Why are you OK

Très bonne question posée par les barbus de Band of Horses, qui chevauchent le rock en toute liberté!
Band of Horses est un groupe qui a relativement déçu. Au fil des disques, depuis une dizaine d'années, ils avaient fait de leur musique, un rock mainstream, pas dégoutant mais assez conventionnel si ce n'est qu'il s'agissait d'un rock roots, très inspiré par Neil Young. Rien de déshonorant.
Mais ce n'est pas non plus très palpitant. Mais ce cinquième album prouve que les barbus ne sont pas des ersatz mollassons de ZZ top ou autres défenseurs de l'americana. L'ancien leader de Grandaddy est venu mettre son grain de sel dans les ritournelles électriques de Band of Horses.
Ils avaient de la force. Ils sembleraient qu'ils aient désormais du coeur. C'est ce qui fait toute la différence de ce Why are you OK qui va en réjouir plus d'un. Un petit moment de bonheur grace au producteur Jason Lytle qui s'y connaît pour bien gérer l'énergie rock, en faire quelque chose d'autre, loin du refrains, riffs et de l'efficacité.
Il y a de nouveau de la fraîcheur dans l'écriture du trio. On redécouvre une bande de copains ravis de jouer ensemble des bons morceaux de rock. On se surprend même à trouver les chansons plus que réussies. Le coeur est grand cette fois ci. Comme la pochette, on respire enfin en entendant les refrains du groupe qui s'enfermait de plus en plus dans un gros rock tout carré, peu vivace!
Evidemment que l'on est ok à l'écoute de cet album qui ravira les amateurs de rock spontané, américain et jouissif.
Interscope - 2016
A Seat at the Table

Nous allons entamer les marathons des diners de Noel. On va passer une centaine de fois à table. On a déjà préparé les trois tonnes de tubes de citrade de Betaine. En plus, on va parler des mêmes choses et des mêmes sujets. Si vous voulez briller en société, dites simplement que le disque de la petite soeur de Beyoncé est nettement meilleure que celui de la mega star. En plus c'est tout à fait vrai!
Beyoncé, avec ses danses lascives, son mari de producteur et son talent, prend beaucoup de place dans le monde du R&B actuel. Quand vous êtes la petite soeur de la grande copine de Barack Obama, ce n'est pas du tout évident de s'imposer.
On peut à la rigueur faire de la télé-réalité ou provoquer quelques scandales pour faire la une. Solange Knowles a une meilleure idée. Totalement géniale. Être aussi douée que sa grande soeur. Son troisième album est une pure merveille, qui échappe aux canons de la musique noire américaine et qui révèle une chanteuse appliquée et subtile.
La soeur de Beyoncé veut s'imposer par le talent. On en doute pas au bout de quelques minutes de A Seat at the Table, festival soul mid tempo et d'un calme maîtrisé, tout à fait réjouissant. La jeune femme a mis prêt de 8 ans pour composer et produire son disque. On sent à chaque instant que c'est mûrement réfléchi.
Solange ne se précipite pas. C'est tout le charme de ce disque. Le rythme est cool tout en imposant une musicalité inédite. Les boites à rythme se font rare et c'est un piano qui mène la danse sur la plupart des titres, écrits avec une délicatesse incroyable.
Pourtant elle n'hésite pas à aborder des thèmes plutôt rudes. Mais elle s'en fiche et donne tout à ses chansons souvent travaillées finement. C'est un régal pour les oreilles. On pouvait franchement s'attendre au pire. Le melon est facilement transmissible dans une famille de star. Mais Solange s'émancipe de sa grande soeur grâce à son écriture astucieuse et brillante!
Bon allez c'est bon: elle peut avoir sa place à la table des grands!
Saint records - 2016
Sully

