. Tout comme ses films suivants : Vanilla Sky (sur un mode polar), Rencontres à Elizabethtown, Un nouveau Départ et désormais Welcome Back, qui n’a pas droit à une sortie en salles : les films de Crowe sont très marqués par la culture américaine.

C’est ce qui fait aussi le charme de son cinéma. Il y a chez Crowe une vraie innocence profondément américaine : il croit à un monde meilleur, à la seconde chance et défend un optimisme à toute épreuve.

Ancien militaire, blessé au combat, Brian revient à Hawaii pour débuter une nouvelle carrière lié à l’aérospatiale. Il retrouve son amour de jeunesse mais tombe aussi sur une jeune capitaine pétillante. Cassé, il retrouve peu à peu le goût de la vie…

Sur le papier, c’est très classique et effectivement… à l’écran, c’est très classique ! Pas de surprise ! Une comédie sentimentale hors du temps, parfois hors sujet (faut aimer l’espace, les avions et les danses hawaïennes) et particulièrement bien jouée.

Bradley Cooper sourit à pleines dents mais on appréciera les rôles féminins et les seconds couteaux, tous savoureux et plus épais qu’à l’habitude. Bill Murray et Alec Baldwin sont comme on pouvait s'y attendre, parfaits. Il y a de la tendresse et aucun cynisme ici. C’est du cinéma qui relaxe et fait du bien. Comme une promenade au bord de la mer.

Avec Bradley Cooper, Emma Stone,Rachel McAdams et Alec Baldwin - 20th century fox - sur netflix a partir du 15 octobre

Nathaniel Rateliff & The Night Sweats

Un bon vieux rock teinté de soul et de bons bourbons du Texas. Une vieille tradition qui ne prend pas une ride. Enjoy the ride!

Il y aura toujours des gars, barbus, tatoués et doués, pour défendre le folkore blues rock du sud des Etats Unis. Il y a encore des types qui ne sont pas convaincus par les bidouillages en tout genre, les sons électro et les boites à rythme.

La Sun belt conserve un lot conséquent d'amateurs d'instruments de musique: des guitares, des cuivres, des batteries... des choses absolument datées. Mais si précieuses lorsque l'on veut respecter les canons d'un rock flamboyant et chaleureux.

Bon Nathaniel Rateliff vit un peu au dessus de la Bible Belt. Il vient tout de même du Colorado, contrée aride et typiquement américaine. Mais il a grandi aussi dans le Missouri. Il y a entendu la folk traditionnel, le gospel, le blues, le R&B à l'ancienne. Il a aimé. Il est un ardent défenseur désormais.

Après des albums folk, il se met donc à composer des chansons d'une ardeur incroyable, basée sur une soul décomplexée et sans fioriture. Il signe même son premier effort avec The Night Sweats sur la légendaire compagnie Stax Records, qui renaît doucement de ses prestigieuses cendres.

Tous les fantômes du studio se sont invités dans les morceaux raffinés, secs et passionnants du barbu Nathaniel Rateliff. Toutes les sources du rock'n'roll sont répertoriées dans les créations du groupe. On se demande s'il Rateliff et ses copains n'ont pas découvert de vieilles partitions dans un vieux coffre du studio. Résolument datés, leurs compositions font plaisir à entendre.

Les cuivres sont discrets mais d'une redoutable efficacité. La slide guitar a sa place de choix. Des pauses acoustiques s'imposent naturellement. Le rythme est prenant. La voix est parfaitement voilée pour se glisser à la suite de grands noms de cette soul blanche comme Van Morrison. Non, il n'y a rien qui dépasse dans l'album de ce drôle de chanteur résolument old school.

Ce n'est pas nouveau mais c'est assez jouissif.

Stax - 2015

Superdupont Renaissance

Lob, Gotlib, Alexis, Solé et maintenant François Boucq! Il fallait bien tous ces talents sans compter celui de Karim Belkrouf pour s'atteler à un tel monument de la littérature française, un tel élément de notre patrimoine!

Cette chronique sera truffée de point d'exclamation tant ma joie est forte à vous faire partager cette petite madeleine au goût de fluide glacial.Pour faire revire ce merveilleux héros, Gotlib a fait appelle à François Boucq.

Le choix est pertinent quand on connait les personnages qui accompagnent déjà cet immense auteur. Rock Mastard et Jérôme Moucherot entreront au panthéon de la BD la tête haute, rivalisant avec des Tintin, des lucky luke ou Corto maltese. Et puis Boucq c'est celui qui a redonné vie à San Antonio en illustrant les couvertures des aventures de Berrurier ses dernières années.