Ce n'est pas bien de dire ça mais j'ai de l'appréhension à l'égard des films de Clint Eastwood. Mi justicier du peuple, mi humaniste, Clint Eastwood réalise ces derniers temps des films mi larmoyants, mi longs et mi intéressants.
Bref, c'est souvent tiède avec lui. Je dois l'avouer: je suis allée un peu à reculons pour Sully mais grand bien m'a pris: on se demande si c'est Clint qui réalise ou Robert Zemeckis qui commande le film comme il l'avait fait avec l'excellent Flight.
Et puis il y a quand même Tom Hanks. Ca ne se rate pas ça! Toujours au sommet, il est l'un des grands acteurs de sa génération! Il vieillit bien et une fois n'est pas coutume, il court le Tom, presque autant que dans Forrest Gump (tiens tiens encore Robert Zemeckis). Mais ce ne sont pas pour les mêmes raisons. La comparaison est amusante autour d'un héros encore ordinaire et simple.
L'histoire est un biopic sur le capitaine Sullenberger, dit Sully, pilote expérimenté qui a réussi l'exploit de l'amerrissage de son avion de ligne le 15 janvier 2009 sur les rives de l'Hudson à New York. Un amerrissage et non un crash comme aime le rappeler le commandant aux services d'inspection d'une obscure commission comme on les aime aux Etats Unis.
Une chose est sûre: de voir cet avion comme si on était dedans donne une toute autre perspective de l'exploit. C'est impressionnant de comprendre l'impact de la carlinge sur l'eau et la mise en scène n'est pas pépére à ce moment là. On ressent la tension des passagers. C'est dire.
Mais le film tourne autour de l'après. Le commandant va devoir se justifier. Pourquoi dans l'eau plutôt que sur une vraie piste. Le film s'articule sur un procès équitable où tout le monde est écouté et entendu. Eastwood signe ici un excellent film avec juste ce qu'il faut.
Sans pathos et sans longueur, voilà ce qui change de son style habituel. C'est bien écrit avec des mots choisis. Voilà un film classe qui déroule le tapis rouge à ce héros de l'Amérique qui mérite plus qu'une médaille pour avoir sauvé tous les passagers et l'équipage alors que tous les éléments le poussaient à se crasher dans les profondeurs. Le film que devrait voir Donald Trump!
AVIS AUX AMATEURS
Avec Tom Hanks, Aaron Eckhart, Laura Linney et Anna Gunn - Warner Bros - 30 novembre 2016 - 1h30
Vaiana

Là, ca y est: c'est vraiment fini le temps de la pimbeche amourachée de sans prince charmant sans cervelle. Place encore une fois à une nouvelle héroïne moderne!
Le nouveau Disney, omniprésent dans l'entertainment, se met petit à petit à la page. Ca fait plaisir. Une fois de plus, on découvre une nouvelle culture et c'est le bon point du dernier film de la maison Disney mais c'est tout ce que l'on risque de retenir. Pourtangt c'est un bel hommage à la Polynésie et les Maoris!
Hélas, les réalisateurs de La Petite Sirène ne sont pas intéressés à la musique du coin. Les chansons sont insupportables. Et c'est difficile de faire abstraction puisque cela chante toutes les dix minutes. Elles sont tellement pas terribles que cela finit par gacher le plaisir...
Voilà pour le gros point noir de l'histoire! Mais si j'ai pu rester au bout de l'abominable Reine des Neiges, je peux survivre à ça même si on craque un peu quand même les crabes s'imaginent au music hall.. ARF !
Sinon c'est une oeuvre assez bizarre. Techniquement c'est très beau. L'océan et les paysages. Mais les personnages ne sont pas à la hauteur. Les personnages ne sont pas finis. Au niveau des pieds, des mains et du visage, c'est un peu caricatural et un peu grossier.
A l'image du film entier qui pour ma part passe à coté de Vaiana, chef de peuple en quête d'aventures et d'une vraie amême de guerrière. Le film aurait dû en mettre plein la vue et devenir une histoire à raconter le soir. Les dialogues sont assez minimes et enfantins. Disney a de bonnes intentions.
Sur la dernière scène ca fonctionne mais sur l'ensemble le film est raté car on n'y croit peu et on ne s'identifie jamais aux héros du film. Ce n'est pas le meilleur Disney mais ca donne de toute façon l'envie de partir en vacances. Mais après tout, avec un guide touristique, on doit s'ennuyer moins.
AVIS AUX AMATEURS
Walt Disney - 30 Novembre 2016 - 1h47
Oppression