Et puis, quel plaisir de retrouver Marcel Gotlib après tant d'années d'absence du paysage du 9ème art.
Le flambeau est bien transmis entre les générations. Gotlib tend le camembert, la baguette et le béret à ses acolytes qui s'aquittent parfaitement de la tache. On est entre "Signé Furax" de Pierre Dac et le Rock Mastard de Boucq. C'est jubilatoire, drôle, génial.

L'histoire débute par l'accouchement de Mme Superdupont. Elle met au monde un petit garçon qui en tant que digne fils de son super héros de père dispose de toutes les super qualités de son géniteur: Une force hors norme, la capacité à voler et la même assurance et insouciance que son père (ce qui peut s'expliquer dans le cas du bébé...)
Le bébé après, quelques tours dans les nuages se fait enlever par un super vilain qui souhaite faire de l'enfant le rival de son père grâce à un sérum qui transformera ses qualités en force du mal!

Si le canevas est assez classique, le traitement est délirant. C'est un grand retour, un bonheur de retrouver notre héros national. On peut penser qu'il s'agissait d'une sorte de test, un essai. Cette mise en jambe peut annoncer le début d'une nouvelle épopée si le public accroche à ce héros second degré.

On regrettera juste que ces aventures ne soient pas un peu plus en prise avec le quotidien et l'actualité. Mais je réécris qu'il s'agit d'un retour et que par conséquent, tout reste possible. Une merveilleuse Renaissance, on attend la suite!

Dargaud - 68 pages

Summertime 06

Il y a vraiment un vent nouveau dans le rap américain. A 22 ans, Vince Staples éclabousse de son talent, les mauvaises habitudes du genre. Une découverte.

Le constat est toujours sans appel: on vit dans un monde de fou. La violence règne autant que le vice. Difficile d'exister entre les puissants et les tarés. La nouvelle signature du célèbre label Def Jam ne fait pas dans la nouveauté.

Ce qui surprend réellement c'est son style. Nonchalant et original. Ce petit gars de Californie qui avait pourtant tout le CV pour tomber dans le bling bling. Fils d'un papa taulard, il tombe dans la petite délinquance et les gangs. Un jour, son meilleur ami meurt et il prend conscience que sa vie ne tient à pas grand chose.

Il se met donc au rap et se révèle inventif. Le gamin des villes impressionne sur ce double disque qui multiplie les points de vue sur un monde de fous, avec une musicalité étonnante. Très indépendante. En tout cas, en quelques minutes, le rappeur évite tous les pièges et réussit même un rap alternatif qu'on entend trop rarement.

Pas de gros son west coast! La musique est aussi déglinguée que les descriptions et les visions de Vince Staples. Le titre fait référence à son houleux passé. Ca sent le vécu mais il y a vraiment un travail sur la musique qui fait clairement la différence. On remontrait bien plus que 2006: c'est un disque qui donne l'envie de revoir le polar Colors et réécouter les premiers NWA! Pas mal comme impression pour un premier disque.

Def Jam - 2015

José Montalvo, Y Olé!, Théâtre de la Ville de Luxembourg

#09 Y Olé! (c) Patrick BergerUn diptyque faisant dialoguer Les Demoiselles d’Avignon de Picasso et Le Sacre du Printemps de Stravinsky : une conversation chorégraphique entre culture savante et culture populaire.

La pièce est séparée en deux parties distinctes, dans lesquelles les 16 danseurs mettent leurs corps à l’épreuve des œuvres phares de la modernité. Deux parties dans lesquelles le flamenco est l’élément perturbateur de la représentation, de plus en plus présent, envahissant et source d’extrême délectation pour le public qui, à la fin du spectacle, applaudit longuement les danseurs.

Montalvo affronte donc Picasso et Stravinski par le spectre de ses souvenirs d’enfance dans le sud-ouest de la France, en les confrontant à toute une panoplie de gestuelles, de rythmes et de chants folkloriques, parmi lesquels le flamenco s’impose toujours.

Au fond, des images vidéos, assez kitsch et décalées, qui lancent ou répondent aux mouvements des danseurs sur la scène.

Le spectacle, dans sa globalité, nous laisse assez perplexe, il nous paraît un simple jeu personnel, jouissif et intimiste, sans une vraie tentative de dire quelque chose de la danse contemporaine, de l’héritage de la modernité par ces rapprochements entre culture savante et culture populaire. On est loin des saisissements théoriques et émotionnels que provoquent par exemple les pièces de Hofesh Shechter, dans lesquelles la gestuelle folklorique est une sorte d’excavateur pour bouleverser de l’intérieur les poncifs de la danse contemporaine.

Représentation du 25 septembre 2015

Berlin

Ce n'est pas le Berlin de Lou Reed mais c'est effectivement une vision rétro et très chevelu du rock made in Germany. Kadavar est un groupe très vivant.

Parce que remuant. Christoph "Lupus" Lindemann, Simon "Dragon" Bouteloup et Christoph "Tiger" Bartelt ressemblent à des vikings sortis de la glace. Tout frais, le trio a visiblement été électrisé par les sons féeriques et apocalyptiques de Black Sabbath et Led Zeppelin.

En quelques années, ils ont donc absorbé toute cette vieille tradition du rock. Ils ont conservé les artifices mais ils respectent avec un entrain spectaculaire l'iconographie physique et sonore d'un rock haut perché, entre métal et stoner.

Le trio fait couler des notes lourdes sur un rythme binaire célébré avec gloire et inspiration. On est même surpris par certains de leurs morceaux sur ce nouvel album. Cela a beau être connu, le rock de Kadavar parvient à surprendre au delà de son style.

Ils conservent sur leur troisième album, une étrange candeur en lorgnant entre le rock psychédélique, le rock primaire ou des choses plus sophistiquées comme l'acid ou le stoner. Les Allemands n'ont rien perdu de leur énergie. Avec toutes ses influences (ils reprennent une chanson de Nico, d'origine allemande elle aussi), avec ces racines aussi évidentes, le groupe a vraiment une identité, et même une certaine modernité.

Ils lorgnent désormais sur le succès international. Les chansons sont plus calibrés. On peut le regretter mais leur vivacité efface tout. Ils ont beau avoir des tronches de druides amateurs de tisanes un peu bizarres, ils sont vraiment attachants car ils croient résolument au pouvoir du Power trio, qui joue vite et fort! On ne va pas les contrarier.

Nuclear Blast - 215

Confidences à Allah

En cette période trouble, Marie Avril et Eddy Simon adaptent avec bonheur et tendresse le roman de Saphia Azzedine: Un régal!

Je n'ai pas lu ce bouquin mais l'adaptation qu'ont su en faire les auteurs me pousserait plutôt à le lire.C'est l'histoire d'une jeune fille qui cherche à se sortir de sa condition de jeune musulmane dans une campagne du Maghreb. Une jeune fille qui veut quitter la misère qui l'entoure et s'émanciper de cette société où les hommes dominent sans partage.

Elle se donne les moyens de s'en sortir, mais pour cela, elle ne dispose que d'une seule arme: sa beauté. Elle a très vite compris que les hommes la convoitaient. Elle a compris qu'en sachant l'utiliser et avec un peu de bon sens elle y arriverait.

Elle a 16 ans au début du récit, peu considérée par son père, maltraitée par les gens qui l'entourent elle saisit la première opportunité pour s'enfuir. Celle-ci va se présenter sous la forme d'une valise d'occidentale qui tombe à ses pieds!

Récupérant les vêtements, la voilà disposant de 2 facettes: Une femme musulmane conventionnelle pouvant se muer en une jeune fille moderne. Arrivée à la ville elle utilise ses charmes pour faire ses premiers pas, pour gagner quelque argent. Puis elle devient la servante d'une riche famille. Très vite elle arrive à se rendre indispensable auprès des femmes de la maison et en même temps, elle est la maitresse du fils de la famille.

Durant ses temps libres, elle sort avec une de ses amies. A côté de cela elle amasse de l'argent en se prostituant.
Mais cette vie n'aura qu'un temps, je vous laisse imaginer les chemins possibles que pourra prendre le destin de Jbara.

Le découpage du récit par Eddy Simon est parfait et le fait que la mise en image soit le fruit du travail d'une femme contribue à l'intelligence du récit. Je ne suis pas sûr que le résultat aurait été le même si un homme avait pris la place de Marie Avril.

Sa mise en couleur correspond aux besoins de l'intrigue.Le dialogue permanent entre Jbara et Allah renforce les qualités du récit et met à mal nos croyances, pour ceux qui auraient encore des illusions sur la pertinence des religions. Ce qui ne remet pas forcément en cause l'existence d'un dieu.