Méfiez vous des apparences: une bande annonce qui annonce un film d'horreur qui surfe sur la vague de Paranormal Activity. Avec une star qui doit sûrement payer des impôts! Ca peut cacher un bon film!
Il n'en est rien. Il faut vous prévenir. La bande annonce qui vous vend un film avec fantome et tout le tralala. Avec en plus Naomi Watts, nue dans sa baignoire... bref voilà un bon exemple de com foireux.
L'excellente Naomi Watts donc se retrouve au coeur même de l'étrange. C'est vrai. Oppression est un thriller... oppressant, tout en efficacité. Fils d'un enfant tétraplégique, une pédopsychiatre va avoir du fil à retordre lorsque un enfant entre dans vie professionnelle mais aussi personnelle.
Un enfant joué par Jacob Tremblay, petit acteur doué, repéré dans Room et qui, ici, représente l'espoir dans la vie de cette femme un peu au bout du rouleau. L'intrigue va rapidement monter en intensité. C'est bien mené de bout en bout.
Le stress grimpe petit à petit. Il nous rappelle par son ambiance et son huis clos les films de référence, Apparences, Trouble Jeu ou Esther mais pas d'inquiétude, on ne va pas spoiler.
Il y a les fameux Jump-scare mais ils sont bien placés. Le twist final (inévitable!) a de quoi surprendre et dans ce genre là, c'est exactement ce qu'on lui demande. En plus c'est très bien joué et ca ne manque pas d'éléments importants et intimes. Franchement que demander de plus d'un film d'horreur avec une star blonde dans une baignoire!
AVIS AUX AMATEURS.
Avec Naomi Watts, Oliver Platt, Charlie Heaton et Jacob Tremblay - EurpoaCorp - 30 novembre 2016 - 1h30
New English

New English? Un Américain se demande s'il n'est pas la nouvelle noblesse du rap yankee.
Sur le papier, il est un peu comme les autres. Il a des tatouages partout et il semble mieux connaître les commissariats que les églises. C'est pourtant la bas qu'il a appris à chanter avant de vivre sous les règles de la rue après avoir quitté l'école à 14 ans. Si vous voyez ce que je veux dire. Comme tout bon rappeur, on lui a tiré dessus. Il est tout colère sur ses morceaux qui dénoncent le Monde pas beau et pas gentil.
Desiigner c'est le rappeur New-yorkais dans tout ce qu'il y a de plus urbain. Il fait de la musique qui suffoque. Il a une hargne qui pourrait faire mal aux oreilles mais les mélomanes découvriront aussi un type qui sait écrire des chansons avec une dramatisation à outrances mais avec du lyrisme!
Aidé par le roi de l'esbroufe, l'impayable Kanye West, Sidney Royel Selby III a connu un énorme succès avec le titre décalé, Panda. Son album lui est nettement moins "nouveau riche" que son illustre ainé. Sur le label Def Jam, il respecte les règles avec classe.
C'est sans surprise mais Desiigner est un très bon rappeur et à 19 ans, il a effectivement tout du jeune requin qui va peut être prendre le pouvoir dans les mois ou les années à venir. Conscient de ses faiblesses et/ou de ses qualités, il réalise un disque court mais terriblement efficace.
Ce n'est pas la classe anglaise, mais son disque est typiquement new-yorkais et c'est déjà pas mal. On attend la suite...
def jam - 2016
Why You Wanna Leave Runaway Queen ?