Un bon récit sans caricature, ni angélisme (j'ai pas fait exprès mais ça tombe bien - du ciel...)

Confidences à Allah - Futuropolis - 86 pages

The Kids Stays in the Picture

Il a fallu deux documentaires pour comprendre un peu la folie des producteurs de la firme désormais culte Cannon. On en profite pour vous signaler l'existence d'un documentaire mégalo et complètement fou sur un producteur qui lui a connu la gloire et la dégringolade.

C'est au bord d'une piscine que débute la carrière du jeune Robert Evans. Il est repérée par Norma Shearer,actrice influente à Hollywood. Il devient comédien. Il ne connait rien à l'art dramatique. Travaillant dans le prêt à porter, il n'est pas inoubliable mais très vite il s'intéresse à la production.

Eloigné du milieu, il fait mouche dans les bouillantes années 70. Inexpérimenté, il réussit grâce à son charme à obtenir le poste prestigieux de "chargé de production" de Paramount. Tout le monde prévoit sa chute. Il va produire Rosemary's Baby et surtout Le Parrain.

Il va multiplier les cartons et soutenir ce qu'on appelle aujourd'hui Le Nouvel Hollywood. Avec le succès,vient la fiesta. Sa vie privée ressemble à une succession de soirées, de mondanités et de jeux de séduction avec des jolies jeunes filles.

Il se marie sept fois. Il flambe. Il est héroïque. On attend bien évidemment la chute. Les réalisateurs du documentaire suivent l'autobiographie de Robert Evans (c'est lui qui fait la voix off) et ne vont pas cacher les déboires du producteur.

Ca se complique donc très sérieusement pour lui avec des histoires de cocaïne et même de meurtre, autour du film maudit de Coppola, Cotton Club. L'ego brûle Evans. On le sait derrière le projet de ce documentaire mais il fait des aveux bien tristes.

La réalité n'est peut être pas là mais le mythe est fascinant jusque dans ses zones d'ombre. Les emmerdes finissent pas avoir raison de la carrière et la réputation de Robert Evans. Lui, tente de nous dire qu'il a encore et toujours le feu sacré pour le cinéma, art sublime, art du vrai et du faux.

Studio Canal - 2005

Bouffon

Voilà quelques jours je lisais dans ce blog une chronique évoquant la pièce de Pascal Quignard: Pricesse vieille reine. Les propos de Quignard me sont revenus à l'esprit en lisant "Bouffon", le récit de Porcel et Zidrou. Quignard disait en substance que les contes sont éternels, qu'ils parlent à toutes les générations et à toutes les populations.

C'est bien ce que font Zidrou et Porcel dans ce récit médiéval à contre courant de ce qui se fait aujourd'hui. On est loin des gros héros musclés, armés d'épée ou de hache capable de décapiter une armée en un seul coup.
C'est la vie d'un oublié, d'un misérable qui plus est d'un homme déformé que nous content les auteurs.

Glaviot, tel est le nom dont il est affublé est né dans une prison. Sa mère, condamnée a été violée à de nombreuses reprises par les geoliers. De ces sévices naitra un enfant dont le visage n'est qu'à moitié fini. Le gardien de la prison, voyant que même son chien n'en veut pas comme diner, recueille l'enfant pour en faire son esclave.

Glaviot découvre la vie au fond de la prison, élevé par quelques prisonniers en quête de compagnie et maltraité par son gardien. Il grandit ainsi apprend à parler et imagine un monde qu'il ne connait pas. Et puis un jour, le chatelain se rend dans sa prison pour voir un détenu. Il croise Glaviot et décide d'en faire la nouvelle distraction de sa fille qui vient de perdre un animal de compagnie.

Le destin de Glaviot s'en trouve totalement bouleversé, remontant à la surface, au-delà de quitter l'air vissié, il découvre la beauté.Mais il fera plus que d'être le simple bouffon de la jeune princesse. Il sera amené à faire de grandes choses. Pourtant comme son visage, sa vie ne pourra être complète, il lui manquera toujours l'amour.

Le dessin de Porcel quoique classique et sans grande originalité se prête bien au récit de Zidrou. Celui-ci est au mieux de sa forme. Il représente avec Lupano l'un des meilleurs conteurs d'histoire du moment (et depuis quelques années maintenant). Un beau récit très humain qui nous laisse à réfléchir sur la notion de beauté et notre capacité à voir au-delà des apparences.

Bouffon - Dargaud - 64 pages

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