Vous allez tomber en amour de Lisa LeBlanc, farouche rockeuse comme on n'en fait plus par chez nous!
Une bonne grosse guitare bien grasse. Tellement grasse qu'elle glisse sur une batterie binaire, à l'ancienne. En tout cas, cela réchauffe. Plutôt folk et surtout chanteuse canadienne, Lisa Leblanc fait dans le rock populaire, rugueux et charmeur!
Pas de chichi: c'est du rock. Classique avec une voix qui porte et qui scande, avec comme compagnon, une belle guitare qui veut en découdre. On ne va pas se plaindre d'entendre cette volonté d'un rock à la Springsteen, qui surveille le quotidien avec une fougue quasi politique. Ce n'est plus un disque de rock: c'est un engagement.
Car Lisa LeBlanc casse son image après deux albums. En 2013, elle réussit sa traversée de l'Atlantique avec son humour et sa folk typique du coin. Télérame et France Inter tombent sous le charme avec un prix du meilleur disque francophone. Mais cette fois ci elle se lance dans un pur disque d'americana.
Il y a donc de l'anglais, du banjo et toujours de l'humour. La Canadienne est assez irrésistible en cow girl clairvoyante sur le monde qui l'entoure. A 26 ans, elle fait preuve d'une assurance et d'une maturité qui font réellement la différence sur des chansons astucieuses et entêtantes en quelques notes!
Loin de la modernité et de l'avant garde, elle pratique le rock ardu, celui qui s'adresse à tous, sans élitisme et sans bonne manière. Les artistes canadiens ne sont vraiment pas complexés face à leurs voisins américains. Surtour les filles: il y a quelques années, on avait entendu Marie Pierre Arthur qui fait tranquillement du Springsteen dans la langue de Molière. Elles ont vraiment du style et du caractère ces chanteuses.
On a donc toutes les raisons d'être jaloux des Canadiens. Nous aussi, on veut des rageuses, des emmerdeuses et surtout des rockeuses qui s'éclatent et partagent aussi sincérement leurs passions. Une sacrée bonne femme. Un sacré bon disque!
Tôt ou tard - 2016
Here

Allez, ça, c'est notre cadeau de Noel! Les Ecossais relèvent le kilt pour nous montrer la face cachée et si douce de la pop! Un pur moment de grâce. Album de l'année?
Il y a des milliards d'années, en 1991 environ, Teenage Fanclub faisait rougir de plaisir le leader de Nirvana et beaucoup de groupes anglais les admiraient. Il faut dire que les musiciens écossais savaient faire du rock: ils savaient faire couiner des guitares sur des refrains entêtants.
L'harmonie que l'on devinait dans leurs chansons n'était pas vraiment présente au sein d'un groupe à la discographie avec des hauts et des bas. Donc la vie du groupe fut chaotique avec des vrais chefs d'oeuvres (Songs from Northen Britain) des départs, des séparations, des fins à répétition. Pourtant tous les cinq ans environ, le groupe sort un disque pop et souvent agréable.
Mais leur style n'est pas renversant. Ce sont de solides artisans. Le chanteur a des allures de docteur de campagne. Le reste du groupe est discret et taiseux. Bref, ce n'est pas le rock'n'roll circus. Finalement c'est mieux que cela! Quand ils sont heureux de se voir, cela s'entend sur leurs compositions. Car le groupe vieillit bien. Le coté bruitiste des débuts a disparu. Il y a encore une guitare très capricieuse, qui veut bien semer quelques décharges électriques. Le rythme est plus sage.
L'envie subsiste malgré tout. La première impression de Here n'est pas du tout la bonne. On n'attendait plus grand chose de leur énième reformation. On entend bien les harmonies et les jolis riffs mais on se dit qu'ils sont désormais un peu trop sage pour nous surprendre. Mais il faut s'attarder.
Car petit à petit, le disque livre de beaux secrets lyriques et des chansons de toute beauté. Big Star et les Byrds ne sont pas très loin. La pop est un art délicat: c'est ce que rappelle le placide Norman Blake et sa petite bande. Ils sont sereins désormais mais baignent dans un psychédélisme léger avec des digressions sonores élégantes que l'on jugeait oisives dans un premier temps.
Ce dixième album retrouve toute la verve d'une pop pratiquée de manière quasi scientifique. Blake et les autres sont plus malins que la moyenne. Leurs chansons trouvent des équilibres qu'on n'espérait plus. Leur bonne humeur s'écoute sur chacune des chansons. Il y a aucun cynisme dans ce groupe qui continue et continuera de jouer car il aime ça. C'est pourquoi il ne s'embarque jamais dans de grandes ambitions. Teenage Fanclub trouve enfin la paix. Maintenant. Ici. Here. C'est là en tout cas que vous trouverez peut être l'album de l'année.
merge - 2016
Hors Chant

Dum Spiro... Tant que je respire... la suite latine dit qu'il faut espérer, un duo français annonce qu'il faut aimer la musique, le chant et s'amuser!
Il y a d'un coté, Zédrine, un poète de la rue. Un type qui rappe un sens de la nuance qui n'existe nulle part ailleurs. On est loin de Booba ou Jul. Là, c'est beau, sensible et existentiel. Bah oui, ca peut être cela le slam ou le rap! Finalement, il a bel et bien la philosophie d'un chanteur pur et dur, celui qui est dans son temps!
De l'autre coté du micro. Aux platines, aux ordis et aux instruments, il y a Francis Estevez, petit artisan de la musique. Depuis dix ans, il tente tous les styles et visiblement il en a retenu le meilleur. On est vite pris aux tripes par sa musique au croisement de plusieurs genres. Les deux hommes peuvent nous coller la tête dans le bitume comme nous faire décoller!
La première chanson nous dit que tout est calme et tout est déchainé. Cet album va effectivement secouer nos habitudes. Il y a des plages rassurantes et des endroits plus inquiétants pour un constat qui se montre convaincant et investi.
Les deux musiciens sont bien dans leur époque. Ils défendent une écriture bariolée mais souvent passionnante. Parfois ils font fausse route mais la plupart du temps, ils rebondissent. On pourrait les voir comme des suiveurs de Fauve mais non, la personnalité du groupe est très forte. Ce sont des bardes modernes où les mots sont aussi importants que la musique virevoltante.
Ce premier album est plein de promesses. Un disque qui fait espérer et respirer bien sûr!
Contre courant - 2016
Surprise

Surprise! Il y a encore des petits franchouillards qui font du rock avec de la révolte au coeur! Chouette!
Lo Pailhes est un animal rare. Il croit aux vertus de la simplicité. Un rock sans bidouillage. Des paroles sans cynisme. Il écrit des textes sans concession, qui ne tournicotent pas autour d'une idée. C'est presque sauvage par les temps qui courent. Le polissage est de rigueur. Y compris dans le rock français, où désormais la performance est plus importante que la conviction.
Il ne prend pas la pose pour être au top de la hype. Comme Arno ou Thiéfaine, il n'observe pas la lumière mais plutôt s'aventure vers les zones sombres de l'existence ou de la société. Son rock a quelque chose de réellement populaire!
Le chanteur s'est construit entre Paris et Marseille, avec des expériences différentes et cela s'entend dans son disque qui ne veut pas faire de concession. En six chansons, il balaie tout un pan de la chanson français et du rock franchouillard.
Il y a la voix qui accroche et la guitare qui rugit. La rage et la colère se transforment en énergie musicale, plus qu'appréciable. Autodidacte, Lo Pailhes a tout compris de son art. Il rend sa vie plus belle en transformant ses réflexions en flots musicaux, périlleux mais sincères. Il est une belle découverte.
Lo Pailhes - 2016




